15 décembre 2010

Les gravures de Daniel Beugniot, dit Dul

Daniel Beugniot, surnommé Dul, né à Bordeaux en 1954 est mort en avril 2010, après des années passées ici à enseigner la gravure aux étudiants d’arts plastiques à l'université Michel de Montaigne-Bordeaux 3. Certains l’ont connu autrement, comme surfeur glissant sur les vagues de l’Océan et comme moniteur dans ce sport. De cet aspect de sa vie, nous ne savons rien à l’université. Mais des étudiants qui ont suivi ses cours m’ont dit qu’il était leur professeur de cœur : « Une fois qu’il vous avait pris sous son aile, il vous poussait et vous aidait au maximum.» Cela allait jusqu’à mettre sa presse et son atelier à leur disposition. Ce dévouement discret de Daniel Beugniot, au service du développement des élèves, ne l’a jamais amené à faire d'eux des suiveurs, des épigones travaillant selon ses recettes.

Daniel Beugniot était avec Gérard Trignac du trio fondateur de l’Estampe d’Aquitaine en 1985. Il sortait de l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux avec le diplôme national d es Beaux Arts, acquis avec les leçons de Philippe Labèque qui allait devenir notre premier président. Il y avait appris à travailler proprement à l’eau-forte, à traiter l’architecture avec des traits fins et savamment gradués selon la perspective aérienne, à varier les tracés en fonction des matières. Il avait dessiné maint et maint bâtiment au cours d’une année à l’école d’architecture – à l’époque où Michel Desportes y dispensait des cours de perspective et de gravure et usait dans son œuvre personnelle de ces perspectives dépravées qui proliféraient dans les années 70 à l’ombre du graveur bordelais  Mohlitz.

Daniel Beugniot n’a pas pris ce chemin-là, qui était fort fréquenté à l’époque où florissait la gravure fantastique. Il est allé d’abord jouer avec la perspective pour créer des ambiguïtés de lecture des formes par des compositions en mosaïque où chaque tesselle aurait son propre point de fuite, mais dont les lignes s’intègrent à une composition plus vaste. Cette façon de déjouer l’intelligence s’alliait à une recherche sur les matières, comme la brique, la tuile romaine, les murs de pierre, les feuilles de bambou, pour lesquelles les ressources du trait n’étaient plus suffisantes à ses yeux. Il a donc commencé à combiner les parties encrées et les estampages qui laissent dans le papier une empreinte non encrée.

Des compositions savantes de format divers sont issues de cette première phase de sa carrière, représentée ici par une œuvre de commande pour la mairie du Haillan. On y reconnaît les divers monuments de la commune, et les travaux de ce genre risquaient de tomber dans le stéréotype de la carte postale composite. Laissant ces travaux à leur fonction alimentaire, Daniel Beugniot cherchait déjà ailleurs.

Certes l’ambiguïté restait au centre de ses nouvelles œuvres, qui étaient fort sombres par rapport aux précédentes. Leur macrostructure, leur composition générale se lit de loin et aisément comme un paysage où sont ménagés quelques clairières  parmi beaucoup de noirs sculptés dans la masse. La microstructure visible dans ces zones claires a besoin d’une lecture rapprochée. De petites figures humaines simplifiées, presque des pictogrammes, composent une autre image dans l’image. Une plage avec ses palmiers, un surfeur face à l’océan, des arbres, des personnages minuscules, le trait est net, le contour simplifié avec vigueur. De petites scènes sont semées discrètement dans l’ensemble de l’image. Le principe de cet emboitement est ancien et remonte bien au-delà d’Arcimboldo, jusque dans l’Inde moghole, où des animaux composites donnaient une forme graphique à des considérations philosophiques sur l’unité des êtres vivants. Dans ces travaux, les demi-teintes molles et subtilement estompées dans le noir ou dans la couleur s’opposent à la vigueur du trait qui dessine les figures et compose une image  qui nous transporte ailleurs.

 

Puis Daniel Beugniot a pris plaisir à travailler la pâte du monotype, l’encre grasse étalée, déplacée, soulevée, étirée, essuyée, écrasée.  Rien de plus éloigné de la gravure aux lignes nettes de ses débuts que ces giclures sous la force de la presse, ces effets subtils qui ne se produisent qu’une fois. Avec les empreintes directes d’objets, qu’on trouve dans Pour le bonheur des autres, on note aussi un retour de la figure humaine, dans Sortie de vague ou Palette, pinceau et peintre. Mais il s’agit de figures cachées comme dans les œuvres d’Arcimboldo, formées de feuilles ou d’éléments empruntés à d’autres formes.

Les recherches menées pour une série de gravures sur le vignoble bordelais ont amené Daniel Beugniot à inventer une technique de gravure sur papier qu’il a exploitée dans la suite de ses travaux.  Sur un support il dispose des morceaux de papier lacéré, qu’il fixe à la colle. Les surfaces sont travaillées avec des instruments qui produisent des points et des rayures creusant la surface. L’encrage différent de ces niveaux produit une superposition de  plusieurs couleurs.qui donne à l’estampe sa profondeur. L’artiste a intégré dans la composition même de ses œuvres l’opposition de la matière et de la forme : le cadre informe, magma inerte, contient les matières, le diptyque ou le triptyque les formes organisées  selon les contrastes de forme et de teinte.

A ces recherches sur la plaque s’ajoute une pratique du tirage qui rejoint celle de James Whistler au milieu du XIXe siècle. Pour l’un et l’autre artiste, la plaque gravée n’est qu’une partition dont il faut varier l’interprétation. Dans Jour, la même matrice est encrée différemment, en alternant le jaune, le rouge et le bleu. La plaque devient support d’une série par la permutation d’une combinaison d’éléments. Il ne s’agit pas d’essais pour sélectionner en atelier la plus agréable des variantes, elles sont présentées ensemble, c’est la série complète des variantes qui constitue l’œuvre.

Tel est le parcours artistique de Daniel Beugniot. Dans cette vie abrégée soudain par la maladie ressurgissent les querelles séculaires du dessin et de la couleur qui ont agité les artistes français depuis le XVIIe siècle, mais aussi les tensions internes de la gravure, entre la représentation iconique d’un  référent absent par la ligne seule et la présence immédiate et séduisante d’une composition de couleurs.

 

 

 

 

 

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25 novembre 2010

Pieter II de Jode (1606-1674 ?)

Pieter II de Jode

In Thieme & Becker ,19. Band, 1926, p. 33, article de M. D. Henkel, trad. M.Wiedemann

 

Graveur et éditeur d’Anvers  né le 22 novembre 1606 , décédé après 1674 (en Angleterre ?)

Fils et élève de Pierre I de Jode, père d’Arnold de Jode.

Membre en 1628-29 de la guilde, avec son père de 1631 à 32 à Paris , où il travailla pour A. Bonenfant. En 1634-35 Matthias Borrekens était son apprenti. Il se transporta peut-être dans ses vieux jours, quand il allait très mal, en Angleterre chez son fils Arnold où il serait mort.

 

Les premiers travaux de P. de Jode, déjà loués par C. de Bie, ressemblent fort à ceux de son père et furent souvent confondus avec eux. Peut –être signa-t-il seulement jusqu’à la mort de son père (1634) avec P. de J. junior. Les gravures de l’enfant dormant à côté d’une tête de mort (d’après Artemisia Gentileschi), le portrait de Thomas Ricciardi (Paris 1631) et la Sainte Famille à l’oiseau (Paris 1632), tous deux d’après S. Vouet, le portrait du P. Angelus de Santa Clara  († 1632 à Paris ) ont encore un aspect clair, avec des ombres transparentes et sans passages progressifs, dans la manière sèche de son père.  Ensuite se fait sentir l’influence des graveurs de Rubens tendant vers davantage d’effets picturaux et de et de forts effets de clair-obscur. Il grava d’après van Dyck et sous sa direction le chef d’œuvre de l’extase de St Augustin  (sans doute publié seulement après son voyage à Paris chez Bonenfant) et sous la conduite de Rubens la Visitation d’après son tableau à l’église Notre-Dame d’Anvers, la seule gravure où la collaboration de Rubens est hors de question. (Si elle a été exécutée en concurrence avec P. Pontius, qui grava l’autre volet avec la descente de croix et la présentation au temple, comme l’admet Hymans, alors c’est seulement en 1638 comme la planche datée de Pontius l’indique). La signature P de J Junior se trouve d’ailleurs sur deux pièces nocturnes d’après G. Seghers  (Le Christ chez Nicodème et Saint François priant l’enfant Jésus ) et sur l’Allégorie des mérites de St Augustin, d’après E. Quellin, datée de 1634. L’épithète junior manque sur les planches ultérieures d’après les grands maîtres flamands.

D’après Rubens, la naissance de Vénus, un travail sec et simple, publié par Mart. van den Enden, l’Allégorie du bon gouvernement et Neptune et Cybèle ( toutes les deux avec l’adresse de Gilles Hendricx), Les trois Grâces (F. van den Enden exc. ) images claires, très propres, et soigneuse, dans la façon de la Remise des clefs de son père. Puis le couronnement de Ste Catherine, plus chaud, plus pictural, mais d’un dessin moins correct (déjà avec l’adresse de Jan Meissens, donc autour de 1640.)

D’après Jordaens,  l’adoration des bergers,  la femme avec un perroquet et un moine et saint Martin de Tours guérissant un possédé (pièce majeure).

D’après van Dyck, la guérison du paralytique, plus proche de la manière simple de son père, les remarquables portraits in-folio de Charles Ier d’Angleterre et de son épouse, Renaud dans le giron d’Armide (1644) un chef d’œuvre à tout point de vue (pris pour modèle d’un relief en bois au Kunsthistorisches Museum à Vienne en Autriche).

A part cela  diverses feuilles d’après A. v. Diepenbeck et E. Quellinus.  P. de Jode se révèle comme interprète congénital  de Van Dyck, dans les 14 dessins de l’Iconographie de Van Dyck  publiés pour la première fois par Martinus van den Enden en 1636, y compris les portraits d’ Antoine Triest et de Fr. Franck, dont un état ultérieur donne à tort G. Hondius pour graveur. Ces gravures de portrait d’après van Dyck appartiennent, par leur technique brillante et leur conception spirituelle qui élève la simplicité de van Dyck à la bravoure baroque, aux plus importantes réalisations de la gravure de reproduction flamande.

Le burin de portrait devient la spécialité de Jode, mais dégénère avec le temps en une véritable activité d’atelier. Dans la deuxième édition de l’Iconographie  par Gilles Hendricx (1645-46) il ya deux gravures de Jode en plus, dont son autoportrait, dans la troisième édition faite par Jan Meyssens (1645-49) trois autres et encore plus tard, sans nom d’éditeur, trois planches également. En même temps, Jode travaille à une autre entreprise de Jan Meyssens, les Images de divers hommes d’esprit, qui contiennent  18 planches signées et quatre planches non signées de portrait.  (Pieter Danckerts de Ry, Daniel Seghers (attribuées à P. Pontius par d’autres auteurs), Fr. Snyders, et Jacques Vranquart) travaux en partie remarquables.

Les planches en furent remployées plus tard dans le Gulden Cabinet de C. de Bie (1661-62) , et dans les True effigies of the most eminent painters  (1694). Jode se montre au même niveau dans les 59 ou 61 des 131 ou 132 planches in folio des Pacificatores Orbis Christiani, l’œuvre monumentale qui éternise les traits des délégués au congrès de la paix de Münster (d’après A. van Hulle par Daniel Middelerius). Cette œuvre aussi fut maintes fois rééditée, en dernier dans la collection éditée par Pierre Mortier en 1717 à Amsterdam. Parallèlement à ces travaux, se place la participation de Jode à ses propres entreprises éditoriales, les plus importantes en volume, mais les faibles en contenu,  le Theatrum Pontificum, Imperatorum, Regum, Ducum, Principum …De ces 78, puis 178 portraits tracés au gabarit, un grand nombre porte sa signature. La publication en avait été commencée par son père et fut poursuivie par P. de Jode. En 1651 parut la première édition, d’autres suivirent avec des suppléments. Jode livrait là des produits d’usine pour une diffusion de masse sans valeur artistique. La même chose vaut pour les collections publiées par Jan Meyssens, Les effigies des souverains, princes et ducs de Brabant.

Parmi les planches qui n’y figurèrent pas, méritent une mention du fait de leurs qualités particulières les planches suivantes :  Joseph de Paris (†1638, P. de J. exc.), Willem Elinck d’après G. Coques (1639), Guillaume Marcquis, d’après van Dyck (peint en 1640), Gaspar de Hollander d’après Jan Meyssens, Isaac Hoornbeek († 1648) d’après Loelinga, le cardinal-infant Ferdinand  († 1641)  d’ap. van Dyck in folio, copie in-8° dans le Theatrum), l’archiduc Léopold-Guillaume (avant 1656) ; Lambertus de Rycke, d’ap. W. de Rouck 1656 (P. de J. sc. 1658) ; Petrus Marchant (†1661) ; Henricus Florentinus Laurin, d’ap. A van Diepenbeek, 1662 ; l’empereur Léopold Ier,  (G. de Hollander excudit 1666).

Par ailleurs P. de Jode développe une activité lucrative comme illustrateur d’ouvrages d’édification jésuites, ainsi le Speculum peccatorum de J. F. Mantelius, 1637), Philosophia naturalis sacrosancti corporis Jesu de Vinc. Moles 1639 d’ap. A. van Diepenbeek, Expositio patrum Græcorum in Psalmos, Plantin 1643 (titre d’ap. E. Quellin), Placcaeten ende ordonnantien van de Hertoghen van Brabant, 1648 d’ap. E. Quellin, Venatio sacra 1650, d’ap. A. van Diepenbeek, Discursus morales 1652, d’ap. le même ; Bréviaire des courtisans de De la Serre, 1653, (titre et 1 image d’ap. N. van der Horst), Diversa ædificia inventa a Jeronimo Nypho, 1658  édité par M. van den Eynden. S’inspirant d’événements contemporains, Jode grava au burin 6 planches représentant l’entrée du cardinal infant à Gand en 1636 et le catafalque du même prince à Sainte-Gudule de Bruxelles (d’ap. A. Sallaerts ) et Philippe IV à cheval sous la porte triomphale 1660.

Que l’art de Jode, dans ses dernières années, ait dérivé de plus en plus vers l’artisanat est prouvé par la médiocre copie d’une gravure de Pontius d’ap. Van Dyck que Jode signa sans y penser de son nom entier comme une œuvre propre. (L’Enfant Jésus avec le globe du monde, 1661). Comme date la plus tardive, Hymans mentionne 1674 (Portrait de François d’Arenberg). Le portrait d’Innocent XI élu en 1676 n’atteste pas de la vie de Jode à cette époque, car il s’agit d’un état modifié du portrait d’Alexandre VI dont la signature et la date de 1659 ont été épargnées.

Deux dessins au musée de Bruxelles, coll. de Grez, cf cat ; 1913). 

 

M. D. Henkel , trad. M. Wiedemann

 

Bibliographie

Rombouts en Lerius , Liggeren , II. — Van Mander, Het Schilderboek  1604 ed. Hymans, II (1885). C. de Bie, Het gulden Cabinet, etc, Antw. 1662. P. 510. J. van Sandrart, Teutsche Akademie , Nürnb. 1675. Teil 2 ; p. 363. Nagler, Künstlerlex, VI. Hymans, Histoire de la grav. dans l’école de Rubens, Bruxelles, 1879. P. Kristeller, Kupferstich und Holzschnitt in 4. Jahrhunderten, Berlin, 1905 u ö. A. von Wurzbach, Niederl. Kstlerlex., I, 1906. J. F. van Someren, Beschr. Catal. van Gegr. Portr. van Nederl. Amsterdam, 1888-91, II, 359. Heinecken, Dict. des Arts, etc, 1778 ff, supplément ms inédit, vol. I, Cabinet des estampes, Dresden. 

 

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11 novembre 2010

Abraham Bloemaert (1564-1651)

Bloemaert Abraham 

 

 

Né à Dordrecht vers Noël 1564, parti avec son père Cornelis vers Herzogenbosch et de là vers Utrecht.  Son père lui donna les premières leçons de dessin. Il lui fit copier des dessins de Frans Floris et des copies de ses œuvres.  Pour apprendre le technique, il entra comme apprenti chez Gerrit Splinter, chez lequel il ne resta que quelques semaines.  Puis il alla chez Joost de Beer, possesseur d’une collection de tableaux où se trouvaient aussi beaucoup d’œuvres de Blocklandt. Il y copia beaucoup, notamment un Banquet de Dirck Barendsz. Comme cependant son père ne put s’accorder avec de Beer sur son écolage, Abraham fut placé chez un fonctionnaire en chef (Oberamtmann ) van Heel, qui l’employa sans doute plutôt comme domestique. Il était donc éloigné de l’art quand il partit enfin vers 1580 pour l’étranger. A Paris il travailla six semaines chez Jean Bassot, et deux ans et demi chez un certain Herry. Après y avoir travaillé encore quelque temps chez Hieronymus Francken, il revint environ en 1583 dans son pays. Il suivit en 1591 son père à Amsterdam, y devint citoyen le 31 octobre 1591, et put y aménager en atelier l’église du couvent des Clarisses. Il devait donc sa formation artistique à des maîtres italianisants, Blocklandt, Dirck Barendsz., Hieronymus Francken et Frans Floris, mais il ne fut jamais lui-même en Italie. Naturellement il subit aussi des influences  hollandaises. Tout cela détermine la direction suivant laquelle il occupa une place remarquable dans l’histoire de l’art hollandais. Il n’est de loin pas aussi maniéré que Goltzius, Heemskerck, et Cornelis Cornelisz. Il chercha visiblement à fonder une école hollando-idéaliste et choississait ses motifs dans les histoires bibliques et la mythologie, tout en étudiant avec zèle la nature, comme il apparaît dans quelques portraits, natures mortes et études de paysage dessinées. Ses œuvres peintes à Amsterdam furent hautement estimées.  Karel van Mander admirait une Niobé  de Blomaert dans la collection choisie de Sion Luz. C’est vraisemblablement le tableau daté de 1591  au musée de Copenhague. Ses œuvres étaient aussi recherchées à l’étranger. Quand van Mander écrivait son livre, une seconde Niobé appartenait à l’empereur et un Banquet des dieux à la collection du comte de Lippe. Après son mariage le 2 mai 1592 à Amsterdam avec Judith Schonenburgh, il revient à Utrecht où fait un testament le 22 novembre 1593. Il se remaria aussi à Amsterdam vers 1600 avec Geertruyd de Roy, qui lui donna six enfants. Quand on pourvut de vitraux l’église du Sud construite en 1603, il dessina le vitrail offert par la corporation des tanneurs et cordonniers (Moïse retirant sa botte dans le buisson de mûres). Le vitrail a malheureusement disparu, mais on a conservé le dessin de Blomaert au Cabinet des estampes d’Amsterdam. Il a aussi dessiné des cartons pour des tapisseries destinées au château de Fredericksborg, dont les originaux sont conservés à la Bibliothèque royale de Copenhague.

Comme ses œuvres étaient bien payées, il s’acheta une grande propriété et possédait plusieurs maisons à Utrecht. Comme homme, il était aussi apprécié que comme artiste. Une amitié étroite le liait à l’historien Emanuel van Meteren, pour lequel il écrivit un sonnet dans son arbre généalogique. Quand Rubens vint à Utrecht, il ne manqua pas de rendre visite à Blomaert, et Elisabeth, reine de Bohême, l’honora aussi d’une visite. En 1611, il était maître de la guilde St Luc fondée récemment avec sa participation. En 1618 il la présidait. Il demeura actif jusqu’à un âge avancé et peignit à l’âge de 81 ans Argus et Mercure en 1645 (Actuellement dans la galerie Liechtenstein à Vienne). Il mourut le 27 janvier 1651 et fut enterré dans l’église Ste Catherine. Son œuvre est d’une richesse étonnante. On voit presque dans chaque musée des œuvres de sa main et près de 500 d’entre elles sont reproduites au burin.

Parmi les autres graveurs qui ont travaillé d’après ses tableaux et dessins, nommons outre ses fils Cornelis et Frederick, J. Barra, Boétius et Schelte a Bolswert, Nicolas de Bruyn, A. Conraets, Corn. van Dalen, Barth. und Zac. Dolendo, Gilles van Couwenbergh, Jeremias Falck, Jacques de Gheyn, J.Gronsvelt, Hendrick Goltzius, D. Lons, Harmen Jansz. & Jan Muller, Jac. Matham, Crispyn & Willem de Passe, Jan Saenredam,  et Willem Swanenburg. Il faut aussi tenir compte des xylographies de L. Büsinck sous ce rapport. Une grande partie de ses esquisses gravée au burin a été publiée par son fils Frederick à des fins pédagogiques et ses suites ont éditées jusqu'au XIXe siècle. Même le délicat François Boucher a gravé une suite d’après Blomaert sur cuivre. Que Blomaert ait gravé lui-même est mis en doute à juste titre, malgré quelques gravures citées par Nagler. Mais il a des réalisations importantes comme xylographe. Il employait trois planches d’impression et en tirait un effet très pittoresque. Son autoportrait est aux Offices à Florence. Un portrait peint en 1610 par Paulus Moreelse a été gravé par Jacques Matham et celui que dessina son fils Hendrick fut gravé par H. Snyers. Ses élèves inscrits dans les actes de la guilde sont restés inconnus sauf Jan Both, d’un autre côté un certain nombre d’artistes notables ont été cités comme ses élèves, parmi lesquels, outre ses fils, Cornelis van Poelenburgh, Hendrick ter Brugghen, Jacob Gerritsz. Cuyp, Gerard et Willem van Honthorst, Andries Both, Jan van Bylert, Nicolaes Knupfer, Jan Baptist Weenix, et Willem van Drielenburch.

 

E. W. Moes.

Thieme-Becker, 1910, vol. IV, p. 125-126

Traduction M.Wiedemann

 

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26 septembre 2010

Exposition Henri IV (1610-2010)

 

 

 

IVe centenaire de la mort d’Henri IV

 

Exposition de gravures 

Du 20 septembre au 23 octobre 2010

A l’occasion du colloque du 8 octobre 14 h 30

A la Bibliothèque de Bordeaux  

 

 

I. Les personnages

 


Les notices signées PRNP sont tirées du Petit Robert des noms propres.  Celles qui sont issues du Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart sont signées Thieme & Becker, du nom des fondateurs de cette vaste entreprise collective en 37 volumes publiés de 1907 à 1950.  Celles qui sont de l' Allgemeines Künsler-Lexikon de Saur , en cours de publication, sont signées du sigle AKL. La traduction est de Michel Wiedemann. On trouvera à la suite des 45 notices sur les gravures les biographies des artistes dessinateurs, peintres et graveurs qui en sont les auteurs. On obtiendra une image plus grande en cliquant dessus.

 

VITRINE 1. 

1. Henri IV en buste par Thomas de Leu d’après Bunel  

Burin, 1605.

Source : Bibliothèque de Bordeaux , H 729. 

 

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Dans le revers de la couverture de Les Croniques et annales de France, depuis la destruction de Troye, jusques au Roy Loys vnziesme : iadis composées par feu maistre Nicole Gilles, en son viuant Secretaire, Indiciaire du Roy , & Contrerolleur de son tresor. Nouuellement imprimées sur la correction de maistre Denis Sauvage de Fontenaille en Brie, & additionnées, tant par luy que par autres, selon les modernes historiens, iusques au Roy Charles neufiesme à present regn ant. Avec les effigies des Roys au plus pres du naturel, A Paris, de l’Imprimer ie de Nicolas du Chemin, à l’enseigne du Griffon d’argent , ruë sainct Iehan de Latran. 1566, un possesseur à collé le portrait au burin du roi Henri IV qui n’est pas traité dans le livre, lequel s’arrête à Charles IX, La gravure datée 1605 est signée : « Bunel pein, Thomas de Leu sculp. » Le roi est  en buste lauré de face, cuirassé, avec écharpe blanche.Le buste est placé dans une niche au milieu d’une architecture baroque. C’est l’indice d’un culte du souvenir quelque soixante ans après la mort du roi. 

En troisième de couverture, un portrait gravé sur bois de pape, vu de profil à droite, avec ses armoiries , sur les plats de la reliure, armoiries d’abbé mitré, croix cantonnée de quatre tours, sans doute  des armes parlantes pour Castellan. Sur la page de titre,  ex dono domini abbatis de Castellan et l’ex-libris qui signale l’appartenance au monastère de Ste Marie de la Sauve Majeure, le don est daté  de 1678. 

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On a gardé fort peu d’œuvres de Jacob Bunel, ce portrait traduit par Thomas de Leu est  paru dans Pierre Matthieu (1563-1621) , Histoire de la France et des choses de la paix, 1605.

 

 

2. Henri IV 

Planche hors texte  illustrant Histoire de la vie et du règne de Louis XIV  par Mr Bruzen de la Martinière. A La Haye, chez Jean van Duren , MDCC XL avec privilege. Volume 1. 

Source : Bibliothèque de Bordeaux , H 2811. 

 

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Portrait du roi de profil à gauche, lauré, en cuirasse, avec écharpe en travers, par A. Boizot del. C. Dupuis sculpsit. A Paris, chez Odieuvre, rue d’Anj, avec Priv. du Roy. Burin, exactement symétrique  de celui de Mathey , cf n° 4. 

Dans une planche d’Odieuvre, le portrait est toujours placé dans un cadre ovale de pierre fendue par le temps, reposant sur une tablette simple, de style Louis XIV, même pour des personnages d’une époque antérieure , comme Ronsard  ou la reine de Navarre. L’image a été ramenée au goût du jour en l’entourant d’un  encadrement rococo, en vogue vers 1740. L’éditeur Michel Odieuvre rachetait des cuivres aux graveurs, les retaillait en ovale pour les entourer d’un cadre classique, où il inscrivait la légende  et son adresse. Les  portraits de princes ou d’auteurs se vendaient en feuille ou servaient à l’illustration de livres. 

 

 

3. Henri  IV 

Frontispice gravé de Mémoires de Sully, nouvelle édition, revue et corrigée , tome premier

Londres , s. n. , 1747, 3 vol. édités par l’abbé de l’Ecluse de Loges. 

Source : Bibliothèque de Bordeaux , D 10907 , 1,  Rés. 

 

 

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En frontispice :

Buste cuirassé de profil à dr. lauré, légendé Henri IV dit le GRAND, LXIIe roy de France, Mort à Paris, le 14 Mai 1610 après 21 ans de règne.  

Burin de Mathey.

 

En regard,  en bandeau au début du texte, « Le Pere de Mr de Sully présente son Fils agé de 11 ans à Henry IV qui en avoit 18. »

H. Gravelot inv. Et. Fessard sculp.

La scène est frappante par les anachronismes dans l’ameublement et dans les costumes, traités comme au XVIII e siècle  pour des personnages de Watteau.

 

4. Sully. 

F.Pourbus pinx. Vangelisti sc. 

Burin et eau-forte. 

Planche extraite des Mémoires de Sully, cf n° 3.

 

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Maximilien de Béthune, baron de Rosny , duc de Sully, né à Rosny 1540, mort à Villebon en 1641. D’une famille protestante, il fut l’un des plus anciens compagnons d’Henri IV. Conseiller écouté, il se rendit d’abord utile par ses talents d’ingénieur militaire. Il fut blessé à la bataille d’Ivry. Puis il fut chargé de superviser les finances royales, tâche qu’il exerça en fait à partir de 1598. Il diminua les dépenses en réduisant les taux d’intérêt de la dette. Par une conversion, il annula certaines rentes ou en remboursa d’autres à bas prix. Quant aux recettes, il fit exercer par l’Etat son droit de reprise sur la part du domaine et des impôts royaux qui avaient été aliénés  au cours des règnes précédents et accrut les impôts indirects : institution d’un droit annuel sur les offices, la Paulette, augmentation du bail de la ferme des aides qu’il regroupa en un seul contrat. Sa gestion rigoureuse lui permit de rétablir l’équilibre et même de dégager un excédent à partir de 1605, sans innover davantage que dans le domaine économique, où il donna une primauté traditionnelle à l’agriculture : ordonnances en faveur des paysans, notamment réduction de la taille, encouragement des travaux d’Olivier de Serres. Méfiant face aux innovations commerciales, il contribua à faciliter la circulation des marchandises par l’amélioration des voies de communication et surtout par l’abolition de nombreux péages. Ecarté à la mort d’Henri IV, il se signala encore sous Louis XIII pour encourager ses coreligionnaires à l’obéissance. Il laissa des mémoires sous le titre d’ Economie royale (1638-1662).

PRNP 

 

 

5. Assassinat d’Henri  IV.

Histoire générale de l’Europe sous le regne de Louis XIII roi de France et de Navarre, tome premier contenant les choses le plus remarquables arrivées en France et en Europe durant la minorité de ce Prince, par Michel Le Vassor. 

A Amsterdam, chez Pierre Brunel, sur le Dam, à la Bible d’Or, 1720. 

Dédicace à mylord vicomte de Woodstock. 

Source : Bibliothèque de Bordeaux , H8816.

 

En face du titre typographique, titre gravé anonyme, montrant la France dolente, appuyée sur ses armoiries et l’assassinat du roi Henri IV à l’arrière plan, sous ses pieds un livre  du P. Juan de Mariana (1536-1624) , Espagnol et jésuite, De rege et regis institutione.[Du roi et de l’éducation du roi]  ouvrage de sciences politiques publié en 1599, qui justifiait le tyrannicide. D’où une vague d’indignation contre ce livre et contre les Jésuites. Les juges de Ravaillac lui ont demandé s’il avait lu cet ouvrage, il  a répondu n’en avoir jamais entendu parler. Le livre fut condamné par le Parlement de Paris à être brûlé de la main du bourreau .  

 

 

VITRINE 2. 

 

6. Œuvres complètes de Voltaire.

 Sans lieu, Imprimerie de la Société Littéraire-Typographique , 1785 , 70 volumes. 

Source : Bibliothèque de Bordeaux , B 10538, vol. 10.

 

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Portrait d’Henri IV de face, portant une fraise, une cuirasse, avec écharpe, et ordre du St Esprit, au burin et à l’eau-forte par  P. Al. Tardieu d’après le portrait en pied de Pourbus, en frontispice du vol. X contenant La Henriade. 

 

 

7. Planche illustrant la Henriade de Voltaire cf n° 6 

Au milieu de ces feux , Henri brillant de gloire 

Apparaît à leurs yeux sur un char de victoire.  Henriade , ch. 5e.

Dessiné par J. M. Moreau le jeune, 1782 Gravé par Patas 

Eau-forte et burin 

Source : EDA

 

b_Henriade_

 

8. Planche illustrant la Henriade de Voltaire, cf n° 6 

De Dieu , dit le vieillard , adorons les desseins ; 

Et ne l’accusons pas des fautes des humains. Henriade Ch. Ier 

J.M. Moreau le jeune Del. 1782. Ph. Trière, sculp. 

Eau-forte et burin 

Source : EDA

 

b_08

 

9. HENR : IIII. CHRIST : RE. MARIA AVGVSTA  (en caractères inversés )

Simon Passeus fecit (en bas , en caractères inversés ) 

Burin, profils superposés du roi et de Marie de Médicis . 

Source : EDA

 

Henri_IV___Marie_de_M_dicis__Simon_de_Passe_sc

 

Copie inversée de la médaille de bronze (ø 65 mm ) de Guillaume Dupré  (1574-Paris 1640 ) faite en 1603, où les bustes sont tournés à droite dans une médaille circulaire entourée d’une légende légèrement différente : HENR-IIII-R-CHRIST-MARIA- AVGVSTA, Au revers légendé PROPAGO IMPERI , « Henri représenté en Mars, tient une lance dans la main gauche et tend la main droite à Marie , représentée en Pallas, portant un casque et un bouclier au bras gauche. Entre les deux divinités un enfant, le pied posé sur un dauphin, symbolisant son futur destin de roi de France, porte dans la main et aux pieds des armes et des enseignes royales. Dans le haut un aigle aux ailes déployées tient dans ses serres une couronne destinée au futur Louis XIII. »  La médaille commémore la naissance en 1601 du dauphin, futur Louis XIII.  D’ap. N.B. in Catalogue de l’exposition de Blois 2010. 

 

 

10. Gaston de France, duc d’Orléans  etc

Né le 25 Avril 1608 

Mort le 2 Fevrier 1660 

Van Dyck pinx. Gaillard sculp.

Eau-forte et burin 

A Paris chez Odieuvre Md d’Estampes ruë Danjou entrant par la rüe Dauphine la derniere P. cochere. 

Planche hors texte  illustrant Histoire de la vie et du règne de Louis XIV  par Mr Bruzen de la Martinière. A La Haye, chez Jean van Duren , MDCC XL avec privilege. Volume 2. 

Source : Bibliothèque de Bordeaux , H 2811. 

 

Né à Fontainebleau en 1608, mort à Blois en 1660. Troisième fils d’Henri IV et frère cadet de Louis XIII. 

 

11. MONTAIGNE

Cartel : Que sais-je ? 

Aug. de St Aubin fecit 

Eau-forte 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_Montaigne

 

Né au château de Montaigne en 1533, mort en 1592, Eduqué en langue latine par un précepteur étranger, puis élève du collège de Guyenne à Bordeaux, conseiller à la cour des aides de Périgueux (1554) puis au parlement de Bordeaux (1557) où il rencontra La Boétie († 1563) . Il cède sa charge au Parlement et commence vers 1572 la rédaction de ses Essais. Il publie la première édition des deux premiers livres en 1580, part vers l’Italie en passant par l’Allemagne et la Suisse. Son voyage est interrompu par son élection à la charge de maire de Bordeaux en 1582. En 1585 l’épidémie de peste qui s’abattit sur le Périgord força Montaigne à quitter son château. Les dernières années de sa vie furent marquées par son loyalisme envers Henri IV qui avait séjourné  plusieurs fois au château de Montaigne (1584 et 1587). Il souffre de la maladie de la pierre. L’édition posthume des Essais 1595) est établie par Pierre de Brach et Mlle de Gournay d’après un exemplaire couvert de notes et d’additions par Montaigne.

 

 

12. IEHAN LOVYS DE NOGARETZ DE  LA VALLETTE DVC D’ESPERNON 

Thomas de Leu Fecit 

Burin

Source : P. Coudroy de Lille. 

 

De ce Duc genereux , la guerriere vaillance 

Grave aux cœurs ennemys l’espouuentable effroy,

C’est le rampart de Metz, cest le pris de son  Roy,

C’est de Xaintonge l’heur, c’est l’honneur de Provence

 

b_12

 

Né à Caumont en 1554, mort à Loches en 1642, Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d’Epernon, fut l’un des mignons d’Henri III qu’il servit avec une grande fidélité et par lequel il fut fut comblé d’honneurs. Il se tint à l’écart sous Henri IV et contribua à établir la régence de Marie de Médicis. Il fut définitivement écarté du pouvoir par Richelieu.  

PRNP

 

VITRINE 3

 

 

13. FRANÇOIS D’ALENÇON = FRANCISCVS VALESIVS D. G. DUX ALENCONIÆ et Brabantiæ Suo et Ordinum Fœderatorum  nomine ab anno 1582 ad annum 1583 regimen obtinuit .  Cum priv. Ord. Fœd. 

[François de Valois par la grâce de Dieu duc d’Alençon et de Brabant obtint de 1582 à 1583 le gouvernement en son nom et au nom des ordres réunis . Avec privilège des ordres réunis ] 

Eau-forte et burin anonyme

Source : EDA

 

b_13

 

Né en 1554 à Saint Germain en Laye, mort en 1584 à Château-Thierry , quatrième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il fut d’abord appelé duc d’Alençon. Très ambitieux, il intrigua avec les protestants, rejoignit le prince de Condé et se mit à la tête des rebelles. Après la paix de Monsieur (1576) il intrigua avec Guillaume d’Orange, se rendit aux Pays Bas à son appel, mais devint rapidement impopulaire. Sa mort laissa à Henri de Navarre la succession au trône.  

PRNP

Paru dans Emmanuel  van Meteren, Historien der Nederlanden en haar nabvren ot het jaar 1612  le portrait montre le prince en chef d’armée muni du bâton de commandement. Ce type de portrait équestre mis en vogue par l’Italien Tempesta devient un lieu commun de la représentation politique.

 

 

14. FRANÇOIS D’ALENÇON 

P. van Gunst sculpsit ; Adrian van der Werff pinxit . 

Source : EDA 

 

b_14

On lit au dessous du portrait du prince les vers apocryphes suivants :

Elisabeth et la Fortune 

Me trompant tour à tour se moquèrent de moi 

Et j’achevai mon infortune 

En trompant les Flamans et leur manquant de foi. 

 

Les vers font allusion à un projet de mariage du prince avec la reine Elisabeth d’Angleterre, qui n’eut pas de suite. 

Le portrait est entouré de masques, symboles de l’hypocrisie, d’où sortent des serpents. Il représente une combinaison curieuse de critique politique par l’image et le texte. Mais le portrait , reçu tel quel après 100 ans, n’est pas transformé en une caricature.  C’est le cadre qui en modifie la signification. 

 

 

15. HENRI IV

Rubens pinxit, Janinet sc.

Aquatinte en couleurs 

Source : EDA

 

b_Janinet__Portrait_d_Henri_IV

 

 

16. Modèle en matière moulée souple (élastomère) pour la médaille du IVe centenaire de l’édit de Nantes  d’après le portrait de Rubens 

Modelé par Marc Dautry, 1998

Collection particulière.

 

17. Médaille commémorative pour le IVe centenaire de l’édit de Nantes  1598-1998

Médaille moulée en bronze obtenue par réduction au pantographe du modèle N° 16.

Monnaie de Paris , Marc Dautry sc.

Collection particulière.

 

b_Dautry__Marc__Montauban_1998__dit_de_Nantes_1598_copie

 

 

18. ENTRÉE D’HENRY QUATRE DANS PARIS 

Eau-forte et burin anonyme , sans doute XVIIIe siècle.

Source : EDA

b_Entr_e_d_Henri_IV_dans__Paris

 

Les montagnes dans le fond sont inexistantes, les cuirasses sont anachroniques, il s’agit d’une reconstitution historique mal documentée émanant d’un auteur peu attentif à ces détails  datés, et non d’un témoignage oculaire. Le portrait du roi est inspiré d’une gravure en sens contraire de Thomas de Leu d’après le portrait de François Quesnel (1543-1619).

 

19. LOVIS LE IVSTE  XIII. DV NOM ROY DE FRANCE ET DE NAVARRE 

Burin de Jean Valdor (1616-1670) graveur liégeois , extrait des Triomphes de Louis le Juste (1649). 

Source : EDA

 

b_19_Valdor_Louis_le_juste

 

L’ouvrage est catalogué sous le nom de R. Barry. Il s’intitule : Triomphes de Louis le Juste, XIII. Du nom, de Ch. Beys et P. de Corneille, avec les portraits  et éloges par H. Estienne . Plans de villes par R. Barry , traduction par le R. P. Nicolai, ouvr. et fini par Valdor. Paris, Estienne, 1649.

L’ouvrage est entrepris après la mort du roi, voir la notice de Jean Valdor.   

 

 

20. Louis XIII Roy de France et de Navarre. Fils aisné de Henry le grand et de Marie de Medicis, succeda a sa Couronne le 14 May 1610 a l’aage de 9 ans. 

A Paris chez Daret 1652 avec Privil du Roy. 

Burin. 

Source : P. Coudroy de Lille.

 

b_Louis_XIII_

 

Né à Fontainebleau en 1601, mort à St Germain en Laye en 1643

Fils d’Henri IV et de Marie de Médicis, il n’avait que neuf ans à la mort d’Henri IV et Marie de Médicis assura la régence avec Concini, tenant son fils à l’écart. Celui-ci fit assassiner Concini en 1617 , aidé de Luynes , auquel il laissa le pouvoir. Marie de Médicis prit alors les armes à la tête des grands, elle fut battue aux Ponts de Cé (1620). Cependant Luynes avait attaqué les protestants et essuya un échec devant Montauban (1621). Sa mort fut suivie d’une période trouble au cours de laquelle Richelieu présida à la réconciliation de la mère et du fils et prit de plus en plus d’ascendant. Dès lors l’action politique de Louis XIII se confond avec celle de son ministre qu’il soutint en  toutes cirocnstances malgré les cabales et les complots menés par sa mère, sa femme ou son frère. Ceux-ci étaient d’ailleurs encouragés par l’absence de dauphin., qui dura jusqu’en 1638. Le roi continua après la mort de Richelieu  sa politique dirigée contre les Habsbourg en s’appuyant sur les princes protestants d’Allemagne.

D’après PRNP

 

21. ANNE D’AVSTRICHE  Reine de France et de Navarre  Mere du Roy

Burin de Boissevin 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_21

 

Reine de France née à Valladolid 1601, morte à Paris en 1666.

Fille de Philippe III d’Espagne, elle épousa Louis XIII en 1615 et lui donna deux fils , Louis XIV et Philippe d’Orléans après vingt-trois ans d’un mariage peu heureux. Compromise par l’amour du duc de Buckingham, elle prit part aux intrigues menées contre Richelieu et et fut même accusée de trahison pour avoir correspondu secrètement avec son frère le roi d’Espagne. A lamort de Louis XIII, elle gouverna avec Mazarin avec qui elle contracta peut-être un mariage secret. Elle sut fair epreuve de fermeté durant la Fronde et se retira au Val-de-Grâce lorsque son fils prit le pouvoir. 

PR.NP

 

22. HENRI QUATRE ET SES ENFANS 

Chasselat del. Lecerf sculp. 

Eau-forte et burin 

Source : EDA

 

b_Henri_IV_et_ses_enfans_

 

Dans la marge inférieure, autour des armes de France couronnées et laurées, se lisent les vers :

De touchans souvenirs quel auguste assemblage ! 

Ces portraits réunis offrent à notre hommage 

Tout ce que la fortune a de plus éclatant , 

Le malheur de plus beau, la vertu de plus grand. 

 

Dédié et Présenté à son Altesse Royale  

Monseigneur le Duc de Berry

Par son très humble et très obéissant serviteur  

Lecerf

 

Se vend à Paris chez l’Auteur rue des Noyers N° 52.  Déposé à la Directn généle Et chez Tessari Quai des Augustins , N° 25.

 

L’image se lit de haut en bas comme un arbre généalogique des Bourbons : en haut, Henri IV (1553-1610), puis Louis XIII (1601-1643), Louis XIV (1638-1715), Louis XV (1710-1774) , Louis XVI (1754-1793), Louis XVII , dauphin mort sans régner (1785-1795), Louis XVIII (1755, roi de 1815  à 1824) La continuité dynastique efface la Révolution française. 

 

23. SCÈNES DE L’HISTOIRE DE FRANCE 

Imagerie d’Épinal n° 1441 ,

Pellerin & Cie , imp.-édit. Texte et images anonymes.

Lithographie coloriée au pochoir.  Après 1851. 

Source : EDA

b_23

 

Au milieu à droite, l'entrée d'Henri IV à Paris

En bas, l'assassinat d'Henri IV dans sa voiture et le supplice de Ravaillac, roué puis écartelé. 

 

24. Procession de la fameuse ligue contre Henri  IV en 1593. 

N° 77, en haut à droite. 

A Paris chez Jean, rue Jean de Beauvais, N° 32.

Eau-forte et burin. 

Source : EDA

Les vers qui se lisent dans la légende datent la planche du règne de Louis XV. 

 

b_24

 

 

VITRINE 4 

 

25. HENRY II DE CE NOM ROY DE FRANCE

Burin par Balthasar Montcornet 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_25

 

Né en 1519 à St Germain en Laye, mort à Paris en 1559 lors d’un tournois. 

Fils de François Ier et de Claude de France, marié à Catherine de Médicis, il eut dix enfants dont dont trois fils qui régnèrent : François II, Charles IX et Henri III. Sa favorite Diane de Poitiers le poussa à combattre les calvinistes. Il mourut d’un coup de lance dans l’œil lors d’un tournois avec Gabriel de Lorges, comte de Montgomery, capitaine de la garde écossaise.  

PRNP

 

26. CATHERINE DE MEDICIS REYNE MERE DV ROY

Burin par Thomas de Leu

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_26

 

Née à Florence en 1519, morte à Blois en 1589

Fille de Laurent II de Médicis, duc d’Urbino, elle épousa en 1533 le futur roi Henri II. Pendant le règne de son mari, éclipsée par la favorite Diane de Poitiers, elle n’eut qu’un rôle effacé, qui continua sous le court règne de François II. Nommée régente à l’avènement de Charles IX, elle montra de grandes capacité politiques. Elle favorisa le mariage de sa fille Marguerite de Valois avec Henri de Navarre (—> Henri IV).  Elle laissa faire le massacre de la Saint Barthélémy (1572). 

PRNP

 

27. FRANCOIS SECOND ROY DE FRANCE 

Burin par Thomas de Leu 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_Fran_ois_II_

 

 

Né à Fontainebleau en 1544, mort à Orléans en 1560.

Fils aîné de Catherine de Médicis, il épousa Marie Stuart reine d’Ecosse et après être monté sur le trône, il laissa gouverner les oncles de cette dernière, les Guises. Pour le soustraire à leur influence, les chefs du parti protestant montèrent la conjuration d’Amboise inspirée par le prince de Condé et qui fut réprimée fortement.

PRNP

 

 

28. MARIE STEWART REYNE DE FRANCE ET D’ESCOSSE 

Burin de Thomas de Leu 

Source : P. Coudroy de Lille.

Stewart est ordinairement francisé en Stuart.

 

b_28

 

Née en 1542 à Linlithgow , morte en 1587 à Fotherinhay , Northamptonshire.

Fille de Marie de Guise et de Jacques V d’Ecosse. Tandis que sa mère exerçait la régence, elle fut fiancée au dauphin François et élevée en France. Après un règne très bref (1559-1560), la mort de son mari François II l’obligea à regagner l’Ecosse. Marie Stuart, (forme francisée de Stewart, nom de sa famille, qui exerça la fonction de sénéchal (stewart) d’Ecosse avant de monter sur le trône de 1371 à 1714 )  dut se réfugier en Angleterre où elle fut emprisonnée. Elle finit exécutée sur ordre d’Elisabeth Ière d’Angleterre  pour complot . 

PRNP

 

 

29. CHARLES IX DV NOM ROY DE FRANCE

Burin de Thomas de Leu

Source : P. Coudroy de Lille

b_29

 

Né à Saint Germain en Laye en 1550, mort à Vincennes en 1574, roi de 1560 à1574.

Second fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il succéda à son frère François II à l’âge de dix ans. Sa mère après avoir exercé la régence garda une grande influence sur lui. Il fit d’abord une tentative de conciliation envers le parti huguenot au cours de laquelle il laissa gouverner Coligny, puis céda à la pression de l’opinion catholique et ordonna à contrecœur le massacre de la Saint Barthélémy à laquelle il ne survécut que quelques mois .  

PRNP

 

 

30. HENRICVS III D-G-FRAN –ET-POL REX-CHRISTIANIS

[HENRI III PAR LA GRÂCE DE DIEU ROI TRÈS CHRETIEN DE FRANCE ET DE POLOGNE]

Burin anonyme  

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_30

 

Né à Fontainebleau en 1551, mort à Saint-Cloud en 1589. Troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, il fut d’abord duc d’Orléans (1560) puis d’Anjou (1566). Il s’était brillamment illustré à Jarnac et à Moncontour quand sa mère le fit élire roi de Pologne (1573). Il revient bientôt en France pour succéder à son frère Charles IX et épousa Louise de Lorraine (1575). Personnalité complexe, intelligent et cultivé, il ne sut pas réaliser l’unité autour de lui, en raison de son indécision et aussi de son homosexualité, qui lui fit accorder un crédit excessif à ses mignons (Epernon, Joyeuse ).  Après avoir lutté contre les protestants, il suivit le parti des politiques et signa la paix de Monsieur (1576). Celle-ci provoqua la formation de la Ligue sous la conduite d’Henri de Guise. Henri III s’en déclara le chef, sans obtenir pour autant l’adhésion des catholiques fanatiques, et dut en fait lui obéir et reprendre contre les Huguenots une guerre qui aboutit à la paix de Nérac(1580), moins favorable que celle de Monsieur. Mais les problèmes de la succession à la mort du duc d’Alençon (1584) rouvrirent les hostilités. Ce fut la guerre dite des « trois Henri » : Henri III à la tête des royalistes, Henri de Guise dirigeant la Ligue et Henri de Navarre les protestants.  Après la défaite du duc de Joyeuse à Coutras (1587), la journée des barricades contraignit le roi à fuir Paris (1588). L’assassinat du duc de Guise fut sans effet et il dut se rapprocher d’Henri de Navarrre. Il allait s’emparer avec lui de Paris défendu par Mayenne quand il fut assassiné par le moine ligueur J. Clément. 

PRNP

 

 

31. LOYSE  DE LORRAINE DOVAIRIERE DE France

Thomas de Leu F.

Burin .

b_Loyse_de_Lorraine

 

Née à Nomény  en 1553, morte à Moulins en 1601, fille de Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, elle épousa Henri  III sur lequel elle eut d’abord une certaine influence. Après la mort de son mari, elle vécut dans la retraite. 

 

 

32. FRANCOIS D’ALENÇON 

Eau-forte par Harrewyn .

Fovet et discutit , sur un phylactère entourant une image du soleil au milieu des nuages : il réchauffe et disperse.

Source : EDA

On voit une dégradation due à la copie d’après une gravure antérieure. Pour être dans le même sens, elle a été copiée dans un miroir ou grâce à un papier fin qu’on a retourné avant de graver la planche.

b_Fran_ois_d_Alen_on__Harrewyn_

 

La famille de graveurs Harrewijn est attestée aux XVIIe et XVIIIe siècles à Amsterdam, La Haye, Anvers et Bruxelles. Jacobus Harrewijn né vers 1660, élève de Romain de Hooghe se marie à l’âge de 22 ans à Amsterdam. Il est maître en 1688-89 dans la guilde St Luc d’Anvers. Il fait baptiser onze enfants entre 1696 et 1714 à Bruxelles dans l’église Ste Catherine. Il meurt vraisemblablement entre 1732 et 1740. Jacobus Harrewijn, productif de 1689 à 1732 , signe de son nom de famille seul, puis lorsque  J.G. Harrewijn à partir de 1711 et François  Harrewijn, son fils,  à partir de 1720 sont actifs en même temps que lui, il ajoute un J devant son nom.

La paternité du portrait de François d’Alençon est encore indéterminée. Il entre dans une tradition du portrait accompagné d'un emblème historique , L' emblema triplex est un jeu auquel se sont livrés les meilleurs esprits en Europe depuis la parution des Emblemata d'Alciati 1550. Il associe une image sans figure humaine à une devise latine ou grecque qui doivent être en rapport avec un troisième terme, le mot de l'énigme, Ici le mot est le nom du prince, l'image celle du soleil dans les nuages, la devise "Fovet et discutit". 

 

 

 

33. MARGUERITE DE VALOIS 

Reine de Navarre  né au Château 

d’Angoulême  le 10. Avril 1492, morte 

au Château d’Odos le 21 Décembre 1549

Dumoutier del. 

L sculpsit.

Odieuvre exc.

Burin 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_33

 

I. Fille de Charles de Valois, comte d’Angoulème et de Louise de Savoie, (Angoulème 1492-Odos 1549) ; sœur de François Ier auquel elle était très attachée, elle épousa Charles , duc d’Alençon, puis Henri d’Albret, roi de Navarre ( 1527). Elle était l’une des femmes les plus instruites de son temps et fit de sa cour de Navarre l’un des foyers de l’humanisme. Fervente chrétienne, séduite par la réforme, elle encouragea Lefèvre d’Etaples , connut Calvin et protégea les protestants . Parmi les écrivains et les érudits qui l’entourèrent, on peut citer Robert Estienne, Bonaventure des Périers, Marot, et Rabelais, qui lui dédia le Tiers Livre. Elle-même écrivit , outre l’ Heptaméron, son œuvre la plus célèbe, des poésies  ( les Marguerites de la Marguerite des princesses ) et des comédies. 

Elle est l’homonyme d’une seconde Marguerite de Valois, qui suit .

 

II. Marguerite de Valois dite la reine Margot ( St Germain en Laye 1553- Paris 1615)

Fille d’Henri II et de Catherine de Médicis, sœur des rois François II, Charles IX et Henri III, et de François d'Alençon, elle fut mariée en 1572 à Henri de Navarre, le futur Henri IV, mariage qui loin d’être le facteur de réconciliation qu’on avait espéré, fut une des causes de la Saint Barthélémy. Les deux époux se séparèrent d’ailleurs bientôt. Chassée de la cour par Henri III après des intrigues en faveur de son frère François d’Alençon (1583), elle tint à Nérac une cour brillante, puis fut enfermée à Usson en Auvergne (1587-1605). Son mariage avec Henri IV fut annulé de son plein gré, en 1599 et en 1605, elle revint à Paris ; intelligente et cultivée, elle a laissé des poèmes et des Mémoires.

 

 

 

34. JEANNE D’ALBRET Reine de Navarre

Morte à Paris, le 8 juin 1572 .  Agée de 44 ans 

F.V pinxit, Et. Fessard sculp., A Paris chez Odieuvre Md d’Estampes rüe d’Anjoue d’Auphine la derniere porte Cochere au Ier..

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_34

 

Née à Pau en 1528, morte à Paris en 1572. Reine de Navarre, (1555-1572), fille d’Henri II d’Albret, roi de Navarre et de Marguerite I de Valois. Après l’annulation de son premier mariage avec le duc de Clèves, elle épousa Antoine de Bourbon (1548). Elle veilla avec intelligence et énergie à préserver l’indépendance de son royaume, auquel elle imposa le calvinisme (1567), secourut ses coreligionnaires (elle défendit La Rochelle 1568)  et mourut peu avant le mariage de son fils, le futur Henri IV, avec Marguerite II de Valois, sœur de Charles IX. 

PRNP

 

35. HENRICVS - IIII-DEI GRATIA - FR - ET- NAV-REX- CHRISTIANISSIMVS

Burin anonyme, illustration d’un livre.

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_35

 

36. HENRY IIII ROY DE FRANCE ET DE NAVARRE

Burin de Léonard Gauthier

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_36

 

37. HENRY de Bourbon 46. Roy de France et de Navarre Regna 20 ans . a 9 m 13 I gist a St Denis.

B. Montcornet ex. 

Burin 

Source : P. Coudroy de Lille

 

b_37

 

38. [ HENRI IV ]

Eau-forte de Coqueret 1821

Source : EDA

 

b_38

39. [ Henri IV ]

Eau-forte ou pointillé anonyme, d’après le portrait gravé par P. Al. Tardieu d’après Pourbus publié en 1785 dans l’édition des Œuvres de Voltaire. 

 

b_39

 

 

40. HENRI IV , Tête en cire Colorée, buste en terre cuite. 

Gazette des Beaux- Arts — Imp. Cadart 

A. Gilbert sc. — Château de Chantilly. 

Eau-forte 

Source : EDA

 

b_40

 

 

41. [Henri IV] 

Tiré de la précieuse collection de dessins de la Cour de Henri III par Janet. 

Lith. De G. Engelmann

Source : P. Coudroy de Lille

Janet est le surnom de F.Clouet.

 

b_41

 

42. CATHERINE DE BOVRBON  Duchesse de Bar – Regne de Henri  IV  

Source : P. Coudroy de Lille 

b_42

Sœur unique du roi Henri IV, elle a été gravée au burin par Karel van Mallery en 1600.

 

 

43. MARIE DE MEDICIS  REINE DE FRANCE  

A Paris chez Daret avec privil. Du Roy 1654

Burin .

Source : P. Coudroy de Lille  

 

b_43

 

Née à Florence en 1573, morte à Cologne en 1642.

Fille du grand-duc de Toscane François de Médicis et de l’archiduchesse Jeanne, elle épouse en 1600 leroi Henri IV . A sa mort en 1610 , elle exerce la régence au nom de son fils Louis XIII sous l’influence de Leonora Galigaï et de Concini. Elle doit faire face à l’agitation des grands, aux Etats généraux de 1614 . Elle entra en guerre contre son fils après le meurtre de Concini , elle fut battue aux Ponts de Cé (1620). Réconciliée avec le roi à la mort de son favori, le duc de Luynes, elle fit entrer Richelieu au conseil, mais son influence grandissante l’inquiéta bientôt et elle tenta de le faire disgrâcier. Ce fut la journée des dupes (1630) à la suite de laquelle elle dut s’exiler à Bruxelles, à Londres, puis à Cologne. Elle avait commandé à Rubens une suite de tableaux pour décorer son palais du Luxembourg, d’où sont issus le portrait gravé au XVIIIe siècle par Janinet présenté plus loin, et indirectement la médaille de Marc Dautry.

D’après PRNP

 

 

Compléments à l'exposition 

 

44. Les décades qui se trouuent de Tite-Live, Mises en langue françoise par B. de Vigenere. Paris, Abel L’Angelier, 1606 .

Source : Bibliothèque de Bordeaux H.529 i Rés.

 

 

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Portrait du roi sur son trône, foulant des trophées, signé de Leu, en face de la dédicace. Puis portrait de Tite-Live sur bois, profil à g. en regard de sa notice biographique. Le roi Henri IV règne encore, il figure dans l’ouvrage en tant que dédicataire de la traduction. Suivant un usage qui remonte aux manuscrits du Moyen Age, le livre s’ouvre par une image montrant sa remise au dédicataire. Son portrait l’emporte sur celui de l’auteur, Tite-Live, qui suit.  La gravure de Thomas de Leu a ensuite circulé en feuille volante. 

 

L’encadrement gravé de la page de titre comporte un double portrait mythologique d’Henri IV en Mars tenant la lance, et de Marie de Médicis en allégorie de la Prudence tenant un serpent. Les  armoiries de France et de Navarre d’une part, de Médicis d’autre part permettent de les identifier sous leur costume à l’antique. 

 

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2. Les dessinateurs, peintres et graveurs

en ordre alphabétique 

 

 

BOISSEVIN , Louis, 

Graveur et éditeur parisien mort le 6 février 1685. le catalogue de ses œuvres chez Le Blanc comprend 36 planches , toutes des portraits parmi lesquels ceux de Charles Ier d’Angleterre, d’Oliver Cromwell, Henri III de France, Marie Thérèse et le cardinal Richelieu. 

 

Biblio : Le Blanc, Manuel I . Herluison, Actes d’état-civil, 1873.

In Thieme & Becker , 1910, vol. I.

 

BOIZOT, Antoine 

Peintre et dessinateur de la manufacture des Gobelins à Paris , né à Paris vers 1702, mort le 9 mars 1782, père de Louis Simon Boizot. Exposa de façon répétée entre 1737 et 1771 au salon de Paris, la plupart du temps des compositions à contenu allégorique et mythologique. Le musée de Tours conserve son morceau de réception à l’Académie : Apollon et Leucothéa (1737) celui de Semur Narcisse , le Louvre un dessin avec une annonciation. A l’église St Hippolyte de Paris se trouve son Martyre de Ste Concordia . 

In Thieme & Becker, 1910. vol. I.

 

 

BUNEL Jacques 

(Blois , mai 1558, baptisé le 6 octobre - † Paris 14-10-1614) 

Fils de François I Bunel . Il alla jeune en Espagne où le roi Philippe II lui commanda 40 tableaux pour l’Escorial, Après un séjour à Rome, il revint à Blois, et y peignit quantité de portraits et de tableaux religieux , dont un pour le chœur de l’église des Capucins. Il était déjà arrivé à un certain renom. Après la mort de son père, Henri IV l’appela à Paris et lui confia ainsi qu’à Toussaint Du Breuil l’exécution des peintures de la petite galerie du Louvre, aujourd’hui galerie d’Apollon., ouvrage loué dans toutes les descriptions de la ville, contemporaines et ultérieures.  Les sujets en étaient empruntés aux Métamorphoses et à l’Ancien Testament. En particulier la Gigantomachie était une superbe peinture allégorique, où Henri IV apparaissait en Jupiter et où de nombreux contemporains étaient représentés sur le vif ou pour ceux qui étaient déjà disparus, d’après les meilleurs modèles que l’artiste eût pu réunir dans ses nombreux voyages en France. Cette grande œuvre fut hélas ! détruite par l’incendie de  février 1661. De même à Bordeaux disparut dans les flammes un tableau qu’Henri IV lui avait commandé pour l’église du couvent des Feuillants  de la rue Saint Honoré à Paris, qui représentait l’assomption de la Vierge. D’autres tableaux religieux,que l’on voyait chez les Feuillantines, les Capucins et les Augustins à Paris sont disparus, ainsi que les fresques à fond d’or qui décoraient le chœur de l’église St Séverin et plusieurs portraits de princes et de princesses, dont le portrait fait en 1602  de Mme Duplessis-Mornay. On reconnaît du moins dans une gravure de Th. de Leu leportrait de son roi et bienfaiteur et dans une gravure de Pierre de Joode le portrait du sculpteur P. de Franqueville. On lui attribue des cartons de tapisserie de l’atelier de Pierre Dupont et quelqus dessins conservés au Louvre et au musée de Rennes. Il continua de jouir d’une position respectable sous Louis XIII, le successeur d’Henri IV .

H. Stein,  in Thieme & Becker, 1911 , vol. 5.  

 

 

Biblio :  Scaillierez Cécile , « Le Grand cabinet de la reine au Louvre » , 1989

 

CHASSELAT , Charles Abraham 

Peintre d’histoire, dessinateur et lithographe, fils du miniaturiste Pierre Chasselat. Né à Paris en 1782, mort au même lieu en 1843. 

Elève de son père et du Fr. André Vincent. Il obtint en 1804 le second prix de Rome avec une Mort de Phocion. Il débuta au salon de 1812 avec Repos de Bélisaire. En 1819 et 1824 il y exposa des dessins pour des éditions de Racine, Molière et Voltaire, les Mille et une nuits, les Œuvres et les Contes aux enfants de France de Bouilly. En 1827 il était représenté au salon par une Madonne, en 1831 par une vue de la sainte Baume (Provence), en 1838 par Jésus et la Samaritaine, en 1842 par une Madeleine pénitente. Chasselat était dessinateur pour les fêtes et cérémonies royales. Il livra des esquisses pour les cérémonies funèbres de Louis XVIII et pour le sacre de Charles X.  Le musée de Montpellier conserve de lui un dessin  Les petits savoyards, celui de Versailles deux aquarelles sur le sacre de Charles X à Reims.et un dessin à la plume du cortège funèbre de Louis XVIII. Nombre de ses dessins ont été gravés par d’autres mains. (L. S. Baquoy, Ch. Beyer, Bosselmann, H. Cardon, Massard, etc) Lui-même avait lithographié quelques portraits , dont le général Gourgaud, et Mlle Duchesnois. Il fut le père de Henri Jean Saint Ange Chasselat. 

In Thieme & Becker, 1912, vol. 6

 

 

COQUERET Pierre Charles 

Né à Paris en 1761, mort vers 1832. 

Graveur, élève de Janinet. Coqueret travailla en aquatinte et en manière de crayon et exposa de 1798 à 1810 au salon de Paris. Pendant la Révolution il avait gravé au burin quantité de sujets patriotiques et de portraits (Masséna, Moreau, Bonaparte ). Parmi ses pièces les plus connues citons : Départ de chasse d’après Vernet 1810, 5 planches d’après les dessins de Raphaël pour la salle de bains du cardinal Bibbiena, Racine fait jouer sa tragédie d’Esther devant Louis XIV , d’après Boilly. ; le 9 Thermidor, arrestation de Robespierre. Il a très souvent gravé d’après C. et H. Vernet. La Chalcographie du Louvre possède de lui quelques planches, dont Psyché et une légende de la vie de saint Bruno d’après Le Sueur.  Coqueret était un artiste moyennement doué. 

In Thieme & Becker , 1912 , vol. 7

 

 

DARET,  PIERRE ; alias Daret de Cazeneuve

AKL 24 , p. 274. Article de S. Lhopiteau. 

 

Graveur et éditeur français, baptisé le 18-4-1605 à Chalifert en Brie, Seine et Marne, à l’église St André. † le 29-3-1678 au château de Laluque  près de Dax dans les Landes. 

Sans doute descendant du sculpteur bruxellois Jacques Daret, frère de Vespasien Daret et cousin du peintre Jean Daret actif à Aix en P. Son père Pierre Daret entre en France à la fin du 16e s. et obtient la naturalisation le 31 oct. 1600. Il est jusqu’en 1609 percepteur des revenus de lsegneurie de Chalifert , de 1610 à 1630 marchand de vin à Paris. Le 27-8-1618 il donne son fils pour apprenti au graveur Pierre Firens. Il n’y a pas de trace de Pierre Daret entre la fin de son apprentissage et la signature du contrat de mariage de son frère. 

Un voyage en Italie est concevable, dans l’inventaire après décès de sa femme Gillette Guinet (enlumineuse, contrat du 5-9-1633) on cite un tableau anonyme avec une vue de la place St Marc de Venise, peut-être un point d’appui pour des relations avec Jacques Blanchard (cf Thuillier 1978) ; en tout cas ses premières gravures de blason d’après Blanchard et Vouet renvoient sans équivoque à un contexte italien. En mars 1630 et 1631, attesté à Paris, mais comme graveur seulement à partir de 1632. En août, il embauche un apprenti (adresse rue des Billettes, paroisse St Jean en Grève) . Ses débuts tardifs ainsi que ses fréquents changements d’adresse sont l’indice d’une intégration insuffisante dans le cercle des graveurs parisiens. Le catalogue de ses œuvres (cf IFF 1954) comprend cependant 551 numéros pour la période 1632-55/56. (462 burins de Daret et 89 excudit sans précision, quatre exécutés hors de Paris). Par une ascension extraordinaire, due à la qualité et à l’élégance de sa conduite du burin, ce qu’attestent des collaborations à des commandes de l’Imprimerie Royale, ainsi que par son esprit d’entreprise, Daret atteint en 1650 une position enviable, ce que montre son rôle dans l’affaire de l’architecte François Mansart (qui avait obtenu un privilège sur l’estimation des estampes). À côté de Charles Errard (relations communes avec le graveur Georges Tournier ), il est apparemment  au centre de l’échec de la tentative monopolistique de Mansart et du succès des représentants du métier auprès du garde des sceaux Chateauneuf, dont il a salué le retour aux affaires en 1649 par un portrait reconnaissant. En 1650 il lui dédie  la vie de Raffael de  G. Vasari qu’il avait traduite et éditée, l’ Abrégé de la vie de Raphael Sansio d’Urbin. En même temps qu’Errard et Bosse (enveloppé dans cette même affaire), il forme un trio d’artistes impliqué dans des activités littéraires et artistiques en ce temps décisif pour la création de l’académie royale de peinture et de sculpture (1648). Tous trois sont perdants dans la restructuration de la vie artistique en France qui débute après le retour du cardinal Mazarin aux affaires et que J.B.Colbert mène à son terme pour la plus grande gloire du roi avec le soutien de Charles Le Brun.

En 1632 paraît la première œuvre datée de P. Daret, un frontispice pour l’édition de 1632 par A. de Sommaville de La conclusion et dernière partie d’Astrée de Balthasar Baro (2ème éd. en 1647 chez A.Courbé), qui est immédiatement un succès et l’une des œuvres les plus vendues de la littérature française au XVIIe siècle. Grivel met l’accent sur l’influence artistique de ses illustrations sur tout le siècle, bien qu’un mérite supérieur soit attribué aux autres graveurs attelés  à cette entreprise (Charles David, Michel Lasne, Daniel Rabel ). 

Daret fait au moins 9 frontispices d’après Blanchard, une suite importante pour Vouet, et grave d’après des sculptures de Jacques Sarazin ; après 1640 il collabore avec Eustache Le Sueur à des fointispices d’après des dessins de Laurent de La Hire, Jacques Stella, Claude Vignon, et Le Brun. (premier frontispice pour l’édition princeps de 1641 chez Courbé de  l’Horace de Corneille. Il interpète donc les meilleurs dessins produits à Paris entre 1630 et 1650. Il travaille plus rarement d’après des Italiens, (Annibal Carrache, Guido Reni , Titien), ce qui confirme son orientation française vers la gravure de reproduction.

A part cette activité pour les libraires et pour Vouet, il tend vers l’indépendance et l’édition en son propre nom, ce qui explique son engagement dans diversse entreprises . EN 1637 il ocnclut un ocntrat avec le libraire Courbé pour l’édition de la version française des Emblèmes d’Horace, un livre fort populaire au début du XVIIe s. de l’éditeur hollandais Otto Vænius ( van Veen). En 1645/46 Daret publie à ses frais en association avec l’imprimeur Louis Sevestre La doctrine des mœurs avec des textes de Marin Le Roy de Gomberville, et un frontispice d’ap. un dessin de Le Sueur. Avec lui et Gomberville, daret appartient au cercle de M. de Chambré. Ils sont représentés sur un portrait de groupe peint par Le Sueur (Réunion d’amis, Paris, Louvre) . En 1648 Daret publie le Traité de l’architecture  suivant Vitruve, où il est traité des cinq ordres de colonnes … dessinés par Maître Julien Mauclerc … où il a été ajouté les diverses mesures et proportion de ces fameux architectes Scamozzi, Palladio et Vignole et quelques règles de perspective … le tout représenté en 50 grandes planches en taille-douce … et mis en lumière par Pierre Daret, graveur ordinaire du Roi. Selon le privilège royal les images ne sont pas de P. Daret et l’entreprise a commencé en 1642 et l’auteur, Mauclerc, est de la génération du père de Daret, selon la préface. Tout cela n’est pas clair, mais le projet s’affirme en même temps que celui de Bosse sans le concurrencer, contemporain de la méthode de perspective de Gérard Desargues louée par Bosse au début des années 1640 et du Parallèle de l’Architecture ancienne et de la moderne (publié en 1650 par Fréart de Chambray et Errard. 

Rationalisme et relation à l’antiquité correspondent à la passion de Daret pour les idéaux de la Renaissance italienne. En 1651 il publie sous ce rapport l’Abrégé de la vie de Raphaël Sanzio d’Urbin … où il est traité de ses œuvres, des Stampes qui en ont été gravées, tant par Marc Antoine Bolognois qu’autres excellents graveurs, de l’origine de la gravure avec une adresse des lieux où les principaux peintres italiens décrits par Vasari ont travaillé. » Le titre et le texte présenté montrent clairement les prétentions et les limites de l’œuvre, traduite librement de Vasari, qui est d’abord le premier catalogue de l’œuvre gravé d’après les dessins d’un peintre, où le rôle éminant de la gravure sur cuivre dans le contexte général, dans le contexte historique et critique touchant la peinture .

La dernière œuvre publiée par Daret sous son nom est une collection parue en 1652 de plus de 100 portraits historiques de personnalités importantes d’un passé récent, avec des résumés biographiques que Daret intégra lui –même au bord inférieur de sa planche. La publication de l’œuvre est risquée, elle intervient alors qe la Fronde s’effondre dans une acmé d’anarchie et de violence. 

La fin de sa carrière intervient de façon inattendue et demeure énigmatique : peu après la fin de la Fronde, il disparaît de Paris. Dans la dédicace des Tableaux historiques à la duchesse de Chevreuse,

(sans doute de 1654), Daret mentionne que des ennemis puissants l’ont ruiné et contraint à la fuite. 

La protection de la duchesse et une alliance inattendue lui redonnent espoir : le 7 –4-1655 sa fille unique (*1634) épouse à Lahontan  (Pyrénées Atlantiques) Philibert Archambault du Sault , baron de La Luque, membre d’une famille parlementaire considérée en Aquitaine. La même année, il grave à Magescq, autre possession du baron, d’après des bustes du Christ et de la Madonne, sur des dessins de Le Sueur récemment décédé. En 1656 il complète les Tableaux par le portrait de Gabriel du Sault, le père de son gendre et ancien lieutenant général de Dax et de Jean-Jacques du Sault, grand-oncle de son gendre, évêque de Dax et cardinal. Daret s’établit sur la domaine de son gendre, prend le nom de de Caseneuve et y vit jusqu’à sa mort. Seul un voyage à Paris en 1663 est attesté. Daret y noue des contacts, reçoit une commande de Nicolas Berey et lui vend ses cuivres. Mais il ne devient pas membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture. La seule signature dans ses registres à la date du 15-9-1663 est celle de son cousin Jean Daret, qui travaille pour le roi de 1660 à 64 et est reçu à l’Académie. Mais le remplacement de Jean Daret par son cousin Pierre Daret rendu possible par le retour de Jean à Aix en P. et sa mort peu après montre que le nom de Daret à Paris est nécessairement lié à Pierre Daret. 

 

Biblio 

Th-B 8, 1913 ; Strutt , I, 1785 ; M. Huber , Not. Gén. des graveurs, I, D/L ; 1787 ; F.Basan, Dict. des graveurs anciens et mod. I,p. 1791 ; G.Gori-Gandellini / L. de Angelis , Not . istoriche , Siena, 1808 ; Le Blanc, II, 1856 ; Herluison, 1873 ; Bellier/Auvray , I, 1882, ; DBF X, 1965 ; Bénézit III, 1976 ; DA VIII, 1996 ; M. Préaud, Dict. éd. estampes, 1987 ; P.J.Mariette, Notes manuscrites I, s.l. e. a., 223-228 ;   J.J-C Tauzin, Chron. Landaises , La Fronde, Auch, 1895 ; IFF Grav XVII s. III, 1954 ; C.Blanc, Un oubli dans la galerie des Landais, Pierre Daret. 1961. J. Thuillier, Propositions pour I.Charles Errard peintre, Revue de l’art, 1978, (40/41)  151-172 ;  A.Mérot, Eustache Le Sueur et ses graveurs, (1635-1655), Un ensemble incomplet, Nouvelles de l’Estampe, 69, 1983, 6-13 ; M.Grivel, Le commerce de l’est. à Paris, Genève, 1986 ; A. Mérot, Eustache Le Sueur (1616-1655) ; Paris, 1987 ;  A.Schnapper, in Et il se rendit en Italie, mélanges Chastel ; 1987, 235-241 ; J.Thuillier et al. in Vouet  (Cat. expo Grand Palais,) 1990, p. 61-85 ; J.Thuillier , in Jacques Blanchard (1600-1638)  cat. Musée des B.A Rennes, 1998,  25-35. 

 

 

DAUTRY Marc

(Nimes 11 mars 1930- † Montauban  12 juillet 2008)

Sculpteur et graveur français.

 

 

Etudes secondaires à Nîmes et à Montauban.

Elève de Louvrier  pour la gravure aux Beaux Arts de Toulouse de 1947 à 1950.

Premier prix de dessin, de gravure et de sculpture.

Décédé à Montauban le 12 juillet 2008.

 

Expositions 

Depuis 1952 à Montauban, Toulouse, Montpellier, Valenciennes, Evreux, Paris, Nîmes, Chalon sur Saône, Bordeaux (Galerie du Fleuve, 1965), La Rochelle, Lyon, Grenoble, Göteborg, Ancône, Florence (Médaille d’or de la Biennale d’art Graphique, 1972), Genève, Rome, Innsbrück …

 

Editions  de livres illustrés et de suites  gravées

Flammes de pierre de H. Dufor, 1954.

Livre de Job aux Editions Sefer, Nice, 1960

Les dix commandements , Editions La belle Page, 1963, exposés à la B.N.

Les Provinciales de Pascal, aux Editions du Fleuve, Lyon, 1967.

Sonnets de  Michel-Ange, aux éditions Les Heures Claires, Paris, 1973.

Sonnets de Pétrarque, aux éditions Les heures Claires, Paris, 1977.

Les Caprices, suite de 21 burins fantastiques, 1977. 

Voyage au bout de la nuit, de L. F. Céline, aux éditions Les Heures Claires, Paris, 1979. 

Tristan et Iseult , aux éditions Les Heures Claires, Paris, 1981. 

Lettres Persanes de Montesquieu, Imprimerie Nationale, 1986.

Veillées de chasse d’Henri Guisard, aux Editions Universelles, Toulouse, 1987.

Lithographies pour les éditions Sofradif, Paris, 1983 & 1987 et l’Estampe, Strasbourg, 1999.

Portrait au burin du poète Louis Guillaume, 1999.

 

Timbres -poste

Abbaye de Landevennec, 1985. 

40ème anniversaire de l’ONU, Nouvelle Calédonie, 1985.

Notre Dame de  Laghet, Monaco, 1988.

 

Création de médailles pour la Monnaie de Paris 

Médaille du Conseil Général du Tarn-et-Garonne, 1969.

Médaille pour la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tarn- et-Garonne, 1982.

Médaille d’honneur du Conseil Général de Tarn-et-Garonne, 1982.  

Médaille de la Fondation Singer-Polignac, 1995.

Médaille du centenaire de l’édit de  Nantes, pour la ville de Montauban.

 

Monuments et sculptures

Monuments de la déportation de Montauban et de Montpezat de Quercy, 1960 –1961.

Stèle commémorative des Huguenots à Aigues-Mortes, inaugurée par André Chamson, 1968.

Buste de Louis Delmas, député-maire de Montauban, salon d’honneur de l’hôtel de ville, 1988. 

Statue de la Liberté, pour le bicentenaire de la Révolution à Montauban, bronze, 3,50  m , 1989.

Terres cuites, éditées par Les Heures Claires, 1990-1993.

Bustes en bronze, sculptures petit format, 1994-95.

Sculpture La Vierge Sage, pour la maison de retraite Jean Calvin, Montauban, 1,85 m, 1998.

 

 

DUMONSTIER 

Famille d’artistes originaires de Rouen . 

—Cosme I Dumonstier , graveur de monnaies, attesté entre 1520 et 1552.

— Geoffroy Dumonstier (1500-1510- †1573) peintre, miniaturiste, graveur ? , verrier , compagnon de Rosso aux fresques de Fontainebleau.  Il serait l’auteur de 26 planhces dans le genre de Fantuzzi.

 

— Daniel Dumonstier (1574 - 1646), dessinateur français surnommé de son temps « le plus excellent crayonneur de l'Europe ». Il a fait le portrait de tous les grands de la première moitié du xviie siècle. Cet excellent dessinateur est peu connu ; on ignore encore s'il pratiquait aussi la peinture, ou se limitait au dessin. Il était fils de Côme II Dumonstier, lui-même artiste.

Une exposition, comprenant la totalité de son œuvre conservée à Chantilly (soit une trentaine de pièces) et d'importants prêts de la Bibliothèque nationale de France et du musée du Louvre, a été organisée au musée Condé à Chantilly du 15 mars 2006 au 15 juin 2006 à l'occasion de la publication par les Éditions Arthena de la thèse de Daniel Lecœur sur l'artiste.

 

— Cosme II Dumoustier († le 5-10-1605 à Rouen)  

Fils de Geoffroy D. Il eut pour fils en 1574 Daniel Dumonstier , le fameux peintre, issu de Charlotte Bernier, qu’il épousa plus tard le 21-2-1577. Le contrat fut enregistré le 29 août au Chatelet. Il était déjà peintre attitré de la reine–mère Marguerite de Valois , qui le fit venir à Nérac le 1 juin 1581 et le 23 juin 1581 à Bagnères.  Il reçut en 1582 un dédommagement pour ce voyage. Selon Mariette, il fut chargé de commandes importantes par le roi qui l’avait nommé son valet de chambre. En 1586, il est cité comme peintre attitré de Catherine de Médicis, De 1594 à  98 il vécut dans la paroisse St Nicolas de Rouen. En 1595 il est l’époux en secondes noces de Marie Carton. Des documents le signalent en 1602 à Rouen, et en 1605 où il habite dans la paroisse St Vivien. Il est l’auteur probable du portrait exposé.

 

DUPRE Guillaume

Orfèvre, médailleur français, né à Sissonne vers 1576, mort à Paris en 1643, auteru de la médaille commémorant la naissance de Louis XIII. 

Cf Jones Mark in Medal 9, 1986 p.22-47

 

 

DUPUIS Charles  ou Dupuis aîné.

Né à Paris en 1685, mort à Paris le 3 mars 1742.

Elève de Gaspar Duchange, admis en 173à à l’acadéie avec les portraits de N. Coustou d’après Legros et de Largillière d’après Goulain. 

 

 

ENGELMANN Godefroi /Gottfried

1788,16 août, naissance de Gottfried Engelmann à Mulhouse

1809 : retour à Mulhouse après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris

1814 : séjour à Munich où Engelmann apprend la technique de la lithographie auprès de son inventeur, Aloïs Senefelder (1771-1834)

1815 : fondation, à Mulhouse, de la première imprimerie lithographique où travaille notamment Jean-Baptiste Huet (1745-1811)

1816 : ouverture, à Paris, d’un deuxième atelier d’impression où des artistes tels que Jean-Baptiste Regnault (1754-1829), Anne-Louis Girodet (1767-1824), Joseph Claude Vernet (1714-1789), Jean Honoré Fragonard (1732-1806), Jean-Baptiste Isabey (1767-1855) viennent travailler.

1826 : création d’une filiale à Londres.

1837 : dépôt d’un brevet pour une invention consistant à doter le procédé déjà mis au point par Senefelder, d’un cadre à repérer, permettant d’augmenter la précision de la superposition des couleurs sur la pierre d’impression lors de la réalisation d’une chromolithographie. Fondation d’une société de chromolithographie.

1839 : le 25 avril, décès de Gottfried Engelmann à Mulhouse.

 

Bibliographie

 

BENEZIT, E., Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, tome III, nouvelle édition, Paris, Gründ, 1976, p. 584.

GABET, Charles, Dictionnaire des artistes de l’école française au XIXe siècle. Peinture, sculpture, architecture, gravure, dessin, lithographie et composition musicale, Paris, 1831, p. 253-254.

SAUR, K. G., Allgemeines Künstler-Lexikon, tome III, Munich et Leipzig, 1999.

THIEME, Ulrich, BECKER, Felix, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, tome X, Leipzig, 1914, p. 543.

Reflets d’Italie, catalogue d’exposition, Liège, Collections artistiques de l’Université, 2006, notice 18.

 

FESSARD Etienne ou Fessard aîné

Paris 1714- † 2-5-1777

Elève d’Edme Jaurat et graveur remarquablement fécond, mais dont l’œuvre majeure fut son élève Augustin de Saint Aubin, selon le mot de Portalis.

 

 

F.V.

Dessinateur non dentifié

 

 

GAILLARD René (et non Robert)

Graveur au burin et à l’eau-forte, né à Paris, mort à Paris âgé d’environ 71 ans le 11 avril 1790. 

 

 

 

GAULTIER Léonard (1561 - c.1635)

 

(b Paris, 1561; d Paris, c. 1635). French engraver, draughtsman, print publisher and dealer. He was the son of the goldsmith Pierre Gaultier, but probably not, as has been stated, the son-in-law of Antoine Caron and brother-in-law of Thomas de Leu. His first dated engravings (1576; Linzeler, 13–120) form part of a suite of 108 plates illustrating the New Testament. He was a very prolific engraver—his output reached at least 985 prints—and treated various genres, producing religious engravings, allegories, coats of arms and above all portraits and book illustrations. Although he copied the suite of engravings by Agostino dei Musi and B. Daddi after Raphael’s fresco cycle the Loves of Cupid and Psyche in the Farnesina, Rome (L 163–95), most of his work was from his own drawings. His work was published by a number of print publishers: Pierre Gourdelle ( fl 1555–88) and, in 1591, by his wife (e.g. the Salvator Mundi, L 2, and the Virgin, L 125); by Jean Leclerc (e.g. the Passage of the World, L 124); by Jean Rabel (1545–1603) (e.g. portrait of Henri Cajetan, L 202); by Jacques Honnervogt ( fl 1608–35), and by ‘Veuve Jacquet au Palais’ (e.g. portrait of Catherine de Bourbon, L 197)—but he most often published his engravings himself. Gaultier also sold prints at the sign of the Fleur de Lys d’Or in the Rue Saint-Jacques, Paris. His earliest prints show Italian influence (possibly through Etienne Delaune); he then came under German influence and later, with Thomas de Leu, contributed to the creation of a distinctively French school of engraving at the turn of the 16th and 17th centuries.

On doit à L.Gaultier : Pourtraict du sacre et couronnement de Marie de Medicis Royne Tres-Chrestienne de France & de Navarre, Burin, Paris, Jean Leclerc, 1610, avec long texte autour de l’image, H. 38,2 ; L. 51,16 cm., Pau, musée national du château, inv. P. 1348

 

 

GILBERT Achille  Isidore 

Dessinateur, lithographe, graveur sur bois et aquafortiste 

Né à Paris le 6-4-1828, mort à Paris le 18-9-1899. 

Elève de Couture et de Belloc, employé d’abord comme lithographe à l’Illustration, Il a travaillé des decennies pour la Gazette des Beaux Arts. 

 

 

GRANTHOMME Jacques

(floruit 1574-1613 )

Graveur spécialisé dans les portraits, qui contribua à une œuvre collective de Jean Jacques Boissard  Pars romanæ urbis topographiæ éditée par Theodor de Bry en 1597 à Francfort sur le Main, auteur aussi d’une série de Sibylles antiques.

 

 

GRAVELOT

Surnom de Hubert François Bourguignon 

(Paris 1699-1773)

Peintre, graveur et dessinateur français . Après avoir travaillé auprès de Restou et de Boucher il se consacra au dessin et à la gravure, Installé à Londres de1732 à  1745, il fonda une école de dessin où il étudia notamment gainsborough et publia un Traité de perspective. Il s’adonna aussi à la caricature,  se lia vec Hogarth, et illustra une édition de Shakespeare . A Paris, il devint un illustrateur et ornemaniste réputé (La Nouvelle Héloïse, le Décaméron ) réalisant des portraits, des satires et des scènes galantes avec un trait fin et élégant. 

PRNP   

 

HARREWYN 

Famille de graveurs hollandais actifs à Amsterdam, Bruxelles , La Haye.

 

JANET, voir Clouet, François et Jean 

Janet est le surnom de  François Clouet (Tours v. 1515-Paris 1572) , fils de Janet Clouet, peintre et dessinateur français d’origine flamande. Formé dans l’atelier de son père, il devint peintre du roi en 1541 et fit peut-être un voyage en Italie vers 1549-1550. Comme son père dont il imita la manière, il exécuta des crayons. Le modelé des visages y est traité avec une extrême délicatesse ; la froideur de l’observation n’y exclut pas une certaine animation expressive ( la reine Marguerite enfant, Catherine de Médicis ).  Peu de peintures ont subsisté  excepté quelques portraits. 

PRNP

 

 

JANINET Jean-François 

Graveur en couleurs et éditeur d’estampes 

Paris 1752- 1er –11-1814. 

 

JEAN

Editeur d’estampes rue Jean de Beauvais n°32.

 

 

LECERF Jacques Louis Constant

Graveur sur cuivre et lithographe (?), actif entre 1814 et 1824 à Paris. Le Blanc décrit deux portraits de Napoléon , l’un d’après Choquet, . De lui aussi sans doute une vue de la Bourse, à Paris, Henri IV et ses enfans, les Reines de France, épouses des Bourbons , 1814, plusieurs planches de la Galerie du Palais Royal entre 1768 et 1808. et une suite de lithographies, les cnq sens d’ap. P. Bruegel. 

In Thieme & Becker ,1928, vol. 21.

 

 

 

LEU , Thomas de

Audenarde vers 1555- Paris vers 1612. 

“Sans renseignements précis sur la naissance de cet artiste, on pense d’après son nom, qu’il pourrait être  originaire des Flandres. Dès 1576, il travaillait à Paris chez Jean Rabel. “C’est là, dit Renouvier, qu’il apprit à graver d’après les crayons et d’après les maîtres flamands… Il s’adonna à la confection des petites estampes de dévotion, des planches pour les livres et les portraits… A côté des emprunts qu’il fait à Wierix pour de nombreux motifs d’imagerie ascétique, entre lesquels brillent les portraits de saint Ignace et de sainte Thérèse, à Crispin de Pass pour les têtes du Christ et de la Vierge, il reproduisit plusieurs compositions d’Antoine Caron, son beau-père, et de François Quesnel. C’est de ce côté qu’il faut rechercher son type.”

Son œuvre gravé se compose de plus de 500 pièces. La meilleure partie comprend environ 200 portraits … La technique de Thomas de Leu est toute en harmonie avec celle des burinistes, ses contemporains. La taille fine et serrée paraît quelquefois légèrement retroussée à l’impression et donne souvent des noirs savoureux dont la puissance d’effet n’est pas contestable. Mais le genre devient quelque peu monotone en se généralisant trop. C’est cependant la manière que préfère la mode du temps, puisque presque tous les graveurs au burin l’ont employée. Comme elle prêtait à peu de variété, il arrrive que toutes leurs œuvres se ressemblent.”

L. Lieure, L’école française de gravure des origines à la fin du XVI ème siècle. Paris, 1928, p. 167-168.

 

 

MONTCORNET Balthasar

Rouen, vers 1600 - Paris, 1668 ; 

Français ; peintre, graveur au burin et marchand d'estampes ; Moncornet habita surtout à Paris ; il demeurait au faubourg Saint-Marcel, rue des Goblins ; après sa mort, sa femme continua le commerce de gravure et demeura rue Saint Jacques en face Saint-Yves ; père de Jean Moncornet qui continua aussi son commerce; son œuvre est considérable et comprend des pièces de tous les genres ; ses portraits, particulièrement sont d'un dessin très sûr et d'un trait caractéristique" 

(Notice extraite de la base de données du ministère de la Culture Joconde)

 

 

MOREAU Jean-Michel dit le jeune

(Paris 1741-1814)

Né à Paris en 1741, Jean-Michel Moreau part pour à Saint-Pétersbourg à dix-sept ans, avec son maître Le Lorrain. Il y reste deux ans, jusqu'à la mort du Lorrain : il y exécute des travaux de décoration théâtrale et est nommé professeur de dessin à l'Académie de Peinture de Saint-Pétersbourg, qui venait d'être fondée par la tsarine Elisabeth.

A son retour à Paris en 1760, il étudie la gravure dans l'atelier de Le Bas.. Il épouse en 1765 Françoise Nicole Pineau (fille du sculpteur François Pineau, et nièce de Prault, un grand libraire) : ce mariage lui ouvre les portes de l'édition, et il devient l'un des plus prolifique graveur et créateur de vignettes de la fin du XVIIIe siècle. On lui attribue environ deux mille vignettes d'illustration de livres. Il dessine des vignettes pour, notamment, les Chansons de la Borde (1773), les Oeuvres de Rousseau (1774-1783), les des Estampes pour servir à l'histoire des moeurs et du costume des Français dans le XVIIIe siècle (1775-1783), ...

Nommé dessinateur des Menus-Plaisirs du Roi par Louis XV en 1770, il succède à Cochin. Il est agréé à l'Académie en 1781 avec une gravure représentant Le Sacre de Louis XVI. et est fait Académicien en 1789. La même année, sa fille donne naissance à Horace Vernet, fils de Carle Vernet.En 1793, Moreau le Jeune fait partie de la Commission pour les Arts; quatre ans plus tard, il est nommé professeur à l'École Centrale. Jean-Michel Moreau meurt à Paris en 1814, à l'âge de 73 ans.

Graveurs ayant travaillé d'après des dessins de Jean-Michel Moreau (liste partielle)__BAQUOY Pierre-Charles (1759-1829)_BLOT Maurice(1753-1818)_COINY Jacques-Joseph (1761-1809)_CROUTELLE Louis (1765-1829)_DAMBRUN Jean (1741-p.1808)_DELAUNAY Nicolas (1739-1792)_DELIGNON Jean-Louis (1755-c.1804)_DELVAUX Remi-Henri-Joseph (1748-1823)_GHENDT Emmanuel de (1738-1815)_GODEFROY François (1743-1819)_HALBOU Louis-Michel (1730-C.1809)_INGOUF François-Robert (1747-1812)_LE BAS Jacques-Philippe (1707-1783)_LE MIRE Noël (1724-1801)_MASSARD Urbain (1775-1843)_NICOLLET Bénédict Alphonse (1743-1806)_ROGER Barthélemy (1767-1841)_ROMANET Antoine-Louis (1742-p.1810)_SIMONET Jean-Baptiste (1742-p.1813)_THOMAS N. (c.1750-c.1812)_TRIERE Philippe (1756-c.1815)_VILLEREY Antoine (1754-1828)

Michel Moreau : bibliographie__E. DACIER, La gravure en France au XVIIIe siècle. La gravure de genre et de moeurs, Paris et Bruxelles, G. Van Oest, 1925, p. 110, 114-115, 118-119._L. REAU, La gravure en France au XVIIIe siècle. La gravure d'illustration, Paris et Bruxelles, G. Van Oest, 1928, p. 55, 57-58._THIEME-BECKER, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Lepizig, 1931._M. ROUX, Inventaire du Fonds Français. Graveurs du XVIIIe siècle, tome IV, Paris, Bibliothèque Nationale, 1949, p. 234-276._J. ADHEMAR, La Gravure Originale au XVIIIe siècle, Paris, Éditions Aimery Somogy, 1963, 161-171._M. HEBERT et Y. SJOBERG, Inventaire du Fonds Français. Graveurs du XVIIIe siècle, t. XII, Paris, Bibliothèque Nationale, 1973, p. 525-526, n° 210-211._E. BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome VII, p. 526-527._Jean HOUSEN, Jean-Michel MOREAU, dans Livres d'images - Images du livre. L'illustration du livre de 1501 à 1831 dans les Collections de l'Université de Liège, Bruxelles, Crédit Communal - Groupe Dexia, 1998, p. 107-111.__Jean-Michel Moreau : sur Internet__Jean-Michel Moreau on the Internet (USA, Artcyclopedia)_oeuvres de Moreau le Jeune : Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux (France)__Raynal, Histoire des deux Indes__Réédition de l'Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes (UK, University of Hull, Faculty of Arts, Département de Français)_Editions liégeoises et maastrichtoises de l'Histoire des deux Indes (Belgique, Université de Liège)

 

 

ODIEUVRE Michel 

Peintre, marchand et éditeur d’estampes à Paris , né en 1687 en Normandie, mort en 1756 à Rouen. 

Cf C. Guery , Michel Odieuvre, peintre et marchand d’estampes, 1687-1756  (Société libre d’agriculture etc de l’Eure , Brionne, 1899, 39 p. avec portrait.

In Thieme & Becker 

 

 

PASSE , Simon de —

Dessinateur et graveur, fils aîné de Crispyn I  de Passe, né en 1595 à Cologne, mort à Copenhague en 1647, élève de son père, principalement graveur de portraits.

 

 

PATAS Charles Emmanuel 

Paris 1744 -1802,

Graveur , élève de Baquoy.

 

 

POURBUS Frans 

Anvers 1569- Paris 1622 , enterré le 19 février.

Portraitiste et miniaturiste, fils de Frans Pourbus l’ancien, élève de Floris. Actif à la cour de Bruxelles en 1600, à Mantoue de 1600 à 1609, puis à Innsbruck, Naples, Paris (1606) , Turin. Appelé comme peintre de la cour par Marie de Médicis il est le portraitiste le plus réputé de son temps.

 

 

RUBENS (Pierre Paul ) 

(Siegen 1577-Anvers 1640)

Il réalisa vingt sept œuvres pour la galerie de Marie de Médicis décorant l’une des ailes du palais du Luxembourg, suivie par le projet de galerie d’Henri IV (1627-1630) qui ne fut pas achevé et dont subsistent  la Bataille d’Ivry et l’Entrée triomphale d’Henri IV à Paris. ces tableaux sont maintenant au Louvre. 

 

 

ST AUBIN Augustin de — 

(Paris 1736-1807)

Dessinateur, graveur, pastelliste et aquarelliste français ; il étudia auprès de son frère Gabriel de Saint Aubin. Ses multiples scènes de mœurs témoignent de son esprit et de son sens de l’observation. Il fut surtout un remarquable ornemaniste et vignettiste.  Il obtint en 1777 la charge de graveur de la Bibliothèque du Roi, devenue la bibliothèque nationale et laissa plusieurs séries de gravures au trait fin et preste (Portraits à la mode ).

 

 

TARDIEU Pierre Alexandre 

(Paris  2-3-1756 – 3-8-1844 )

Graveur, fils d’un  polisseur de cuivre, élève de son oncle et de J. G. Wille dont il adopta la manière. 

 

 

TRIERE Philippe 

Paris 1756- † vers 1815. 

A gravé d’après Dugourc, J.M. Moreau, etc , produit des vignettes pour l’illustration d’éditions de Crébillon, Gessner, Ovide, Pope, Racine, Rousseau et Voltaire. 

 

 

 

VALDOR Jean le Jeune

Jean Valdor le Jeune est le fils de Jean Valdor l'Aîné, né en 1616. Nous ne savons pas grand chose de sa première jeunesse si ce n'est que Valdor le Jeune grave des paysages dans le style de Wenceslas Hollar. Il quitte Liège vers 1634 pour aller en Italie, où il fait un long séjour à la cour papale. Ce voyage nous est confirmé par un écrit de sa main : "Pour cette représentation, j'ai apporté tous les soins et toute la diligence possible, n ayant pas manqué de visiter les galeries curieuses de consulter ceux du mestier et d'emprunter dans mon art le secours des plus considérables artisans de 'Europe, l'espace de six ans entier." Il ajoutera : "Mon admiration pour Louis XIII rompit tous les liens qui m'attachaient à Rome au service du Pape, ]e vins en France. La mauvaise fortune voulut que croyant venir à son triomphe, je me trouvai à ses funérailles." Louis XIII meurt 14 mai 1643 : il est donc probable que Jean Valdor le Jeune regagne Paris lors de cette même année. Il se marie avec Catherine Janssens dont il a trois enfants, deux fils et une fille. Louis XIII décédé, Jean Valdor le Jeune trouve un appui auprès de la reine mère Anne d'Autriche pour réaliser un grand projet, Les triomphes de Louis le Juste. A cette occasion, il est logé dans les galeries du Louvre avec son illustre compatriote Jean Varin. Suite à la parution de l'ouvrage Les triomphes de Louis le Juste en 1649, Louis XIV lui attribue un titre de noblesse. Jean Valdor se nomme lui-même: Sieur de Valdor Il est désormais le chalcographe du Roi. A côté de cela, le prince-évêque de Liège le déclare intendant des Messageries de Liège au Duché de Bouillon et vice versa et, en août 1662, cette charge est renouvelée par le roi Louis XIV. Quoique jouissant d'un grand honneur et d'une grande considération de la part de la cour royale française, il quitte Paris après la mort de sa femme. Car, il est inconsolable. Il rentre à Liège pour devenir chanoine à l'église Saint-Denis où il meurt. D'ailleurs, un de ses fils reprend sa fonction de chanoine dans la même église tandis que l'autre embrasse la carrière d'agent du prince évêque de Liège tout comme l'a été feu son père.

Biographie fournie par le fonds Wittert de l’université de Liège. 

 

 

VAN DYCK Antoon 

(Anvers 1599-Londres 1641)

Peintre et graveur flamand.

 

VANGELISTI  Vincenzo

 

(c. 1740-1798) was an Italian engraver. He was born at Florence. He visited Paris when young, where he became a pupil of Ignazio Hugford and Johann Georg Wille. Emperor Leopold II of Austria invited him in 1766 to Milan, where he became professor in the Brera Academy, and in 1790 first director of the School of Engraving instituted by that prince. He committed suicide, after having defaced his remaining copper plates. Among engravers, who studied under him, were Giuseppe Longhi, who succeeded him as professor, and Faustino and Pietro Anderloni.

Among his engravings are:

Pyramus and Thisbe from a picture by Laurent de La Hyre.

Portraits of Armand de Bourbon, Prince de Conde. Georges Louis, Comte de Buffon; all after A. de Pujol.

Satyr and Nymph after one of the Van Loo artists.

Virgin and Child after Raphael.

Venus chastising Cupid after Agostino Carracci.

References

Bryan, Michael (1889). Walter Armstrong & Robert Edmund Graves. ed. Dictionary of Painters and Engravers, Biographical and Critical (Volume II L-Z). York St. #4, Covent Garden, London; Original from Fogg Library, Digitized May 18, 2007: George Bell and Sons. pp. page 632.

Retrieved from "http://en.wikipedia.org/wiki/Vincenzio_Vangelisti"

 

 

 

 

VAN GUNST , PIETER STEVENS (1659-1724) 

Adriaen van der Werff (1659 Kralingen près de Rotterdam – 1722 Rotterdam ) est un peintre et dessinateur, auteur d’un Moïse sauvé des eaux , au musée de Rennes. Son portrait de François d’Alençon figure dans un livre d’histoire du XVIII ème siècle . Le graveur Pieter Stevens Van Gunst (1659-1724) est un pratiquant de la gravure au burin fine et méticuleuse en vogue aux Pays Bas à cette époque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 août 2010

Catalogue des gravures de René Izaure

René Izaure 

 

Né à Vicdessos en 1929, élève de Louis Louvrier en gravure, de Maurice Mélat en dessin.

Professeur de gravure à l’école des Beaux Arts de Toulouse de 1976 à 1987.

Réside à Pau 

              

 

Catalogue des gravures de René Izaure



Les titres sont de l’auteur, les dimensions sont celles du support, elles sont données en millimètres, en commençant par la hauteur, puis sont indiquées la date de la gravure ou la période de réalisation, la nature du support, la technique ou les techniques employées.

 

1. Eglise de Rabat les Trois Seigneurs sous la neige.

240 x 299, 1953, cuivre, eau-forte et burin de retouche.

 

2. Le Crabe.

120 x150, 1954, cuivre, burin.

 

3. Rabat les Trois Seigneurs au grand arbre. 

300 x 400, 1954, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

4. Sieste à la place des puits clos à Toulouse.

135 x 180, 1954, cuivre, aquatinte.

 

5. Village de Vicdessos  (Ariège).

180 x 240, 1958, cuivre, burin.

 

6. La Lessive.

130 x 180, 1958  cuivre, burin.

 

7. Les Deux Amis.

104 x146, 1958, cuivre, burin.

 

8. Le Concasseur.

225 x 345, 1959, cuivre, eau-forte.

 

9. L’Ange et la Mort.

350 x 260, 1960, cuivre, burin.

 

10. Le cousin Pons.

120 x 157, 1963,  bois debout.

 

11. Réfection du pont de la côte pavée à Toulouse.

200 x 250, 1964, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

12. Pigeonnier languedocien.

300 x 240, 1964, cuivre, burin.

 

13. Parc à Arconac. (Ariège).

200 x 295, 1964, pierre, lithographie.

 

14. Pigeonnier de la région toulousaine.

184 x 244, 1964, cuivre, pointe sèche et burin.

 

15. Pigeonnier attenant à l’habitation, près de Toulouse.

238 x 293, 1964, monotype.


16. Portrait de Fazou.

200 x 250, vers 1964.

 

17. Dépiquage à Rabat les Trois Seigneurs.

300 x 400, 1960-1970, eau-forte, pointe sèche, burin de retouche.

 

18. Le Hangar à Arconac.

190 x 250, 1960-1970, cuivre, eau-forte et burin de retouche.

 

19. Blés à Vicdessos, les gerbes.

350 x 230, 1960-1970, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

20. Paysage d’Ariège  « Berquiè ».  

130 x180, 1960-1970, cuivre, burin.

 

21. Les Petits Blés à Vicdessos.

130 x180, 1960 -1970, cuivre, burin.

 

22. Paysage au dragon.

260 x 350, 1960-1970, cuivre, burin.

 

23. Dans le vent. 

175 x 300, 1960-1970,  cuivre, burin.

 

24. Le Pêcheur

350 x 260, 1965-1970, cuivre, burin.

 

25. Vieille forge à Rabat les Trois Seigneurs, (Ariège) .

190 x 250, vers 1970, cuivre, burin.

 

26.  L’Epouvantail.

140 x 220, vers 1970, cuivre, burin.

 

27. Cascade à Mounicou.

200 x 300, 1970-1980, cuivre, eau-forte.

 

28. Vignes à La Franqui.

195 x 270, 1974, cuivre, pointe sèche et burin.

 

29. Reposoir à la Bastide-Clermont (Haute Garonne).

190 x 240, 1974, cuivre, pointe sèche et burin.

 

30. Après la pluie, la lune aux 72 pattes.

180 x 260, août 1975, cuivre, vernis mou.

 

31. Brumes de septembre.

150 x 200, 1975, cuivre, eau-forte, recherche de matières.

 

32. Orage sur les Corbières (La Franqui). 

170 x 260,  1975, cuivre, pointe sèche et burin.

 

33. Les Cyprès  de Monsieur Serres à La Franqui.

190 x 240, 1975, cuivre, pointe sèche.

 

34. Hiver à Leucate.

280 x 260, 1975, cuivre, pointe sèche et burin.

 

35.  Les Oiseaux.

135 x150, 1975, cuivre, pointe sèche.

 

36. Les Portes de la nuit.

175 x 300, 1976, cuivre, eau-forte, soufre, burin de retouche.

 

37. Gardiens sous les lunes.

180 x 270, septembre 1976, cuivre, eau-forte, aquatinte, burin de retouche.

 

38. Le Fabricant d’épouvantails.

200 x 200, août 1976, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

39. Rencontre du septième type dans les Pyrénées Ariégeoises.
134 x150, 1976, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

40. La Vallée.

150 x 200, 1976, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

41. Les Méduses.

180 x 260, 1976, cuivre, vernis mou et burin.

 

42. Les Paysans.

180 x 260, 1976, cuivre, vernis mou.

 

43.  Les Lances. 

150 x 240, 1976, cuivre, aquatinte, pointe sèche, burin.

 

44. Fleurs, montagne et brumes.

130 x 180, 1976 ?, zinc, vernis mou, pointe sèche.

 

45  Lettres et paysage (essai). 

150 x 200, 1976, cuivre,  cuivre, aquatinte.

 

46. Dans la spirale du temps

240 x 188, 1976, laiton, burin.

 

47. Animaux et personnages

138 x190, 1976, zinc, eau-forte.

 

48. Les Plantes.

100 x140, 1976, zinc, vernis mou.

 

49. Visages dans la nuit.

92 x 150, vers 1976, cuivre, aquatinte.

 

50. Le Chat cosmonaute.

59 x 88, vers 1976, cuivre, aquatinte.

 

51. Paysage de montagnes.

 53 x 130,  vers 1976. Plaque perdue, aquatinte.

 

52. 1929 ou la Comète.

106 x 150, vers 1976, cuivre, aquatinte.

 

53. Personnage dans la nuit.

118 x 150, 1977, cuivre, aquatinte, manière noire, burin.

 

54. L’Invasion ou les Géomètres.

200 x 300, 1977, cuivre, vernis mou, aquatinte, burin.

 

55. Menace dans la journée claire.

150 x 210,  2007, cuivre, eau-forte, burin de retouche.

 

56. Procession aux cyprès.

150 x 240, 2007, cuivre, eau-forte, pointe sèche, burin de retouche.

 

57. Disparate de dessinateur. 

260 x 350, 2007, cuivre, pointe sèche et burin.

 

58. Les Manchettes.

240 x 190, 2008, cuivre, eau-forte, burin de retouche, pointe sèche.

 

59. L’Annonciation à Marie.

240 x 300, 2008, cuivre, eau-forte, burin de retouche, pointe sèche.

 

60. Après lui, le déluge.

230 x 260, 2011, cuivre, burin et pointe sèche.

 

 

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René Izaure

René Izaure, né en 1929 à Vicdessos, a enseigné à l'école des Beaux Arts de Toulouse. Il pratique la gravure au burin, à la pointe-sèche, à l'eau-forte et beaucoup le dessin. 

Pour recevoir son curriculum vitæ artistique, cliquez sur le lien suivant 

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10 août 2010

Robert Cami

Peintre, aquafortiste et buriniste, graveur sur bois et illustrateur français.

Né le 1-1-1900 à Bordeaux, † 1973 à Paris .

Epoux de l’artiste Camille Berg.

Etudes à l’école des Beaux Arts de Bordeaux, diplôme en 1919; école des Beaux Arts de Paris, élève de Lucien Simon et de Walther, (1928 Grand prix de Rome) ; de 1928 à 1932, séjour à Rome.

De 1932 à 1942, professeur de gravure à l’école des Beaux-arts de Bordeaux, (pendant ces années, nombreuses gravures sur bois et sur cuivre) . A partir de 1942, il enseigne à l’école des Beaux-arts de Paris. Il a plusieurs fonctions officielles : membre de l’Académie des Beaux-Arts, vice-président du Trait et du comité du Livre français illustré, chevalier de la Légion d’honneur, et des distinctions : Prix Florence Blumenthal 1926 ; Grand prix des Beaux-Arts de la ville de Paris, 1957)

Inspiré par la gravure européenne du XVe s. et celle du Japon, Ses principaux motifs sont nus, paysages et vues de villes (Bordeaux). Vers 1958, il prend pour objet de ses grands gravures sur cuivre et sur bois des apparitions lumineuses (Période des astres). Sous ce rapport, Cami fut aussi constructeur et décorateur de cadrans solaires.

A côté de ces illustrations de livres (entre autres de Henry de Montherlant, Encore un instant de bonheur, et Othello de Shakespeare) ex-libris et projets de timbres et décoration des portes de bronze de l’ambassade de France à Ottawa.

Expositions à Bordeaux, Bibliothèque Municipale, Chicago , Mus. of cont. Art., Mulhouse, BN Paris, MAM, BN.

Galeries : 1933-34 Paris, salon des Tuileries, Salon d’automne ; /Chicago, Bienn. / Venise : Bienn.

Biblio :

Bénézit II, 1976 ; Bailly-Herzberg, 1985. IFF après 1800, IV, 1949 ; Intergrafik 65 (K. Neue Berliner Galerie ) Berlin, 1965 ; Intergrafik 67  (K. Altes Mus. ) Berlin, 1967 ; Dennery-Adhémar  Les peintres - graveurs français, Paris, 1969 ; Le Club français de la médaille, 37 : 1972, 132 p. C. Rameix, L’école de Crozant . Limoges, 1991. 

Source : AKL 15, p. 676, article de KSD (Karin Sagner-Düchting) trad. M.W.

 

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02 mai 2010

Lamarche Marie

Vous pouvez avoir par l'album de la colonne de gauche un aperçu des gravures de Marie Lamarche, dont le curriculum artistique se lit ci-dessous

 

                                                     

Marie Lamarche née le 31 mars 1980 à Strasbourg, artiste-plasticienne, vit et travaille à Toulouse.

 

Contacts:

marie_lamarche@yahoo.fr

06 24 00 49 35

 

EXPERIENCES ARTISTIQUES:

 

Expositions

Exposition, installation / Passerelles/ avec Veronika Peddinghaus/ Galerie Brause, Düsseldorf, 2009

Exposition de photographies /  Les Aléatoires / Rencontre Internationale de l 'Astronomie, Château de Lavardens, 2009

Exposition de peintures acrylique/ La Hâche, Strasbourg 2009

Exposition de monotypes / L’Art de CHACHA / Galerie Rose Pompadour, Nancy 200

Exposition de toiles et monotypes / Memo / Artfactory et Loftgalerie Strasbourg 2007

Exposition de toiles et monotypes/ Incubations / Espace Syllabe d’art Montrésor 2007

Exposition de monotypes, dessins/ Les papiers peints de ma chambres /la Hâche Strasbourg 2007

Exposition de toiles / j'ai toujours aimé croire../ Arthotèque « L'Art chez soi »/ Paris 2007

Exposition de gravures avec le sculpteur Denis Perez/ Pesmes 2006

Exposition jeunes talents/ CCI Strasbourg 2006

Exposition de gravures avec APOG /Galerie le Lézard, Colmar 2006

Exposition de gravures/ 21e Prix Hamesse / Brussel , 2005

Exposition, installation/ Uncovered / Berlin , 2002


Performances

La femme Totem/ Crée Louche, Engomer 2009

Pause/ avec Silvie Simon Carré Rotonde ,Luxembourg 2009

Vice et versa M/ Espace Eugène Baudoin, Paris 2008

Ici Versailles/ La Machinante , Montreuil 2008

Objets de valeurs avec A. Orfin, braderie de l’art de Roubais, 2006

Can some boys plug me in? / Luxembourg,2006

Festival Tourné/ Monté / Strasbourg 2005

Cabaret Kino Belgique / Brussel 2005

Periferias /Schizophrenik geisha/avec Suzi wan, Huesca, 2003


Projet/ résidence

Passerelles # 2, avec V.P ,création d'un Portfolio pour l'exposition «  Que reste-t'il? », BBB Toulouse 2010

La femme Totem, O crée Louche, Engomer 2009

Ici, c'est Versailles , La Machinante, Montreuil 2008

Dostoprimetscatjelnosti/, avec KHB Arbeitsgruppe Sehenwurdigkeite/Berlin/ juin- septembre 2002



Prix/ concours

Mention pour la vidéo PASSAGE/ concours Festival VidéoFormes 2009

Vente toile Quidams, salle des ventes Maison Rossini, paris 2008

Vente toile Quidams, salle des ventes Maison Rossini, paris 2007

Lauréate, biennale du noir et blanc 2007, Garennes -Colombe

Prix Théophile Schuler 2006, Strasbourg

Lauréate, 21e prix Hamesse, Brussel


Salons

GMAC Paris/Bastille 2007

Art Metz 2007


Galeries

Galerie Rose Pompadour 2007-

Loftgalerie 2006-2008

Wolmart 2006-2007


Formations

Ecole des Beaux-Arts d’Ixelles, Brussel, 2004-2005, section gravure

Arts Décoratifs de Strasbourg, 1999-2003, Strasbourg


 

 

 

 

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13 mai 2009

Josette Coras, de Baume les Messieurs

Josette Coras a été invitée de l'Estampe d'Aquitaine et nous avions présenté il y a des années ses travaux au burin, qu'elle transformait en oeuvres à trois dimensions pour évoquer les sources et les vallées de son pays. A sa mort en mars 2008, l'article ci-dessous est paru sur le site Internet de Françoise Desbiez et nous le reproduisons à sa mémoire. Nous y avons joint un album de ses oeuvres en deux et en trois dimensions qu'on pourra consulter dans la colonne de gauche

Le président   

Josette Coras nous a quitté hier, dimanche 2 mars. Est-il besoin de rappeler qu’elle était artiste et habitait l’abbaye de Baume-les-Messieurs. Ses dessins, gravures et sculptures appartiennent désormais au patrimoine comtois. Au-delà du personnage public, se cachait une femme sensible et attachante. Elle avait fini par acquérir un statut à part, une sorte de marraine un peu fée des artistes comtois. Il est dans la vie comme dans les contes, des gens dont l’existence affermit et rassure. Josette était de ceux-ci.
Elle s’en est allée rejoindre Pierre Bichet, et tous ceux qui ont eu la chance de les connaître se sentent aujourd’hui gravement orphelins.
L’enterrement de Josette Coras aura lieu mercredi 5 mars, à 14h 30, à Baume-les-Messieurs.

Des mots et du papier
Josette Coras brasse les idées dans un grand chaudron. Cela bouillonne avec une bonne dose de lecture, des litres de conversation. Elle assaisonne de pincées de solitude, de la réflexion à volonté, d’une poignée de mythologie et d’un zeste de rébellion. Dans l’abbaye des moines, elle est une sorcière qui mijote des brouets révolutionnaires et utopistes. Elle les servira à ses hôtes quand reviendra l’été. Ils sont passants, estivants, familiers, qui se refilent son adresse. Josette Coras est toujours disponible, prête à faire de chacun un être irremplaçable.
Il est des mots qui vous suivent toute la vie, et les siens sont ainsi. Quand je pense à elle, je crois que ce sont d’abord ses mots qui me viennent à l’esprit. Avant l’image de ses gravures ou de ses sculptures, avant même les hauts murs de Baume-les-Messieurs, ses paroles résonnent au cerveau, visent au plus juste ; elles bondissent en tumultes, se bousculent, éclaboussent. Pourtant, un mot, cela n’a l’air de rien, c’est tout petit, léger, une arabesque sur du papier, quelques sons, comme une musique vite éteinte dans le fracas des conversations. Ceux de Josette coulent comme les sources qu’elle aime tant dessiner. Ils rafraîchissent et régénèrent, parviennent à calmer les chagrins. Ils arrivent à ébranler l’indifférence et le quotidien, les habitudes et le banal, et à mettre en déroute ces horribles lieux communs qu’elle déteste tant. Sa conversation est solide et convaincue, roule en vagues sur un rythme qui lui est propre. Dans la foule, on la reconnaît entre toutes, à l’oreille, bien avant d’apercevoir mademoiselle Coras. Elle est habile à dompter les éléments, les vents et les contradictions ; elle aurait pu être marin.
Seulement, elle est née à Montain, dans ce Jura coriace et utopiste, où la terre colle aux pieds sans jamais empêcher l’esprit de s’envoler. Cela aurait pu être n’importe où, affirme-t-elle, en rêvant de tous ces possibles qu’elle n’aura pas, ces vies du Périgord, du Midi ou d’ailleurs, ces vies qu’elle voudrait tant, parce qu’enfin, une existence ne suffira pas à épuiser son enthousiasme et ses désirs.
De Montain à Paris, des lumières du Maroc aux ombres de Baume-les-Messieurs, elle a tout essayé, avec la certitude qu’il vaut mieux pécher par excès que par défaut. Une vie passionnée, vouée à l’art et au social, avec des mots-outils, des mots d’armure, pour à la fois comprendre et se protéger. Le chemin est hasardeux, même s’il est semé de ports d’attache. Il fallait bien du courage pour s’embarquer de Montain vers la capitale, acquérir une abbaye moribonde, presque un squelette de bâtiment. Et lutter inlassablement contre les routines du quotidien, s’affronter à des matières aussi dures que le cuivre des gravures, et endurer l’inconfort d’une vie d’artiste sans jamais s’en plaindre.
" J’habite un endroit assez magique au fond d’une vallée très étrange où il n’y a pas de ciel ". Dans cette vallée où le ciel est si loin, Josette et l’abbaye de Baume se sont rencontrées voici des années, tellement unies, qu’on ne peut plus aujourd’hui les dissocier. L’abbaye, sans sa propriétaire, serait sans doute en piteux état ; mais sans l’abbaye, comment auraient pu prendre corps tous ces rêves de rencontres, d’expositions, et cette vie épanouie à l’ombre des vieux murs ? À quoi auraient ressemblé toutes ces conversations au coin d’une cheminée de hasard ? Il leur fallait l’abri de l’immense plafond, les volumes imposants, les dalles luisantes et ces fenêtres antiques où le soleil daigne parfois glisser quelques rayons. Josette Coras et l’abbaye, c’est un vieux couple uni depuis si longtemps qu’on ne sait plus lequel a façonné l’autre.
Moitié artiste, moitié bonne fée, Josette est toujours là pour ces drôles de funambules que sont les créateurs. Son accueil est réputé, et ses amis nombreux. Les expositions sont le prétexte à pousser la porte, mais de toute façon, la porte n’est jamais fermée. La maîtresse des lieux est rarement très loin, quelque part sur les routes ou à balayer l’église. Elle en revient en retard avec une excuse d’enfant : " je m’amusais tellement que je n’ai pas vu l’heure ! " Et la foule, mondaine et amicale, se presse à l’abbaye. Chacun se réclame d’un entretien inoubliable ou d’une rencontre d’âme. Chacun, un jour ou l’autre, lui a volé un petit morceau de sa vie, comme un caillou précieux qu’il garde en talisman. Elle-même a oublié le nombre de ces cailloux distribués à travers le monde avec une folle générosité.
Outre la parole, son plus fidèle allié est le papier. Sa demeure croule sous les vagues de cette marée blanche, douce et légère. Papiers machine et les Canson épais de l’aquarelle ou de la gravure, brouillons où l’écriture se mélange aux dessins, ils débordent en flots des tiroirs et des cartons, montent à l’assaut des canapés et des tables, s’installent sur la moindre étagère, prolifèrent jusque dans les cuisines. Leur nombre renforce leur arrogance. Ces papiers-là ne craignent plus rien ni des corbeilles ni du feu. Depuis bien longtemps, ils ont pris possession de son espace sans qu’elle ne s’y oppose vraiment, trop amoureuse de leur compagnie. Elle tente parfois quelques rangements, mais n’a pas vraiment le cœur à réglementer ces flux indociles.
Josette n’a aucun goût pour l’ordre. Elle adore semer aux grands vents, sacrifie peu aux lois, s’entoure de marées.
Le papier est bon diable. Il est toujours à portée de main, pratique et bon marché. Si familier qu’on le croit ordinaire, on peut le gâcher sans remords. Il n’a aucune des exigences que revendiquent les matériaux de prix. Il se laisse gribouiller par les plus malhabiles ; on le chiffonne, on le malaxe, il se laisse faire. Son aspect est raffiné et son grain doux comme la peau. Froissé, il bruisse comme les feuilles sous un vent léger. Papier glacé, il glisse délicatement entre les doigts ; plus épais, sa texture enchante le toucher. Il exalte le contenu en papier-cadeau, la finesse en papier à cigarettes et la magie des images en papier photo. Josette est croqueuse de papier…

Cinquante-cinq ans à Baume-les-Messieurs
" Je voulais dire ma vérité sur ce qui s’est passé ici, et je ne voulais pas que quelqu’un d’autre la dise à ma place "

En 2006, l’abbaye réclame des travaux d’une telle importance que Josette ne peut pas les envisager. Il faudrait vendre, tout au moins une partie des locaux. Des mois durant, la vie reste suspendue à cette lourde interrogation. Des acheteurs se présentent ; aucun ne la satisfait pour des raisons souvent justifiées, parfois plus fantasques. De ses désirs, elle ne dit rien mais on peut supposer qu’elle n’a guère envie d’abandonner l’abbaye, deux ou trois pièces peut-être ? une cave ou des annexes, à la rigueur, mais pas tout… Garder au moins un pied-à-terre, ne pas tout perdre… L’avenir est plein d’incertitudes ? Qu’à cela ne tienne ! L’été 2007 réunira tous ceux qui ont fait la vie de l’abbaye depuis cinquante-cinq ans. " Si je laisse cette maison, je veux qu’elle soit en ordre et que mes quelques archives soient déjà classées. Qu’on les jette après moi est sans importance ! "
Le but est de rassembler tous ceux qui, de par le monde, ont un jour fréquenté l’abbaye, ceux pour qui Baume et sa propriétaire représentent un moment plus ou moins important de leur vie. Rendez-vous est donné aux anciens stagiaires et à tous les artistes, en essayant de se préserver du syndrome des " anciens combattants ", et en regrettant les vides que la mort a creusé. Est prévu un livre d’or où chacun pourra témoigner, et des rencontres le mercredi, autour d’un verre.
" Je voudrais comprendre ce qui s’est passé, même si je ne trouverai probablement pas de réponse. Comprendre pourquoi tant de choses ont débuté sans toujours parvenir à s’accomplir ? "

Ils sont tous venus à l’exposition, tous ceux qui l’aimaient et l’admiraient. Un livre est sorti cet été pour retracer son œuvre, un autre est en préparation. Le Conseil Général a acheté une partie de son logement, puis elle est tombée malade. Elle affirmait avec une rare élégance qu’elle aimait dans sa vie être déroutée, et que l’hôpital serait une nouvelle expérience. Elle disait qu’elle était portée par tant d’affection autour d’elle. Elle disait de si belles choses… Et même durant sa maladie, c’était encore sa voix qui nous consolait. Tant qu’elle me tenait la main, je pouvais aller loin…
J’imagine Baume silencieux, dans cette nuit d’hiver où la roche serre de tout son poids. Même durant l’isolement de la mauvaise saison, la maison de Josette ne respirait jamais la solitude. Les vieux murs vibraient toujours des échos des anciennes discussions ; chaque recoin gardait la trace du passage des amis, comme une présence légère qui imprègne les lieux. " L’hiver, disait-elle, ma lumière est souvent la seule allumée dans l’abbaye. Tant qu’elle existe, il y a encore quelqu’un qui attend. On ne sait pas quoi, mais cela compte… "

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25 avril 2009

Erwin HEYN graveur et sculpteur

Propos d’Erwin HEYN

Je suis tombé dans la gravure comme l’on tombe dans un piège, par éblouissement. Et c’est à l’aquatinte et à la beauté de ses noirs et de ses gris que  je me suis adonné durant une bonne quinzaine d’années.

Mais quand on est peintre et que la couleur vous a appartenu un jour, c’est immanquablement vers elle que l’on retourne et c’est par elle que je me suis détaché et éloigné pour un temps de mes « années noires » !

C’est par le biais de la gravure sur bois que j’ai réappris la couleur, plus précisément en mettant au service de mon imagination la plus simple des techniques, mais aussi la plus primordiale : celle des trois couleurs primaires, y adjoignant çà et là le noir, peut-être par nostalgie ou par esprit de contradiction.

Par cette contrainte volontaire et à force de jouer les mêmes combinaisons, j’ai essayé d’élever cette technique jusqu’à l’éblouissement de chaque instant. Jamais le miracle de la transparence des couleurs  n’a freiné mon ardeur ni tari ma curiosité. Toujours j’ai voulu repousser les frontières de la découverte pour accéder à l’ivresse du bonheur. 

Erwin Heyn, août 2001.

Révéler au jour les noirs profonds de la nuit, inscrire dans le bois l’architecture de la vie !

Erwin Heyn, 1999

Le collage multiplie l’imaginaire, il ouvre les portes de l’infini. Le bois gravé, lui, me rappelle à l’ordre, à la vérité de la couleur, à cette trilogie de la pureté .

Erwin Heyn, février 1998

Même si je choisis l’acier ou le cuivre comme support de prédilection pour traduire mes visions de graveur, j’entretiens avec le bois des rapports privilégiés . Je retrouve de matériau avec bonheur pour y inscrire en noir et blanc les signes que le papier me révèlera fidèlement. En noir et blanc d’abord, en couleur ensuite. Plus précisément le bleu, le rouge, le jaune, les trois couleurs fondamentales qui, confondues au noir, développent une riche et étonnante palette.

Les possibilités inépuisables de ces combinaisons me fascinent, elles me font toucher un monde nouveau , un monde à l’image prometteuse  d’un matin flamboyant de lumière.

Erwin Heyn, septembre 1988

Graveur dans l’âme et vouant au noir et blanc un culte sans limites, c’est pourtant vers la couleur que j’ai orienté mes recherches les plus récentes. C’est sur la base des trois couleurs fondamentales que je mets en œuvre mes bois gravés  ou mes aquatintes. Et c’est par la multiplicité des attaques du bois ou des morsures de l’acide que je varie à l’infini mes possibilités coloristiques

Erwin Heyn, sans date.

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Posté par estampeaquitaine à 22:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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