Estampe d'Aquitaine

Association d'artistes graveurs et de collectionneurs d'estampes organisant en Aquitaine expositions, conférences historiques et visites d'ateliers.

13 mai 2009

Josette Coras, de Baume les Messieurs

Josette Coras a été invitée de l'Estampe d'Aquitaine et nous avions présenté il y a des années ses travaux au burin, qu'elle transformait en oeuvres à trois dimensions pour évoquer les sources et les vallées de son pays. A sa mort en mars 2008, l'article ci-dessous est paru sur le site Internet de Françoise Desbiez et nous le reproduisons à sa mémoire. Nous y avons joint un album de ses oeuvres en deux et en trois dimensions qu'on pourra consulter dans la colonne de gauche

Le président   

Josette Coras nous a quitté hier, dimanche 2 mars. Est-il besoin de rappeler qu’elle était artiste et habitait l’abbaye de Baume-les-Messieurs. Ses dessins, gravures et sculptures appartiennent désormais au patrimoine comtois. Au-delà du personnage public, se cachait une femme sensible et attachante. Elle avait fini par acquérir un statut à part, une sorte de marraine un peu fée des artistes comtois. Il est dans la vie comme dans les contes, des gens dont l’existence affermit et rassure. Josette était de ceux-ci.
Elle s’en est allée rejoindre Pierre Bichet, et tous ceux qui ont eu la chance de les connaître se sentent aujourd’hui gravement orphelins.
L’enterrement de Josette Coras aura lieu mercredi 5 mars, à 14h 30, à Baume-les-Messieurs.

Des mots et du papier
Josette Coras brasse les idées dans un grand chaudron. Cela bouillonne avec une bonne dose de lecture, des litres de conversation. Elle assaisonne de pincées de solitude, de la réflexion à volonté, d’une poignée de mythologie et d’un zeste de rébellion. Dans l’abbaye des moines, elle est une sorcière qui mijote des brouets révolutionnaires et utopistes. Elle les servira à ses hôtes quand reviendra l’été. Ils sont passants, estivants, familiers, qui se refilent son adresse. Josette Coras est toujours disponible, prête à faire de chacun un être irremplaçable.
Il est des mots qui vous suivent toute la vie, et les siens sont ainsi. Quand je pense à elle, je crois que ce sont d’abord ses mots qui me viennent à l’esprit. Avant l’image de ses gravures ou de ses sculptures, avant même les hauts murs de Baume-les-Messieurs, ses paroles résonnent au cerveau, visent au plus juste ; elles bondissent en tumultes, se bousculent, éclaboussent. Pourtant, un mot, cela n’a l’air de rien, c’est tout petit, léger, une arabesque sur du papier, quelques sons, comme une musique vite éteinte dans le fracas des conversations. Ceux de Josette coulent comme les sources qu’elle aime tant dessiner. Ils rafraîchissent et régénèrent, parviennent à calmer les chagrins. Ils arrivent à ébranler l’indifférence et le quotidien, les habitudes et le banal, et à mettre en déroute ces horribles lieux communs qu’elle déteste tant. Sa conversation est solide et convaincue, roule en vagues sur un rythme qui lui est propre. Dans la foule, on la reconnaît entre toutes, à l’oreille, bien avant d’apercevoir mademoiselle Coras. Elle est habile à dompter les éléments, les vents et les contradictions ; elle aurait pu être marin.
Seulement, elle est née à Montain, dans ce Jura coriace et utopiste, où la terre colle aux pieds sans jamais empêcher l’esprit de s’envoler. Cela aurait pu être n’importe où, affirme-t-elle, en rêvant de tous ces possibles qu’elle n’aura pas, ces vies du Périgord, du Midi ou d’ailleurs, ces vies qu’elle voudrait tant, parce qu’enfin, une existence ne suffira pas à épuiser son enthousiasme et ses désirs.
De Montain à Paris, des lumières du Maroc aux ombres de Baume-les-Messieurs, elle a tout essayé, avec la certitude qu’il vaut mieux pécher par excès que par défaut. Une vie passionnée, vouée à l’art et au social, avec des mots-outils, des mots d’armure, pour à la fois comprendre et se protéger. Le chemin est hasardeux, même s’il est semé de ports d’attache. Il fallait bien du courage pour s’embarquer de Montain vers la capitale, acquérir une abbaye moribonde, presque un squelette de bâtiment. Et lutter inlassablement contre les routines du quotidien, s’affronter à des matières aussi dures que le cuivre des gravures, et endurer l’inconfort d’une vie d’artiste sans jamais s’en plaindre.
" J’habite un endroit assez magique au fond d’une vallée très étrange où il n’y a pas de ciel ". Dans cette vallée où le ciel est si loin, Josette et l’abbaye de Baume se sont rencontrées voici des années, tellement unies, qu’on ne peut plus aujourd’hui les dissocier. L’abbaye, sans sa propriétaire, serait sans doute en piteux état ; mais sans l’abbaye, comment auraient pu prendre corps tous ces rêves de rencontres, d’expositions, et cette vie épanouie à l’ombre des vieux murs ? À quoi auraient ressemblé toutes ces conversations au coin d’une cheminée de hasard ? Il leur fallait l’abri de l’immense plafond, les volumes imposants, les dalles luisantes et ces fenêtres antiques où le soleil daigne parfois glisser quelques rayons. Josette Coras et l’abbaye, c’est un vieux couple uni depuis si longtemps qu’on ne sait plus lequel a façonné l’autre.
Moitié artiste, moitié bonne fée, Josette est toujours là pour ces drôles de funambules que sont les créateurs. Son accueil est réputé, et ses amis nombreux. Les expositions sont le prétexte à pousser la porte, mais de toute façon, la porte n’est jamais fermée. La maîtresse des lieux est rarement très loin, quelque part sur les routes ou à balayer l’église. Elle en revient en retard avec une excuse d’enfant : " je m’amusais tellement que je n’ai pas vu l’heure ! " Et la foule, mondaine et amicale, se presse à l’abbaye. Chacun se réclame d’un entretien inoubliable ou d’une rencontre d’âme. Chacun, un jour ou l’autre, lui a volé un petit morceau de sa vie, comme un caillou précieux qu’il garde en talisman. Elle-même a oublié le nombre de ces cailloux distribués à travers le monde avec une folle générosité.
Outre la parole, son plus fidèle allié est le papier. Sa demeure croule sous les vagues de cette marée blanche, douce et légère. Papiers machine et les Canson épais de l’aquarelle ou de la gravure, brouillons où l’écriture se mélange aux dessins, ils débordent en flots des tiroirs et des cartons, montent à l’assaut des canapés et des tables, s’installent sur la moindre étagère, prolifèrent jusque dans les cuisines. Leur nombre renforce leur arrogance. Ces papiers-là ne craignent plus rien ni des corbeilles ni du feu. Depuis bien longtemps, ils ont pris possession de son espace sans qu’elle ne s’y oppose vraiment, trop amoureuse de leur compagnie. Elle tente parfois quelques rangements, mais n’a pas vraiment le cœur à réglementer ces flux indociles.
Josette n’a aucun goût pour l’ordre. Elle adore semer aux grands vents, sacrifie peu aux lois, s’entoure de marées.
Le papier est bon diable. Il est toujours à portée de main, pratique et bon marché. Si familier qu’on le croit ordinaire, on peut le gâcher sans remords. Il n’a aucune des exigences que revendiquent les matériaux de prix. Il se laisse gribouiller par les plus malhabiles ; on le chiffonne, on le malaxe, il se laisse faire. Son aspect est raffiné et son grain doux comme la peau. Froissé, il bruisse comme les feuilles sous un vent léger. Papier glacé, il glisse délicatement entre les doigts ; plus épais, sa texture enchante le toucher. Il exalte le contenu en papier-cadeau, la finesse en papier à cigarettes et la magie des images en papier photo. Josette est croqueuse de papier…

Cinquante-cinq ans à Baume-les-Messieurs
" Je voulais dire ma vérité sur ce qui s’est passé ici, et je ne voulais pas que quelqu’un d’autre la dise à ma place "

En 2006, l’abbaye réclame des travaux d’une telle importance que Josette ne peut pas les envisager. Il faudrait vendre, tout au moins une partie des locaux. Des mois durant, la vie reste suspendue à cette lourde interrogation. Des acheteurs se présentent ; aucun ne la satisfait pour des raisons souvent justifiées, parfois plus fantasques. De ses désirs, elle ne dit rien mais on peut supposer qu’elle n’a guère envie d’abandonner l’abbaye, deux ou trois pièces peut-être ? une cave ou des annexes, à la rigueur, mais pas tout… Garder au moins un pied-à-terre, ne pas tout perdre… L’avenir est plein d’incertitudes ? Qu’à cela ne tienne ! L’été 2007 réunira tous ceux qui ont fait la vie de l’abbaye depuis cinquante-cinq ans. " Si je laisse cette maison, je veux qu’elle soit en ordre et que mes quelques archives soient déjà classées. Qu’on les jette après moi est sans importance ! "
Le but est de rassembler tous ceux qui, de par le monde, ont un jour fréquenté l’abbaye, ceux pour qui Baume et sa propriétaire représentent un moment plus ou moins important de leur vie. Rendez-vous est donné aux anciens stagiaires et à tous les artistes, en essayant de se préserver du syndrome des " anciens combattants ", et en regrettant les vides que la mort a creusé. Est prévu un livre d’or où chacun pourra témoigner, et des rencontres le mercredi, autour d’un verre.
" Je voudrais comprendre ce qui s’est passé, même si je ne trouverai probablement pas de réponse. Comprendre pourquoi tant de choses ont débuté sans toujours parvenir à s’accomplir ? "

Ils sont tous venus à l’exposition, tous ceux qui l’aimaient et l’admiraient. Un livre est sorti cet été pour retracer son œuvre, un autre est en préparation. Le Conseil Général a acheté une partie de son logement, puis elle est tombée malade. Elle affirmait avec une rare élégance qu’elle aimait dans sa vie être déroutée, et que l’hôpital serait une nouvelle expérience. Elle disait qu’elle était portée par tant d’affection autour d’elle. Elle disait de si belles choses… Et même durant sa maladie, c’était encore sa voix qui nous consolait. Tant qu’elle me tenait la main, je pouvais aller loin…
J’imagine Baume silencieux, dans cette nuit d’hiver où la roche serre de tout son poids. Même durant l’isolement de la mauvaise saison, la maison de Josette ne respirait jamais la solitude. Les vieux murs vibraient toujours des échos des anciennes discussions ; chaque recoin gardait la trace du passage des amis, comme une présence légère qui imprègne les lieux. " L’hiver, disait-elle, ma lumière est souvent la seule allumée dans l’abbaye. Tant qu’elle existe, il y a encore quelqu’un qui attend. On ne sait pas quoi, mais cela compte… "

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25 avril 2009

Erwin HEYN graveur et sculpteur

Propos d’Erwin HEYN

Je suis tombé dans la gravure comme l’on tombe dans un piège, par éblouissement. Et c’est à l’aquatinte et à la beauté de ses noirs et de ses gris que  je me suis adonné durant une bonne quinzaine d’années.

Mais quand on est peintre et que la couleur vous a appartenu un jour, c’est immanquablement vers elle que l’on retourne et c’est par elle que je me suis détaché et éloigné pour un temps de mes « années noires » !

C’est par le biais de la gravure sur bois que j’ai réappris la couleur, plus précisément en mettant au service de mon imagination la plus simple des techniques, mais aussi la plus primordiale : celle des trois couleurs primaires, y adjoignant çà et là le noir, peut-être par nostalgie ou par esprit de contradiction.

Par cette contrainte volontaire et à force de jouer les mêmes combinaisons, j’ai essayé d’élever cette technique jusqu’à l’éblouissement de chaque instant. Jamais le miracle de la transparence des couleurs  n’a freiné mon ardeur ni tari ma curiosité. Toujours j’ai voulu repousser les frontières de la découverte pour accéder à l’ivresse du bonheur. 

Erwin Heyn, août 2001.

Révéler au jour les noirs profonds de la nuit, inscrire dans le bois l’architecture de la vie !

Erwin Heyn, 1999

Le collage multiplie l’imaginaire, il ouvre les portes de l’infini. Le bois gravé, lui, me rappelle à l’ordre, à la vérité de la couleur, à cette trilogie de la pureté .

Erwin Heyn, février 1998

Même si je choisis l’acier ou le cuivre comme support de prédilection pour traduire mes visions de graveur, j’entretiens avec le bois des rapports privilégiés . Je retrouve de matériau avec bonheur pour y inscrire en noir et blanc les signes que le papier me révèlera fidèlement. En noir et blanc d’abord, en couleur ensuite. Plus précisément le bleu, le rouge, le jaune, les trois couleurs fondamentales qui, confondues au noir, développent une riche et étonnante palette.

Les possibilités inépuisables de ces combinaisons me fascinent, elles me font toucher un monde nouveau , un monde à l’image prometteuse  d’un matin flamboyant de lumière.

Erwin Heyn, septembre 1988

Graveur dans l’âme et vouant au noir et blanc un culte sans limites, c’est pourtant vers la couleur que j’ai orienté mes recherches les plus récentes. C’est sur la base des trois couleurs fondamentales que je mets en œuvre mes bois gravés  ou mes aquatintes. Et c’est par la multiplicité des attaques du bois ou des morsures de l’acide que je varie à l’infini mes possibilités coloristiques

Erwin Heyn, sans date.

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23 mars 2009

Léo Drouyn (1816-1896) en aquafortiste

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Ce texte a paru une première fois aux pages 85-88 dans le catalogue aujourd’hui épuisé de l’exposition  « Léo Drouyn aquafortiste. A la découverte d’un trésor de plaques de cuivre, textes de Bernard Larrieu avec la participation de Michel Wiedemann » présentée aux voûtes Poyenne à Bordeaux par les Archives départementales de la Gironde avec le soutien de la Fondation d’entreprises « Léo Drouyn » . Ce catalogue imprimé par les Archives départementales pour être distribué aux visiteurs n’est pas disponible en librairie.

Pour y accéder, cliquez sur le lien ci après

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16 mars 2009

Jean-Marcel BERTRAND graveur sur bois

Jean-Marcel BERTRAND
3 bis rue de Montmorency
F 95600 Eaubonne
Tél. 01.34.16.37.24.

Né à Châlons sur Marne le 29 août 1948.
Elève de Bernard Brussel-Smith
Professeur de dessin à Enghien les bains de 1970 à 1986.
Chef d’atelier gravure-lithographie à l’INFA-CREAR jusqu’en 1978.
Meilleur ouvrier de France, président du jury.
Sociétaire du Salon d’Automne et des Artistes Français, membre du Comité, président de la section de gravure jusqu’en 1993.
Ancien membre du comité de la Fondation Taylor.
Membre du comité de l’Association française pour la connaissance de l’ex-libris.
Ancien sociétaire de Pointe et burin.
Co-fondateur de la revue Le bois gravé, des Graveurs en Val d’Oise et la Biennale de gravure en Ile-de-France.

Expositions personnelles
1979 Galerie « Curiosités », Enghien les bains
1980 Centre culturel, Enghien les bains
1984 Hôpital de Paimpol
1984 Galerie Paule Franjac, Guingamp
1982 Invité d’honneur au salon de Saint Ouen
1988 Invité d’honneur au salon de Guingamp
1989 Invité d’honneur au salon de Bayeux
1989 Rétrospective au Grand Palais à Paris
1991 Exposition à Asti (Italie )
1992 Invité d’honneur au salon de Sannois
1992 Exposition à Ostrava (CSSR)
1993 SAGA au Grand Palais
1993 Galerie Terre ou Art, Verdun
1993 Chambre de commerce de Moselle
1994 Expositions à Luxembourg & Arc et Senans

Expositions collectives
Participation aux grandes expositions de gravure et à la plupart des salons nationaux et régionaux
et au  groupe « d’encre et de lumière »

Distinctions
1981 Grand prix de gravure de Saint Ouen
1982 Prix Colmont, Institut de France
1983 Médaille d’or des Artistes Français
1983 Grand prix de gravure de Brunoy Sénart
1984 Grand prix de l’Académie des Beaux Arts de Paris
1985, 1987, 1989, 1993 Grand prix de gravure de Sint Niklaas (Belgique)
1983, 1988 Grand prix de gravure de Taverny
1987 Prix Chassériau , Institut de France
1987 Grand prix de gravure des Artistes Français
1987, 1989 Grand prix de gravure de Côme (Italie)
1988 Médaille d’honneur des Artistes Français
1988 Grand prix de gravure de Bayeux
1989 Second prix Trace Idémédia Crédome

1990, 1992, 1994  Grand prix de gravure  de Malbork (Pologne)
1990 Prix de gravure de Lamorlaye
1990 Prix du Conseil Général du Val d’Oise, Sannois
1991 Prix d’Aumale, Institut de France
1992 Prix de la Société des Amis des Artistes français

Prix Paul Gonnaud de la Fondation Taylor
Médailles d’or aux salons d’Enghien les bains, Art vivant, Cormeilles, Coye la Forêt, La Frette sur Seine, Conflans Sainte Honorine, Versailles, Sannois, Les Lilas, etc…

Acquisitions par des musées et collections publiques 
Musée d’Art Moderne de la ville de Paris
Fonds National d’Art Contemporain
Centre culturel de Toronto (Canada)
Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale
Bibliothèques de Dole, Besançon, Joigny, Nancy
Mairies de Maffliers, Montlignon, Ermont, Saint Ouen, Le Plessis Bouchard, Enghien les bains, Saint Ouen l’Aumône
Stedelijk Museum de Sint Niklaas (Belgique )
Musée Daubigny, Auvers sur Oise
Musée de Cognac

Editions
La Vouivre de Marcel Aymé, 22 gravures, pour les Bibliophiles Comtois
Le Club de la Gravure Originale, L’Estampe, Sigma France, Le Bois Gravé en 1984 & 1987, Historama en 1989

Nombreux ex-libris dont un pour François Mitterrand, & deux pour les éditions Picard
Vitraux en dalle de verre à Maffliers, Eaubonne &  Jonvelle
Gravures disponibles à la galerie Bréheret, Paris et à la galerie Susan Teller à New - York.

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15 mars 2009

Gérard Trignac

Article de critique paru en 1991 sur le graveur bordelais Gérard Trignac

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Cliquez sur lien ci-après : Trignac_

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10 mars 2009

Jean Lodge

Texte de  madame Jean Lodge daté du 14 décembre 2006 pour l'exposition de mars 2007 à Bordeaux.

Voyage permanent.

On commence en émigrant, on décide de s'en aller, de quitter… puis on arrive en immigrant , avec le besoin d'y habiter.
Certains individus ont des itinéraires bien définis, d'autres très variés à travers le globe.
Une des caractéristiques des migrants et immigrants est une recréation obsessionnante du passé, souvent un passé qui n'existe plus, c'est d'être toujours en train de travailler à quelque forme de traduction : pluralité de visions et de langages .
Le déracinement peut être initiateur d'indépendance artistique. Etre de plusieurs lieux et temps amène une étrange combinaison d'archaïsme et de modernité.  Les lieux se mêlent l'un à l'autre pour former une image unique .

Curriculum vitae de l'artiste.
Née à Dayton , Ohio, USA
1963. B.A. Miami University of Ohio, USA.
1964 Ecole Kokoschka , Salzbourg , Autriche.
1965 C.F.A. Ruskin School of Fine Art, Université d'Oxford , G.B.
1965-69. Travaille avec S.W. Hayter à l'Atelier 17 , Paris.
1978-1996 Dirige l'atelier de gravure de la Ruskin School of Fine Art, Université d'Oxford.

Membre du Trait, de la Jeune Gravure Contemporaine,  de Xylon France, du Printmakers'Council et de la Royal Society of Printmakers (Londres).

Expositions personnelles en Argentine, Grande-Bretagne, France, Japon, Venezuela, USA, Luxembourg,Norvège, Expositions de groupe innombrables. Présente dans dix-huit collections publiques d'Europe et d'Amérique. 

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08 mars 2009

Erwin Heyn (1941- ...)

ERWIN HEYN

65 rue principale 67700 Eckartswiller

03.88.91.15.84.

Quelques rencontres et moments forts :

1941                                    naissance à Vendenheim

1951                        arrive à Eckartswiller où il vit et travaille. Un temps droguiste, un autre hôtelier-restaurateur, depuis longtemps artiste…

1962 – 1966           Séjour en Suisse et rencontre avec le peintre Willi Meister. Premières peintures.

1967                        Rencontre avec Jeanne Mathieu, tisserande aux Baux de Provence et découverte des carrière des Baux.

1975 – 1985           Réalise les « Pierres du Silence », 26 aquatintes inspirées des Baux.

1983                       Premiers bois gravés en couleurs, premiers collages.

                                       Edition de l’ouvrage de J-P Schneider ;  « Erwin Heyn, peintre et graveur »

1985                        Bourse de travail offerte par le Zehnthaus de Jockgrim (Allemagne). Rencontre avec le sculpteur Karl-Heinz Deutsch. Premières sculptures.

1985                       Grand prix de la Ville de Mulhouse section gravure.

1989                        Grande exposition au Musée du Château des Rohan à Saverne. Edition d’ un

                                               catalogue : « Les Saisons d’Erwin Heyn ».

1990                        « Lumières retenues ». catalogue et exposition à l’Ecole d’Architecture de Strasbourg.

1994                        Exposition «  Le Tant d’un Regard » à la chapelle du Mont Saint-Michel à Saint- Jean-Saverne.

1998                        Edition du livre « Erwin Heyn » par J-C Walter aux Editions Michel Frères Virton. Belgique.

2000                        « L’œuvre gravé de Erwin Heyn » Exposition à la B.N.U. de Strasbourg à l’occasion de la parution du coffret des « Douze Poèmes d’Amour » de J-C Walter ornés de 12 bois gravés.

2001                        Rencontre avec Gisela Arnaud-Schröder. Réalise un collage de 4,50m sur 3m «Le Silence d’Alspach » pour l’exposition « Art Papier » à la chapelle romane d’Alspach.

                                               Rencontre avec Ursula Maier, ébéniste d’art à Markgröningen. Grande exposition dans ses locaux.

2002                        Retour à l’abstraction et découverte des « Vieux Papiers » !

2003                        « Lumières oubliées » 10 collages pour la chapelle romane de Wissembourg lors de l’exposition du 6° Chemin d’Art Sacré.

2004                        Exposition et workshop à Steinfurt en Allemagne. Edition d’un bois gravé par

la ALDEGREVER GESELLSCHAFTde Münster

2005                                    Réalisation de 11 collages sur le thème de la « Nature Morte » pour le Staeffele de Saverne

2006                                    METAMORPHOSES. Exposition-Rétrospective ( 1990 - 2006 ) au Musée de Château des Rohan à Saverne. Edition d’un catalogue.

2007                                    Réalisation d’une mosaïque murale ( 10 m2) pour le Centre Gymnique d’Alsace.

2008                                    Exposition « 40 ans de gravure » dans notre salle d’exposition à Eckartswiller

Acquisitions :      Musée des Beaux Arts de Strasbourg

                               Cabinets des Estampes de Strasbourg, Mulhouse, Colmar.

                               F.N.A.C. Paris.

                               Bibliothèque de Bordeaux, Obernai. Bibliothèque Nationale de Luxembourg.

Œuvres monumentales :

                               Ville de Saverne : 3 sculptures

                               Monument aux Morts d’Otterswiller.

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17 décembre 2008

Itinéraire d'un graveur : Eric Robert-Aymé b

Itinéraire d’un graveur : Eric Robert-Aymé

Par

Michel Wiedemann

Président de l’Estampe d’Aquitaine


Les premiers dessins d’Eric Robert-Aymé sont réunis dans deux portefeuilles : Marines et Réalisme fantastique (1981). Cet intitulé se veut un hommage « aux auteurs du Matin des Magiciens, qui proposent une vision nouvelle de l’univers où le sens du merveilleux reprend sa place ». Une végétation exubérante d’hybrides inconnus des botanistes y voisine avec d’énormes polyèdres, des crânes et des ossements, des masques d’Afrique et de Polynésie dressés devant des châteaux de notre Moyen Age, des villes hérissées de tours perchées en surplomb sur des éperons rocheux rongés par l’érosion et les racines. Ce monde mort flotte dans le vide sous des lunes sans lumière. Les navires de Marines s’enlisent dans la vase, s’égarent dans les montagnes, s’accrochent aux rocs des cataractes, s’échouent sur des cristaux de basalte. … Tous les souvenirs du monde ont été convoqués pour en créer un autre par des accouplements contre nature, par des réunions impossibles de contraires dignes des grands rhétoriqueurs.

Ces dessins à la plume sont devenus facilement des eaux-fortes au trait , puis en 1982, E. Robert-Aymé découvre le burin avec l’amitié de Dominique Sosolic. C’est dans les gravures de Mohlitz datant des années 70, ou dans quelques chefs-d’œuvre de la bande dessinée  (Druillet, Mœbius, Bihannic …) qu’ont été puisés les éléments de ce vocabulaire fantastique.

Mais il faut remonter au-delà de ce siècle pour trouver l’origine de ce courant, dans l’œuvre de Rodolphe Bresdin (1822-1885). Ses fouillis végétaux entourant une scène minuscule, ses petits animaux grouillant dans les fourrés, ses squelettes cachés, ses racines zoomorphes, le dessin de ses nuages, sa façon de composer certaines vues en trouant de lumière un cadre végétal dense, tels sont les éléments qui découlent de cette source romantique, en passant par Mohlitz jusqu’à Robert-Aymé. 

Puis, suivant d’invisibles lignes de partage, Eric Robert-Aymé abandonne certains territoires  pour creuser son propre cours. Sa gravure renonce aux fourmillements de végétaux et d’animaux, aux racines de forme indécise, elle laisse à Mohlitz ses éléments d’architecture  mêlés et les carcasses échouées lors de romanesques naufrages. Les ingrédients d’un style  nouveau se mettent en place dès Paysage (1985).

Citons d’abord une gamme de tons élargie jusqu’au noir absolu par le recours à des tailles très serrées de burin. Ce noir mat traverse en larges bandes les fonds d’Anxiolyse ou d’Opus pistorum (1988) comme des faisceaux de quelque anti-lumière, de néant obscur au milieu des braises.

En second lieu, il faut noter une matière traitée au burin, qui fait penser tantôt à des rameaux ou à des racines, tantôt à des laves solidifiées  en plein bouillonnement, tantôt à des os ou à des viscères vus en coupe. Tous les ordres de la nature sont mêlés dans cette matière première unique qui semble antérieure à la séparation du minéral, du végétal et de l’animal, et susceptible d’en prendre toutes les formes. L’épuration du vocabulaire au cours des années 1985-87 laisse donc subsister le noyau du fantastique : l’hésitation du regard, le suspens de l’esprit qui doute de l’ordre des choses.

A ce trouble s’ajoute celui des conditions même de la représentation. Là encore E. Robert-Aymé a suivi Dominique Sosolic  dans la mise en relief du cadre. Dans Souvenirs de Mélanésie (1985), il y a un jeu de quatre images et cadres décalés empiétant l’un sur l’autre. Dans Solution de continuité (1987), le paysage est divisé de haut en bas par une apparence de fracture qui laisse voir le papier, une coulée blanche partie de marges isole un coin de l’image et passe derrière lui dans la composition. Dans  Formes naturelles abstraites (1988), le cadre est simplement écorné et ce coin manquant suffit à attirer notre attention sur cette limite conventionnelle et donc invisible. Dans Anxiolyse (1988), un canton de l’image est découpé dans une composition plus vaste qui en prolonge les traits. Dans Paysage onirique (1987) l’image se poursuit sur le papier par une partie non encrée, en estampage. Enfin, dans Réalité non ordinaire (1987), comme dans Espace minéral ( 1988) ou dans Concrétion ( 1989) , le cadre ne fait pas le tour de l’image, il est comme débordé par le magma des éléments représentés qui surgit vers le spectateur. Innombrables sont les formules pour rompre cette vitre par laquelle nous voyons et qui nous abrite, mais aussi pour dénoncer la duplicité de l’image et l’illusion qu’elle produit.

Dans ce monde imaginaire, nous retrouvons seulement une partie des attributs du nôtre. Y connaît-on la pesanteur ? La gravitation n’est-elle pas suspendue ou inversée pendant certaines périodes pour permettre des cristallisations efflorescentes en tous sens ? Ailleurs une sorte d’érosion lunaire, sans eau et sans cause, semble arrondir les masses, briser les concrétions trop fines et en tirer vers le bas les débris. Leur matière première n’est pas lumineuse par elle-même comme la lave sortant des volcans ou le métal en fusion des hauts fourneaux. Il y a des crêtes lumineuses et des creux ombrés.

Mais d’où tombe cette lumière qui vient d’en haut ? S’il se trouve un ciel, dans Paysage et dans Espace minéral, il est partagé entre la lumière et les ténèbres épaisses qui l’envahissent. Dans les compositions les plus abouties des années 1987 à 1990, Formes naturelles abstraites, Réalité non ordinaire et Quête sans fin, il n’y a pas de ciel, on se croirait dans une grotte, dans une mine où la lampe au front du visiteur fait briller un instant des formes qui n’ont jamais vu le jour.

Après ces grands monuments est venue pour E. Robert-Aymé une phase de recomposition. Dans Concrétion aléatoire (1989) se continue, avec un dosage différent, la série des pièces dont le sujet est une matière imaginaire. Passons sur les œuvres de circonstance : l’ Hommage à Mohlitz (1989)  est un retour aux sources figuratives  marqué par l’ambiguïté des formes, l’exubérance végétale, et le remploi des motifs de la salamandre et du mortier, allusion au pharmacien dédicataire. Ondes imaginales est présenté la même année à un concours sur le thème des médias : l’écorché d’un crâne y laisse voir d’en haut  l’arrivée des informations visuelles, olfactives et auditives dans un fouillis de neurones.

Cependant, même dans les œuvres librement advenues, plusieurs axes divergents se découvrent à l’observateur. La recherche de matières nouvelles apparaît dès Opus pistorum ( 1988) où des textures légères obtenues à l’eau-forte forment le fond des masses travaillées au burin du premier plan. Ce même contraste de netteté entre les deux techniques donne sa profondeur à Chine I (1990) entre feuilles de bambou et ombres embuées.

Faut-il d’autre part avouer qu’en 1991, E. Robert-Aymé s’est essayé à la peinture, en grand format et en couleurs ? Il est revenu à la gravure, certes, mais avec le goût du mouvement, de l’aisance du geste. L’eau-forte lui a permis de tracer les chutes, les rebonds d’objets évanouis dans Ascension (1991) ou dans Mouvements I et II (1992). Le dynamisme ainsi gagné se retrouve dans les lignes, les rubans, les spires entrelacés au burin d’Interstitium I et II (1991). Le trait réduit à lui-même sur un fond clair construit encore un espace où son mouvement se déploie, mais n’évoque de substance visible qu’aux anatomistes familiers du microscope . C’est le stade le plus épuré de ce vocabulaire graphique.   

Un troisième axe est la réduction du format dans la série Xylon (1991, 7x10 cm), Crucifère (1992, 10 x 10 cm), Pierres (1992, 9x9 cm). Elle s’accompagne de la disparition des jeux sur le cadre, mais c’est un choix plutôt qu’un manque de place. Car il reste, dans ces formats si petits, de grandes zones vacantes, des blancs où le trait inachevé s’interrompt, où un contour lointain est seul marqué ou même disparaît. Ce parti de concision, de suggestion par le vide est associé à la manière claire qu’on avait déjà pu  voir dans Eaux vives (1988). La lumière mange les contours des objets. Au lieu de sacrifier les détails des ombres en les « salissant » comme le voulait dans son traité de 1758 Charles–Nicolas Cochin, E. Robert-Aymé se laisse éblouir par l’invasion de la lumière dans la matière.

Enfin les titres mêmes annoncent que cette série de gravures revient à la figuration d’objets, fussent-ils des textures de pierre, de bois ou de feuilles de chou.

L’évolution d’Eric Robert-Aymé n’est pas linéaire ni cyclique ; elle serait plutôt de forme arborescente, l’artiste revenant en arrière, quand une direction est épuisée, à un embranchement qu’il avait négligé. Elle part d’un fantastique hétéroclite qui emprunte à la bande dessinée, qui doit au romantisme certains éléments médiévaux, qui prend à Bresdin et à Mohlitz leur esthétique du foisonnement. Avec l’apport de Sosolic, Robert-Aymé élabore son fantastique de la matière et de la lumière, débarrassé des références historiques et de la représentation des choses. En s’épurant encore, il se passe de la matière et  parvient par cette voie originale au degré de dépouillement gestuel que la peinture atteignait vers 1955 avec Hartung, Michaux et Mathieu . Par ses derniers travaux, E. Robert-Aymé , né en 1958, rejoint les courants esthétiques de son temps. Mais il ne se laisse pas réduire à une formule, si pure soit-elle, et aux fragiles discours de critiques, il préfère son reflet dans le cuivre frais.


Michel Wiedemann,

Bordeaux le 26 juillet 1992.

  In  Eric Robert-Aymé, Gravures, Catalogue de l’exposition au Musée Denon de Chalon sur Saône, septembre-novembre 1992, sous la direction d’André et Claude Laurencin. Imprimé à Macon par Buguet-Comptour, dépôt légal imprimeur N° 509, septembre 1992.

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07 décembre 2008

Ex-libris de la collection J.M.B. exposition mars 2007

ESTAMPE D'AQUITAINE

Liste des ex-libris de la collection de M. Jean-Marcel BERTRAND

présentés à la Bibliothèque de Bordeaux

15 -31 mars 2007

Un ex-libris est une marque de propriété qu'on colle au revers de la couverture d'un livre et qui en indique le propriétaire, avec une image qui se rapporte à lui à divers titres.

LA GRAVURE DES EX-LIBRIS

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1. Bois debout gravé par Jocelyn Mercier pour un ex-libris Jean-Marcel Bertrand .

2. Tirage du bois -dessus.

3. Cuivre gravé au burin d'Eric Robert-Aymé pour un ex-libris Jean-Marcel Bertrand

4. Tirage du cuivre ci-dessus.

5. Lembit LÖHMUS (Estonie): ex-libris Jean-Marcel Bertrand : les outils du graveur : burin, compte-fil et pierre à huile.

6. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris Heinar Ivanov : main tenant un burin à bois.

7. Wim ZWIERS (Pays-Bas) : ex-libris Pim ZWIERS : Hommage au buriniste autrichien Hans Ranzoni 1987, 358ème  opus du graveur.

8. Wojciech JAKUBOWSKI (Pologne) : ex-libris Jocelyn Mercier gravé sur cuivre: trois burins à bois.

9. Peter LUSZAK (Pologne) : ex-libris  Gilbert van der Mœre : presse typographique à bras.

10. Jean-Marcel BERTRAND (France) : ex-libris J. Rasdolsky: presse de taille-douce.

11. Jean-Marcel BERTRAND (France) : ex-libris P.J. J. Peijnenburg: presse Stanhope.

12. Gérard GAUDAEN (Belgique) : ex-libris Jocelyn Mercier : main tenant un burin à bois.

13. Gérad GAUDAEN (Belgique) : ex-libris Anatoli  KALASCHNIKOV: burin à bois et plaque de bois debout sur une femme nue.

14. Henk BLOKHUIS ex-libris pour lui-même (ipse fecit) : main tenant pinceau, crayon, plume et gouge.

15. Lou STRIK (Pays-Bas):  exlibriskring der w. b. vereniging lidkaart -1962.

LES  EX-LIBRIS  TEXTUELS / CALLIGRAPHIQUES

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1. This MAUVE (Pays-Bas) : ex-libris aux initiales de Louis Burgers.

2. Pam RUETER (Pays-Bas) : ex-libris  au chiffre de J.B. Stomph : S formant un col de cygne.

3. Pam RUETER (Pays-Bas) : ex-libris Daniel de Bruin en taille blanche

4. Lou STRIK (Pays-Bas): ex-libris passepartout (?) : la cueillette des lettres.

5. Daniel MEYER ( France) : ex-libris Raymond & Aimée Simonin avec leur chiffre A& R.

6. Daniel MEYER (France) : ex-libris au chiffre du graveur autrichien Herbert Ott

7. Frank -Ivo Van DAMME (Belgique) : ex-libris à l'initiale de Noelle van Neste.

8. Italo ZETTI (Italie) : ex-libris au chiffre B de Benvenuta .

9. Italo ZETTI (Italie) : ex-libris au chiffre G.B

10. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris  du violoniste autrichien Walter Humplstötter 

11. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris A.J. de Laat en taille blanche.

12. Peter WETSELAAR  (Pays Bas) : ex-libris  Souverein , sigilliforme.

13. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris B.W. Wreesmann en taille blanche

14. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris B.W. Wreesmann en taille d'épargne sur bois

15. Peter WETSELAAR (Pays -Bas) : ex-libris Myra & Jan Rhebergen en taille blanche.

16. Peter WETSELAAR (Pays -Bas):  ex-libris au chiffre de Miets Meulemanns-Schönberger.

17.Hannu PAALASMAA ( Finlande) : ex-libris au chiffre de Gérard Gaudaen .

18. Hannu PAALASMAA (Finlande): ex-libris op. 371, pour Walter Wuyts.

LES EX-LIBRIS HERALDIQUES

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1. Gérard GAUDAEN (Belgique ) : ex-libris Jan van Heetvelde : armoiries avec une bande de gueules  chargée de trois maillets

2. Gérad GAUDAEN (Belgique) : ex-libris Francisco Aznar , avec les attributs de peintre

3. Jan BATTERMAN (Pays Bas) : ex-libris armorié de Schelling: de gueules aux trois besants d'argent frappés de voiliers.

4. JONG (Pays Bas) : ex-libris aux armes de Mr. D. Giltay Veth.

5. Jocelyn MERCIER (France) : ex-libris aux armes de Louis Goupil de Bouillé, cliché typographique à 4 couleurs.

6. Daniel MEYER (France) ex-libris aux armes de  Guy Steinbach .

7. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris aux armes de B.W. Wreesmann .

8. Charles FAVET (France) : ex-libris Marcel Luquet aux armes parties de Troyes .

9. Charles FAVET  (France) : ex-libris op. 170 , 1950 aux armes de Léon Gruart de Sainghin .

10. Charles FAVET (France) : composition héraldique à deux écus  sous une couronne comtale, 1947.

11. Ernest HUBER (France) : ex-libris aux armes d'Antras de Gardères.

12. Paul KOCH (France) : ex-libris aux armes de Jo. Kohn.

13. Hedwig PAUWELS  (Belgique) : ex-libris aux armes de W. Goffin . 

 

LES PORTRAITS DU TITULAIRE

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1. Hedwig PAUWELS (Belgique) : ex-libris avec portrait du titulaire A.Vercammen, président de Graphia , société belge d'ex-libris .

2. Hedwig PAUWELS (Belgique) : ex-libris à l'effigie de Jeff  Arras et de son père, collectionneurs d'ex-libris.

3. Hedwig PAUWELS (Belgique) : ex-libris à l'effigie du bibliothécaire luxembourgeois Pierre Roller.

4. Hedwig PAUWELS (Belgique): ex-libris à l'effigie de Jean-François et Nicole Chassaing. 

5. Wim ZWIERS (Pays-Bas) : ex-libris à l'effigie de Brigitte Blum.

6. Peter WETSELAAR (Pays-Bas): ex-libris pour les noces d'or de Myra Louise Philips et de Gerrit Jan Rhebergen,

1939-1989.

7. Zdislaw MILACH (Pologne) : ex-libris Jacques Pierre  gravé à l'eau-forte en relief sur zinc .

8. Frank Ivo van DAMME (Belgique) : ex-libris à l'effigie de Noelle van Neste.

9. Frank Ivo van DAMME (Belgique) : ex-libris à l'effigie de Mathilde C.M. Jörgens en train de peindre.

10. Ad SNELDERS (Pays-Bas) : ex-libris à l'effigie du graveur Ad Snelders  (ipse fecit)

12. Lembit LÖHMUS (Estonie) : exgraficis à l'effigie du Pr. Werner Pfeiler, graveur .

13. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris à l'effigie du graveur Albin Brunovsky.

14. Arkady  PUGACHEVSKY (Ukraine) : ex-libris à l'effigie de Luciano Pavarotti.

LES ATTRIBUTS DU TITULAIRE

Les figures parlantes jouant sur le nom du titulaire

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1. Nico BULDER (Pays -Bas) ) : ex-libris J.C. Winterink : scène hivernale, car  Winter = hiver.

2. Nico BULDER (Pays-Bas) ex-libris pour Jan -Baptiste C.M. Stomph : baptême du Christ par jean Baptiste..

3. Michel JAMAR (France) : ex-libris pour le Dr Paul Geronte: vieil alchimiste en quête de l'élixir de Jouvence.

4. Michel JAMAR (France) : ex-libris pour Pierre Roller : la Fortune  roulant sur un porte-plume.

5. Jean-Marcel BERTRAND (France) : ex-libris Monique Van Paeschen = de Pâques,

la jonquille est en flamand la fleur de Pâques.

6. Pam RUETER (Pays-Bas) : ex-libris Hanns M. Hirsch , cerf ailé, car Hirsch = cerf.

7. Pam RUETER (Pays -Bas): ex-libris Ali Vogel , cormoran , car Vogel = oiseau.

8. Pam RUETER (Pays-Bas) : ex-libris Lou Hoefnagels, avec un clou car Hufnagel = clou de fer à cheval.

9. Thijs MAUVE (Pays -Bas) : ex-libris Elizabeth Watson Diamond,  avec un diamant au centre de la rose.

10. Robert JANKOVIC  (Tchécoslovaquie) : ex-libris Ali Ria Vogel , avec figures volantes, car Vogel=oiseau.

Les attributs de sa profession

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1. Gérard GAUDAEN (Belgique) : ex-libris pour l'entomologiste Albert Collart: l'homo sapiens épinglé par un insecte.

2. Marc SEVERIN (Belgique) : ex-libris pour l'entomologiste Albert Collart.

3. Daniel MEYER (France) : ex-libris Roger Lelièvre , fondeur .

4. Hara YOSHIAKI (Japon) : ex-libris Yoshi Hara , relieur en  asanoha-toji , type de reliure japonaise.

5. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris du Dr Heino Tilk , acupuncteur.

6. Henrik FAIJLHAUER (Allemagne) : ex-libris pour le bibliothécaire Bernard W. Wreesmann.

7. Zbigniew DOLATOWSKI (Pologne) : ex-libris  de Sigrid Gottmann-Werdnik , dentellière.

8. Hanna GLOWACKA (Pologne) : ex-libris Jagody JOTEJKO,  lissière en tapisserie.

9.  Wojciech JAKUBOWSKI (Pologne) : ex-libris pour le relieur J.J. Peijnenburg.

10. Peter WETSELAAR (Pays-Bas) :ex-libris  du dentiste Wout Meulemans

11. Ernest HUBER (France): ex-libris du Docteur Arnaud Weill.

12. Jocelyn MERCIER (France) : ex-libris pour le docteur Lazare Moscovici, avec caducée , et fœtus.

13. Jean-Marcel BERTRAND : ex-libris pour le radiologue P. Séjournant, échographie de fœtus.

14. Josef CERNY (République tchèque ) ex-libris Docteur I. Kuba , chirurgien .

15 Zoltan BAGARUS (Hongrie) : ex-libris du Dr Zoltan Szabo, chirurgien.

15. Gérard GAUDAEN (Belgique) : ex-libris pour la sage-femme M.O Thevenon .

16. Alena VODICKOVA  ( République Tchèque) : ex-libris Michaely Lakomé, infirmière d'enfants .

17.Ernest HUBER (France) :  ex-libris du pharmacien Alain Beretz , avec mortier .

18. Paul KOCH (France) : ex-libris de Claude BOURET, conservateur au Cabinet des Estampes.

19. Jean-Marcel BERTRAND (France) : ex-libris Max Aubry , acteur metteur en scène.

20. Frank Ivo Van DAMME (Belgique) : ex-libris Gudrun Schmitt, peintre.

21 . Gérard GAUDAEN (Belgique ) : ex-libris pour le photographe  studio Roland,

Les représentations de lieux : villes de résidence ou d'élection

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1. Jean Marcel BERTRAND (France) : ex-libris J. M. Bertrand à Collonges la rouge, 1970.

2. Jean -Marcel BERTRAND (France) : ex-libris Yolanda Stradiot , avec la Mer du Nord.

3. Charles FAVET (France) : ex-libris Jean Darbot , avec vue de Troyes

4. J. CHORRO-SOLBES (Espagne) : ex-libris Odile Mercier , avec cathédrale de Valence .

5. Jocelyn MERCIER (France) : ex-libris J.Mercier , avec les bouquinistes des quais de Paris.

6. Jocelyn MERCIER (France) : ex-libris Julio Fernandez Saez ,avec N.D. de Paris.

7. Karel BENES ( République tchèque ) : ex-libris Dr H.D Köhler , avec Frédéric II et Sans Souci.

8. Gérad GAUDAEN (Belgique ) : ex-libris Erna Schippers, avec le beffroi d'Anvers. ? ou Bruges ?

9. Karel BENES (République tchèque ) : ex-libris G. G. de Haas, avec vue de Prague.

10. Albert DECARIS (France) : Verzameling  Etienne Nijs , avec sirène entre vues de Bruges et de Paris.

11. Albert DECARIS (France) : Ex-libris Georges Goubot , avec vue de Bayeux.

Les goûts du titulaire

         Musique

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1. Ottmar PREMSTALLER (Autriche) : ex-libris du violoniste Walter Humpelstötter avec portrait de F. Schubert.

2. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris du violoniste Walter Humpelstötter avec portrait de Franz Schubert.

3. Willy PFEILER (Autriche) : ex-libris Peter Rath avec portrait de F. Schubert.

4. Oswin VOLKAMER (Allemagne) : ex-musicis Burkhard Schipper , avec portrait de Carl Maria von Weber .

5. Karel BENES ( République Tchèque) : ex-libris Riet & Gerrit de Haas avec portrait de Chopin.

6. Ferenz GAL (Hongrie) : ex-libris ex-libris Jan van Rhebergen, avec portrait de L.van Beethoven.

7. Peter WETSELAAR (Pays -Bas ) : ex-libris Jutta Bergengruen , avec portrait de W. A.Mozart.

8. Anatoli KALASHNIKOV (Russie) : ex-libris Herbert von Karajan , avec portrait de Mozart.

9. Karel BENES : (République tchèque ) : Ex musicis J. de BELDER avec portrait de W. A. Mozart.

10. Willy PFEILER (Autriche) : ex musicis Peter Rath, avec portrait de Mozart .

11. SUCHANEK  (République tchèque ) : ex-libris M.P. de Haas, avec flûtiste.

12. V. STANISEVSKI (Estonie) ex-libris … avec joueur de …

13. Jiri BOUDA (République tchèque ) : ex-libris Peter van der Weerdt, avec vélo et saxophone.

14. Herbert OTT (Autriche) : ex musicis Réthy Zoltan .

15. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex musicis Peter Rath, avec joueur de viole .

16. JAKSTAS ( Lithuanie) : ex musicis Peter Rath , avec flütiste et trompettiste.

17. Ven ZOLTAN  (Hongrie) : ex-libris M.P. de Haas avec joueur de cornemuse et danseurs hongrois. 

18. Jan BATTERMAN (Pays -Bas): ex-libris J.J. van der Muur , avec trompettiste de jazz.

19. Karel BENES (République tchèque ) ex-libris Peter van der Weerdt , avec saxophonistes.

20. Karol FELIX (Slovaquie) : ex-libris P.J.J. Peijnenburg avec violoniste.

21. Karol FELIX (Slovaquie ) : ex-libris Susi Plicka  Kolar , avec lyres.

22. Karol FELIX (Slovaquie ) : ex musicis HW avec volute d'un violon.

23. Martin BAYENS (Belgique ) : ex-libris Peter van der Weerdt avec saxophoniste.

24. N. BATAKOV (Russie) : ex-libris Brigitte Rath , avec grammophone primitif .

25. Arkadi PUGACHEVSKI ( Ukraine) : ex-libris A. Kagano … avec violoniste.

26. Jean-Marcel BERTRAND (France) : ex-libris Riet DE  HAAS , avec choristes.

27. Arcady  PUGACHEVSKY (Ukraine) : ex-libris R. Jurelionio in memoriam S. Darius S. Girenas. , avec orgue.

28. Zdislaw MILACH (Pologne) : ex-libris Isao Tomita , avec tourbillon de notes.

29. Danuta PISAREK- DASSARA (Pologne) : ex-libris Ewy Witolda Borowieckich , avec guitare électrique  et oiseaux.

30. Bohumil KRATKY (République tchèque) : ex musicis Bernard Willem Wreesmann , avec piano et orgue.

31. Peter MELAN (République tchèque) : ex-libris W. Humplstötter , avec violon se fondant en femme.

32. Jean -Marcel BERTRAND : ex-libris Hélène , avec guitare .

33. A. KALASCHNIKOV (Russie) : ex-libris … avec détails d'un violon

34. A. KALASCHNIKOV (Russie) : ex-libris Marie-Rose Theunis , avec touches de piano, et piano à queue

35. B. SCHMULL  (?) : ex-libris B.W. Wreesmann , avec partition, clavier de piano, violon.

36. Ad  SNELDERS (Pays Bas) : ex-libris C. Verwaart , avec baguette de chef et violon.

37. Eric ROBERT-AYME (France) : ex-libris Olivier Meunier , avec flûte traversière.

38. Oriol M. DIVI (Espagne) : ex musicis Maria Tratsaert , guitare et fontaine des lions à Grenade.

39. Alain BAR (France) : ex-libris Didier Kowalik , avec saxophone, et notes.

40.  YANAKIEN (Bulgarie) : ex-libris Peter Rath avec viole de gambe , satyre jouant du chalumeau , partition

         Erotisme

1. Frank Ivo  Van DAMME (Belgique) : Ex-libris Jacques Rasdolsky : couple au papillon.

2. Wim ZWIERS (Pays-Bas) : ex-libris Geert  couple enlacé.

3. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris  Lars C. Stolt. Léda moderne.

4. Wim ZWIERS (Pays Bas ) : ex-libris André Vercammen : femme et scorpion .

5. Italo ZETTI (Italie) :  ex-libris G.B. : couple étendu  avec devise: Vivere gaudiose.

6. Zoltan BAGARUS (Hongrie) : ex-libris Jean François Chassaing: couple enlacé au lit.

7. Harry JÜRGENS (Allemagne): ex-libris Wiszkocsil Wilhelm , le Cantique des Cantiques de Salomon.

8. Gérad GAUDAEN(Belgique) :  ex-libris W. van Gastel femmes inscrites dans une figure  Yin et Yang.

9. Lembit LÖHMUS ( Estonie): ex-libris HN avec deux femmes  nues laçant leurs chaussures.

10.Mark SEVERIN (Belgique) : ex-libris Lars C. Stolt . Sexe et visage de femme.

11.   KACIREK (République tchèque ) : ex-libris Mario Micheletti : femme nue adossée à un arbre;

12. SUCHANEK (République tchèque ) : ex-libris Brigitte Rath : femme nue jouant de la flûte de Pan.

13. Hedwig PAUWELS (Belgique) : ex-libris H. Vanmeulder : femme nue se dessinant.

14. Seiji KANACHI (Japon) : ex-libris Kazumi -Suzuki : La jeune femme et la mort . 

15. W. JAKUBOWSKI (Pologne) : ex eroticis Lars C. Stolt : copulation de mouches .

16. W; JAKUBOWSKI ( Pologne) : ex libris eroticis Albert Collart : copulation de coccinelles.

17. Ryszard BALON (Pologne) : ex-libris Jan Bruggheman : monstre velu.

18.  Renata SIMLIKOVA ( République tchèque ) : ex-libris Francisco Bernat Sigales, architecture  et  corps nus .

19. FISCHER (Autriche) ex-libris Fritz et Grete Fischer : amours d'un pêcheur et d'une sirène.

20. Mark SEVERIN (Belgique) : ex-libris J. Rasdolsky , avec un chimiste assailli par des sirènes dans un ballon de verre.

         Animaux

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1. Henk BLOKHUIS (Pays-Bas) : ex-libris Lea Snœk , avec chat et poisson.

2. A. KALACHNIKOV (Russie) : ex-libris Dr Sergio Guidi , avec cocker.

3. Leslie BENENSON (Grande Bretagne): ex-libris  pour elle-même , avec deux chevaux.

4. Leslie BENENSON (Grande Bretagne) : ex-libris Josée Gaudaen , avec trois daims.

5. Leslie BENENSON (Grande Bretagne) : ex-libris Marianne de Bruijn , avec lion et tigre.

6. Lou STRIK (Pays Bas) : ex-libris Daniel de Bruin , avec deux hermines.

7. Lembit LÖHMUS ( Estonie) : ex-libris Susanna Kolar 

8. Willy PFEILER ( Autriche) : ex-libris Susi Kolar , avec aigrette.

9. Pam GRUETER (Pays -Bas) : ex-libris Aina Björk , avec des oisillons

10. Wojciech CINYBULK (République tchèque) ex-libris G.A. Verduin , avec oiseau essorant.

11. Leslie BENENSON (Grande Bretagne) : ex-libris Ali Vogel de Waal , avec pics épeiches.

12. Colin PAYNTON (Grande Bretagne) : ex-libris W. E. Butler , avec plongeon.

13. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris Kati Rain-Jögi , avec poussin éclosant.

14. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris Elly de Koster, avec mouette rieuse (?)

15. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris Susanna Kolar , avec trois aigrette.

16. Lou STRIK (Pays-Bas) : ex-libris Wout Meulemans avec corbeau.

17. Peter WETSELAAR ( Pays-Bas) : ex-libris Willem Karel de Bruyn , avec Platalea leucorodia.

18. Peter WETSELAAR (Pays-Bas ):  ex-libris G.A. Verduin , avec hirondelle.

19. Peter WETSELAAR (Pays-Bas): ex-libris Ali Ria Vogel de Waal , avec Oriolus oriolus Linnæus.

20. Julio  Fernandez SAEZ  ( Espagne) : ex-libris A. Collart , mouche et escargot.

21. Gérard GAUDAEN (Belgique) : ex-libris Georg Meußgeier , avec grenouille.

22. Willy PFEILER ( Autriche) : ex-libris avec deux salamandres.

23. SZAMOCKI (Pologne) : ex-libris Wout Meulemans , avec écrevisse.

24. Mark SEVERIN (Belgique) : ex-libris  A.Collart , avec mouche.

25. Walter BREMS ( Belgique) : ex-libris Tessa de Langhe, avec libellule.

26. Hans RANZONI ( Autriche) : ex-libris Johannes Souverein, avec papillon.

27. Hans RANZONI (Autriche) : ex-libris Alma Petz , avec papillon .

28. Lembit LÖHMUS  (Estonie) : ex-libris B.J.Lewych , avec murex.

29. Ferenc BALINT (Hongrie) : ex-libris Wiszkocsil Wilhelm , avec animaux humanisés.

30. Leslie C. BENENSON (Grande Bretagne) : ex-libris Claus Wittal , avec licorne, griffon, et satyre.

Allusions mythologiques, religieuses, littéraires, artistiques   

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ex_libris_11_allusions_litteraires

— Nombreuses Léda et le cygne

1. Pieter WETSELAAR (Pays-Bas) : ex-libris Lars C. Stolt, 1987.

2. Danuta PISAREK-DASSARA (Pologne) :ex-libris Francisco Bernat Sigalés. 1998

3. Hedwig PAUWELS (Belgique) : ex-libris H.Pauwels .

4 JAKTAS (Lithuanie) : ex-libris Lars C.Stolt. 

5. Zdislaw MILACH (Pologne) : ex-libris Ali Vogel de Waal, 1988.

6. Anneke KUYPER (Pays-Bas) : ex-libris Aino,

7. Ivo Van DAMME (Belgique) : ex-libris Golifman Serge . 157.

— Pégase

8. Martin BAEYENS (Belgique) : ex-libris Pierre Roller ,avec Pégase

— Meduse

9. Oldrich KULHANEK (Tchécoslovaquie) : ex-libris Walter Humpelstotter

— Bacchus et Ariane

10. Oldrich KULHANEK (Tchécoslovaquie): ex-libris André Vercammen, 1987.

— Eve et le serpent

11. Wim ZWIERS (Pays -Bas) : ex-libris N. Shaftel .

         — L'arche de Noé

12. Hedwig PAUWELS (Belgique ) : ex-libris du Dr P.Sejournant .

         — La crucifixion du Christ

13. Jean -Marcel BERTRAND (France) : ex-libris P. Séjournant .

— La résurrection du Christ

14. Wim ZWIERS (Pays-Bas) : ex-libris Lotte Hausweiler.1987.

— le mythe médiéval de la licorne

15. Peter LAZAROV (Bulgarie) : ex-libris W.K. de Brujn .92

         — Don Quichotte

16. J.F. SAEZ (Espagne) : ex-libris Paul Pfister 1975.

17. Gérard GAUDAEN (Belgique) : ex-libris W.J.C. van Eyck .

18. Guido MARIMAN (Belgique) ex-libris J. de Batist , 1977.

19. Lesllie BENENSON (Grande Bretagne): ex-libris Arnold Hausweiler .

         — le commissaire Maigret , personnage de Simenon

20. Michel JAMAR (France) : ex-libris Claude Husler .

21. Jocelyn MERCIER (France) : ex-libris J.Breteau

— Kipling

22. Pam RUETER (Pays-Bas): ex-libris Remo Palmirani , omaggio a Rudyard Kipling.

— Dürer

23. Lembit LÖHMUS (Estonie) : ex-libris Herbert SCHWARZ , d'après un apôtre d'Albert Dürer, 1526.

— Vincent van Gogh

24. Martin BAEYENS (Belgique) : ex-libris Erik Spies , en hommage à Vincent van Gogh 1890-1990.

LES  EX-LIBRIS COMPLEXES OU NON FIGURATIFS

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1. Jan van DOORN (Pays- Bas): ex-libris Paola Bono, avec visage et oiseaux. 

2. Wim ZWIERS (Pays-Bas) : ex-libris HP, 1992.

3. Igor BENCÀ ( Tchécoslovaquie):  ex-libris R. Brun  14/150

4. A.GASTMANNS (Belgique) : ex-libris G.M.N. avec dard et boules.

5. Martin R. BAEYENS (Belgique) : ex-libris Jos van Waterschoot

6. Martin R. BAEYENS (Belgique) : ex-libris J.Gaudaen 1972.

7. Martin R. BAEYENS (Belgique ): ex-libris Magda Beert 1988 .

Après avoir été présentée à Bordeaux, cette exposition enrichie a été présentée une autre fois en 2008 dans un musée de Normandie.

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ex_libris_9_erotisme

11. KALACHNIKOV ( Russie) : ex-libris à l'effigie de William et Marlene Butler .

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06 novembre 2008

Présentation de Pierrette Burtin-Serraille

Exposition organisée par l’Estampe d’Aquitaine
En collaboration avec le Forum des Arts de Talence
8-20 novembre 2008

Il y a plusieurs facettes dans l’œuvre de Pierrette Burtin-Serraille. Loin d’être un génie solitaire, elle apparaît plutôt comme une artiste engagée et solidaire. Elle travaille avec les autres, elle travaille pour les autres. Elle a collaboré avec des poètes, elle a écrit elle-même de la poésie.

Si l’on veut résumer l’œuvre des poètes, ils refont le monde en retaillant les mots. Il y a dans l’art contemporain un mouvement qui s’est nommé l’arte povera, l’art pauvre. Rien de plus pauvre que les mots, rien de plus commun que les matériaux que ramassent les poètes sur le pavé des villes ou comme des cailloux dans le gave. C’est l’art dont les fournitures sont au meilleur marché qui soit. En retaillant ces mots, les poètes font des constructions incomparables et intraduisibles qui sont comme ces murs qu’on appelle cyclopéens, aux pierres toutes dissemblables, à l’aspect bizarre, aux facettes imprévisibles, que cinq mille ans de séismes et de guerres n’ont pu ébranler. Les remparts des poètes sont plus légers, mais bâtis aux frontières de  l’être et du néant, ils sont les fortins qui défendent l’humanité.  Que faire des constructions, des paroles des poètes, citadelles de vent disséminées aux confins de la langue ?  Pendant des siècles, on les a gravées dans la mémoire des hommes, puis est venu le temps des livres où la parole s’est déposée noir sur blanc. Pierrette Burtin-Serraille a transposé en Europe, sans le savoir peut-être, l’usage chinois de prendre l’empreinte des inscriptions gravées dans la pierre. Elle a fait des livres sans encre et des cartes sans légende. Des livres qui changent avec le ciel, qui s’effacent au soleil de midi et qui paraissent avec l’ombre sur le blanc des pages. A ces livres il faut du temps et du champ.

L’artiste a dessiné dans Minéral (1988) des terres et des mers vus de Sirius, à une distance telle que les travaux de l’homme se confondent avec l’œuvre de la vague et des vents, des cartes sans ville et sans noms, un monde d’avant l’homme.
Astres, texte et gravures de Pierrette Burtin-Serraille (1987), est illustré de cartes du ciel qui ne sont ni celles des savants d’aujourd’hui, ni celles que les Grecs ont tracées en remplissant le ciel de leurs héros trop familiers. L’artiste y voit des figures imaginaires, animales, puis hybrides, puis humaines, qui gravitent comme des constellations, autour des planètes dans l’«immensité  du ciel empoussiérée d’étoiles.» L’image s’y déploie en doublant ses dimensions à chaque page, ce qu’on pourrait comparer à l’expansion de l’univers à partir d’un minuscule noyau initial.
La Grande Ourse, en collaboration avec Robert Mallet ( 1989), se déplie comme une carte du ciel , et montre des figures d’animaux dont le poète écrit :

  Chacun veille
                  à sa juste place
                Chacun s’anime
                  à sa façon
               Pour doter
                 l’indéfinissable
                        D’une respiration.

Dodécade, en collaboration avec Claude Andruetan(1992), se déploie en accordéon sur des polyptiques  de papier. A chaque page, une créature de plus s’invite dans la ronde rythmée par les nombres, jusqu’à ce que le cycle bouclé recommence.

D’autres pans de Pierrette Burtin-Serraille apparaissent dans les gravures diverses qui ont un rapport au Tibet. D’une part des xylographies sur papier népalais traditionnel présentent à la méditation du fidèle les animaux symboliques venant de l’iconographie bouddhique : le lion, le tigre, le vautour dont les noms sont écrits en lettres imitant l’alphabet tibétain. D’autre part, une série d’images a pour fond la carte des USA, où une mare rouge sang s’avance de l’Est vers l’Ouest, anéantissant les Indiens dont on voit les chevaux ou les chefs comme de pâles fantômes. Le même processus d’élimination ou d’asservissement des indigènes est à l’œuvre dans la conduite des autorités chinoises au Tibet. Telle est la métaphore sous-jacente à ces œuvres militantes. 

Comme éditrice, Pierrette Burtin-Serraille se met au service d’autres couples d’auteurs et d’artistes.  Une réminiscence de l’art postal apparaît dans le nom de sa collection, Plis. Mais on sort là de l’estampe à deux dimensions, on entre dans la production en petit nombre de collections  d’objets  qui sont recueillis dans des sacs, dans des boîtes. Mais c’est le plus récent versant de son œuvre, il arrive à Pierrette Burtin-Serraille de répandre ses marques, feuilles, os, plumes, balles de couleurs, dans la nature, au bord de la mer, ou dans les parcs de Lyon, de prendre une image de ces déploiements éphémères et de s’en tenir là, façon de faire entrer tout l’univers dans une petite boîte.

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