Estampe d'Aquitaine

20 août 2017

Graveurs et artistes d'Aquitaine tirés de E. Féret (1889) , noms de A à K , tome I.

Notices biographiques des peintres, dessinateurs et graveurs aquitains tirées de 

FERET (Edouard) : Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde par Edouard Féret, membre de la Société d'Agriculture de la Gironde, secrétaire de la Société Archéologique de Bordeaux, auteur de Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. III. Première partie. Biographie.

 

Bordeaux

 Feret & fils, libraires-éditeurs, 15 cours de l'Intendance. 

 

Paris

G. Masson, Libraire-éditeur 120 boulevard Saint-Germain, Paris, Emile Lechevalier, éditeur, 30 quai des Grands-Augustins. 

1889, 628 p.

Abréviation : (F)

 

 

 

 par Michel Wiedemann 

Président de l'Estampe d'Aquitaine,

 maître de conférence à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3

 

 

 

 


 

 

A

 

 

ACCARD (Eugène ) 

peintre de genre et de portrait, né à Bordeaux en 1824. Elève d'Abel-de-Pujol et de L. Cogniet, il expose à presque tous les salons de Bx et de Paris depuis 1848.  (F)

 

AGOTY (Pierre Edouard d'), 

né à Florence (Italie) en 1776, mort à Bx le 29 janvier 1871. Excella dans l'art de lapeinture en  miniature; il n'est pas une famille riche du vieux Bx qui ne possède de ses œuvres, toutes signées Dagoty sans apostrophe; petit-fils de Jacques Gautier d'Agoty, savant anatomiste pensionné des rois Louis XV et Louis XVI, se fixa à Bx au commencement du premier Empire et se retira à la campagne en fév. 1848; il descendait d'une très ancienne famille sicilienne qui attacha sa fortune à celle de René le Bon.  V. Nobiliaire universel de Magny , 9 e vol. 1866 et Biographie universelle publiée par Furne.  (F). 

 

ALAUX (Jean dit Alaux le Romain ) 

né à Bx le 5 janv. 1785, mort à Paris le 3 mars 1864. Elève à Bx de P. Lacour. Etudia les beaux arts dans l'atelier de Vincent et dans celui de Guérin. Grand prix de Rome en 1815. Son talent et son amitié pour le baron Taylor  lui valurent de nombreux succès. Il fut médaillé (or ) en 1828 , chevalier de la Légion d'honneur en 1828 et devint directeur de l'école française de Rome en 1847, membre de l'Institut (Acad. des Beaux-Arts en 1851 ) Officier de la Légion d'honneur le 21 juin 1841.

(F) 

 

ALAUX (Jean -Paul ) dit Gentil ,

né à Bordeaux le 3 oct. 1788, mort à Bordeaux le 25 janv. 1858. Frère du précédent.(F)

Elève de Pierre Lacour et H. Vernet .

 

ALAUX (Gustave) 

Bx 29 nov. 1816, mort le 25 -3-1882. fils du précédent.  (F)

 

ALAUX (Jean Michel) 

né à Bordeaux 17 oct .1850, fils de Gustave.>1887 (F)

 

ALAUX ( Daniel), 

frère du précédent, né à Bx le 30 mai 1853, >1887 (F) 

 

ALAUX (Guillaume), 

frère de Daniel et Jean Michel, né à Bx le 16 sept. 1856. Elève de Bonnat, Humbert et Gervex.

 

 

ALBAN de LESGALERY (Jean -Jacques ) 

peintre né à Bx le 20 sept 1808, élève de Lacour fils; fit d'abord de la peinture d'histoire et de genre, où il obtint quelque succès, puis s'adonna à la peinture de décoration et à la gouache, a publié plusieurs vues lithographiques des monuments de Bx. Le musée de Bx possède de lui depuis 1830 : Intérieur d'une cour de roulage à Paris

(F).

 

 

ANDIRAN (Jean-Christophe Frédéric François d') 

peintre et dessinateur, né à Bordeaux le 3 germinal an X (1802)  ou en 1801 aux environs de Nérac d'après M. Marionneau et Andrieu, mort en 1876. Fils d'un banquier de Bx, appartenant à une famille protestante de Casteljaloux, il dut, après la secousse commerciale de 1830, abandonner toute sa fortune pour liquider honorablement la situation de son père et recourut à son talent de peintre amateur. Alla à Paris où le succès l'accueillit, habita tour à tour Nantes, Nérac, Lausanne, et jouit comme professeur aquarelliste, d'une grande réputation. F. d'Andiran eut l'honneur d'inaugurer la lithographie à deux teintes, dans l'ouvrage intitulé : Suisse et Savoie dessinées d'après nature et lithographiées. Paris, Lemercier, 1838. 25 pl. gr. , in -f°; on lui doit encore : Excursion pittoresque dans l'ancien duché d'Albret, Nérac et quelques-uns de ses environs, avec 12 croq. dessinés d'ap. nature et lithographiés. Paris, Rittner & Goupil , 1842, in-f°. Il fournit de nombreuses pl. à divers recueils littéraires et ou historiques, notamment au Musée d'Aqutaine, à la Guienne hist. et mon. Le musée de Nérac possède une belle aquarelle de cet artiste. M. G. Labat à Bx, possède de jolies vues de Bx lithographiées par d'Andiran. La vente de ses tableaux, aquarelles et dessins a eu lieu à l'hôtel Drouot à Paris le 27 nov. 1876. M. Marionneau en possède le catalogue, où l'on trouve l'indication d'aquarelles représentant des vues prises aux environs de Bx (F).

 

† 1876  Lausanne (Suisse) 

Elève de R. Töpffer, A. Calame, et Harding. 

 

ANDRIEU (Bertrand) 

graveur, né à Bx  le 24 nov. 1761 , fils d'un  modeste vinaigrier de Bx. Etudia l'art de la gravure en médaille avec Lavau, devint vite à la hauteur de son maître, et le brillant successeur des Varin, Duvivier  et Gatteaux père, dont notre artiste bordelais eut le fils pour collaborateur. Son burin fin et précis produisit des chefs d'œuvre recherchés de toute l'Europe. Il devint attaché au cabinet du Roi, chevalier de l'ordre de St Michel, et membre de l'Académie de Vienne (Autriche). Andrieu a laissé un grand nombre de gravures en relief sur acier exécutées à la manière antique et rappelant les principaux événements du Ier Empire et de la Restauration. Sur la demande des frères Didot, il illlustra aussi de charmantes vignettes leur belle édition de Virgile (1797), le premier ouvrage stéréotypé par le procédé des Firmin Didot. On trouvera dans les Alphabets de Guyenne de M. de J. de Gères la liste des ouvrages d'Andrieu, qui fut surnommé le restaurateur de la gravure en médailles, car il réagit dès ses débuts contre la fausseté de style et de goût qui prévalait à la fin du siècle dernier. Il exposa à Paris, en 1791, 1798, et de 1801 à 1819. Ses médailles destinées à rappeler la naisssance du duc de Bordeaux et l'achèvement du pont de Bx furent le couronnement de sa laborieuse carrière, terminée de bonne heure dans les sentiments d'une vive piété à Paris  le 6 déc. 1822. 

(F)

 

 

ANGLADE ( Jean Paul Gabriel ) 

 

Peintre et aquafortiste, né à Sauveterre de Guyenne le 18 Août 1841. Dirigea d'abord ses travaux vers les sciences naturelles, lauréat de la Société de pharmacie de Bordeaux, il reçut le titre de pharmacien, et devint membre correspondant de la Société d'histoire naturelle de Moscou, membre de la Société archéologique de Tarn et Garonne, collaborateur de la Revue scientifique italienne. Faisant marcher de front la science et l'art, il fut élève de Corot. Admis aux Salons de Paris depuis 1885, et dans divers salons de province où il a reçu : méd. d'argent grand module à Carcassonne; mention honorable à Périgueux et à Dijon; méd. d'argent à Cahors. Parmi ses œuvres nombreuses, nous citerons celles qui ont été reçues aux salons de Paris : Le chêne de Conseheyte, fusain, (1885); Portrait de Mlle Desmons, pastel (1887), Salon des indépendants ; Les Albarèdes, peinture (1886); Ophélie , pastel (1887) Salon du blanc et noir; Entrée de Sapiac, eau-forte (1885) ; Le brouillard dans les bois, fusain, (1885)

(F).

 

ANNONI (Félix) fils de Félix (F) 

Né à Bx vers 1786, mort à Bx vers 1850. Elève de Lacour père à l'école municipale de peinture de Bx, y obtint le second prix de peinture d'histoire en 1810; fit des vues de divers monuments de la Gironde: celle du château d'Olivier se trouve dans le Musée d'Aquitaine , t. I celle du château de Thouars, id. t. III. Fut de 1824 à 1845 membre du jury de l'école qui l'avait formé. On conserve un dessin de lui au bureau des plans de la ville de Bx 

(F).

 

AUGUIN (Louis Augustin ) 

Né à Rochefort le 29 mai 1824. † 30 juil . 1903 à Bx où il s'était fixé depuis  1863. (F)

Peintre, "chef  de l'école de paysage du Sud-Ouest. "(F).

 

 

***


B

 

BAILBY (Eugène

Né à Bx le 3 nov. 1814, mort à Bx le 7 avril 1877. Dessinateur, peintre-décorateur. 

"Cette vue [vue cavalière de Bx prise au-dessus de Bacalan] et une autre de Bx, prise au dessus de la Bastide, également dessinées par M. Eugène Bailby, ont été lithographiées par Bachelier, imprimées par Lemercier à Paris et éditées par Bulla frères  et Jouy (Paris) et Maggi (Bx). Le musée de Bx possède un portrait de M. Bailby, très ressemblant, peint par M. Papin. 

(F)

 

BALAT (Jacques Christophe Paul ) 

Peintre, né à Bordeaux le 22 mars 1804, mort à Bx le 17 nov. 1828. Elève de Lacour à Bx, et à Paris de Gros et de l'école des Beaux Arts. Le Musée d'Aquitaine doit à ce jeune artiste une vue générale de la façade et du portail de la façade de l'église Ste Croix, ainsi que la façade et le clocher de l'église Ste Eulalie. Un Scythès tendant l'arc de son père est possédé par le musée de Bx (C'est un tableau de concours à l'école de dessin de la ville de Bx, 1824 ) ; on connaît encore de lui: Grisettes de Bx, deux lithographies in-f°, publiées chez Légé; trois lithographies de nos hospices dans l'ouvr. de M. Saincric, Topographie médicale de Bx. L'avenir faisait à ce jeune homme les plus brillantes promesses quand la mort l'enleva à  24 ans. 

(F)

 

BARINCOU aîné (Gilbert)

Né à Bx en 1760, mort à Bx le 23 mars 1823, graveur, professeur de dessin, littérateur et quelque temps comédien. On a de lui Apothéose de Voltaire, dessin, ( 1789) ; un dessin à la mine de plomb, coll; Delpit ; un grand nombre de lithographies satiriques publiées sous la Restauration ; un portrait en buste de A. Pétion, ex-président d'Haïti, mort en 1818 ; il a gravé en 1816 la carte du musée d'instruction publique de Bx ; publia en 1815 une Cantate en l'honneur des Bourbons, un Chant Bordelais, le poème d'Omphale ; possédait un joli talent de comédien. MM. Delpit et Minier, dans le Théâtre à Bx, lui donnent les deux opéras que nous attribuons à son frère d'après Laboubée 

(F).

 

BARINCOU ou MONBRUN-BARINCOU  (Emmanuel ) 

Graveur né à Bx vers 1765, mort à Bx en 1812. 

Elève de l'école de peinture de Bx , où il obtint trois prix à dix-neuf ans ; élève de Lavau, a gravé plusieurs pièces, dont les principales sont: Le Rémouleurd'après un tableau de P. Lacour (1782) ; Les joueurs , d'après P. Lacour ; l' Apothéose de Franklin (1791) ; Le portrait du célèbre acteur Romainville , d'après P. Lacour; a gravé au trait tous les dessins du Bulletin du Museum de Bordeaux; poète d'inspiration, on a de lui: Achille au siège de Troie, tragédie lyrique en trois actes, parue en 1810, dont il chargea Spontini de faire la musique ; Alexandre-le-Grand, opéra en trois actes. Il a laissé en mourant plusieurs autres pièces. Il travaillait avec la plus grande facilité. V. Laboubée. 

(F).

 

BATANCHON (Joseph Antoine ) 

Peintre, né à Bx 7 déc. 1738, mort à Lestiac le 14 déc. 1812. Fondateur de l'Académie de peinture, sculpture et architecture de Bx en 1768.

 (F)

 

BATTANCHON (Edmond ) 

Peintre, né à Fronsac le 20 février 1827. Elève de M. Gleyre. Entra à l'école des B.A. de Paris le 6 oct. 1847 et exposa aux salons parisiens de 1859, 1861 et 1866. 

(F)  

 

BAUDIT (Amédée ) 

Né à Genève le 1er mai 1827  peintre fixé à Bx depuis  1866. Paysagiste.

(F)

 

BAZEMONT (chevalier François de )

Dessinateur, mort à Bx en 1768. Prof. de dessin de 1742 à 1768 au collège de Guyenne où il fit de bons élèves ; auteur d'un curieux ms orné d'emblèmes, conservé à la bibliothèque de la ville sous le N° 556, intitulé : Dictionnaire didactique d'architecture civile et militaire. A laissé de curieux dessins des monuments de Bx, celui qui représente un côté du Chapeau Rouge et la salle de spectacle qui fut détruite sous l'administration du maréchal de Richelieu , a été gravé par Choffart en 1755 ; une vue de la place  et de la porte Bourgogne a été gravée par le même. Il a fait une vue du projet des allées de Tourny, côté est, qui a été gravé. M. J. Delpit possède de lui un dessin à la plume inédit, représentant une vue du  Château -Trompette, prise de la Garonne en 1762.

V. Marionneau, Salons bordelais au XVIII e s

(F)

 

BENASSIT (Emile ) 

Né à Londres le 20 déc. 1834,  peintre, dessinateur, aquafortiste.

A publié de grandes compositions humoristiques et des caricatures dans le Boulevard de Carjat ; La Gazette universelle, de Duplessis, 1886; Le hanneton . En 1869 il exécutait pour le Petit Moniteur les premiers dessins qui aient illustré Tartarin de Tarascon, mais mal tirés, sans mise en train, ces dessins furent enlevés et la publication de Daudet fut elle-même supprimée. En outre de ses frontispices et eaux-fortes pour différents volumes: Les heures parisiennes de Delvau ; Les Créanciers de Monselet ; Les petites comédies du vice de Chavette ; Les abrutis et crétins de province, de Alfred Sirven ; Jean des Figues de Paul Arène ; etc, Benassit a dessiné quantité de vignettes et de titres parus dans les journaux et almanachs de l'époque du second empire: Diable à quatreGazette de JavaAlmanach des petits crevés; et pour la série des plaquettes de Le Chevalier, Physionomies parisiennes, 1863. Ses tableaux à l'huile et ses aquarelles figurent chez de nombreux amateurs de France et de l'étranger. Dans un autre ordre d'idées, Bénassit est le véritable auteur des fables retournées qui, du reste, parurent dans le Figaro et l'Evènement sous son nom. 

(F).

 

BENASSIT (Martell Ernest )

frère du précédent,

Homme de lettres et dessinateur, né à Londres le 11 juin 1849.

(F)

 

BERGERET (Pierre Nolasque ) 

Né à Bx le 31 janvier 1782, mort à Paris le 21 février 1863. Peintre et graveur à Bx, élève de Lacour et à Paris de David et de Vincent. Exposa à Paris en 1806 un tableau remarquable: Honneurs funèbres rendus à Raphaël, pour lequel il obtint une méd. d'honneur . Ce tableau a été reproduit en gravure par MM. Paulet et Sixdeniers. 

M. Bergeret, doué d'une imagination aussi active que son pinceau est habile et hardi, a exécuté , indépendamment d'un grand nombre de tableaux à l'huile, une vingtaine de pièces gravées assez importantes et un nombre considérable de lithographies, genre dont il fut l'un des premiers introducteurs en France. En quinze mois, de 1808 à 1810, il exécuta le dessin, de 845 pieds, du bas-relief en bronze qui grimpe en spirale de la base au sommet de la colonne de la place Vendôme à Paris. 

Il a été pendant six ans dessinateur de costumes du théâtre Feydeau ; il a fourni un grand nombre de dessins de médailles pour la monnaie de Paris, les figures des nouvelles cartes à jouer, etc (Lacour et Delpit). 

Il a encore gravé douze planches fort recherchées sur les Fables de La Fontaine. Memb. corr. de l'Acad. de Bx. 

Le musée de Bx possède plusieurs bons tableaux et divers dessins (N° 361à 376). On en trouve aussi plusieurs chez M. Touchard, son arrière-neveu par alliance et dans la collection J. Delpit. Son nom a été donné à l'ancienne rue des Petites-Carmélites. Il a publié Lettres sur l'état des arts en France, 1848, in-8°. (F)

 

BERNÈDE (Pierre Emile )

Peintre né à Bx le 22 sept. 1820. 

(F)

 

 

BIESSY (Gabriel )

Peintre, né à St Pierre du Mont Landes, en 1854. Elève de Carolus-Duran.

(F)

 

BODINIER (Marie Rose Aline) 

Peintre née à Bordeaux le 1er février 1813, morte à Billère près de Pau, le 12 oct. 1856. Fille du peintre Jean Paul Alaux et nièce de Jean Alaux le Romain. Elle excellait surtout dans la peinture des oiseaux et des animaux de basse-cour. Elle a laissé un grand nombre d'aquarelles. Exposait au salon de Paris 1833, ø à Bx.

(F)

 

BONHEUR (Raymond Oscar )

Peintre d'histoire, né à Bx le 20 mars 1796. Elève de Pierre Lacour père et P. Lacour fils. Mort à Paris le 23 mars 1849 

(F)

 

BONHEUR (Auguste ),

né à Bx le 3 nov. 1824, mort le 21 févr. 1884 à Bellevue, en revenant à Paris.

(F)

 

BONHEUR (Isidore),

né à Bx le 15 mai 1827, élève de son père et de sa sœur Rosa. Sculpteur animalier

(F)

 

BOPP du PONT (Léon),

Né à Bx le 22 oct. 1848, élève de Harpignies et de M. Lalanne.

(F)

 

BORDES (Guillaume Auguste ) 

Architecte, né à Rions le 27 août 1803, mort à Bx le 3 août 1868. Auteur des planches de Histoire des monuments anciens et modernes de la ville de Bx, gravées sur acier par Rouargue aîné, de vignettes dessinées par Rouargue jeune, gravées par Quartlley. Paris et Bx, 1845, 2 vol.

(F)

 

BOUGUEREAU (William )

Peintre né à La Rochelle le 30 nov. 1825. Passa toute son enfance et sa jeunesse à Bx. Suivit à Bx les cours de l'école municipale de dessin et de peinture, alors dirigée par J. P. Alaux. —. [Auteur de plusieurs tableaux gravés par autrui.

(F)

 

BOUNY (Pierre Paul Charles)

Né à Ste Foy la Grande en 1820, mort en févr. 1861. Elève de Drölling le fils, exposa dans divers salons parisiens  de 1848 à 1864 des paysages, groupes et portraits. 

(F)

 

BOUREAU (Edmond )

Né à Bx le 13 déc. 1859, † 1883. Tableaux à l'huile et aquarelles. 

(F)

 

BRAQUEHAYE (Charles Louis )

Né à Troyes le 30 janvier 1839. 1 er grand prix de sculpture à l'Ecole Nationale des Arts décoratifs de Paris en 1862. professeur d'histoire des arts à la Société philomathique de 1875 à 1880 . Nomm éen 1877 directeur de l'école municipale de dessin et de peinture, aujourd'hui école muicipale des beaux-arts. A publié de nombreuses notices dans les Mémoires de la Société d'Archéologique de Bx.

(F)

 

BRASCASSAT (Jacques Raymond)

Peintre animalier, né à Bx le 30 août 1804, mort à Paris le 28 février 1867.

V. Ch. Marionneau : Brascassat , sa vie, son œuvre, Paris, Renouard, 1872, in-8°, 420 pp. et portrait gravé. 

(F)

 

BRESDIN (Rodolphe)

1822 Montrelais (Maine & Loire)  † 1885 Sèvres (Hauts de Seine)   

Ø in (F)

 

BRIANT (Jean ) 

peintre, né à Bx le 4 fév 1760, mort à Toulouse le 20 août 1799 ou d'après Laboubée en 1800 dans une émeute populaire. Elève de Lacour, pensionnaire de la ville de Bx à Rome,deux fois lauréat de l'Ac. de Bx. On a de lui au musée de Bx : Vue d'Italie prise à Tivoli. Au salon de Paris de 1799 figuraient des tableaux de Jean Briant. 

V. son éloge dans les Annales du musée de Toulouse, an VIII. 

(F)

 

BROWN (John Lewis )

né à Bx en 1829, 

Peintre de genre et d'histoire. 

(F)

 

BRUN (Pierre)

Peintre-dessinateur, né à Bx en 1764, mort à Bx en 1856. Aquarelles gouachées de la cath. St André. 

(F)

 

BRUN (Raoul François Ferdinand ) 

peintre de paysages et de marine, né à Bx en janvier 1848, mort >1886. 

(F)

 

BURGADE (Louis

Peintre de marine né à Bx le 12 janv. 1803. Mort le 7 février 1876 à Bazas.  Elève de Lacour à Bx et de Gros à Paris. …Les belles lithographies sorties de la Maison Lemercier  de Paris et représentant deux vues du port de Bordeaux , avant la construction du quai vertical, sont dues à son crayon délicat. 

(F).  

 

BURGUET (Jean -Henri ), 

médecin et peintre , né à Bx en 1811, mort à Bx le 3 août 1853. 

(F)

 

***


C

 

 

CABANE (Charles )

né à Bx le 15 nov . 1830  Peintre, auteur d'un grand nombre de portraits et de tableaux religieux. 

(F)

 

CABRIT (Jean ) 

peintre-paysagiste , né à Bx le 24 avril 1842.

(F)

 

CANTEGRIL (Eugène) 

peintre, né à Bx le 20 mai 1846. [non graveur ]

(F)

 

CAPEYRON (Jean),

peintre d'animaux, né à Bx le 22 mars 1806 . Elève du baron Gros . 

(F)

 

CASEY (Daniel ) 

peintre d'histoire, né à Bx en 1817 , mort à Paris le 27 déc. 1885. 

(F)

 

CATHERINEAU (Jean), 

né à Bx en 1802, décédé à Bx en 1874. Entré dans la marine,… il s'occupait aussi de peinture à l'huile et d'aquarelle. 

(F).

 

CAUSSADE (Charles ) 

peintre né à Bx en 1837. Elève de MM. Carrier et Ch. de Tournemine ; a exposé aux salons parisiens de 1865, 1866, et 1868 des vues de Bretagne 

(F).

 

CHABRY (Léonce) 

peintre né à Bx en 1832, mort à Bruxelles en 1882.

(F)

 

CHAIGNEAU (Jean Ferdinand) 

peintre, né à Bx le 6 mars 1830. Elève de Brascassat ; pensionnaire de la ville après avoir obtenu une mention au concours de paysage hist. à Paris en 1854. Le tableau de ce concours est au musée de Bx. Ses ouvrages ont figuré à de nombreux salons parisiens. Un de ses meilleurs est l' Etoile du Berger, appartenant à M. Déroulède au Bouscat, près Bx. Cet artiste semble s'être fait une spécialité des troupeux de moutons. En 1887 il a exposé deux gravures : 1° Le givre. 2° Effet de lune. En 1888, l 'Etoile du soir  et La plaine de Barbizon. F. Chaigneau est un membre distingué de cette phalange d'animaliers à la tête de laquelle marchent Rosa Bonheur et R. Brascassat. 

V. pour l'appréciation de ses oeuvres l'ouvrage de P. Eudel, L'hôtel Drouot en 1881, p. 77; le Journal des Arts du 10 avril 1885 et les catalogues de ses ventes de 1884 et 1885 précédées de notices de Anatole de La Forge et Oct. Robin. 

(F).

 

CHAUVEAU (N.) 

peintre de talent, né à Bx au commencement du XVIIIe siècle. 

(F)

 

CHOLET (André Christophe ) 

peintre, né à Bassanne, (Gir.) le 15 juil. 1807 

(F)

 

CLAVEAU (Pierre Eugène)

peintre, né à Bx le 4 juin 1820 . Elève de G. de Galard, a exposé au salon de Bx depuis sa création et à celui de Paris en 1845, 1870, 1879 ; a obtenu une méd. d'argent à l'exposition de la Société philomathique de Bx en 1843. Parmi ses principales toiles, nous citerons le Retour des laitières (musée de Bx) , les décorations de la grande salle du collège de Pons, du théâtre de Rochefort , du café Bibent à Bx, etc. Claveau a fait aussi de nombreuses lithographies sur des sujets bordelais, il a continué l'album vinicole commencé par son maître; a fait des aquarelles; il s'est occupé avec succès de la restauration des vieux tableaux. 

(F).

 

CLOCHAR (Pierre

Architecte, fils du précédent, élève de David, Leroy, Regnault et Percier ; né à Bordeaux en 1774.  En 1809, le projet d'un palais à élever sur le terrain du Château-Trompette ayant été mis au concours, celui de Clochar, dont les plans ont  été publiés, lui valut un prix. Des palais, maisons et vues d'Italie dessinés par lui, ont été gravés par MM. Bance, Lacour et Lenormand. Paris, 1809, in-f° . 

(F).

 

COLIN (François) 

peintre, élève de Lacour père, né à Bx le 16 juin 1798, mort à Bx le 15 fév. 1864. On a de lui plusieurs lithographies : entre autres la Croix gothique de la place St Projet de Bx; L'Intérieur de la cour de l'ancien hopital St André ; il  a peint de nombreux tableaux  de genre et des portraits . On voit de lui au musée de Bx depuis 1864 la Fontaine des Amours. (n° 417); Crispin messager (n° 418) . C'était un artiste doué d'une grande facilité d'éxécution, et qui se fût fait un nom si son existence s'était écoulée à Paris , mais le temps consacré au professorat a absorbé sa vie et nui au développement de ses heureuses aptitudes.

(F)

 

COLLAS ( Louis Antoine ) 

peintre en miniature, élève de Vincent, né à Bx. A exposé aux salons parisiens : en 1798, Portrait de l'auteur; en 1799 , Etude de femme, grande miniature, en 1812, 1831, 1833 , etc.

(F)

 

CONTANT (Jules) 

peintre, né à Bx le 22 avril 1822, mort à  Caudéran, le 22 oct 1885. animalier. 

(F).

 

COURREGE (N.) 

peintre d'histoire appelé quelquefois Corège, Corrège, ou Courège, né dans la première moitié du XVIII e s. Vint à Bx vers 1771; fut agréé memb. de la nouvelle académie des Arts, fondée en 1769; il s'intitulait à cette époque professeur de l'Académie de St Luc de Paris. Ses tableaux figurèrent aux salons bordelais de 1771, 1774, 1782; on ne peut citer aujourd'hui des nombreuses toiles de cet artiste que celle, assez médiocre, qui se trouve dans la chapelle des fonts baptismaux de l'église N.D. à Bx. : le baptème de Jésus-Christ, signée Courège 1792, et les deux tableaux qui font partie de la collection Partarrieux . On a de lui une estampe représentant l'expérience du cerf-volant électrique imaginée par de Romas. 

V. J.Delpit , Un collectionneur bordelais. Bx, 1881, Date de décès ignorée. Marionneau, Les salons bordelais , p. 136. Laboubée, p. 252. 

(F)

 

CRONEAU (Alphonse) 

peintre , né à Bx le 27 mars 1818. Elève de P. Delaroche et de Drölling. 

(F)

 

CUREAU (Guillaume) 

peintre, né à Bx , mort à Bx en 1647. Fut chargé en 1625 de peindre les portraits des maires et jurats de la ville de Bx. Collection vendue à bas prix en 1793.

(F)

 

***


D

 

 

 

DAGRANT (Pierre-Gustave) 

peintre -verrier , né à Bx le 13 sept. 1839 . Innombrables vitraux. 

(F)

 

DANDRILON (Pierre Bertrand) 

Né vers 1725, mort à Bx le 26 février 1784 , peintre d'animaux , d'archit. et décor. Exposa au salon bordelais de 1771, 1774, 1782. Ne pas confondre avec Dandrillon Pierre Charles, professeur de perspective à l'Ecole spéciale des beaux Arts de Paris, mort en 1812. 

(F)

 

DANTY (Léopold) 

peintre, né à Bx le 21 mars 1863, élève de l'école munic. De Bx, et de Lefèvre et Boulanger à Paris. a exposé au salon de Paris : en 1887 portrait de Mlle M.D. et en 1888 portrait de Mlle H. L. 

(F).

 

DARGELAS (André Henri) 

peintre, né à Bx le 11 oct. 1828 , élève de Picot. … 

(F)

 

DAUZATS (Adrien)

Né à Bx le 17 juill. 1804, mort à Paris le 18 février 1868.

Etudia le dessin à Angers puis à Bx sous Lacour ; travailla dans cette ville sous Olivier, à la décoration théâtrale ; entra dans l'atelier de Gué à Paris,vers 1825 et se livra dès 1828 à l'aquarelle et à la lithographie. Fournit un grand nombre de dessins aux Voyages romantiques et pittoresques dans l'ancienne France de Taylor et Charles Nodier ; parcourut l'Espagne et le Portugal en 1831; visita en 1832 l'Egypte avec Taylor, à l'époque de la translation de l'obélisque de Louqsor, puis passa en Judée, en Syrie et en Palestine,  et rédigea ses impressions de voyage sous le titre de : Quinze jours au Sinaï , dont l apremière édition , Paris , Dumont, 1839, 2 vol . in -8°, porte le nom d'A. Dumas à côté du sien. En 1839, Dauzats choisi par le duc d'Orléans , comme artiste historiographe de l'expédition des Portes de fer,dont le récit dirigé par Nodier parut sous le titrre suivant: Journal de l'expédition des Portes de fer en 1844, Imprimerie royale, in-8°. Ce vol. qui n'a pas été mis dans le ocmmerce, est devenu très rare; il est ardemment recherché. Les dessins de Raffet et de Dauzats en font un livre précieux pour l'histoire de  la conquête de notre colonie algérienne en même temps qu'un des plus beaux livres illustrés du siècle; Dauzats publia en 1839 avec Ph. Blanchard la relation de L'Expédition française au Mexique , 1 vol. in-8° ill. par lui. 

Après avoir parcouru l'Europe, il fut délégué à l'exposition universelle de Londres een 1862. Obtint aux salons de Paris une méd. de 2 ème classe en 1831; deux premières médailles en 1835 et 1848., et à l'exposition universelle de 1855 une méd. de 1ère classe.  Légion d'honneur en 1837  et décoré de l'ordre de Charles III d'Espagne en 1856. L'un des fondateurs de la Société des artistes, peintres, sculpteurs et graveurs en 1844; Dauzats travailla à la réorganisation de la Société des Amis des Arts de Bx avec le plus entier dévouement.  

Le musée du Luxembourg et celui de Versailles possèdent de lui plusieurs toiles et plusieurs aquarelles , épisodes de ses voyages au Sinaï et en Algérie. Trois jours avant sa mort il s'asseyait, haletant et  fiévreux, devant son chevalet et avançait ce grand tableau de Sindbad le marin, qui, quoique inachevé, reste une de ses œuvres les plus importantes et orne le musée de Bx (sous le N° 432).

Par sa discrétion, par son activité, par sa connaissance des hommes, et des choses, par sa parfaite honorabilité, il s'était acquis une influence considérable dont il n'usait qu'au profit des autres, car Dauzats vécut et mourut presque pauvre. 

B. de F. 

Voir la liste de ses œuvres principales dans le Dictionnaire de Vapereau, p. 485, 3 e et 4 e éd. Au musée de Bx, N° 434, Façade du collège de Santelmo , à Séville ; N° 435, Intérieur du couvent de Ste Catherine, au mont Sinaï. 

(F)

 

DE HAY (Philippe )

 de Paris, nommé peintre de l'hôtel de ville de Bx vers 1648, mort en 1665. 

(F)

 

DESCLAUX (Théophile Victor) 

Graveur, né à Bx, a exposé au salon parisien de 1838: Vue de Bordeaux, prise des Chartrons, près de l'entrepôt des douanes. 

(F)

 

DESSIAUX (Victor Alexandre) 

auteur d'un joli volume Crayons et pinceaux, album de pensées-vignettes, Bx, Feret, 1870, in-12, VII-194 p.  

(F)

 

DIAZ DE LA PENA (André Narcisse Virgile)

né à Bx le 21 août 1807, mort à Menton le 18 nov. 1876.

Peintre de genre et de paysage. 

(F)

 

DIDIER-POUGET

peintre de paysage et de marine, né à Toulouse le 14 nov. 1864. Elève de MM. Baudit, Auguin et Maxime Lalanne, à Bx. A exposé au salon de Bx depuis 1882, et dans divers salons de province. A celui de Paris, il a envoyé en 1886 , L'étang de Cernay ; en 1888,  Un coin de St Pé; La lande aux ajoncs. 

(F)

 

DOUARD ( Pierre Ulysse) 

peintre d'histoire et de portrait , né à Bx en 1838, mort à Bx le 3 février 1877.  (non graveur)  

(F)

 

DROUYN ( François Joseph Léo) 

[fils du précédent,] archéologue, aquafortiste, né à Izon le 12 juil . 1816.  Fit ses études classiques à Nancy et ses études artistiques à Paris dans les ateliers de Quinsac-Monvoisin, Paul Delaroche, Coignet et du graveur Marvy ; prof. de dessin au collège des R. P. jésuites de La Sauve de 1851 à 1853; conservateur du musée des antiques de Bx de 1852 à 1856 ; prof. de dessin au lycée de Bx de 1858 à 1866 ; membre de l'Académie de Bx depuis 1850, en a été le président en 1872; membre de la Société des antiquaires de France depuis le 23 déc. 1859; membre de l'Institut des provinces depuis le 23 juil.1858 et de plusieurs autres sociétés savantes ; membre de la commission des Mon. Hist. de la Gir. depuis le 14 nov. 1862; corresp. du ministère de l'Instr. publique depuis le 12 oct. 1868; inspecteur des archives communales de la Gir. de 1865 à 1871, memb. de la commission topographique des Gaules depuis 1866; chevalier des palmes académiques le 23 avril 1881, le 19 avril 1884; Légion d'Honneur le 9 août 1870.

A figuré aux salons bordelais depuis leur création, presque tous les ans par des eaux-fortes, des fusains, des dessins à laplume et des tableaux à l'huile ; a figuré au salon de Paris en 1865, 1867, 1887, a obtenu en 1867 méd. pour la gravure à l'eau-forte, a figuré dans plusieurs expositions de province, où il a été plusieurs fois médaillé ; a publié un grand nombre d'ouvrages parmi lesquels nous citerons: Choix des types les plus remarquables de l'architecture au Moyen Age dans le département de la Gironde, album de 50 eaux-fortes, in-folio Bx (texte par Léonce de Lamothe) .— Album de la Grande Sauve, 16 eaux-fortes, in-folio avec texte, Bx 1851.— Croix de procession, de cimetières et de carrefours, 10 gravures à l'eau-forte, avec texte in-folio, Bx, 1858, publié dans les Actes de l'Académie de Bx. — Guide du voyageur à St Emilion, Bx, 1859, in -12, avec dessins à la plume.— Album de 15 gravures à l'eau-forte ( paysages) publié par l'Alliance des Arts. — La Guyenne militaire, histoire et description des villes fortifiées, forteresses et châteaux du département de la Gironde construits pendant la domination anglaise, 2 vol. ornés de 150 pl.  gravées à l'eau-forte, in-4°, Bx, 1859-1865, épuisé, très rare; Essai historique sur l'Entre deux  Mers, publié dans les Actes de l'Académie de Bx,1870. — Promenades archéologiques dans l'Entre-deux-Mers, (Bulletin de la Société Archéologique de Bx, 1874. );  Tizac de Galgon, étude historique, Bx, 1875, in-8°; Izon, monographie, histoire et archéologie, Bx, 1876, in-8°;  Les variétés girondines ou essai historique et archéologique sur la partie du diocèse de Bazas renfermée entre la Garonne et la Dordogne, Bx, Féret & fils, 1878-1887, 3 vol. gr. in-8°, ornés de gravures dans le texte et d'eaux-fortes hors texte. — Bordeaux en 1450, publication des Archives municipales, Bx, Gounouilhou, 1874- in-4° avec plan et dessins, — Comptes de l'Archevêché de Bx au XIV e siècle, Bx, Gounouilhou, 1881-1882, 2 vol. in-4°. 

M. Léo Drouyn a publié en outre une foule d'études archéologiques insérées dans diverses revues ou bulletins, entr'autres dans  la Revue Catholique de Bx, et a exécuté pour ces divers travaux environ 1550 gravures. A exposé depuis quelques années aux salons de la Soc. des Amis des Arts des dessins à la plume très remarqués. 

(F) 

Voir dans (F) : 

GERES (Jules vicomte de —) 1817-1878 

Ce poète publia dans les années suivantes : Rose des Alpeslégende, Paris, Dentu, 1856, in-12 avec 3 e-f de Leo Drouyn, poème touchant et d'une inspiration élevée, qui renferme de véritables beautés descriptives et marque l'apogée de son talent. 

(F)

 

 

DUBOIS DE TRINCAUD LA TOUR (Mme Anne) 

peintre, née à Bx le 2 février 1864. Elève de A.Stevens, et de L. Chabry ; a exposé au salon de Paris : Une mauvaise traversée, 1884; Brume sur la Garonne, 1885; Une desserte, 1887.  

(F) 

 

DUBOURDIEU (Jean-Baptiste ) 

peintre, né en 1785, mort à Bx la 1er août 1864. Elève distingué de Lacour père et lauréat de l'école de peinture de Bx en 1814.  Ne put suivre à Paris  par suite de malheurs de famille ses condisciples  Jean Alaux, J.-M. Gué, R. Monvoisin, (voir ces noms ), Se livra complètement au professorat ; fut prof. adjoint à l'école mun. de BX et l'un des premiers maîtres  de Brascassat. 

(F). 

 

DUCLERCQ ou DUCLAIRCQ ( Jean)

peintre, prof. à l'école académique de peinture, sculpture et architecture de Bx , fondée par lettres patentes du 9 nov. 1676; on ne connaît qu'un seul tableau, de ce peintre, la Sainte trinité, daté de 1695 et signé Jean Duclaircq, qui se trouvait autrefois dans l'église St Pierre et qui est actuellement au musée de la ville.  Voir Marionneau et Delpit. 

(F)

 

DUPAIN (Edmond Louis ) 

peintre né à Bx le 13 janv. 1847, pensionnaire de la ville de Bx en 1867; élève de O. Gué et Cabanel ; a exposé au salon de Paris de 1870 à 1888, y a obtenu la 3e méd. en 1875; 1ère méd. en 1877; mention à l'exposition universelle, 1878 ; prof. de dessin à l'Ecole polytechnique  depuis 1879. A exposé au salon de Paris depuis 1869 et dans divers salons de province et de l'étranger. A obtenu des méd. à Vienne, Londres, Dieppe, etc. 

Parmi ses principales toiles, nous citerons : Thyonée chasseresse, 1874, musée de Narbonne; La jeunesse et la mort, 1875; Portrait de Delaunay , de la Comédie Française, 1876, pour le foyer de l'Odéon ; le Bon samaritain, 1877, pour l'église de Longwy, (Meurthe et Moselle) ; St Gervais et St Protais conduits au martyre, 1877 pour l'église de Pierrefite (Seine), Ces deux dernières toiles ont figuré à l'Exposition universelle de 1878. Le droit de sortie à Bx au XVI e sremise des branches de cyprès, 1878 pour le trib. de commerce de Bx; La mort de Pétion et de Buzot, le soir du 30 prairial, 1880 au musée de Libourne; Le printemps chasse l'hiver, panneau décoratif, 1881, Le chemin difficile, 1883; Sujet Louis XIII, appartenant au grand duc Alexis de Russie; Passage de Vénus devant le Soleil, plafond pour l'Observatoire de Paris, 1886, Portrait du contre-amiral Mouchez, 1887; Départ de l'enfant prodigue, 1887; Entre deux dangers, 1888; Musique de rue , Biskra, 1888. 

(F)

 

DUPATY (Louis Marie, Charles, Henri, Mercier) 

né à Bx le 20 sept 1771, mort à Paris le 12 nov. 1825. [peintre, élève de Valenciennes, puis statuaire. 

(F)

 

DUPONT (François ,Louis Félix) 

peintre et graveur, né à Bx le 4 juil. 1848, Elève de Gué, Gibert et Cabanel ; a exposé au salon de Paris de 1873 à 1885; à celui de Bx depuis 1876 et à divers salons de province; a obtenu au salon de Paris en 1882 une mention honorable et en 1885 une 3e médaille. Parmi ses principales toiles, citons : La princesse Clémence et les ambassadeurs de Louis le Hutin, 1873,  Christophe Sly de Shakespeare, 1874, (acheté par l'Etat pour le musée d'Annecy ); les Girondins, 3e bataillon de mobiles à la bataille de Nuits , 1875 ( à M. Edmond de Carayon-Latour) ; Combat de Chénebier, 1876; trente-six eaux-fortes originales pour illustrer les œuvres de Molière , 1880; Portrait du président Garfield , eau-forte,(mention honorable ), 1882; Deux Noëls, eau-forte (méd. 3eclasse ) 1885. 

(F)

 

DURAND Cyrille,  

peintre né à Bx le 8 oct. 1840. Le musée de Bx possède de lui sous le N° 452 un joli intérieur. A terminé le tableau du Sacré-Cœur, qu'on voit dans la cathédrale St André de Bx, composé par Jean Sarrail, quelques jours avant sa mort. 

(F)

 

DUVAUX (Antoine -Gilles ) 

peintre de batailles et graveur né à Bx en 1818,mort à Paris en 1884. Elève de Charlet, a su mettre de l'humour et du sentiment dans le genre qu'il a adopté.S'est fait connaître en fournissant de nombreux dessins aux publications périodiques les plus en vogue, dessins où il a cherché le pittoresque et la couleur. On trouve plus de verve et de tempérament dans ces compositions faites à la hâte que dans ses tableaux les mieux réussis, quoique sa peinture ne soit pas sans mérite. A exposé au salon de Paris : en 1848, Charge de cuirassiers à Valmy, qui lui a valu une 2 e méd., en 1850, L'attaque du plateau de la Haie Sainte; en 1852 le Combat de Vélisy; en 1857, L'assaut de Sébastopol, placé dans les galeries de Versailles.  

Fit en 1869 un voyage qui forme une étape dans sa laborieuse carrière. Ce voyage ne lui fut pas inutile, car son Souvenirs de Sicile, exposé en 1863, révéla une sorte de renouveau dans son talent. Les gouaches, les aquarelles, les dessins qui datent de ce moment sont remarquables. On lui doit plusieurs eaux-fortes reproduisant des originaux  ou les plus importantes parties de son œuvre. Son dernier envoi au salon de Paris, 1884, est intitulé : Un renseignement.   

(F)

 

 

 

 

 

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E

 

 

ESCOLIER- MAMON (Mme Marie Rose) 

peintre, née à Bx le 13 mai 1856. Elève de MM. F. Barrurs et Jacquemon de la Chevreuse. A exposé depuis 1878 au salon de Paris, où ont  été remarqués les portraits de de MM. Henry de Lapommeraie, Margne, Gaston Carle, etc. En 1886, elle a envoyé au salon un tableau de genre qui a été acheté par l'Etat pour le musée d'Ajaccio ; en 1887, son envoi, intitulé Souvenir, a vivement attiré l'attention des connaissseurs. 

(F) 

 

EUDE (Louis Adolphe ) 

sculpteur, né à Arès  (Gir. ) en 1818 . Elève de David d'Angers ; a fréquemment exposé aux salons de Paris, où il a obtenu en 1859 une méd. de 3 e classe et en 1877 une méd. de première classe. Le musée de Bx possède de lui : L'écho de la flûte, statue en marbre. A exposé en 1880 et 1881 deux portraits médaillon ivoire. En 1882, il exécuta pour les salles de l'ancien jeu de paume  à Versailles, le buste en bronze de Larevellière-Lepeaux dont un double a été inauguré à  Montaigu (Vendée), sa ville natale, le 14 juin 1886. 

(F)

 

EUDEL (Ernest Jacques Charles ) dessinateur

dessinateur de talent, né le 11 mai 1807 à Gand, alors à la France, mort à Bx le 9 oct; 1854. A plusieurs fois exposé à la Société des fêtes de charité. Il avait un genre charmant, et il est mort juste au moment où sa réputation prenait une véritable extension. Il était timide et modeste à l'excès, et c'est à son corps défendant qu'on lui arrachait ses délicieux paysages. Comme tant d'autres artistes bordelais, il appartenait à l'administration des douanes ; il y était entré le 15 mai 1829 et était resté célibataire. 

(F) 

 

 

 

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F

FAURE ( Mme A. ) née O. Delormepeintrenaquit à Bx, élève de Steuben, . a exposé au salon de Paris  de 1835 à 1857 Une sorcière des montagnes d'Ecosse et des portraits. 

(F)

 

FAUVELET  (Jean Baptiste ) peintre et lithographe, né à Bx le 9 juin 1819 . Elève de Lacour fils ; prof. de dessin  au collège de Chartres ; traite les sujets de genre et les fleurs ; a figuré au salon de Paris de 1845 à 1870, et y a obtenu en 1848 une  2 e méd. Nous citerons parmi ses nombreuses œuvres exposées à Paris  : en 1845 , Jeune homme lisant, qui attira beaucoup l'attention ; en 1847, Le concert, Les deux roses; en 1848 Nonchalance ; en 1850, Un ciseleur, (musée du Luxembourg ); en 1852, Le maître de dessin ; en 1853 Le jardin, en 1855  Deux musiciennes, (musée du Luxembourg ), Les jeunes mères; en 1857 , L'amateur; en 1859 Van Loo, le Médecin plaisant; en 1864, Le livre de Ruth (appartient à M. Em. Fillonneau ) , Les Plaideurs (musée du Luxembourg) ; en 1869 , L'enfant prodigue . 

On a souvent dit que Fauvelet avait pris un coin du domaine de Meissonnier. Ces deux artistes ont au contraire des qualités opposées. Ce dernier a fait passer dans les tout petits tableaux  les grandeurs de la grande peinture ; Fauvelet a dit simplement en petits vers gracieux et fins les bluettes les plus exquises d'une imagination brillante. 

(F)

 

FAXON (Richard Lafite

peintre de marine, né à Bordeaux le 9 nov. 1816, fils de Richard Faxon , né à Boston. Elève de Durand-Brager. A exposé au salon de Paris de 1859 à 1875, aux expositions de Bx et dans diverses expositions de province. Citons parmi ses principales œuvres : Régates de Royan, 1859, Embouchure de la Gironde, 1861; Paquebot en partance à Bx, 1868; Environs de Bx, 1869 ( appartient à M.Maurel ) ; Incendie en rade de Bx, 1870, Bateau chargé de foin en rade de Bx , 1872. 

(F) 

 

FAXON (Mme Amélie )

fille du précédent, peintre, née à Bx, Elève de Steuben. Exposa au salon de Paris de 1865: Pasques fleuries; en 1868 , Une cour à Pont -L'Abbé; en 1870 , Les fraises, Enfants bretons

(F)

 

FELON (Joseph) 

Peintre, sculpteur et lithographe, né à Bx le 22 août 1818. Il étudia d'abord la peinture à Bx , avec MM. P. Lacour et de Galard. Arrivé à Paris en 1839, il fut admis troisième à l'école des Beaux Arts et premier au concours Privas ; débuta comme portraitiste au salon de Paris en 1840, y exposa en même temps un dessin et une statuette en plâtre. A cette époque, il s'occupait déjà de pastel et de dessin lithographique ; il s'appliqua surtout à l'étude de la sculpture et ne tarda pas à s'y faire remarquer ; en 1861, il obtint une 3 méd. pour la sculpture et en 1863, un rappel. 

V. dans le dictionnaire Auvray la longue liste de ses principaux ouvrages. Il a exécuté de nombreux travaux pour les monuments publics. On lui doit : l'Annonciation en deux sujets sur la façade de St Etienne du Mont à Paris, le pourtour du chœur de la chapelle de la Vierge dans la même église et six figures allégoriques dans les tympans d'arcade et oeils de bœuf du nouveau Louvre. On trouve de lui : au musée de Bx , Nymphe chasseresse( sa première peinture), (N° 461) ; à la faculté de Droit de Bx, la statue de Cujas, au musée de Saumur, la Mort de l'archevêque de Paris; au musée de Nancy, St Sigisbert, réduction de l'une des statues qui décorent une niche de la façade de la cathédrale de Nancy; à Nîmes , décoration de l'église Ste Perpétue  (statuaire et vitraux ) ainsi que l'horloge de la préfecture; au musée de Nîmes, Andromède (bronze ) et Diane chasseresse (peinture) ; au musée de Dunkerque, le marbre d'Andromède. Enfin son œuvre lithographique par lui-même dépasse  600 planches. On voyait de cet artiste distingué, au salon de 1887, La Musique, bas-relief en pierre destiné à l'escalier de l'Hôtel-de-ville de Paris. 

V. le catalogue du musée de Bx par MM. Lacour et J. Delpit, édit. de 1855. 

(F)

 

FEUR (Henri) 

peintre-verrier né à Bx le 15 juil. 1837. Elève et collaborateur de J.Villiet  de 1852 à 1877; son successeur depuis cette époque.  Parmi ses principaux travaux, nous citerons: à Bx, les vitraux des églises St Pierre, du Sacré Cœur et de l'hospice des enfants assistés ; à Royan, ceux de l'église Notre-Dame; ceux de N. D. à Tonneins (Lot-et-Garonne) ; N.-D. à Besançon; du pensionnat des Dames de Nevers à Sens ; de la chapelle du pensionnat des frères des écoles chrétiennes à Limoges ; de l'église Ste Croix à Aix sur Vienne; de St Thomas à Figeac; de St Pierre et St Paul, à Turin, de Cerano (Italie). A obtenu une méd. d'argent à l'expo. de Bx  1882. 

(F) 

 

 

FONTAN (Edmond) 

dessinateur, aquarelliste, genre paysage, né à Bx en 1859 . A exposé des aquarelles au salon de Paris depuis 1882 et dans divers salons de province et de l'étranger où il a obtenu plusieurs méd. de vermeil et d'or. 

(F)

 

FOZEMBAS (N.)

peintre; fils d'un médecin bordelais qui a écrit divers mémoires sur l'usage des bains. Elève de Paul Delaroche. Auteur de : Les saintes femmes au tombeau du Christ , La Vierge à la faucille, tableau destiné à N. D. d'Arcachon. 

(F)

 

***


 

G

 

GADOU-BOYER (Mme Jeanne -Elise ) 

peintre, née à Bx. Fille et petite-fille des célèbres fabricants  de faïence qui succédèrent à Hustin  comme manufacturiers  du roi en 1770 (V. le mot Boyer). Elève de J.-P. Alaux , de Gibert aîné , de M. Barria, de la manufacture de Sèvres. Prof. de dessin classique et artistique; professeur de peinture à l'Institution des Sourdes-Muettes; a reçu à ce titre un diplôme d'honneur à l'exposition universelle de 1878; peintre de portraits à l'huile, de portraits en miniature. Est l'auteur d'un tableau d'histoire sur ivoire: Les derniers moments du R.P.Lacordaire, médaillé en province quatre fois. 

(F) 

 

GADOU (Mlle Marie)

fille de la précédente, élève de sa mère, d'Antoine Gibert et de Maxime Lalanne ; prof. de dessin ; couronnée par l'Acad. de Bx en 1867 (méd. d'or) pour son manuscrit enluminé sur parchemin: Litanies de la bienheureuse Vierge Marie.

(F)  

 

GALARD (  Philippe - Gustave comte de - )

né au château de Lille ou l'Isle, à l'Isle-Bouzon, près Lectoure, le 18 mai 1779, appartenait à une famille noble du Midi. Emigré en Amérique, puis en Angleterre pendant la Révolution, il demanda à son talent de peintre des moyens d'existence. Quand la tourmente révolutionnaire fut apaisée, il vint s'établir à Bx qu'il ne quitta plus. Dessinateur fécond, un des premiers propagateurs avec Goya, de la lithographie à Bx, son crayon infatigable et spirituel s'est plu à reproduire sous ses aspects les plus divers, monuments, vues, types, costumes, portraits, le Bx gascon à peu près disparu aujourd'hui ; les cadichonnes aux grandes coëffes et ces grisettes, dont la renommée fut pendant si longtemps européenne, revivent sous le crayon fidèle de Galard. Le nombre considérable de ses dessins gravés ou lithographiés forme un tableau complet du Bx dans lequel il a vécu. Ce fécond dessinateur a publié : Recueil des divers costumes des habitans de Bx et des environs,  Bx, 1818-19, in f°, 16 p. de texte et 32 pl. coloriées à la main, dit-on, par Mme de Galard, veuve Larue. Ce recueil, aujourd'hui très rare, paraissait par livr. avec un texte dû à Edmond Géraud. Les gravures coloriées qu'il contient sont ravissantes. Album bordelais ou Caprices, Bx, 1823-25, in f°, 37 p. de texte et 32 pl. dessinées par de Galard et lith. par Gaulon, dont six coloriées; le texte anonyme est de Ed. Géraud ; Album périodique; Cet album dont le spirituel artiste gratifiait quelques amis privilégiés , à l'époque du renouvellement de l'année, n'a pas été mis par lui dans le commerce — il devait (disait plaisamment Galard) se composer de 100 livraisons, dont une paraissant tous les ans à pareille date. 

"Désirant ardemment , écrivait-il, que mes souscripteurs reçoivent le denrier numéro, je leur promets de ne rien négliger pour tenir mon engagement. Le prix de cet ouvrage ne sera réclamé par l'auteur qu'à la dernière livraison . " 

Ce rarissime album se compose de scènes de genre et de petites caricatures ; quelques-unes, contre Louis-Philippe, Thiers, Soult, et les notabilités de l'époque, sont fort piquantes; plusieurs donnent le portrait de Galard , qu'on retrouve du reste très souvent dans son œuvre lithographique. La première livraison est de 1823 et la dernière est de 1835. Les planches s'élevant, croyons-nous, au nombre de 50, ont été tirées chez Légé. 
Album départemental, ou Bx et ses environs, Bx, 1829, in-f°, 61 pl. dessinées par de Galard et lithographiées par Légé, sans texte; Album vignicole (sic), ou vues des châteaux  et propriétés produisant les meilleurs crus du Médoc. etc. Bx, 1835, in-f°, oblong, 48 pl. dessinées par de Galard, Claveau, Gorce et Philippe, lith. par Légé, sans texte. De Galard a fait en outre une foule de lithographies en noir et en couleur très recherchées aujourd'hui. Plusieurs collections particulières  possèdent des dessins de cet inépuisable artiste, dont quelques-uns n'ont jamais été gravés. Une bonne iconographie de Galard  nous manque et serait très intéressante pour l'histoire locale, mais il faudrait se hâter  avant que les traditions d'une foule de ses dessins soient perdues. On a de Galard beaucoup de portraits  à l'huile et à l'aquarelle. Le musée de Bx possède un tableau de lui, catalogué sous le titre  de Vue de la Teste. Bon nombre de volumes publiés à Bx et dans la région possèdent des lithographies de Galard. Il est mort le 7 mai 1841 chemin d'Eysines au Bouscat, dans la propriété appelée  Le petit Laharpe

B. de F. in (F) 

 

GASSIES (Jean-Baptiste Bruno ) 

peintre né à Bx le 25 oct. 1785 ou 1786. Débuta dans la carrière militaire, servit dans la marine, passa plusieurs années sur les pontons anglais. Revenu à Bx, il étudia la peinture sous Lacour père et termina ses études à Paris dans les ateliers de Vincent et de David. 

En 1810 , il exposa au salon de Paris : Homère abandonné par des pêcheurs sur un rivage, qui lui valut une méd. de 2e classe; en 1811, il obtint le premier prix décerné à Bruxelles par la Soc. des Beaux-Arts  pour son tableau : Agar renvoyée par Abraham, resté au musée de cette ville. De 1810 à 1831, il exposa presque tous les les ans quelques toiles nouvelles  et se distingua non seulement dans le genre historique, mais il fit aussi de très bons paysages et obtint ses plus beaux succès comme peintre d'intérieur  et de marine . Il a laissé un grand nombre de dessins et de scènes maritimes qu'il dramatisait avec un grand bonheur. Légion d'honneur le 21 août 1822. Le musée de Bx ne possède de ce peintre qu'un portrait de Louis XVIII , qui est une excellente copie d'après Gérard. Mourut à Paris le 12 oct. 1832.  

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GERAND (Jean

né  à Bx en 1824. Botaniste, élève de M. Laterrade; il a publié en 1850 : Herbier officinal de la Gironde, avec planches dessinées et quelques unes coloriées par l'auteur.  … A publié en collaboration avec M. Daurel , Le Manuel pratique des jardins et des champs pour le Sud-Ouest de la Portugal,Bx, Feret et fils, in-18 illustré. 

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GERNON (Joseph Edouard de ) 

né à Tours en 1811, mort à Bx le 13 déc. 1878. Peintre de paysage; élève de Picot et Jules Coignet. Exposa à Paris depuis 1839 et obtint en 1840 méd. de 3 classe , en 1842 méd. de 2 classe. Plusieurs de ses tableaux furent achetés par l'Etat  et des amateurs distingués. En 1848, il vint se fixer  à Bx  où ses tableaux ont figuré pendant douze ans aux expositions de la Soc. des Amis des Arts dont il devint l'un des administrateurs. Le musée de Bx possède de lui sous le N° 478 un paysage avec des figures auxquelles on reconnaît de sérieuses qualités. 

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GIBERT ( Antoine Placide ) 

peintre né à Bx le 5 oct. 1806 d'ap. Auvray , mort aveugle à Bx le 16 déc. 1875. Entra le 1er oct. 1828 à l'Ecole des Beaux Arts où il fut l'élève de Picot ; 2 eprix du concours de Rome en 1822 ( le 1 er était obtenu par H. Flandrin ). A exposé au salon de Paris de 1831 à 1843 et en 1845 ; y a obtenu une 3e méd. en 1841 pour un Portrait d'homme , pastel. Le musée de Bx possède de lui : N° 480 Chef de clan écossais; N° 481 , Ribera exposant ses tableaux sur la place publique ; N° 482, Thésée reconnu par son père dans un festin. Dépourvu d'ambition, il vécut à Bx entouré de sa famille et de ses nombreux amis. Ses quatre frères étaient tous artistes amateurs ou de profession… Adophe et Tony étaient peintres.… C'est dans les réunions intimes où ils groupaient chez eux quelques amis des arts … que prit naissance en 1861 la Société littéraire et artistique qui a réuni vers 1865 plus de quatre cents membres et qui a été dirigée depuis sa fondation par Charles Laterrade. (V. ce nom )

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GILBERT-MARTIN (Charles ) 

dessinateur et journaliste, né à Plène Selve (Gir. ) en 1839. Fit ses études à Blaye et débuta dans le journalisme parisien par des articles insérés au Soleil et au Nain jaune, puis il fonda le Philosophe (1867), feuille satirique dont le texte et les dessins étaient presque tous de lui seul et qui disparut après une condamnation du rédacteur à deux mois de prison et 200 fr d'amende. Pendant la guerre de 1870-71, Gilbert-Martin servit dans l'Etat-Major du général Faidherbe. Il vint en 1871 se fixer à Bx, où ilpublia un vol. de poésies: Les Calvaires, 1873, in -12. Le succès de ses portraits-charges dans un petit journal bordelais le poussa à créer en 1874 le Don Quichotte, feuille hebdomadaire avec une charge  coloriée dans le genre Gill à chaque numéro. …

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GINTRAC ( Jean-Louis )

artiste-peintre, dessinateur -lithographe , né à Bx le 7 nov. 1808. Fit les premiers pas dans la vie artistique sous l'impulsion de M. Edmond Géraud.  Elève de Jean -Paul Alaux, partit pour Paris recommandé par Jacques Arago et M. Fieffé ; entra dans l'atelier de Guillaume Guillon Le Thière, et le 27 sept. 1830 fut admis à l'école des Beaux Arts. Gintrac fit quelques tableaux d'histoire, de nombreux portraits à l'huile et au pastel, mais son goût particulier l'entraîna à peindre des paysages et surtout des sujets de genre. Le musée de Bx possède de lui : N° 481, Un chasseur à l'affût ; N° 486, Habitants des Landes; N° 487 , Moines en quête. Gintrac exposa au salon de Paris en 1831-32, 34 à 37  et vint se fixer à Paris, où il eut de nombreux élèves et dessina divers monuments du département pour la Commmission des Mon. historiques de la Gir.; en 1842, il fournit plusieurs dessins à Alexandre Ducourneau pour sa Guienne historique et monumentale ; il fit ensuite des illustrations pour une traduction de Milton, pour le journal L'Artiste de Paris, et pour l'Avant-Scène de Bx, qui publiait de jolis dessins sur les types du jour. Il fit aussi des illustrations pour la Galerie du Miroir, quelques-unes inspirées par son bon camarade Grandville. Gintrac fut aussi l'ami de Carle Vernet, de Pierre Lacour et de presque toute la pléïade d'artistes célèbres  que Bx fournit au monde artistique de 1820 à 1840 ; il eut aussi dans la haute société de Bx de nombreuses relations et même des amis au nombre desquels nous citerons  M. de Bethmann, maire de Bx, avec lequel il fit  en 1846 un voyage de deux mois en Portugal, d'où il rapporta un grand nombre de dessins précieusement conservés par sa fille Mme Sorbet. Fut en 1851 un des fondateurs de la nouvelle Société des Amis des Arts et prit part au salon de Bx de 1850 à 1854, de 1858  à 1861, de 1866 et 1867  (avait exposé en 1827, 29, 30). Vers 1853, peu après l'époque de son mariage, Gintrac s'enferma dans la vie de famille et s'occupa surtout d'objets d'art ancien. Le 20 juillet 1886, il mourait subitement sous ses beaux ombrages de Caudéran. 

V. Notice de M. Ch. Marionneau, contenant la liste des œuvres de Gintrac ayant figuré aux expositions, br. in-8° , Bx, Gounouilhou, 1886. 

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GIRAULT (Nicolas-Ennemond -Alcide ) 

peintre d'histoire  et de portraits, né à Bx le 1 er avril 1836. Elève de Julien Paillère, de J. P. Alaux, et O. Gué, de l'Ecole des Beaux Arts à Paris, dont il a été deux fois le lauréat, et de M. E. Signol.; 1 er prix de peinture à l'école de Bx en 1860; pensionnaire de la ville de 1861 à 1865 . A exposé : aux salons de Bx , 1860, 1872, 1873, 1876; à l'exposition universelle de  1867 ( dessins d'art appliqués à l'industrie qui ont obtenu une mention honorable ); au salon de Paris 1870 . 

A exécuté de nombreux travaux de peintures murales et tableaux dans des églises de la région : église St Paul  et chapelle St Jacques à Bx, à St Estèphe (Médoc), à Angoulême, à Luçon; prof. de dessin après concours aux classes de dessin des écoles communales de Paris de 1865 à 1872, à l'Association polytechnique de 1866 à 1872, à la Société philomathique de Bx depuis 1874; a reçu une médaille d'argent de la Société philomathique ; palmes académiques en 1883, membre du jury de l'exposition de Bx en 1882 ; membre de la Société Archéologique de Bx. Il a publié dans le Bulletin de cette Société plusieurs dessins ou travaux ; nous citerons entre autres : Notice sur les poteries noires à emblèmes chrétiens de IVe au Ve , 1876 , Mosaïque de la rue Gouvion, 1877-78.

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GOETHALS (Raymond Eugène )

fils de Jean G., né à Bx le 11 sept. 1804, mort à Paris le 22 sept 1864. Peintre de marine et paysagiste, il débuta sous la direction de son père, suivit ensuite à Paris, les leçons de Gudin, exposa dans cete ville  aux salons de 1835, 38, 39, 61, 64 et à Bx aux salons de 1852, 53, 54, 55, 57. Observateur consciencieux de la nature, et brillant coloriste, ce peintre a laissé bon nombre de toiles qui décèlent des qualités sérieuses ; nous citerons entre autres :  Côtes de Normandie, 1835, appartenant à M. de Grimouville ; les falaises près d'Avranches , appartenant à M. de Védrines; Rade de Bx, appartenant à M. Lafargue, architecte; Route de la Sesque près du château de la Brède, 1861; Plage de Normandie, appartenant à M. Ravina ; Beau paysage, appartenant à M. le baron Larrey; Site près de Roulers (Portugal) , 1864; Site à Léognan, (Gir.) , 1864.

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GONZALES (Antoine) 

peintre de paysage et décorateur, né à Bx en 1741, mort à l'hôpital St André le 28 janv. 1801. De famille israelite, il débuta dans la vie par vendre de petits objets de mercerie. En 1755, il entra dans l'atelier du peintre Berinzago, fut son élève, puis son habile collaborateur  pour les décorations de la chapelle des Chartreux et le plafond du Grand Théâtre; il peignit l'arc de triomphe élevé en 1775 au Becquet par la loge la Française  pour fêter le retour du premier président Leberthon et des magistrats exilés avec lui par Maupeou. Ce tableau se trouve à la Bibliothèque de la ville. En 1785, il fut reçu membre de l'Académie des arts ; l'année suivante, il était prof. adjoint de perspective et de géométrie de cette Acad. Il exposa au salon bordelais de 1787 trente-six gouaches ou aquarelles.  On en trouve une partie au musée de la ville: (Ruines d'une cathédrale gothique , N° 488) aux Archives municipales, chez M. G. Lafargue, au château du Chêne-vert près Mérignac. En 1788, il fit les décors de deux pantomines de Dauberval ; réussit dans ce genre de travaux , car en 1798, nous le voyons appelé à Marseille pour peindre de nouveaux décors, mais il ne sut pas faire d'économies. 

V. Marionneau, Salons bordelais, p. 150, et notice de M. Dezeimeris  dans Bulletin de la Soc. Archéologique de Bx.

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GORIN Stanislas 

né à Argent (Cher) en 1824, mort à La Brède en juin 1874. Peintre aquarelliste. Elève d'Isabey et d'Héroult. Exposa au salon de Paris en 1846, 1847, 1855, 1861 et à plusieurs des expositions de Bx ; habita longtemps cette ville où il fut également estimé pour son talent et son esprit. Elu membre de l'Acad de Bx en 1850; fit après cette année un long séjour en Portugal durant lequel il réunit les  matériaux d'un travail intitulé : Richesses artistiques des musées et des grandes galeries de l'Portugal.  Passa les dernières annéesd e sa vie à La Brède, près de la veuve et de la fille de son frère. ancien capitaine de la marine marchande; il était depuis son enfance lié avec la famille de Montesquieu. Il avait fait aussi un assez long séjour en Angleterre et s'y était mis en rapport avec les aquarellistes les plus en renom. Parmi ses œuvres principales, nous citerons ; Orage sur la Lande, 1847; Vue générale de Bx prise de Lormont; , 1855; Passage d'armée en Portugal, 1861; Embarquement d'Abd -el -Kader à Bx (au musée de cette ville).

V. article de Nolibois  dans l'Aquitaine  (1874).

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GOYA  y LUCIENTES  Francisco 

peintre célèbre, né le 3& mars 1746 à Fuentetodos (Aragon) .Manifesta dès son enfance  de grandes dispositions pour le sarts du dessin et devint peintre très apprécié par l'originalité de son talent. Sa vie fut très agitée et se termina le 16 avril 1828 à Bx, où il s'était retiré vers 1814.  Il y fit un grand nombre de lithographies.  Son tombeau se voit au cimetière de la Chartreuse. En 1888, ses restes ont été réclamés par le gouvernement espagnol. 

V. 1° Matheron, Goya, Bx, 1857, imp. Gounouilhou. 

2° Hoefer, Nouv. Biographie Générale. , t. XXI, p. 514, article de M. Brunet.  Charles Yriarte a publié sa  Biogr.  et Paul Mantz son extrait mortuaire. dans les Archives de l'art français,  t. I, p. 319. 

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GRADIS (Raoul )

Fils d'Henri Gradis. Artiste -peintre, né à Bx le 15 juin 1861. Elève de Humbert et de Gervex. A épousé en mai 1888 Mlle  Suzanne Fould , fille de M. Paul Fould. 

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GRATELOUP (Jean Baptiste de )

célèbre graveur amateur de grand talent, né à Dax, le 25 févr. 1735, mort le 22 févr. 1817. Issu d'une très ancienne famillle noble. Après de bonnes études dans sa ville natale, vint en 1757 à Bx. Il y séjourna jusqu'en 1762 et partit alors pour Paris, où, en 1765, il commença à graver, d'ap. le tableau de Rigaud, le portrait du cardinal Melchior de Polignac. Les portraits de Dryden d'ap. Kneller, de J. B. Rousseau d'ap. Aved, de Fénelon d'ap. Vivien,  d'Adrienne Lecouvreur d'ap. la célèbre estampe de Pierre Imbert Drevet qui la représente dans le rôle de Cornélie ; ceux de Montesquieu d'ap. le médaillon de Dassier, de Descartes d'ap. Hals, enfin de Bossuet en pied et en buste d'ap. Rigaud, dont le premier est le chef-d'œuvre de l'auteur, complètent la série des neuf portraits gravés par Grateloup, ardemment recherchés aujourd'hui pour la finesse merveilleuse de leur exécution, due au procédé secret  de l'artiste. Myope de naissance, cet habile graveur dut cesser ses travaux à peine âgé de 35 ans, à la suite d'une cataracte  qui le priva d'un de ses yeux. Les gravures de J. B. de Grateloup ne furent pas mises dans le commmerce.  En cessant de graver, J. B.  de Grateloup ne fut pas cependant perdu pour les arts : il modelait en cire, il sculptait des modèles d'une perfection admirable, il peignait sur émail  et plusieurs de ses émaux rivalisent avec ceux de Petitot. On en conserve un certain nombre dans sa famille, entre autres la Liseuse, de la composition de l'artiste, le portrait de Descartes, camée, Un Enfant couché et endormi, de la composition du maître, le portrait de Christine de Suède, petit médaillon ravissant de dessin et de couleur, une Allégorie, camée représentant l'histoire de la vie humaine, les vices d'un côté et les vertus de l'autre. morceau d'une grande perfection de dessin, et portant la date de 1784; c'est le dernier émail peint par lui. Grateloup s'est beaucoup occupé de sciences physiques et surtout d'optique. En l'an XI, déjà sexagénaire, il obtint une récompense nationale de 6.000 francs  pour avoir inventé un nouveau moyen de coller les objectifs des lunettes achromatiques. 

V. sur Grateloup le très intéressant travail de M. Faucheux. Bazan, Dictionnaire des graveurs. Archives hist. de l Gir. t. Ier , p. 183 et suiv. 

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GRATELOUP (Jean Pierre Sylvestre de ) 

neveu du précédent, Dr en médecine, graveur-amateur, naturaliste, philanthrope, etc, né à Dax le 31 déc. 1782, mort à Bx le 25 août 1862. Reçut de Thore, de Dax, les premières leçons de sciences naturelles, Dr en médecine en 1804, fut  vers 1804 initié par son oncle à ses procédés de gravure. Il a fait avec lui le second tirage des portraits gravés par ce dernier et a gravé lui-même quelques jolies pièces originales: La Jeune Espagnole, d'ap. Grimou; Louis XV, un médaillon de Napoléon d'après une médaille de Droz, une eau-forte (trois soldats , manière de Callot) , un paysage etc. …Après la campagne d'Espagne, il devint médecin en chef des hôpitaux militaires temporaires de la 11e division à Dax, conservateru du museum d'histoire naturelle de la ville, etc. Son mariage avec Mlle Carré de Ste Gemme l'amena à s'établir à Bx , où il fut médecin de l'intendance sanitaire de la Gironde en 1825; méd. en chef du dépôt de mendicité en 1827, membre du jury départemental de médecine de Gir. dont il avait été le vice-président de 1832 à 1854: membre de la société linnéenne de Bx en 1823, son président en 1840; memb. de l'Acad. de Bx en 1823, son président en 1837; memb. titulaire ou correspondant de plus de vingt académies ou Soc. savantes de Paris, de la province, ou de l'étranger, où ses travaux lui ont mérité la réputation d'un savant très distingué dans les sciences naturelles et d'un travailleur infatigable. Son activité était telle que ses études scientifiques ne l'empêchaient pas de vaquer aux soins d'une clientèle très étendue, car il jouissait à Bx de la réputation d'un médecin habile et   d'un homme de cœur dévoué à ses malades quelle que fût leur fortune, comme il était dévoué à la science, sans autre ambition que celle de faire le bien et d'être utile. Il est mort ayant beaucoup donné, n'ayant jamais rien demandé pour lui. Son nom a été donné à l'une des rues de Bx. Il a laissé de très belles collections d'histoire naturelle (conchyliologie, fossiles ,minéralogie et herbiers) ; une importante bibliothèque , riche surtout en ouvrages d'histoire naturelle, et de nombreux travaux manuscrits sur presque toutes les sciences. Ils appartiennent à son fils né à Bx en 1824, sous-intendant militaire de 1 ère classe, officier de la Légion d'honneur. 

Parmi ses nombreux écrits publiés , dont on trouvera la nomenclature dans le Dic. des sc. méd. de Dechambre, nous citerons:  Tableau méthodique des fossiles provenant des terrains marins grossiers (Actes de la Société linnéenne de Bx,  1827-1829) ; Conchyliologie fossile de l'Adour, 1840, 1 vol. in-4°, orné de 48 pl. dessinées par l'auteur ; Florula littoralis Aquitanica, seu conspectus insignior. plantarum sponte nascentium in littoribus oceani Aquitanici  a Bayona usque ad Boïos (Actes de la société linnéenne , 1826-27); Description anatomique d'un maxillaire sup. de cétacé fossile trouvé dans les carrières de Léognan, nommé Squalodon,( et depuis  Zeuglodon Grateloupi, par Muller )( Actes de l'acad. de Bx , 1840); Catalogue zoologique renfermant les débris fossiles des corps organisés appartenant aux animaux découverts dans le bassin géognostique de la Gironde, précédé de la classification des terrains de ce bassin (Actes de l'Acad. de Bx, 1838-1840); Catalogue général des mollusques de la France et de l'Algérie, Bx, 1855, in-8°; Précis des travaux géologiques de la  Soc. linnéenne de Bx (in Actes de cette Soc. , 1855) ; Essai sur la distribution géogr. orogr. et statistique des mollusques terrestres et fluviatiles vivants du départ. de la Gir. et d'une bibliographie des ouvrages publiés dans le dépt.  Bx, Lafargue , 1858-59, in-8°; Dechambre dit 1838-39. 

V. sur M. de Grateloup : Panthéon biographique, 1859, t. VII, p. 81; Répertoire hist. des contemporains, 1860-61,p. 322; Biogr. des hommes marquants du XIX e siècle , par V. Lacaine et Ch. Laurent , t. VIII, p. 154, etc. ; Discours de M. Dabas in Actes de l'Acad. de Bx, 1862. — Guyot de Fere, Biog. et Dic. des littérateurs et savants  français contemporains, 1ère partie, 1ère s. p. 45. — Henri Beraldi, Les graveurs du XIX e siècle , Paris, Conquet, 1888, t. VII , p. 223.

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GRISON François Adolphe 

peintre, né à Bx le 17 juin 1845, élève de M. Lesquien. A exposé à presque tous les salons  de Paris de 1873 à 1887. A envoyé à ce dernier salon: Ma famille, portraits; a obtenu : 1 er prix de l'Institut de Genève ; méd. d'or à l'exp. de St Mandé. A exposé à Bx de 1873 à 1885. Parmi ses principales toiles, nous citerons : Chez le garde, (au musée de Strasbourg); En reconnaissance (collection Holzappfel , de Strasbourg) ; le Ciseleur (à M. G.Lantz, de Mulhouse ) ; La vente aux enchères et L'après-midi aux Trois-Fleurs (coll. Knœdler , de New-York ) ; Un marché à Tours, La fille du forgeron et Après la fête  (coll. Avry , de New-York ; Un heureux présage ( à M.Vanderbilt , de New-York) , etc. Les Bibliomanes, au salon de Paris 1888.

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GUÉ Michel Julien 

peintre, né au Cap ( île de St Domingue ) le 12 juillet 1789 (le 25 dit Auvray) mort à Paris le 13 déc. 1843.  Arrivé à Bx à cinq ans après l'assassinat de son père par les nègres révoltés, il fut très jeune, élève de l'école de la ville dirigée par Lacour, plus tard élève de David à Paris ; il obtint en 1814 le second grand prix de Rome avec son tableau , La Mort de Patrocle qui figure dans notre musée sous le N° 497; devint peintre- décorateur et ami de Ciceri, de Ch. Nodier, de V. Hugo etc. Après l'incendie du théâtre de la Gaieté, il cessa de s'occuper de décoration. Exposa au salon de Paris de 1819 à 1847. [sic] Parmi ses principales œuvres, les trois suivantes ont été gravées par Jazet : Les murmurateurs engloutisLe dernier soupir du Christ, 1840 (au musée d'Amiens ) ; Le jugement dernier, 1841 (acquis par l'Etat) ; citons encore: Vue du Puy de Dome, 1831 (au musée de Douai ) ; Eglise de Lempdes, 1833 , aquarelle (à M. Nast) . Le reine Amélie  lui commanda six tableaux pour la chapelle de Dreux. La mort l'enleva alors qu'il venait de terminer L'ange et les saintes femmes , et qu'il peignait Jésus devant Caïphe . Ce tableau qui fut terminé par son neveu Oscar Gué, figure au musée de Bx sous le N° 498. Julien Gué obtint au salon de Paris une 2 méd. en 1828 et une première méd. en 1831. Légion d'honneur en 1834. 

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GUÉ Jean Marie Oscar

né à Bx le 18 sept. 1809. Envoyé à Paris pour faire son droit, il y étudie la peinture avec son oncle Michel Julien Gué . En 1833 un voyage en Portugal développe et confirme son talent; il envoie de Rome à Paris une toile : L'arc de triomphe de Titus qui obtient une 3 e méd. Rentré en Portugal, Alaux le Romain le choisit pour l'aider dans les ses grandes commandes de Versailles auxquelles il travaille plusieurs années. Il expose à Paris à presque tous les salons de 1833 à 1855. Nous citerons parmi ses principaux envois : en 1840, St Mathieu écrivant, en 1841, St Louis à Damiette  et Le prince de Condé se justifiant devant la cour de François II (au musée de Lisieux), ce dernier tableau obtint une 2 e méd. ; en 1842 , Ste Elisabeth de Hongrie pansant les blessés et Antoine de Bourbon regardant son fils endormi sur les genoux de sa mère; en 1843, Blanche de Castille  apprenant la prière à son fils.  Les années qui suivent sont remplies par une nombreuse série de portraits et de tableaux de genre exposés à Paris ou à Lyon. 1848 le ramène à Bx où il se fixe; il expose au salon de Bx une Ste Famille  de grandeur naturelle, acquise par l'Etat pour l'église St Nicolas de Bx; la fabrique de cette même église lui achète, l'année suivante , Madeleine versant des parfums sur la tête du Christ. Il expose encore de nombreuses toiles jusqu'en 1858, année de sa nomination au poste de directeur de l'Ecole de peinture et de dessin de la ville de Bx. Dès lors il se dévoue avec succès à l'institution qui lui était confiée et néglige ses chers travaux de peinture. Elu en 1866 membre de l'Acad de Bx . Il est mort subitement le 30 sept . 1877 unanimement regretté. 

Oscar Gué savait peindre et il se donnait la peine de peindre; il possédait en outre les talents du professeur et l'esprit de critique. Il a publié dans la Gazette des Beaux Arts des articles fort remarqués. Ajoutons que bienveillant et bon , il il fut constamment au service de ceux qui avaient besoin de lui. 

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GUIGNARD (A-Gaston) 

peintre, né à Bx en mars 1848. Elève de J. Ferry, Humbert et Gervex, a figuré au salon de Paris depuis 1875. A obtenu l'ordre du Christ du Portugal , la croix  ? de Bolivie, mention honorable à Paris (1883), 3e méd. à Paris (1884), 2e méd. en 1887, méd. d'or à l'expo. internationale de Sidney , 1ère méd. à celle de Nice (1883), méd. d'argent à Laval, à St Germain, à Versailles, à Montpellier, etc. Ses principales œuvres sont: Le Fourrage , 1874; Eclaireurs en fuite , 1875; En Bretagne, 1876; L'Hiver, forêt de FontainbleauRéquisitions en Beauce, 1881 (au musée d'Evreux) ; Libre pâture , 1885; Dans la Lande , 1887; La neige en Normandie , 1888; Convoi dans les marais de Quiberon (au musée de Montauban) ; Au Verger (acquis par l'Etat). 

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H

 

HAUTE (Jean -Baptiste ) 

peintre, né à Bx le 11 mai 1810 , mort à Baurech (Gir) le 13 mai 1880. Elève de Lacour fils, de Lethière et d'Ingres; entré à l'école des Beaux-arts le 6 oct. 1831 ; a exposé au salon de Paris en 1833 : Petits Savoyards se chauffant; de 1843 à 1852, des natures mortes. Celle qui figurait au salon de 1850 se voit au musée de Bx . Grand amateur d'antiquité et de curiosités, il a laissé une jolie collection. Musicien , il avait un joli talent comme alto.

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HEIDBRINCK  (Oswald)  dessinateur 

Né à Barbaste (Lot-et-Garonne) en mars 1858. elève de l'école municipale de Bx, pensionnaire de la ville de Bx , élève de Jérôme et Boulanger ; a exposé au salon de Paris de 1885 une tête de femme ; a fait de nombreux dessins pour des publications illustrées. 

(F)

 

HUAULT (P.) 

Bordelais, graveur sur bois, du XVIII e siècle, Cité dans l' Almanach des artistes de 1776 comme faisant très bien ce genre, M.J. Delpit, possède des gravures de Huault très rares et très curieuses. 

(F) 

 

 

 

****


 

I


 

J

 

JACQUARD  : Un portrait de lui (André de Nesmond 1553-1616 premier président ) in-8° a été gravé à Bx par M. Jacquard. 

(F).

 

JACQUELIN  (Mlle Marguerite ) 

peintre, née à Paris. Elève de M. Bonnat, Tony, Robert-Fleury, Max. Lalanne, Auguin etc. A exposé au salon de Paris depuis 1879, à celui de Bx depuis 1875 et dans diverses expositions de province, où elle a obtenu : méd. d'argent , pour fleurs à Rochefort, 1883; méd. de bronze pour une tête , La Morena, à Carcassonne, 1884, Tête d'étude, 1887; portrait 1888. 

(F)

 

JUSTUS  (N.)

né à Bx , peintre, élève de Lacour, se rendit jeune à Paris, où il connut Félicien David qui l'initia au saintsimonisme et le fit entrer dans la société du Père Enfantin. 

Justus publia en 1848 plusieurs projets d'organisation des musées et des expositions ; a lithographié en médaillon le portrait de Georges Sand (coll. Delpit) . Est l'auteur d'un portrait de l'abbé Sabatier.

(F) 

 

 


 

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K

***

 

Fin du tome premier

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Graveurs et artistes d'Aquitaine tirés de E. Féret (1889) , tome II : noms de L à Z.

Notices biographiques des peintres, sculpteurs, dessinateurs, lithographes et graveurs aquitains

 

L-Z

 

 

Extraites de

FERET (Edouard) : Statistique générale, topographique, scientifique, administrative, industrielle, commerciale, agricole, historique, archéologique et biographique du département de la Gironde par Edouard Féret, membre de la Société d'Agriculture de la Gironde, secrétaire de la Société Archéologique de Bordeaux, auteur de Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite.  III. Première partie . Biographie. Bordeaux Feret & fils, libraires-éditeurs 15 cours de l'Intendance. Paris, G. Masson , Libraire -éditeur 120 boulevard Saint-Germain, Paris, Emile Lechevalier, éditeur , 30 quai des Grands -Augustins. 1889, 628 p. Abréviation : (F)

 

 

par Michel Wiedemann

Président de l'Estampe d'Aquitaine,

maître de conférence à l'université Michel de Montaigne Bordeaux 3

 

 

 

 

L

 

 

 

 

LABAT (Jean -Baptiste Antoine Gustave )

Né à Bx le 17 janv. 1824. Elève de l'école municipale de peinture de Bx, élève du miniaturiste Tinot. S'est occupé d'art et de recherches archéologiques. Vice-prés., puis président de la Société des Archives historiques de  la Gironde, trésorier de la Société des Bibliophiles de Guyenne ; membre de la commission des mon. historiques et des travaux publics de la Gironde ; membre de la commission chargée de l'impression des archives municipales de Bx, membre de la commission administrative de la Soc. des Amis des Arts de Bx, etc. ; a collaboré aux travaux des diverses sociétés dont il a fait partie. A produit un assez grand nombre de lithographies, aquarelles et dessins relatifs à la marine principalement. Des dessins et des lithographies de G.Labat se trouvent au musée de Toulon. Auteur de Documents sur la ville de Royan et la tour de Cordouan. 1 er  recueil (1622-1789) Bx, 1884,  in-4° 40 pp ; & plan ; 2e recueil (1200 à 1800) Bx, 1888, in-4° XXXV-235 pp. pl. chromo, etc. 

(F)

 

LABATIE (N.)

Mort à Bx vers 1777 ou 1782, peintre de genre, demeurait à Bx rue Ste Catherine. Agréé à l'Acad. des Arts de Bx en 1775 ; plusieurs de ses tableaux figurèrent aux salons bordelais de 1776 à 1782. On retrouve trace de sept de ses tableaux dans des ventes qui eurent lieu à Bordeaux en 1795 et 1796. Le musée Lorin à Bourg (Ain) possède une toile de ce peintre bordelais datée de 1776.

V. Marionneau, Salons bordelais, p. 153.

(F)

 

LACAZE (Pierre Théophile )

Peintre d'histoire, né à Libourne le 14 juin 1799, mort à Libourne le 5 sept. 1846.

Est devenu peintre de talent sans le secours d'aucun maître. Il a envoyé à la plupart des expositions qui ont eu lieu de 1824 à 1845, principalement à Paris, à Bx, à Boulogne sur mer. Ci après les principales œuvres avec la date des expositions où elles ont figuré.

Macbeth et les sorcières et Une scène du sérail, aquarelles, 1831 ; Portrait de M. Gaston Lacaze (son père), 1835 ; La folie d'Ophélie, d'ap. Shakespeare, et Parisina, (sujet tiré de lord Byron), 1836, Le baptême de Clovis et Un concert en Italie , aquarelles, Clément Marot lisant ses poésies à la cour de François I er, aquarelle, 1837, Jésus bénissant les enfants (acquis par la liste civile, a péri dans l'incendie du palais de Neuilly) ; Le Tasse mourant, au couvent de Saint Onufre, aquarelle, 1838, La mort de Suénon, (Jérusalem délivrée) ; Richard cœur de Lion et Le docteur maure (acquis par le roi Louis -Philippe, placé aux Tuileries, se trouve maintenant, croyons-nous, chez M. le Comte de Paris, 1839. Le roi Lear et L'embarquement de Marie Stuart pour l'Ecosse, 1840; Scène tirée du marchand de Venise, et Portrait de Mme P. pastel, 1841 ; Jésus ressuscitant la fille de Jaïre, Ivanhoé soigné par Rebecca, aquarelle ; Le retour de la chasse, 1842; L'adoration des mages, aquarelle, L'aumône de la veuve, 1843; Jésus apparaissant à St Thomas (donné par lui à l'église St Jean Baptiste de Libourne) ; la Promenade, 1844 ; Le repos de la Sainte Famille en Egypte  et La reine Bérengère implorant du roi Richard la grâce de Sir Kenneth, 1845. On a de lui encore plusieurs paysages, portraits, miniatures, dessins au fusain. Beaucoup furent envoyés par lui à des ventes au profit des pauvres. Les portraits dont il est l'auteur  furent offerts aux familles pour lesquelles ils avaient été faits, mais  la plus grande partie de ses œuvres se trouve encore chez Mme Th. Lacaze, à Libourne. M.Lacaze a obtenu : méd. d'or à Paris, en 1838 ; méd. d'argent à Bx en 1838, méd. d'or de la Société philomathique de Bx en 1841, méd. de bronze à Boulogne sur mer, 1843. Légion d'honneur en 1845.

V. dict. Bellier de la Chavignerie, et Catalogue du Musée de Libourne.

(F)

 

LA CHASSAIGNE  (Christophe de )

Anobli par Louis XII, est l'auteur d'un Office de la Vierge avec miniatures.

V. cat .Bancel , 1882, N° 16 p. 28-29

(F)

 

LACOUR  OU DELACOUR Pierre (père)

Peintre, graveur, littérateur , né à Bx le 15 avril 1745, mort à Bx le 28 janv. 1814. Elève du graveur bordelais Lavau, puis  à Paris du peintre Vien ; obtint le second grand prix de Rome ; revient d'Italie en 1774 pour se fixer à Bx, où il dirigea l'école de peinture d'où sont sortis les Alaux, Bergeret, Briant, Gassies, Gué, Monvoisin, etc. Membre de l'Acad. de Bx en 1799; corresp. de l'Institut ; dessinateur de grand talent, il s'occupait de gravure à l'eau-forte et a gravé lui-même plusieurs de ses tableaux, Barincou, Montbrun et Pierre Lacour son fils en ont gravé quelques autres etc.

P. Lacour ne figura qu'au salon parisien de 1802. Parmi ses nombreuses toiles, nous citerons  les suivantes qui se trouvent au musée de Bx: Loth sortant de Sodome; Le bon Samaritain ; Paulin, évêque de Nole; L'avare endormi sur son trésor ; Un mendiant et sa fille ; Portrait de F-L Doucet ; Portrait de L-G. Combes ; Vue d'une partie du port et des quais de Bx ; La visitation ; Portrait d'un acteur ; citons encore : Saint Roch et Saint Jean Baptiste (dans l'église Saint-Louis de Bx) ; le portrait de Romainville (au foyer du Grand Théâtre de Bx). Lacour a peint aussi des marines et des paysages et gravé plusieurs pièces, entre autres le frontispice des Etudes sur la théorie de l'avenir, par F. - C. T. Turbot, Paris, in-8°, 1810. Comme littérateur et archéologue, il a collaboré aux Antiquités Bordelaises, Bx, in-folio, 1806, ouvrage publié par son fils.

Le portrait de Lacour, peint par lui-même, figure au musée de Bx ; un second portrait de lui, peint par Léon Paillères, appartient à l'Acad. de Bx. Il a été aussi gravé par Galard.

V. son éloge par J. F. Laterrade dans le Bull. polymathique de 1814 et la notice de M. Ch. Marionneau dans Salons Bordelais au XVIIIe s. Bx, 1884, pp. 154-159.

(F)

 

LACOUR OU DELACOUR (Antoine)

Peintre, frère du précédent, né à Bx en 1748, mort à Bx en 1837. Elève de Lépicié et de Sicardi, s'adonna surtout à la miniature ; il fut professeur de dessin à l'Institution des Sourds -Muets. Le Musée de Bx possède de ce peintre (N° 823) un portrait de Mlle Briant, sœur de l'artiste de ce nom.

(F)

 

LACOUR Pierre

Peintre, graveur, archéologue, philologue, littérateur, né à Bx le 16 mars ou le 16 avril 1778, mort à Bx le 17 avril 1859, fils du peintre Pierre Lacour ou Delacour.

Fondateur du Musée, secrét. gén.  et présid. de l'Acad. de Bx où il avait été élu en 1811 ; prof. et dir. de l'école de dessin et de peinture de cette ville ; corresp. de l'Institut, (acad. des Beaux-arts) en 1814.  Pierre Lacour a beaucoup gravé ; son talent, un peu froid, ne manque ni de grâce, ni de charme. On connaît de lui : Mon portefeuille, recueil in-folio de 150 dessins lith, tiré à 50 ex. en 1826 ; Album autographique, recueil de 55 dessins, tiré à 20 ex. seulement, 1830 ; en 1836, Etudes sur les vieux maîtres, 20 pl. et bon nombre de dessins, portraits, paysages, qu'il serait trop long de mentionner. Cet artiste lettré a encore publié : Antiquités Bordelaises, 1806, in-fol. avec pl. (Lacour père a collaboré à cet ouvrage) ; Mém. sur des Mercures antiques, Bx, Brossier, 1807, in-8° avec pl. ; De la sculpture chez les Anciens ; Bx, Lawalle, 1816, br., in-8°; Essai sur les hiéroglyphes égyptiens, Bx , Brossier, 1821, in-8° de 296 p., avec pl. Son système sur l'analogie des hiéroglyphes et des caractères hébraïques n'a pas eu l'approbation des érudits (V. l'article d'Abel de Rémusat sur le Journal des Savants, avril 1821). L'Essai n'est cependant pas un ouvrage ordinaire, surtout pour l'époque où il a paru. Æloïm ou les dieux de Moïse, 1830, 2 vol. in-8°, 26 pl. Æloïm figure sur la liste des ouvrages condamnés par la Congrégation de l'index ; Influence morale sociale et progressive du monothéisme, 1849. Origine chez un peuple noir et africain de la langue hébraïque et du monothéisme hébreu, 1850. Ce travail suscita des réponses de MM. Charles Des Moulins  et Cirot de la Ville extrêmement curieuses. Examen des assertions publiées dans le recueil des Actes de l'Acad. de Bx ; contre un mémoire intitulé : Origine , etc… ; Aperçus extrait d'un travail relatif à l'influence morale  et sociale de l'esprit du polythéisme, comparée à celle de l'esprit du monothéisme, Bx, Balarac, 1857, in-8° de 182 pp. Ces quatre dernières publications appartiennent à un grand ouvrage resté inédit et qui devait porter le titre de : Apophis vaincu par les Dieux, et former deux volumes semblables aux Æloïm; quoique basés sur un point de vue reconnu faux, tous ces ouvrages n'en sont pas moins extrêmement remarquables ; Catalogue des tableaux, statues etc du Musée de Bx, par P. Lacour et J. Delpit, Bx, 1855, in-18. Lacour a encore collaboré par la plume et  le crayon au  Bulletin polymathique de Bx, à la Ruche d'Aquitaine, et a été le principal rédacteur du Musée d'Aquitaine en 1823-24, et de La Gironde 1833-34. La France littéraire attribue à Lacour  l'ouvrage suivant : Les monuments de sculpture anciens et modernes, Paris, Bance, 1812, in-f° avec 72 gr.  au trait. Le Catalogue des livres et estampes composant la bibliothèque et le cabinet de feu M. Lacour, Paris, Techener, 1860, in-8° mentionne, sous les N° 167 et 215, les ouvrages suivants : 2,524,000 beaux paysages ; specimen d'un système par lequel on peut composer un nombre infini de paysages aussi facilement qu'on dessine les mots d'une langue, Par P. Lacour, Bx, 1850, 2 vol. petit in-f°, et Croquis faits en traversant le Simplon le 5 et le 6 oct. 1824, par P. Lacour, Bx in-f°, 18 vues. Les tableaux, dessins, gravures, livres et objets d'art délaissés par Lacour furent vendus à Bx du 12 au 23 mai 1859. Cette vente a dispersé un grand nombre de portefeuilles contenant des croquis dessinés au crayon et à la plume ; vues d'Italie, paysages, études d'après l'antique, etc de Lacour et de son père, dont plusieurs sont fort beaux et qui n'ont jamais été gravés. Les collections Jules Delpit et Bordes de Fortage en contiennent un certain nombre. Le catalogue imprimé par Balarac, in-8° de 16 p. renferme quelques indications utiles sur les tableaux, dessins, gravures etc de cette famille d'artistes. P. Lacour avait épousé en 1813 Mlle Lysidice Combes, fille du célèbre architecte girondin. Dans son éloge de Pierre Lacour, Bx, 1862, in-8° de 39 pp., M. Jules Delpit promettait au public une vie de l'artiste bordelais. On doit regretter que l'érudit écrivain n'ait pas encore tenu cette promesse.

(F)

 

LAFARGUE (Jean-Henri )

Peintre, né à Bx le 22 juillet 1788. Elève de Joubert ; entré à l'Ecole des Beaux Arts le 8 oct. 1815. A exposé le Supplice de Tantale, au salon parisien de 1836 et le Volant, à celui de 1838.

(F)

 

LA GUILLOTIERE (François de )

Géographe bordelais du XVIIe siècle , dont on a des cartes de France, atlas de 9 feuilles  gravé par Leclerc et dédié à Louis XIII. Paris, 1613-1622 ; des cartes de l'Allemagne, de la Pologne, et des provinces contiguës ; dès 1584, il avait fait graver une Carte générale de France.

(F)

 

LALANNE Maxime  François Antoine

Dessinateur, aquafortiste et peintre, né à Bx le 27 nov. 1827, mort à Nogent sur Marne le 30 juillet 1886.  Fils du précédent (Antoine Lalanne, greffier de la cour d'appel de Bx  et poète du billard). Ses débuts dans la carrière artistique eurent lieu à Bx où il obtint une médaille de bronze à l'exposition de la Société philomathique en 1850. Fut médaillé la même année à celle de Metz. Vint à Paris en 1852, où il fut élève de Jean Gigoux et où il a exposé à tous les salons depuis 1852 ; méd. de 3e classe au salon de gravure, 1866 et 1874; méd. au salon de peinture, 1873 ; méd. de 2 e classe à l'expo. de Porto, 1866 ;  deux diplômes d'honneur à Amiens, 1866 ; diplôme d'honneur à Nevers, 1872 ; prix du ministre à Laval, 1876 ; méd. à l'expo de Vienne, 1873 (deux sections : peinture et gravure ) ; méd. d'or décernée par l'Acad. de Bx pour son ouvrage La Hollande à vol d'oiseau, 1881 ; chev. de l'ordre du Christ, 1864 ; chev. de St Grégoire le Grand, 1866; légion d'honneur,1875 ; palmes académiques le 31 déc. 1878 ; memb. correspondant de l'Acad. de Bx en 1867 ; memb. du jury à l'expo. internationale du Hâvre, 1868 ; memb. du jury au salon de Paris (peinture), 1869, 1870, 1872, 1875, 1880 à 82 ; membre de la commission des quatre-vingt-dix au salon de Paris, 1881, 1882, 1883, 1884 ; membre du jury à l'expo. d'Amsterdam, 1883; membre correspondant de l'Acad . des sciences, belles lettres et arts de Rouen, 1883.  

Parmi ses nombreux travaux, nous citerons : Chez Victor Hugo, par un passant, texte par Lecanu, 12 eaux-fortes in-8°, Cadart éditeur à Paris, 1864 ; Le billard, traité en vers par Antoine Lalanne, 2 eaux-fortes, in-8° Paris, Aubry, 1866 ; douze croquis à l'eau-forte, d'après nature, 1869 ; douze planches sur le siège de Paris, 1870-71, d'après des dessins faits sur nature aux 5e, 6e, et 7e secteurs, Paris, 1870-71; collection de 75 fusains reproduits par la pantotypie, Paris, Berville et Bernard, 1875; Traité de la gravure à l'eau-forte, texte et 8 pl. in-8°, Cadart, 1866 ; Le fusain, in-8°, Paris, Berville, 1869 ; La Hollande à vol d'oiseau, texte par H.Havard, avec cent soixante-douze reproductions de dessins d'ap. nature, gr. in-8° ; Paris, Quantin et Decaux, 1881 ; La Flandre à vol d'oiseau, par le même, soixante reproductions de dessins, gr. in-8°, Paris, Decaux, 1883 ; Rouen pittoresque, Rouen, Augé, 1886, gr. in-8°; grand nombre de pl. parues dans diverses publications : La Gazette des Beaux arts depuis 1863, L'Art, et l'Illustration Nouvelle, depuis 1868 ; le Porte-folio ; les catalogues illustrés des grandes ventes ; etc; nombreux dessins au fusain, au crayon et à la plume dans l'Illustration, le Monde illustré, le Paris-Guide.

A eu de nombreux élèves  à Paris et à Bx, artistes ou amateurs distingués. A organisé des expositions  particulières de ses œuvres à Paris en 1874, à Bx en 1874, avec un catalogue de 660 numéros, à Marseille en 1875, à Trouville en 1876.

Les musées de Bx, d'Orléans, Troyes, Evreux, Rouen, Lille, Besançon etc, possèdent des dessins ou des gravures de M. Lalanne. Il a laissé un grand nombre de dessins et eaux-fortes et quelques peintures à l'huile vendues aux enchères à Paris ou à Bx en 1887. Maxime Lalanne est à coup sûr au milieu de la pléiade d'artistes peintres ou dessinateurs que Bx a vu naître, un des plus grands, un des plus sympathiques, un de ceux dont notre cité doit le plus s'honorer.

V. l'excellente étude de M. Marionneau sur Maxime Lalanne parue dans la Gironde littéraire du 29 août 1886, publiée à part in-8°, Bx, 1886, et dans Artistes contemporains du Pays de Guyenne, etc, Bx, Gounouilhou, 1889, gr. in-8°.

(F)

 

LAMBERT Pierre Edouard

Peintre, né à Bx le 10 mai 1818. A exposé au salon de Paris de 1836 à 1848 ; en 1869  Enfants et poules et en 1881, une aquarelle de Chevaux normands ; au salon de Bx de 1849 à 1863 ; 2e méd. de l'acad. des Beaux Arts en 1840, logiste en 1842. Le musée de Bx possède de lui  Figure  allégorique de la République de 1848, tableau qui obtint le 2e prix au concours institué par la ville en 1848.

(F)

 

LAROQUE (Mlle )

Auteur d'une lithographie, portrait de Pierre Balguerie-Stuttenberg paru dans la Guienne historique et monumentale. in 4°

v. (F) p. 35

 

LARRUE (Guillaume)

Né à Bx en 1852. Elève de l'école de peinture de Bx, et en 1587 [sic] pensionnaire de la ville à Paris, où il fut élève de Cabanel ; professeur de dessin au lycée de Versailles et aux écoles municipales de Paris. A exposé souvent au salon de Paris : en 1879 St Jérôme ; en 1880, Là j'épie à loisir la nymphe blanche et nue et Indécision, en 1887 Le joueur de clarinette, en 1888, Mélodie. A fait aussi de nombreux envois aux salons de Bx.

(F)

 

LASNES (Jean Etienne)

Graveur. On ignore le lieu et la date de sa naissance et de sa mort, mais on sait qu'il vivait à Bx dans la première partie du XVII e siècle, qu'il se qualifiait du titre de graveur enlumineur de la ville de Bx ; il reste de lui quelques portraits et quelques planches fort rares sur le siège de La Rochelle. En 1887, M. Ch. Marionneau a lu à la Sorbonne, à la réunion des sociétés savantes, un mémoire sur les œuvres de  ce graveur qu'il suppose allié à la famille du célèbre Michel Lasnes, de Caen, graveur de Louis XIII.

(F)

[Notice plus détaillée dans IFF XVIIe siècle. BNF ]

 

LASSALE (Emile)

Peintre et dessinateur-lithographe, né à Bx en 1813, mort le 2 février 1877. Elève de P. Lacour fils, vint à Paris, y débuta par un premier cadre de lithographie, au salon de 1834 et a figuré presque à tous les salons jusqu'en 1869, soit par des tableaux et surtout des portraits, soit par des reproductions de tableaux importants de notre jeune école ou de nos maîtres, que son crayon ferme, onctueux et facile a vulgarisés. Il obtint une troisième médaille en 1847, une première en 1848, des rappels de méd. en 1857, 1859, 1861, Légion d'honneur en 1861; a concouru à l'illustration de : Les cimetières de Paris. Une de ses principales lith. est la Médée d'ap. Delacroix, du musée de Lille.

V. dictionnaire de Vapereau et celui d'Auvray et Lachavignerie.

(F)

 

LAUBADERE (Louis Paul de —) 

Peintre d'histoire et de portraits, né à Eauze (Gers) le 21 juil. 1839. Elève de l'école mun. de Bx, pensionnaire de la Ville à Paris, élève de M. Cabanel. A exposé aux salons de Paris de 1884 et 1886, aux salons de Bx depuis 1884 et dans divers autres salons de province.

(F)

 

LAURIOL (Jean-Gustave)

Né à Bordeaux le 15 avril 1842. Peintre-décorateur du Grand-Théâtre de Bx en association avec M. Artus depuis 1873 ; prof . de perspective à l'école mun. des Beaux-Arts de Bx, prof. de peinture et de dessin d'ornement à la même école depuis 1885. Auteur de Recueil d'opérations de perspective, in -8° et d'un Cours de perspective appliquée, publié dans le Moniteur des aspirantes au brevet de capacité.

(F)

 

LAVAU (André )

Graveur en méd. et pierre fines, né à Bx en 1722, mort à Bx le 22 février 1808. Elève de Roettiers, d'Anvers. L'un des fondateurs de l'Acad. des Arts de Bx, il en fut plusieurs fois le recteur de 1774 à 1793. L'un des douze professeurs de  l'école de cette acad., il forma des élèves devenus célèbres tels que  Lacour, Taillasson, les Paillière et Monbrun-Barincou. Ses travaux figurèrent aux salons de Bx en 1771, 1782, 1787. Fit partie de la Soc. du Museum. Son portrait a été peint par Sicardi.

V. Marionneau, Salons bordelais, p. 161.

(F)

 

LAVAU (Jacques ) le jeune

Frère d'André et comme lui membre de l'Acad. des Arts de Bx, graveur auquel on doit les deux gravures qui se trouvent dans la Dissertation sur un temple octogone et plusieurs bas-reliefs trouvés à Cestas par l'abbé Jaubert, Bx, J.-B. Lacornée, 1743 ; les neuf planches gravées qui accompagnent les Dissertations sur les anciens monuments de la ville de Bx, de Venuti, 1754, in-8°; le joli frontispice allégorique de la brochure suivante : Les voeux de l'humanité, ou lettres sur le spectacle de Bx, Pallandre, 1778, in-8°, Lavau et son frère ont encore gravé quelques ex-libris, notamment celui de M. de Thilorier, cons. au Parl. de Bx.

(F).

 

LAVAU-REVEL (Alexandre)

Peintre, né à Bx le 4 août 1856. Elève de l'école mun. de Bx ; pensionnaire de la Ville à Paris ; élève de Bouguereau, et de Guillement, à l'école des beaux Arts où il a obtenu le 1 er prix de paysage historique en 1879. A exposé au salon de Paris : Idylle, en 1880; Le soir à la campagne, en 1881; Le premier-né, en 1882 ; Le coin des oies, en 1884 ; Sous bois en 1887.

(F).

 

LEBLOND DE LA TOUR (Antoine)

Peintre, né vers 1635, fixé à Bx depuis 1656, agrégé à l'Acad. le 28 déc. 1682. Un des principaux fondateurs en avril 1691 d'une Acad. de peinture et de sculpture qui ne vécut que quelques années. Reçut de l'Acad. de Paris, par faveur, des lettres de provision pour servir à sa réception à l'Acad. de Bx. Cet artiste a publié sous le titre suivant un opuscule aujourd'hui de la plus grande rareté : Lettre du Sieur Leblond de Latour à un de ses amis, contenant quelques instructions touchant la peinture. dédiée à M. de Boisgarnier. R.D.L.C. D. F, à Bourdeaux par Pierre du Coq, imprimeur et libraire de l'université, 1689, in-8° de 79 pp. La bib. de Bx possède un ex.. de ce volume. M. de Boisgarnier, auquel il est dédié, était un amateur bordelais, possesseur d'une importante collection de tableaux. E, 1665, Antoine de Latour succéda comme peintre officiel de la mairie de Bx à Philippe De hay ou Deshays ; il eut pour successeur, le 30  août 1690, Marc Leblond de Latour.

(F.)

 

LECRAN (Mlle Marguerite Zéolide)

Peintre, née à Bx, le 1er janvier 1819. Elève de MM. Picot et Pérignon. A exposé aux salons de Paris de 1848 à 1880 un certain nombre de portraits et de toiles diverses. Mlle Lecran a peint deux grands dessus de porte pour le palais archiépiscopal de Bx, ils représentent : la Cathédrale de Mexico et un pèlerinage à Guadalupe.

(F)

  .
LEUPOLD (Jean Jacques )

Peintre de portraits, d'origine suisse, mort à Bx, le 19 sept. 1795. Prof. de dessin au Collège de Guyenne, succéda en 1770 à Fr. de Bazemont  comme directeur de l'Ecole mun. de dessin de Bx. Fondateur de l'Acad. des arts et l'un de ses prof. C'est lui qui continua jusqu'à la Révolution l'usage qui existait alors de peindre en pied les jurats en exercice. Ces portraits disparurent lors de la démolition du vieil Hôtel de ville. Le musée de Bx possède de lui le portrait d'un Duviella.

V.Marionneau, Les salons bordelais, p. 169.

(F)

 

LONSING (François Joseph) Né à Bruxelles, en 1743 d'après des documents que possède M Georges Lafargue et non à Anvers en 1737 comme l'a dit M. L. de Lamothe, mort à Léognan près Bx le 11 avril 1799. Embrassa très jeune la carrière des armes, puis l'abandonna pour se consacrer à l'étude des arts. Elève de l'école d'Anvers, il y obtint un premier prix de peinture. Fit en 1761 le voyage d'Italie aux frais du prince Charles de Lorraine. Revenu en France en 1768, il séjourna cinq ans à Lyon et y fit son portrait, considéré comme sa meilleure toile, achetée par la ville de  Bx en 1848. Se fixa à Bx en 1783 où il exécuta de nombreux portraits très appréciés. On voit au château de la Loubière à Léognan de belles grisailles dues à son pinceau.

(F).

 


M

MAGOL (René -Marguerite )

Peintre, né à Lyon en 1753, guillotiné à Bx le 15 nov. 1793. Fixé à Bx vers 1780. Agréé à l'Acad . des Arts de Bx en 1783, reçu en 1786, membre de la Société du Musée. En 1787, il exposa dans la galerie de la Bourse plusieurs tableaux, des miniatures et des gouaches. Prit une part active aux événements révolutionnaires ; incarcéré avec les notables, il fit en prison  les portraits  de Romain Dupérier et de Jean-Antoine de Grangeneuve.

V.Marionneau, Salons bordelais, p.173

(F).

 

MARANDON DE MONTYEL (Bruno Edouard-Ferdinand)

Peintre et auteur dramatique, né à Bx en 1782, ou en 1784 d'après Auvray, mort à Paris le 13 mars 1854 ou le 12 mai 1854 d'après Auvray. Ami de M. de Martignac, Ed. Geraud et des autres littérateurs de Bx, Durant sa jeunesse un peu orageuse, il s'occupa plus de politique et de littérature que d'art. Appelé à Paris dès le ministère de son ami M. de Martignac, il y fit de rapides progrès. Comme peintre de paysages, il a figuré à presque tous les salons de Paris de 1834 à 1854, y a obtenu:3e méd. en 1837; 2e méd. en 1839, 1ère méd. en 1841. Légion d'honneur le 28 oct. 1848. Marandon a fait tour à tour de la peinture à l'huile et de l'aquarelle. On a de lui, au musée de Bx : Vue des Pyrénées et Vue d'Italie; au musée d'Orléans, Entrée du parc du château de Montesquieu à La Brède (Gironde) . L'Etat a acheté plusieurs de ses tableaux.

A publié Paul et Lise, com-vaud. Bx, 1804, in-8°; Le vingt-six brumaire ou le Bulletin de la Grande Armée, vaudeville, 1805, en collab. avec Châteauvieux et Migneret; La Guerre pour la paix ou les cinq chansonniers dans l'embarras, vaudeville, 1805.

(F).

 

MARANDON DE MONTYEL (Mlle Nelly )

Peintre, née à Bx, Elève de Robert Fleury. A exposé au salon de Paris 1859 six miniatures dont : portrait d'homme, d'après Van Dyck, de Marie de Médicis, d'après Rubens, de Mme Vve Marandon de Montyel.

(F)

 

MARCOTTE DE QUIVIERES (Augustin Marie Paul )

Peintre, né à Mérignac, près Bx, le 26 mai 1853, fils du précédent ( X. Marcotte de Quivières) Elève de Bouguereau. A exposé au salon de Paris en 1880 : L'heure du bain et Mauvais temps; en 1881, Le plus court chemin; en 1882, Un lavoir à Grand Camp; en 1883, Beau temps; en 1884 Après la pluie ; en 1885, Souvenir de Boulogne sur mer (marine) et Environs de Veulettes ; en 1886, Embouchures ; en 1887, La Seine à Rouen et Marée basse ; en 1888, Novembre. A exposé au salon de Bx depuis 1880 et dans divers salons de province. 

(F)

 

MARIOL (Etienne)

Aquarelliste, né à Ste Eulalie (Gironde) le 23 février 1854. A exposé régulièrement au salon de Bx depuis 1877 et à celui de Paris depuis 1882.Ses œuvres principales sont : Verteuil le soir ; Environs de Bx, Bibelots.

(F).

 

MARIONNEAU (Claude Charles )

Peintre, archéologue  et biographe, né à Bx le 18 août 1823. Entré à l'Ecole des beaux arts en 1846. Elève de Michel Martin Drölling et de Léon Fleury; a exposé au salon de Paris en 1849, 1850, 1857, 1859, 1861, et 1865; élu en 1882 correspondant de l'Institut, (Acad. des Beaux arts) et memb. de l'Acad. de Bx. A publié d'importants travaux sur les arts et sur l'archéologie, parmi lesquels : Description des œuvres d'art qui décorent les édifices de la ville de Bx, 1865, in-8° ; Brascassat, sa vie, son œuvre, Paris, Renouard, 1872, gr. in-8°; Collection archéologique du canton de Vertou, Nantes, 1877, in-8°. Frère André, artiste peintre, Bx, 1878; in-8°; Victor Louis, architecte du théâtre de Bx, etc, Bx 1881; gr. in-8°. Souvenirs de la rue Neuve, in Actes de l'Académie de Bx, 1888.

(F)

 

MARQUESSAC (Marie Urbain, Henri, baron de )

Né  à Nantes en 1832, mort à Nérac le 24 juin 1870. Débuta dans l'armée. Se fixa à Bx après la guerre de Crimée et après son mariage avec Mlle de Guyonnet, fit la campagne d'Italie après laquelle il quitta la carrière militaire. Décoré de la croix du Medjidié et des médailles militaires de Crimée et d'Italie. Il s'adonna dès lors à l'étude de l'hist. et de l'archéologie ; publia, en y ajoutant trois jolies eaux-fortes dues à son burin : Journal du siège de Barcelonne, fait par l'armée du roy commandée par S.A. S. Mgr le duc de Vendome en l'année 1697, copié sur les manuscrits appartenant à M.de Puységur. Bx, imp. Dupuy, 1865, in-4°, 62 p. Chronique du XVIII es. Réponse à M. Jules Delpit, Bx , 1865 ; in-8°, 30 p.

 Mais son œuvre principale, qui le place au nombre des historiens bordelais, c'est : Hospitaliers de St Jean de Jérusalem en Guyenne depuis le XIIe siècle jusqu'en 1793, préceptoreries, commanderies et autres possessions de l'ordre actuellement enclavées dans le dép. de la Gironde, Bx, imp. Vve Dupuy et Cie. 1866, in-4°, orné de nombreuses eaux-fortes hors texte et de vignettes dans le texte. Son burin a fourni aussi plusieurs belles eaux-fortes à l'ouvrage de Mgr Cirot de la Ville sur l'église St Seurin de Bx. Hist et descr. de l'église St Seurin. Bx, veuve Dupuy et Cie, in -4°, 1866.

(F).

 

MARTIN Hugues

Peintre né à Bx en 1809, élève de Sigalon. Attaché comme peintre décorateur à l'Académie de musique, Martin a exécuté les décors de plusieurs opéras et de quelques ballets. Parmi les nombreuses toiles exposées par cet artiste au salon de Paris, de 1845 à 1876, nous citerons entre autres : Callot enfant dessinant au milieu d'une troupe de Bohémiens, 1845 ; Une marche dans le désert, 1855 ; Bataille des Romains contre les Germains, 1855 ; Jésus au jardin des Oliviers, 1864 ; Jardin antique, 1865 ; La vallée des tombeaux, 1876. Il a exposé aussi de nombreux paysages et quelques dessins en 1867 et 1868.

(F).

 

MARTIN-DAUSSIGNY (Edme Camille)

Peintre, né à Bx, élève de Reveil. Directeur du musée de Lyon, légion d'honneur en 1869. Le musée de Lyon possède de lui : Le sommeil de l'enfant Jésus ; Ste Elisabeth de Hongrie.

(F).

 

MARTINEAU (Louis Joseph Philadelphe )

Peintre et poète, né à Conches (Eure ) en 1800, mort à Bx le 9 mars 1868. Rédacteur en chef du Mémorial bordelais, collaborateur du Courrier de la Gironde, mem. du Cercle littéraire et artistique, où il fit de spirituelles lectures . A exposé au salon de Paris, en 1845, La leçon interrompue. On a de lui au Musée de Bordeaux N° 553 Intérieur d'un couvent (acheté par la ville en 1830) ; N° 454 Intérieur d'un cabinet d'artiste ; l'église N.D. de Bx possède de lui : N.D. de la Guadelupe. Il a lithographié : Les frères Faucher, petits portraits bustes de profil. A publié : La physiologie du journaliste de province, Bx, Bessop ; 1841, in-32.

(F)

 

MIALHE (Pierre Toussaint Frédéric)

Peintre et lithographe, né à Bx le 14 avril 1810, mort à Paris le 19 fév. 1881, élève de Picot; direct. de l'Académie de peinture de La Havane, de 1845 à 1854  ; revint en France à cette époque et se fixa à Paris en 1856. A figuré au salon de Paris en 1831, 1833, 1834, 1857, 1859, 1861; son dernier envoi était : Forêt de l'île de Cuba. Le musée de Bx possède de lui depuis 1830: Vue prise de Sassenage, n° 560; Un moulin à eau, n° 561; Vue prise du sommet du mont Bretagne près de Marseille, n° 562. Il est l'auteur de plusieurs litho. représentant les monuments de Bx et d'une publication faite en 1837 en collaboration avec Frédéric d'Andiran et intitulée : Excursions dans les Pyrénées, 100 pl. lithographiées, éd. par Mialhe frères.

(F)

MIGNON (Abel )

Graveur en taille-douce, né à Bx (La Bastide) le 2 déc. 1861. Fit d'abord de la gravure géographique sur pierre. Poussé par Elisée Reclus, il suivit les cours d'une école communale de dessin, puis entra à l'école des Beaux Arts en 1880, ateliers Henriquel-Dupont et Louis Gérôme. Après divers succès, il concourut en 1884 au grand prix de Rome pour la gravure en taille-douce et obtint une mention honorable.

(F)

 

MINGAUD  (Mlle Céleste )

Peintre, née à Bx en 1816. Elève d'Alaux, a envoyé au salon de Paris, en 1865, Portrait du révérendissime Père Alphonse, capucin ; en 1866 Rosier-Jacqueminot, Un marabout, dessin au fusain. On trouve dans la Guienne historique et monumentale quelques lithographies signées Mingaud. On lui doit un portrait lithographié de M. l'abbé Duburg, curé de St Michel.

(F).

 

MOLLIET (Clémence)

Artiste-peintre de fleurs, paysages et natures mortes, née à Castelnau de Médoc, élève de MM. Auguin, Baudit, et Maxime Lalanne, a exposé au salon de Bx, depuis 1874, à celui de Paris depuis 1879, et à divers salons de province où elle a obtenu des méd. à Angoulême (1877), à Epinal (1881), à Tours (1878),  à Amiens ( 1879), à Périgueux (1880), à Châteauroux  (1882), à Dijon (1883), à Rodez (1884) etc. Un grand nombre d'amateurs français et étrangers possèdent dans leurs collections des œuvres de cette artiste.

(F).

 

MONFALLET (Adolphe François )

Peintre de genre et d'histoire, né à Bx le 17 ou 18 sept. 1815,  élève de l'école de dessin de Bx, y remporta tous les prix, fut le premier pensionnaire de la Ville en 1847 à Paris, où il devint à l'école des Beaux Arts, l'élève de Drölling et Yvon ; a exposé à presque tous les salons de Paris de 1848 à 1882 et dans plusieurs expositions de province où il a obtenu des méd. et récompenses, à Périgueux, Dijon, Melun, Bx, etc.

Il a figuré à l'exposition internationale de Londres 1871-72 avec le Causeur et la Récréation musicale; à celle de Vienne 1873 avec Représentation d'un mystère sous Philippe le Bel au  parvis N. D. Le Musée de Bx possède de lui : Entrée de la princesse Eléonore à Bordeaux.

(F)

 

MONSAU ou MONCEAU (N.)

Peintre-paysagiste-statuaire, né à Bx, mort à Bx, vers 1860, dessinateur de la comm. des mon. hist. de la Gir. en 1841 ; a pris part aux expositions de Bx et à celles d'Angers, antérieures à 1853 ; méd. aux expositions d'Angers 1848 et 1853, avait envoyé 6 tableaux à l'exposition de Bx de 1850. Est l'auteur de deux statues, le Commerce et la Navigation, qui surmontent les colonnes rostrales des Quinconces.

(F)

 

MONVOISIN (Raymond Auguste Quinsac)

Né à Bordeaux le 15 mai 1790 ou 1793 ; peintre d'histoire. Elève de Lacour et de Guérin; entré à l'Ecole des Beaux Arts en 1816; 2 e prix au concours pour Rome en 1820 avec Achille demandant à Nestor le prix de la sagesse aux jeux olympiens; il obtint le premier prix en 1822 ainsi que trois ans de pension à Rome. Il a figuré au salon de Paris de 1819 à 1841, en 1858, 1863 et 1864, y a obtenu une méd. de 1ère cl. en 1831 et un rappel en 1837. Monvoisin ayant refusé de modifier son tableau, la bataille de Denain, exposé au salon de 1836, s'aliéna les bonnes grâces du Directeur des musées. Porté sept fois pour la décoration, sept fois cette proposition fut rejetée. Découragé, Monvoisin partit pour Valparaiso en 1842, emportant 18 de ses plus belles compositions. Aussitôt son départ, l'administration retira du musée du Luxembourg les tableaux qu'il y avait , et les envoya dans les dépôts de l'Etat; ainsi il est arrivé que la génération actuelle ne connaît aucune des principales œuvres de Monvoisin. Pendant son séjour en Amérique, il fonda des écoles de peinture au Chili, au Pérou et au Brésil, et parmi les œuvres qu'il y exécuta, on peut citer deux grands tableaux, Le Christ sur la croix , La Prise de Caupolican par les Espagnols, etc. Il fit en outre une foule de portraits de présidents et des généraux des républiques où il passa, ceux de l'Empereur et de l'Impératrice du Brésil, etc. Il fut nommé chevalier de l'ordre de la Croix du Sud du Brésil. A Santiago du Chili, une galerie de peinture porte son nom. Rentré à Paris en 1858, il recommença à envoyer des œuvres remarquées aux salons de Paris. Parmi ses nombreux envois, nous citerons : en 1819, Jésus-Christ guérissant un possédé, au musée de Bx, en 1831, L'exaltation de Sixte Quint (on ignore ce qu'est devenue cette toile) ; Philippe, duc d'Orléans, prend possession du Palais Royal ; en 1835, les Derniers moments de Charles IX, au musée de Montpellier ; les derniers moments du poète Gilbert, au musée de Nancy; La séance du 9 thermidor, au Chili; en 1836, La bataille de Denain, au musée de Bx ; Le musée de Versailles possède plusieurs portraits historiques de cet artiste, qui fut l'une des gloires de Bx. Décédé à Boulogne sur Seine le 26 mars 1870.

Sa veuve, née Dominique Festa, peintre miniaturiste, a légué à l'Ecole des Beaux Arts 800 francs de rente pour fonder deux prix annuels de 400 francs, peinture et musique, et aux musées d'Angers et de Bx divers tableaux et œuvres d'art peints par son mari ou par elle, et acceptés par le maire de Bx le 25 nov. 1881, sur un rapport de M. Dumilatre, dans lequel nous lisons: "l'ensemble de l'œuvre de Mme Monvoisin se recommande tant par la distinction du dessin, sa correction, son ampleur même, que par un style sévère et châtié. "

V. Larousse, Grand dictionnaire.

(F).

 

MONVOISIN (Gaston, Raymond Ernest )

Neveu du précédent, graveur sur bois, né à Bx en 1821, élève de Trichon, a exposé au salon de Paris : en 1880, Frank se démasquant, d'après un tableau de Richier; en 1881, La petite vachère, d'après Bonnot, et Le droit de sortie à Bx, d'après Dupain, gravure sur bois pour le Magasin Pittoresque ; a fourni en outre des gravures au Tour du Monde, ainsi qu'aux ouvrages illustrés par G.Doré : le Dante, la Bible, les Fables de La Fontaine, etc.

(F)

 

MOUSQUET (Léon)

Portraitiste, né à Bx le 7 déc. 1874. Elève de Gros et de Dubufe père, a été longtemps en vogue à Bx ; aussi n'y a-t-il pas un salon du grand monde qui ne possède une toile, une aquarelle ou un pastel de sa main. Parmi ses nombreux travaux, citons au Palais, les portraits des prem. présid. Ravez et de la Seiglière ; au Cercle philharmonique, celui de son ancien président Emerigon. Notre scrupuleux et habile portraitiste  terminait le portrait en pied de S.G. Mgr de La Bouillerie, lorsque la mort est venue l'enlever à ses travaux et à ses nombreux amis.

(F)

 

 

 

N

NETSCHER (Théodore)

Fils de Gaspard Netscher, peintre, né à Bx en 1661, mort en 1732. Son esprit aimable, sa physionomie sympathique le firent rechercher dans le grand monde ; excellant dans le portrait, ses succès furent grands à la cour, où il peignit les personnages les plus considérables et surtout les femmes. La France, la Belgique, l'Allemagne et l'Angleterre possèdent un grand nombre de portraits dus au pinceau de cet artiste, mais ils ne sont pas signés pour la plupart. Nous citerons ceux de Frédéric I er roi de Prusse, de Frédéric-Guillaume I er, du conseiller Slingelandt, etc, etc. On doit aussi à Netscher quelques copies d'après Van Dyck, d'une finesse extrême et d'une remarquable exactitude. 

(F).

 

 

O

 

OLIVIER (Thomas)

Peintre et décorateur, né à Bx le 2 nov. 1772, mort à Bx le 20 oct. 1839. Elève de Gonzalez et de Lonsing. on trouve de lui chez M. Jules Delpit, deux dessins importants et curieux, reproduisant la maison du président Espaignet, qui existait autrefois rue des Bahutiers . M. E. Lalanne possède de lui une vue des ruines du Palais-Gallien de Bx peinte vers 1803.

(F.)

 

 

P

 

PALLIERE (Jean Baptiste )

Graveur, né à Bx en 1755, mort à Bx le 17 déc. 1827. Auteur de figures pour des livres publiés dans la région et de quelques jolis portraits. Son portrait, gravé par Etienne, son frère, figurait dans les galeries de l'art ancien à l'exposition de Bx de 1882. il appartient à M. Jules Delpit. Il eut deux fils: Armand Julien et Louis-Vincent -Léon.

v. p. 158 s.v. Crêtu.

(F), article de Borde de Fortage.

 

 

PALLIERE  (Etienne le chevalier )

Peintre, frère du précédent, né à Bx  vers 1756, mort le 28 décembre 1820 ; élève de Vincent. A exposé au salon de Paris : en 1798, Une femme assise sur un rocher ; en 1799, des portraits et trois tableaux de genre ; en 1800, le Rosier défendu, en 1801, le Sacrifice de l'amour; en 1804, Pan et  Syrina. Son portrait par Mlle Capet a été exposé au salon de 1802.

(F)

 

PALLIERE (Armand Julien )

Peintre, né à Bx en 1784, mort à Bx le 27 nov. 1862. A exposé au salon de Paris : en 1808, Honneurs rendus à Rubens, tableau médaillé ; en 1810, Mort d'Epaminondas, et l'Apothéose du duc de Montebello ; en 1814, Vénus et Adonis. Le musée de Bx possède de lui depuis 1855 Sacre de Mgr de Trelissac.

(F)

 

PALLIERE (Louis Vincent Léon )

Né à Bx le 19 juil. 1787, mort à Bx le 28 déc. 1820. Peintre de talent, élève de Vincent, obtint en 1809 le deuxième grand prix, en 1812 le premier grand prix de peinture à Paris, premier prix de Rome avec Ulysse et Télémaque  massacrant les poursuivants de Pénélope ; en 1819, exposa à Paris : Saint Pierre guérissant un boiteux, et obtint médaille de première classe (V. liste des tableaux dans la Biographie universelle  et portative des contemporains, 1836). On trouve de lui au musée de Bx : N° 576, Berger en repos; n° 577, Mercure et Argus; n° 578, Délivrance de saint Pierre. L'église Saint Pierre de Bx possède son dernier tableau, achevé par son ami Picot, devenu membre de l'Institut. Le portrait de Léon Pallière a été lithographié par de Galard, ainsi qu'une vue du monument que ses concitoyens lui ont élevé au cimetière de la chartreuse. On a donné son nom à l'une des rues qui avoisinent la gare du midi.

V. son éloge dans la Ruche d'Aquitaine du 13 déc. 1820; v. aussi le Miroir du 20 avril 1821.  

(F)

 

PAPIN (Jean Pascal Adolphe )

Peintre d'histoire  et surtout de portraits dans les quels il mettait beaucoup d'art et de ressemblance, né à Bx le 25 ventôse an X (1802) , mort à Bx le 22 nov. 1880. Elève de Lacour, fils, de Gros et de Regnault. A exposé aux salons parisiens de 1834 à 1879 un grand nombre de tableaux d'histoire et de portraits parmi lesquels nous citerons : portrait de MM. Roulet, premier président à la cour de Bx, Maillard, Lacour père, (S. de 1847) H. Brochon, maire de Bx, (S. de 1867), de Crugy. A exposé à presque tous les salons bordelais de 1854 à 1880 . L'acad. de Bx lui a décerné une médaille d'or pour les portraits envoyés au salon de 1865. Le Musée de Bx possède de lui : portrait de Lacour fils, portrait du père de l'auteur, portrait de M. et Mme A. Papin, portrait de E. Bailly, Scythès tendant l'arc de son père. La Bibliothèque de la ville possède de Papin le portrait du Dr Marchant, donné par Mme Vve Marchant.  

(F)

 

PERAC ou PERRAC (Etienne du )

Artiste bordelais du XVI e siècle. Architecte, peintre et graveur, né en 1560 ; il alla en Italie étudier les monuments de l'Antiquité et les grava dans le goût de Tempeste. Quelques-uns de ses tableaux de la salle des bains de Fontainebleau sont dus à son pinceau. Plusieurs dictionnaires biographiques font naître Pérac (Etienne du ) ou Dupérac (Etienne) à Bordeaux, d'autres à Paris où il est mort en 1601.

(F)

 

PERAIRE (Paul -Emmanuel )

Peintre, né à Bx le 12 sept. 1829. Employé d'agent de change, élève d'Isabey et de Luminais ; reçu au salon de Paris en 1875 à l'âge de 45 ans, il y a été admis depuis tous les ans. Nous citerons parmi ses envois : Bords de la Marne, 1877, qui obtint une grande médaille de 1ère classe; Le moulin des Andelys, 1879 , acquis par l'Etat et envoyé au musée de Bordeaux, La Seine à St Denis, 1880, méd. de 3e classe à Paris; Le château Gaillard aux Andelys, 1883, envoyé à Nice où il a obtenu méd de 3e classe ; Le marais à Ballancourt, 1886 ; Le brouillard du matin, 1887 ; Coteaux d'Essonne et Février, en 1888.

(F)

 

PHELIPEAUX (Antoine)

Graveur, né à Bx en 1767. Elève de François Janinet, de 1803 à 1816 ; cet artiste a beaucoup gravé pour le grand ouvrage publié par la commission d'Egypte. Il a fourni de nombreuses planches pour les ouvrages de Redouté, de Duffort, etc, (histoire naturelle et fleurs ). Il a exposé au salon de Paris de 1804 une Suite de plantes d'après les dessins de M. Redouté.

(F)

 

PHILASTRE ( Humanité René)

Peintre décorateur, né à Bx le 2 floréal an III, 21 avril 1795, élève de son père, entre à l'Ecole des Beaux Arts le 29 oct 1806. On a de cet artiste un grand nombre de paysages à la sépia et à l'aquarelle. Il fut pour ce genre attaché à la décoration de l'Opéra à Paris, et la restauration du grand théâtre de Brest lui fut confiée. Il exécuta aussi des décors pour les théâtres de Lyon, de Lille etc .

(F)

 

PHILIPPE (Jules et Victor )

Dessinateurs, lithographes, nés à Bx en 1819, étaient fils jumeaux d'un chirurgien-major de l'hôpital militaire de Bx, habitèrent Bx, surtout Jules de 1840 à 1870, dessinèrent et lithographièrent de nombreuses vues de Bx et des environs. On leur doit le plus grand nombre de planches de la Guienne historique et monumentale  et de nombreux portraits d'artistes dramatiques. Victor est mort à Bx le 30 juin 1841, Jules s'est retiré à St Mandé près de Paris.

(F)

 

PIGANEAU (Emilien, Auguste, Adrien )

Peintre, archéologue, né à Aix (Bouches du Rhône) le 10 sept. 1833. Fit ses études au lycée d'Auch de 1844 à 1851. Elève de l'Ecole de Beaux Arts à Paris, 1856-1861. Prof. de dessin dans plusieurs institutions de Bordeaux de 1861 à 1882 ; prof. adjoint à l'école mun. de dessin et de peinture de Bx depuis 1878 ; membre de la com. des monuments historiques de la Gir. depuis 1869, il en est l'archiviste. Memb. . correspondant de la Soc. des Antiquaires de l'Ouest et de la Société Française d’Archéologie ; membre de la Société des archives historiques de la Gironde, son vice-président en 1878, et son président en 1879 ; l’un des fondateurs de la Société Archéologique de Bx, en a été le secrétaire de 1873 à 1883, le vice-président en 1885, le président en 1886. Poète à ses heures, il a collaboré au journal Le Progrès. A publié de nombreuses études archéologiques dans le Bulletin de la Société des antiquaires de l’Ouest, dans les Actes de la Société Archéologique de Bx et l’Ami des monuments. A publié à part : Lormont archéologie et particularités historiques, Bx 1878, Album-guide de St Emilion, 1888, in-18 ; a écrit une Histoire de Bx, récompensée au concours ouvert par la municipalité ; possède de riches cartons de dessins archéologiques et des documents historiques manuscrits sur le dépt. de la Gironde.

Nommé en 188 conseiller municipal de St Emilion, il a été chargé de la transcription et de la mise en ordre des archives de cette ancienne ville forte. 

 (F)

 

PLASSAN (Antoine-Emile)

Peintre, né à Bx le 19 sept. 1817. Un grand nombre de toiles émanant de cet artiste ont figuré au salon de Paris de 1846 à 1887, où il a obtenu médaille de 3 ème classe en 1852, 1857, 1859 ; chev. L.H. en 1859. Citons parmi ses œuvres principales : Après la collation (A M. le comte de Morny), salon de 1852 ; La Lecture du roman (A l’impératrice Eugénie) salon de 1861, rééxposé en 1867; La famille (à M. le marquis de Lansdewre) salon de 1863 ; Le lever , salon de 1865 ; Départ pour le baptême (acheté par l’Empereur), salon de 1867 ; L’enfant malade (à M. Akermann), salon de 1874 ; L’enfant malade ( à S. E. M. du Bois à La Haye) salon de 1887 ; Il dort et Le Matin.

(F)

 

POITEVIN (Pierre Alexandre)

Peintre et architecte, né à Bx le 24 fév. 1782, mort à Bx le 7 avril 1859, élève de Fontaine de Percier et de Régnault. Il donnait des leçons de dessin dans une pension des environs de La Réole, lorsque M. de Marcellus lui procura le moyen d’entrer à l’Ecole des Beaux Arts, le 1 er janvier 1809 ; architecte du dépt de Lot-et-Garonne, ensuite de celui de la Gironde, et de la ville de Bx ; prof. de dessin d’architecture  au collège de Bx. Le musée de Bx possède de M. Poitevin, sous le N° 592, L’âge d’or ( donné par Mme Poitevin en 1859) signé d’un monogramme ; a exposé au salon de Paris en 1810 : Une école des Beaux Arts et un Intérieur de musée ; en 1836, Les colonnes rostrales de Bx, peinture.

Se fixa à Bx comme architecte  vers 1815, transforma l’abbaye d’Eysses en maison de détention (1820), construisit le palais de justice d’Agen, les prisons, le palais de justice et l’hôtel de ville de Marmande, l’hospice des aliénés de Cadillac et transforma dans la même commune le château des ducs d’Epernon en maison de détention.

Il construisit à Bordeaux les colonnes rostrales de la place des Quinconces (1828) et les façades des églises St Seurin et St Eloi ; l’église de St Nicolas, l’hôtel de Verthamon, 13 cours de l’Intendance. A écrit un Résumé de l‘histoire des arts depuis leur origine jusqu’à l’époque actuelle, nouvelle éd. Bx, Faye, 1846. in-8°. Son nom a été donné à l’une des rues de Bx.

V. L. de Lamothe, Notice sur Poitevin, dans l’Ami des Champs, 1859, p. 314 ; du même, Lacour et Poitevin, Paris, 1859, in –8°.

(F)

 

POTIÉ ou POTHIÉ (Mme Marie Louise Onésime )

Peintre sculpteur, née à La Rochelle le 26 juillet 1830, morte à Bx le 13 juin 1863 ; élève de MM. Marionneau , L.Drouyn et Maggesi ; elle exposa aux salons de Bx des tableaux et des groupes d’animaux en cire ; le musée de Bx possède de cette artiste un joli paysage sous le n° 594. M. Henri Devier, critique d’art, a publié dans la Gironde du 11 juin 1865 un article nécrologique qui rend bien la physionomie de cette femme artiste, morte prématurément.

(F)

 

PRADELLES ( Hippolyte )

Peintre, né à Strasbourg le 22 mars 1824 ; fils d’un chef d’escadron d’artillerie ; élève de G. Guérin et de Gustave Brion. A ouvert à Bx en 1863 un atelier d’élèves d’où sont sortis  des artistes et des amateurs distingués ; entre autres , MM. Arcos, Al. Smith, Rousse, Cabié, Guédon etc. A figuré au salon de Paris, tous les ans depuis 1863. A celui de Bx depuis 1862, et dans divers salons en province ; a obtenu mention hon. à Avignon, mention et méd. et rappels de médailles à Montpellier, méd. d’argent à La Rochelle en 1866, méd. à Rochefort en 1883.

Parmi ses principales œuvres, nous citerons : A Floirac (effet d’automne) ; Lormont, acheté par l’administration des Beaux Arts à Paris ; Mouleau près d’Arcachon, acheté par la ville de Bx pour son musée ; Rayons de soleil à travers le brouillard à Cestas, acheté par M. Deganne à Arcachon, La Font St Jean et Une ferme aux environs de St-Georges de Didonne, achetés par le même ; A Pessac à M. Wachter.

Nous citerons du même artiste plusieurs sujets militaires tirés de ses souvenirs de Crimée : Les zouaves à la tranchée, à M. Tournon, Zouave, souvenir de Crimée, à M. le comte Lemercier, de Saintes ; et de plus parmi les principaux paysages, Crépuscule dans les Landes à Ychoux ; Le 16 janvier 1881 aux environs de Bordeaux (effet de neige) ; Le terrier de l’attache à St Georges de Didonne ; Le moulin de Chabreville, près de Guitres, Le Larry à Chabreville, acheté par l’Etat en 1883 ; Belle journée de septembre, à Chabreville ; Tempête au 2 septembre 1883 à Hendaye, appartient à Mme P. Dupuy, etc ,etc. ; Ychoux, Landes, 1888 ; A Eynesse, près Ste Foy la Grande, acheté par la ville pour le musée de Bx en 1888.

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PRADELLES (Eva)

Fille et élève du précédent, née à Bx en 1868, aquarelliste, a exposé au salon de Paris en 1887 : A Eynesse (Gir.) ; en 1888, Le serpent.

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PREVOT (Sébastien Edmond)

Sculpteur, né à Bx le 4 nov. 1838 ; élève de M. de Coëffard ; lauréat de l’école de dessin et de peinture de Bx , de l’école des beaux-arts où il eut pour maître Jouffroy ; pensionnaire de la Ville en 1858. Parmi ses principaux travaux ayant figuré au salon de Paris, nous citerons : Jeune Berger, 1874 ; Montesquieu, marbre acquis par l’Etat, 1876, et donné à la ville de Bx, Bustes, 1882 ; Joseph, 1883 ; monument funèbre, et buste, 1884. Ouvrages exécutés à Bx : quatre statues colossales, façade de l’église Notre Dame ; deux statues à la mairie ; le fronton de l’école professionnelle ; six statues au grand séminaire de Bx, quatre au clocher de Verdelais ; le chemin de croix, cinq statues, l’autel St Jean, surmonté d’un groupe en pierre de grandeur naturelle, et la Samaritaine, bas-relief colossal à St Michel de Bx ; monument funèbre à la mémoire des médecins et pharmaciens morts à Gorée en 1878, victimes de leur dévouement ; monument funèbre à la mémoire d’Ed. Laporte, mort à Soulac victime de son dévouement ; un des trois bas-reliefs de la façade du palais des nouvelles facultés, celui de gauche en regardant cette façade, direct. de l’école municipale de sculpture depuis 1886. Palmes académiques en janv. 1886 ; membre de l’Acad. de Bx en 1888 en remplacement de M. de Coëffard.

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PRINCETEAU (René Pierre Charles)

Peintre sculpteur, né à Libourne (Gir.). Il n’eut pour professeur que la nature et entra à l’Ecole impériale des Beaux Arts avec le n° 7, atelier de Dumont ; remporta la 3ème et la 2ème médaille au concours de composition. A exposé au salon de Paris : Pilote, étalon monté par M. de Laage, statuette équestre, 1868 ; Patrouille de uhlans, peinture, 1872 ; Buste en marbre de M. le Dr Tardieu, 1873 ; Portrait équestre du maréchal de Mac-Mahon, peinture, 1874 ; Portrait équestre du comte de Chamflour, peinture, 1876 ; Id. du comte de Toulouse–Lautrec, peinture, 1878, Relais, équipage Ramier de Franchauvé, peinture 1880, mention honorable ; Vedette, peinture, 1881, à M. de Kuyper ; Un vieux solitaire, peinture, 1882, Intérieur d’étable, peinture, 1883, 3e méd.(à M. Solacroup) ; Labourage, peinture, 1884, à M . Paul Gravier) Equipage de bœufs, 1885, 2e méd. et dès ce jour hors concours (acquis par la ville de Bx) ; Retour à la ferme, 1886,( à M. de Lavaux-Martin) ; Arrivée au pressoir, 1889, (à M. Calvé). Parmi ses œuvres remarquées, nous citerons : Hallali de Renard (au baron Finot) ; il a fait un grand nombre de portraits équestres, nous citerons ceux du duc de Brissac, du duc Decazes, de la Ctesse de Toulouse –Lautrec, du cte du Passage, de Mlle de Juigné, du mis de Chabrillat, du cte de Ruillé, de Mme Courtin, du Mis de Sauvagnac-Rabar. Il a fait aussi ceux de Frontin, vainqueur du grand prix de Paris en 1883 (à M. le duc de Castries), Etoile, vainqueur du derby de Bx  de 1883 (à M. Fould), Little Ducke, vainqueur du grand prix de 1884 ; de Boissy, vainqueur du grand steeple–chase d’Auteuil, 1884 (A M. Andrews) ; Reluisant, vainqueur du derby de 1885, Chantilly (au cte de Tredern) ; de vingt-deux chevaux d’équipage de Mme la baronne Salomon de Rothschild. Panorama de 160 chevaux et de la charge de Balaklava ; de 70 chevaux du panorama de Reichshoffen. Charles René Princeteau a la passion des chevaux et des chiens, qui sont ses compagnons. C’est l’un des plus ardents amateurs de chasse à courre de Paris où se trouve son atelier.

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PUYRENIEZ (Fort)

Peintre, né à Bx en 1805. Elève de Galard, obtint la 1ère médaille de paysage à l’exposition de Bx en 1830. On a de lui au musée de la ville : n° 603 et 604, deux tableaux  Vue prise à Floirac. En 1850 il envoya de nouveau des paysages à l’exposition de la Société Philomathique.

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Q

QUINSAC (Paul)

Peintre, né à Bx le 2 mars 1858 ; élève de l’école de Bx en 1879 ; à Paris , élève de L.Gérôme ; a exposé à Paris et à Bx depuis 1880. A obtenu une mention hon. en 1884, à l’école des Beaux Arts le prix d’atelier, 1882 et 1883, la 3ème médaille d’antique en 1882, le prix de la tête d’expression fondé par M. de Caylus en 1884 ; entré en loge en 1884 et 1885.

Ses principales toiles sont : Mgr Donnet archevêque de Bx sur son lit de mort (à M. Frugès de Bx) ; Esméralda ( à M. M. Arnaud de Bx ) ; Le critique influent, 1885 (à M. le baron Gérard). Il a envoyé au salon de Paris de 1887 le Portrait  de Mme O.J. et Au moulin de la Galette ; à celui de 1888 le Portrait de M. Géraudel ; la Tentation de Saint Antoine, tableau ayant obtenu le prix du Gonot à l’exposition municipale des beaux arts à Rouen nov. 1884 ; a peint l’un des plafonds magnifiques de salons de l’hôtel de M. Piganeau.

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QUÉVA

Sculpteur ornemaniste, né vers 1766, mort à Bx vers 1850. A travaillé sous la direction de M.Combes à la tribune de l’orgue de St André et aux boiseries du chœur. C’est à lui que l’on doit la décoration du tombeau de l’architecte Bonnard  à la Chartreuse, et la couronne de fleurs qui surmontent le mausolée de Mlle Seignan dans le même cimetière.

V. notice par Laboubée, 10 e vol. p. 3. et Marionneau, Description des œuvres d’art.

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R

RAMADE (Eugène )

Peintre de genre, né à Bx en 1802, ancien camarade et ami de Brascassat, élève de Lacour fils à Bx, et de Michel Gué à Paris ; méd. d’argent de la Soc. Philomathique en 1827 ; a participé aux premières expositions de la Société des Amis des Arts de Bx. Le musée de Bx possède de lui : Intérieur de l’église de Bazas, d’après le catalogue du musée par M. Vallet.

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RANCOULET (Ernest)

Sculpteur, né à Sorrèze (Tarn) le 5 avril 1842, neveu des précédents (Rancoulet). Marin de 1855 à 1866 ; élève de l’école municipale de sculpture de Bx et de M. Lequesne ; pensionnaire de la Ville de Bx à l’Ecole des B.A en 1868.

A exposé au salon de Bx, en 1867, divers portraits médaillons ; en 1868 portraits, bustes, médaillons en marbre et Christ à la colonne ; en 1869, des Etudes ; en 1870, un Philopœmen.

A exposé au salon de Paris, dès 1859, portraits , bustes et double médaillon ; en 1870, La ville de Bx, en 1876, Hercule vainqueur de la mort et un portrait–buste.

Un grand  nombre de groupes et de statues portant sa signature ont été exposés par divers éditeurs aux expositions des arts industriels.

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RAQUINE (Fernand de )

Peintre, né à Lugon (Gironde) le 13 février 1846, élève de MM. Jaumot et A. Herst. A exposé au salon de Paris, en 1869, Ancienne route entre les carrières de Saint Germain la Rivière (Gironde) ; en 1870, Le viaduc, bord de la Seine.

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RASTOUIL (N.)

Sculpteur-ornemaniste, né à Carcassonne en 1796, vint à Bx en 1831 et ne quitta plus cette ville où il mourut vers 1870. Rastouil avait suivi l’atelier de David d’Angers où il avait connu Jouffroy, devenu membre de l’Institut.

Les principaux travaux de Rastouil furent exécutés sous la direction de M. Thiac, architecte, notamment au palais de Justice. En 1834, Rastouil obtint une médaille à l’exposition de la Société philomathique.

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RAVAYRE (Emile Jean Jacques )

Peintre, né à Bx le 27 sept.1829. Elève de J.-P. Alaux à l’école mun. de peinture de Bx ; pensionnaire de la ville à Paris, entra dans l’atelier de Picot, obtint une médaille la première année. A exposé aux salons de Paris ; à ceux de Bx depuis 1849 et dans divers salons de province où il a obtenu plusieurs mentions ; s’occupe plus spécialement de portraits et de l’enseignement du dessin.

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REDON (Bertrand Odilon)

dessinateur, frère du précédent (Redon Félix Ernest, musicien), né à Bx le 20 avril 1840. Elève de Gorin, Bresdin et Gérome. Parmi ses principaux travaux nous citerons six albums de dessins lithographiés ; Paris, Fischbacher : Dans le Rêve ; A Edgard Poë, Les Origines, Hommage à Goya ; Dans la nuit ; A Gustave Flaubert.

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REYMONENCQ (Louis )

Dr., médecin, artiste à ses heures, né à la Guadeloupe le 24 février 1819, mort à Bx le 22 mars 1882. c’était un habile méd. doublé d’un artiste. Il maniait le burin avec talent et on lui doit un petit nombre de gravures qui témoignent de quelque mérite. Il fut l’un des fondateurs de l’Association médicale de la Gironde. C’était un clinicien de premier ordre.

V. La Gironde du 24 mars 1882.

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RICHARD (Alexandre, Louis Marie Théodore)

Né à Millau (Aveyron) le 24  nov. 1782. S’adonna tout jeune à l’étude de la musique et surtout à celle de la peinture. En 1803 il dut abandonner ses rêves artistiques pour entrer dans l’administration du cadastre. Devint en 1818 géomètre en chef du cadastre de la Gironde. Fonda à Bx une société des amis des arts  qui avait surtout pour but d’encourager les talents et de perfectionner le goût musical. Il en fut le premier président.

Il eut le mérite de pressentir le grand talent du jeune R. Brascassat, la générosité de se dévouer à son instruction et à son éducation comme il l’aurait fait pour son propre fils et d’ajouter aux célébrités bordelaises un nom qui sans lui n’aurait peut-être pas atteint la gloire à laquelle il est arrivé. Les musées de Bx, Toulouse, Montpellier, Aurillac possèdent des œuvres de Th. Richard.

 

RICOEUR (N.)

Peintre de fleurs, memb. de l’Acad. de peinture de Bx de 1772 à 1789. On ignore la date de sa naissance et de sa mort.

V. Les salons bordelais au XVIII e s.

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RIDEAU-PAULET (Mlle Marie Thélika)

Peintre, née à Bx, Elève de M.Legras et de Mme D. de Cool ; a exposé des portraits sur porcelaine au salon de Paris de 1879 à 1882.

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ROBERDEAU (N. )

Dessinateur, orfèvre, ciseleur. Il fit partie de l’ancienne Académie de peinture, sculpture, architecture civile et navale de Bx. Roberdeau est l’un des derniers artistes argentiers bordelais qui ont laissé le souvenir de leur corporation à la rue qu’ils habitaient ordinairement, près du Palais de l’Ombrière et de l’ancien Hôtel des Monnaies. La carte d’adresse de Roberdeau : au Vaze d’Or, a été gravée par Cochin fils.

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ROCCA (Alfred de la)

Né à Bx. A pris part au salon de Paris en 1878, 1879, 1880, 1882 et à plusieurs expositions des Beaux arts en province où il a obtenu en 1882 à Clermont-Ferrand, méd. de bronze ; en 1885 au concours régional de Moulins, méd. d’argent.

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ROGER (Bazile Augustin)

Né à Bx le 7 mars 1778, mort à Bx le 3 août 1830.. Fils de J. Roger, qui fonda avec une tante de sa femme, Marie Brizard, une maison de commerce dont la réputation est devenue universelle.

B.-A. Roger fit son éducation à Sorèze, alors dirigé par les Bénédictins, et reçut là ses premières leçons de dessin d’un professeur italien ; voyagea en Allemagne, et se maria à Bx avec Mlle Laurens. Après avoir pris quelques leçons de Lacour son goût pour le dessin et la peinture augmenta. Il cultive avec succès l’aquarelle et devint l’un des aquarellistes les plus distingués de son époque : il donna des leçons à Brascassat . Il excellait dans le paysage qu’il peignait presque toujours d’après nature avec une grande vigueur de coloris et un sentiment profond. Rarement il vendait ses aquarelles.et en faisait le plus souvent hommage à ses nombreux amis. Sa famille en possède aussi une belle collection.. On en trouve plusieurs dans l’album de M. Fieffé conservé aux Archives mun. de Bx.

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ROULLEAU (Jules Pierre )

Sculpteur, né àLibourne, le 16 octobre 1855 ; élève de Cavelier, E. Barrias, et E. Lafon ; 1er 2ème grand prix de Rome de 1880 ; a exposé au salon de Paris depuis 1878 divers portraits médaillons ou bustes ; son exposition de 1882 comprenait la statue de Carnot, érigée à Nolay (Côte d’Or ) après un concours entre 84 concurrents, et une statuette en bronze : Hébé ; a obtenu une méd. 2ème cl. cette même année. Par suite a été déclaré hors concours. A exposé en 1884 un groupe en plâtre : Léda

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ROUX (Jacques Louis ) dit Browne

Né à Bx le 16 sept. 1824 ; peintre, élève de Camille Roqueplan et de Belloc ; entré à l’école des Beaux Arts le 7 avril 1847 ; exposa sous le nom de Browne (Jacques Louis) des chevaux et des chiens  au salon de Paris de 1848, des portraits de 1850 à 1880, à l’exception de Vision d’un penseur, Le génie de l’Avenir, exposé 1859.

 

ROY (Jos)

Maître-peintre, natif de Dans (comté de Flandre) Il vint à Bx, où il se maria en 1594. Par délibération de la jurade du 10 sept. 1611, il fut nommé peintre de l’hôtel de ville, à raison de 60 livres par année. Il mourut vers 1625.

Voir Ch. Marionneau , Anciens artistes aquitains et peintres officiels du vieux Bx.

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S

SABAROT (Georges )

Archit. bordelais du XVIIIe s. C’est lui qui construisit de 1787 à 1788 la chapelle des Minimettes et le portail de leur couvent qui n’existe plus. Les dessins originaux de ces constructions font partie du cabinet de M. J. Delpit.

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SABATIER  (Michel Léo)

Né à La Réole le 14 août 1826. Elève de l’école de peinture de Bx et de l’Ecole des beaux-arts de Paris où il a été médaillé ; a collaboré aux peintures murales de la Salle des Etats, de la chapelle de l’hôpital  de La Riboisière à Paris, a fourni des dessins à la Vie parisienne et autres recueils ; a dirigé les travaux de chromolithographie de la maison Didot.

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 SAILLAC (Mlle Carmel Marie )

Née à Bx. Elève de Mme Delphine de Cool, peintre, a exposé des sujets divers sur porcelaine, aux salons de Paris de 1878 :La foire aux servantes en Alsace, en 1879 ; Fille des champs, La Charité en 1880.

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SAINT ANDRE (Le Bagois de )

Ingénieur en chef des ponts et chaussées de la province de Guyenne en 1746, mort en 1774. Saint André fit des travaux au collège la Madeleine ; il fut aussi chargé de réparations à faire au Palais de l’Ombrière en 1768. Il recevait 1210 livres par an comme directeur de la carte de la province de Guyenne. Il est l’auteur du premier projet d’un pont en pierre sur la Garonne devant Bx. En 1770, Saint André fut reçu comme amateur associé de l’Acad. des Arts de Bx.

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SAINT-ANGEL (Michel Lynch, comte de )

 Sculpteur et dessinateur, né au château de Montbreton à Gensac (Gironde) le 25 janvier 1840 ; fils de Jean-François Charles Victor, comte de Saint Angel, décédé le 13 juin 1888. A exposé aux salons de Paris en 1866, 1867, 1868, 1869, 1870, et en 1887 des animaux (cire et plâtre) en 1878, 1879, 1880, des paysages au fusain ; a été reçu pour un groupe de grands chiens courants (plâtre) à l’exposition universelle de Paris ; a exposé à Bx plusieurs fois des bronzes, des cires ou plâtres avant 1870, et en 1881, 1882, 1883, des fusains et des paysages à l’huile en 1888 et 1889 ; a exposé dans les salons de province; a obtenu à Périgueux une mention honorable pour animaux de bronze, 1880 ; propriétaire d’un grand vignoble, il s’occupe aussi de vignes américaines.

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SAINT-ANGEL (Pierre Charles Gabriel de ), frère du précédent

Sculpteur, né au château de Montbreton à Gensac (Gironde) le 31 oct. 1841, frère du précédent. Elève de Dumont, Bonnassieux et Maggesi ; a exposé des statues groupes et un haut-relief (plâtre) aux salons de Paris de 1868, 1869, 1870, 1874, 1877, 1879 ; s’est occupé aussi de sculpture sur bois. A exposé au salon de Bx.

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SAINT -LANNE Georges

Peintre, né à Bx le 30 mai 1848. Elève de Diaz et de l’Ecole Municipale de Bx  A exposé au salon de Paris : Portrait de Mme M , en 1878 ; Une déception , en 1879 ; Nos premières victimes , et un portrait en 1880 ; Le Braconnier, en 1882 ; au salon des indépendants : Au printemps, en 1884 ; Après le bain, en 1885. A exposé au salon de Bx depuis 1869, et à ceux de Lyon, Pau, etc. a obtenu à Lille une mention hon. en 1880 et à Périgueux le 1er prix du concours pour un dessin de diplôme de l’exposition de 1880.

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SALESSES (Jules)

Peintre décorateur, né à Lyon en 1824, mort à Bx le 9 février 1873. Elève de J. P. Alaux, d’Adrien Dauzats, et de Ciceri, a décoré la salle des concerts du grand théâtre de Bx ; a fait de nombreux décors pour ce même théâtre, pour ceux de Bx, de Poitiers, de La Rochelle, de Périgueux, etc ; fut de 1853 à 1869 le peintre officiel des fêtes et des établissements bordelais.

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SALLÉ (Pierre)

Peintre, né à Bx le 10 mai 1835. Elève de Bonnefond et de H. Flandrin ; a exposé des tableaux de genre au salon de Paris de 1864 à 1882.

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SALOMON-SAINT SERNIN (Louis)

Peintre, né à Bx le 14 oct. 1815, fils de Joseph Salomon de Brosses, méd. à Bossieux en Dauphiné, et de Jeanne de Saint-Sernin. Elève à Bx de Julien Pallière et de son parrain et tuteur, Arnaud de Corcelle, architecte ; suivit à Paris les conseils de Berthon, Dauzats, Brascassat, Michel Gué ; fréquenta quelque temps l’atelier de Paul Delaroche ; fut admis en 1841 au concours du grand prix de paysage ; figura aux différentes expositions de Paris ou de la province, obtint des récompenses, et revint à Bx en 1848. professeur de dessin à l’institut national des sourdes-muettes depuis 1853 ; prof. à la Société Philomathique depuis 1855, y a créé en 1874 le cours de dessin dans les classes de femmes. Cette société lui a décerné une médaille d’argent 1866 et une médaille d’or, 1878. Palmes académiques en 1883.

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SALZEDO (Paul)

Né à Bx le 7 juin 1842, peintre, élève de Bonnat. A exposé au salon de Paris depuis 1873, sans aucune interruption ; y a obtenu une mention honorable en 1883. A exposé au salon de Bx depuis 1870, et dans divers salons de province, où il a obtenu 2 méd. , à l’exposition de Nice en 1884, et autres récompenses à Amiens, Alger etc.

Parmi ses principales toiles , nous citerons : Le chef de cuisine ; La partie de dominos, Le buveur d’absinthe ; Le déjeuner ; une série de tableaux champêtres entre autres : Le braconnier ; La forge et la carrière ; La tricoteuse ; puis la série des tribunaux : Le tribunal, Le plaidoyer ; Le réquisitoire ; Le témoin ; Conseil de guerre , 1887 ; La délibération, 1888. Ces tableaux sont répartis dans différentes galeries importantes de Paris et de Bx ; mais à notre regret le Musée de la ville de Bx ne possède aucune toile de cet artiste dont presque tous les tableaux ci-dessus ont été reproduits par les journaux illustrés de Paris. Le deuxième supplément du Grand Dict. de Larousse consacre un article spécial à son Conseil de guerre.

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SARRAIL (Jean)

Peintre, né à Bx en juillet 1795, mort à Bx en avril 1819, élève de Lacour fils, obtint plusieurs prix de 1815 à 1817, à l’école de peinture et reçut une médaille d’or de la ville de Bx en 1818. On a de lui : Vue du château de Cadillac; le tableau du Sacré Cœur qui se trouve dans la cathédrale St André, mais que la mort ne lui permit pas d’achever. Il excellait dans la miniature. On trouve plusieurs de ses miniatures et diverses esquisses de tableaux chez son neveu ; chez M. Johnston, Pavé des Chartrons, il exécuta d’après des dessins de Lacour, son maître, douze panneaux représentant les douze mois de l’année, figures peintes en grisailles.

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SARRAIL (Jean Adolphe)

Peintre, né à Bx le 16 oct.1825 ; élève de Dubourdieu, de l’école mun. de Bx et de Jean Alaux, lauréat de l’école, 1 er prix de dessin en 1843, prix de peinture en 1843, prix de peinture en 1846 ; a quitté vers 1851 la peinture artistique pour se mettre à la tête d’un atelier de peinture industrielle, qui est devenu rapidement l’un des plus importants de Bx. Auteur des décorations des plafonds de la cour d’assises du palais de justice et des autres salles d’audience ; a collaboré avec Thénot à la décoration de la salle d’audience  du trib. de commerce ; a fait les décorations de la chapelle du château de M. Paul Bayle et celles de la salle synodale à l’archevêché de Bx. Elu membre du conseil des prud’hommes en 1864 ; il en est le président depuis le 8 mai 1880 ; président de la chambre syndicale de peinture depuis 27 ans ; prés. du syndicat gén. du bâtiment depuis  1883. Délégué cantonal en 1874.

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SCHNEG  (Lucien )

Statuaire, né à Bx le 19 mars 1864. Elève de l’école mun. de Bx, pensionnaire de la ville en 1883, élève à Paris de Millet et de Falguière ; lauréat de l’école des beaux–arts, a exposé aux salons de Paris un portrait médaillon, 1886 ; portrait de Mme M.S, buste plâtre, 1887.

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SCHNEG (Gaston )

Sculpteur, frère du précédent, né à Bx le 4 sept. 1866 . Elève de l’école mun. de Bx et de son frère Lucien Schneg a exposé au salon de Paris 1887 un portrait de M. S. médaillon plâtre, et a obtenu le premier prix de sculpture à Bx en 1888.

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SCHRADER Jean Daniel François

Né à Bx le 11 janvier 1844, fils de M. Ferdinand Schrader, l’un des plus zélés propagateurs de l’instruction populaire à Bx, un des fondateurs [,] des premiers prof. des classes d’adultes de la Société Philomathique dès 1839, directeur de ces classes de 1861 à 1870, vice-président depuis de longues années du Cercle Girondin de  la Ligue de l’enseignement et de la Société de géographie commerciale de Bx.

François Schrader s’est occupé de bonne heure d’études et d’explorations géographiques, spécialement dans les Pyrénées ; a inventé une méthode de tracés graphiques à l’aide d’un instrument ingénieux, l’orographe, destiné spécialement au levé des régions montagneuses, et a dressé depuis 1874 la carte des Pyrénées centrales au 1/100.000, a fait diverses conférences sur la géographie. Attaché aux travaux géographiques de la maison Hachette & Cie, il a succédé à M. Vivien de Saint Martin, dans la direction de son grand atlas universel, et a publié en 1889 un nouvel atlas de géographie moderne petit in-folio sur un plan nouveau. Il a publié aussi en collaboration avec M. Lemonnier, toujours chez Hachette & Cie à Paris, Eléments de Géographie en 3 vol. in-4°, cours élémentaire, cours moyen, cours sup. ; et Cours général de géographie, 1 vol. in-4°.; en collaboration avec M. Prudent une série de cartes murales destinées à l’enseignement.

Auteur de plusieurs communications à l’Acad. des sc. dont la plus importante présentée en 1887, résume les observations faites par M. Schrader sur la disposition des terrains primitifs des Pyrénées.

Dessinateur et peintre à ses heures, il a exposé au salon de Paris : 1887 Montagnes de Zermatt  et en 1880 Le massif du Mont Rose, aquarelles.

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SEBILLEAU (Paul)

Artiste peintre, né à Bx le 24 août 1847. Elève d’Auguin ; quitta le commerce en 1877 pour se livrer entièrement à l’étude des arts. Ses paysages avaient paru depuis longtemps au salon de Bx. Cette année même il débuta à celui de Paris où il a figuré tous les ans et a obtenu en 1884 une mention hon. avec son tableau : Etang de Biscarosse (Landes). Ses principales œuvres exposées à Paris sont : Midi en juin , 1883 ; L’étang de Mortefontaine (Oise), 1882 ; Un soir dans la Haute-Vienne, 1881, tableau qui a obtenu un diplôme d’honneur à Rochefort en 1883 ; Matinée au golfe Juan, 1887 (acquis pour le musée de Bx en 1888 ) ; Landes de Gascogne, 1887 ; Le cap de Garoupe, 1888 ; Dans la dune, 1889 ; Sous bois, 1889 ; Grande marée à Guéthary, 1889.

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SEBILLEAU –SPRENGER (Mme Isabelle)

Peintre, née à Bx le 14 juillet 1849. Elève de MM. Auguin, Lalanne, et Jeannin. A exposé au salon de Bx depuis 1867 , à ceux de Pau, de Rouen, de Reims et du Havre en 1883 ; au salon des femmes peintres et sculpteurs à Paris, et depuis 1880 à celui de Paris où elle a envoyé Hortensias en 1882, Fleurs des champs en 1883, Pivoines en 1884.

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SEIGNAC (François Paul Noël Lami Mondesir )

Peintre de genre né à Bx le 15 fév. 1826. Elève de Picot, a exposé presque constamment au salon de Paris depuis 1849. Parmi ses principales œuvres, citons  Portrait de Mlle A. Seignac, 1849 ; Le souvenir, 1857 ; La bonne complaisante, 1857 ; Vice et misère, 1865 ; La fête à grand’mère, 1878 ; Les écosseuses, 1884 ; Le puits mitoyen, 1885 ; Le déjeuner, 1885 ; Petit frère, 1887 ; L’école buissonnière, 1887 ; L’écheveau et Dimanche matin, 1888. Plusieurs des nombreuses toiles de ce peintre se trouvent dans les galeries de Paris, de Londres ou de New-York.

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SERRES Antony

Peintre, né à Bx le 13 fév. 1828. A exposé au salon de Paris de 1857 à 1884  ; à celui de Bx depuis la création de la Société des amis des arts et dans diverses expositions de province, où il a obtenu : à Rouen, méd. d’or, 1869 et 1872 ; à Amiens, méd. d’argent 1868 et 1876, diplôme d’honneur, 1877 ; à Auch, méd. de vermeil, 1880 ; à Montpellier, grande médaille d’argent (la plus haute récompense)1879 ; à Laval, méd. d’argent, 1875  ; à Rochefort, méd. d’argent, 1883; à Bx, méd. d’argent en 1846, 1er prix tableau d’histoire ; à Périgueux, méd. de bronze, 1864 ; à Niort, méd. de bronze, 1865 ; à Boulogne-sur-mer, méd. de bronze, 1868 ; à Carcassonne, méd. de bronze, 1876 ; mention honorable dans dix autres villes, etc…

Parmi ses principales toiles, nous citerons : Jésus devant Caïphe, 1859 ; Clytie abandonnée, 1865 ; au musée du Havre ; Procession de la couronne d’épines, 1865, à Londres, galerie Cooper ; L’école buissonnière, 1864, à Anvers ; Le corps de Charles le Téméraire à Nancy, 1866 à M. le sénateur Dauphinot ; Libation au dieu des jardins, 1866 au duc de Trévise ; Jugement de Jeanne d’Arc, 1867, au musée de Bx ; Tympanistria, donné par l’Etat au musée de Bx ; Le retour inattendu ; L’amour et la volupté, 1868 à M. Quinet de Rouen ; Louis XI et l’oiseleur, 1869,  à M. Jonathan Holden, à Reims ; Les fugitifs , invasion des Barbares dans l’empire romain, 1870 , à M. Coquet de Reims ; La siesta, 1870 à M. Lhumi ; Les enfants du village, 1874 , à M. Ostoroch ; Les hérétiques au XVe s., 1877, galerie de Lisbonne ; Un bouffon, 1878, Le renoncement, 1879 ; Le cantique, 1880 ; à la Société des amis des arts à Rouen ; Allégorie, 1881.

L’œuvre considérable d‘Antony Serres  comprend au moins 500 tableaux de genre et presque autant de portraits.

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SIBON (Joseph)

Peintre du XVIIIe siècle, né à Toulon, mort à Bx vers 1732. Il peignit quelques tableaux religieux : La Sainte Vierge en prière, Le Christ en croix, et plusieurs portraits de notables Bordelais, entre autres celui d’Antoine de Gascq (V. ce nom) perm. direct. de l’Acad. de Bx, portrait daté de 1713. (Ext. des notes mss de M. C.Marionneau sur les anciens artistes bordelais.)

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SICARDY ou SICCARDI

Peintre en miniature, membre de l’ancienne Acad. des Arts. Il figurait à Bx à l’exposition de 1780 et aux salons de Paris de 1791 à 1800.

V. Marionneau, Salons bordelais du XVIIIe s.

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SMITH  Alfred

Né à Bx en juil. 1854. elève de MM. Pradelles, Chabry, Baudit, a exposé au salon de Bx depuis 1877, à celui de Paris depuis 1880. Parmi ses œuvres principales, nous citerons : Portrait de Tack, chien épagneul écossais ; Le printemps dans les bois, mention à Périgueux ; La fin du jour , mention à Versailles ; Le quai de Bacalan, très remarqué au salon de 1883, médaillé à l’exposition internationale de Nice ; La route de Pessac et la route de Talence, qui obtint une 2e médaille à l’exposition de Versailles, 1884 ; L’intérieur d’un moulin, 1ère méd à Versailles en 1885 ; Le Périgord noir, salon de Paris, 1885. Après l’averse (vue de Paris ) et Printemps, mention hon. à Paris 1886 ; Sous bois et Matinée de novembre, salon de Paris, 1887 ; .Soirée d’avril et Sous bois, 1888, lui ont valu à Paris une 3e médaille ; (ce dernier tableau a été acquis pour le musée de Bordeaux.) ; Averse (place de la Concorde) et A Vergnes, sous-bois, salon de Paris, 1888.

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STOCK Charles Henry

Peintre de marine, né à Bx le 27 nov. 1826, mort à Bx le 12 févr. 1885, élève de l’école municipale de Bx, sous la direction de J.-P. Alaux  et élève de F. Gudin. Ses tableaux lui ont valu : méd. de bronze.de la Société philomathique de Bx en 1847, mention hon. à Paris en 1864, méd. d’argent de l’Acad. de Bx en 1865 ; il a figuré à presque tous les salons de Paris de 1848  à 1865 ; prof. de dessin au lycée de Bx depuis 1866, promu à la première classe en 1879, chev. Palmes académiques le 14 juillet 1883. Il a été vivement regrette par ses élèves et ses nombreux amis .

V la notice biographique mise en tête du catalogue de ses Etudes peintes et dessins, faite à Bx le 28 avril 1885.

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TAILLASSON (Jean Joseph)

Peintre d’histoire et poète, né à Bx le 6 juil. 1745 d’après M. Ch. Marionneau, et à Blaye en 1746 d’après J. de Gères, mort à Paris le 11 novembre 1809. Malgré l’opposition de ses parents, il entra tout jeune dans la carrière des arts ; parti pour Paris à 18 ans avec Pierre Lacour, ils entrèrent ensemble chez Vien, obtinrent en 1769 le 2 e et le 3e prix du concours de Rome ; en rentrant de Rome, Taillasson fut agréé de l’acad. des Bx Arts de Paris, le 27 mars 1784, après avoir exposé sa Rodogune, il fut reçu académicien et présenta la belle toile qui est actuellement au Louvre : Ulysse et Néoptolème enlèvent à Philoctète les flèches d’Hercule. En 1787 il est memb. non résidant de l’Acad. des arts de Bx et en 1788 membre du Musée ; exposa au salon de Bx en 1774 et en 1787 et à celui du Louvre de 1783 à 1806 ; le musée de Bx possède de lui le Tombeau d’Elysée et la famille Lalande de Blaye, de beaux portraits de famille, notamment son portrait peint par lui-même ; sa réputation était devenue telle que Ducis lui consacra quelques vers dans son épître à Vien. Il a publié : Le danger des règles dans l’art, poème suivi d’une traduction libre en vers d’un morceau du XVI e chant de l’Iliade , et d’une Elégie sur la nuit, etc, Venise et Paris, 1785, in-4° ; la traduction libre en vers des chants de Selma d’Ossian, Paris, Barrau, 1802 ; Observations sur quelques grands peintres avec un précis de leur vie ; il a longtemps collaboré au Journal des arts dirigé par Landon. Les musées de Stockholm, Nantes, Albi, Libourne, etc, possèdent des oeuvres de Taillasson ; plusieurs de ses tableaux ont été gravés par Anselin, Massot, Lacour fils, Normand, etc, quelques-unes de ces gravures se trouvent dans les Annales du Musée. Le nom de ce peintre, l’une des plus belles illustrations de Bx devrait déjà  avoir été donné à l’une de nos rues.

V. Ch. Marionneau, Salons bordelais, p. 174. toutes les biographies générales, et Alphabets de Guienne (Province du 25 juil. 1876.)

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TAPIAU (Jean-Lucien)

Sculpteur, né à Cazères sur Garonne (Hte-Garonne) le 11 juin 1828. Elève de l’école des Beaux Arts de Toulouse, s’est fixé en 1846 à Bordeaux , où il a exécuté un nombre considérable de travaux de sculpture, parmi lesquels nous citerons : ceux de la coupole de la Bourse, de la salle des concerts du Grand Théâtre, de l’hôtel Piganeau à Bx, du château Bourran à Mérignac, du château Dulamon à Blanquefort, etc. S’est aussi occupé de peinture et d’archéologie.

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TAUZIN (Louis)

Peintre paysagiste, dessinateur, lithographe, né à Barsac le 21 juil. 1842. Elève de l’Ecole mun. de Bx et de M. Oscar Gué ; chef d’atelier des dessinateurs de l’une des plus importantes maisons de Paris (chromolithographie) ; a exposé presque constamment au salon de Paris depuis 1867 ; a obtenu une mention honorable en 1884, a exposé au salon de Bx depuis 1865 et dans diverses expositions de province ; a obtenu deux médailles d’argent aux expositions de Versailles 1884 et 1885. Parmi ses principales toiles, citons : Le moulin de St Ouen, à Blangy  ; Vue de Liverpool (collection Cope, de Liverpool) ; Paris, des hauteurs de Meudon (salon de 1884) ; Le cèdre des Montalets (salon de 1885) ; Le dimanche à Bellevue, 1887 ; Un coin du parc de Bellevue, 1887.

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TAVERNE (Pierre – Gustave )

Graveur, né à Bx le 10 août 1859. Elève de l’Ecole municipale de Bx et à Paris de MM. Cormon et Teyssonnières. Collaborateur des principaux journaux illustrés de Paris. A exposé au salon de Paris en 1886 ; en 1887, Portrait de M Raynal ancien ministre.

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TEYSSONNIÈRES  (Pierre ) peintre et graveur , né à Albi (Tarn) le 6 juin 1834 . Elève de son père et de MM. Maxime Lalanne et Léo Drouyn pendant le long séjour qu'il fit à Bordeaux ; a exposé au salon de Bx depuis 1866  et à celui de Paris depuis 1868, y a obtenu une 3e médaille, en 1878 ; a été aussi médaillé aux expositions internationales de Londres, Amsterdam, et Barcelone, 1ere médaille. Officier d'Académie le 13 juillet 1888 et décoré de plusieurs ordres étrangers. Ses œuvres sont très recherchées en Amérique surtout. Parmi ses très nombreuses productions, citons les œuvres ci-après qui ont figuré au salon de Paris : Le pont de Bx, eau-forte, 1868, Les bords de la Garonne à Lormont, Les oubliés de la Bastille, Forêt de l'île de Cuba, eaux-fortes, 1869 ; La rue Quintin à Bordeaux en 1865 peinture, 1869 ; Le donjon de Libourne (Gir.) et Les buveurs, peintures, 1870, N-D d'Arcachon, Dans les Landes (Gir.), peintures, 1870 ; La digue de la Garonne à Saint-Macaire et La plage d'Andernos, peintures, 1872. Vainqueur ou vaincu, eau-forte, 1873 ;La mort du duc d'Enghien, Le pape Formose et Saint Ambroise instruisant Honorius enfant d'après J. P. Laurens, 1874 ; Le chemin de Robin à St Macaire, peinture, et Le ravin de la Castillane, fusain, 1875 ; Le quai de la monnaie à Bx, aquarelle ; Les environs de St Pierre de Langon, peinture, 1876 ; Don Juan, Les Fourberies de Scapin et autres planches, d'après E. Bayard, pour le Molière de M. H. Bordes, 1877. Eliezer et Rebecca, d'après Tiepolo, mention hon. 1877 ; Chasse au faucon, d'après Fromentin, gravure reçue à l'exposition universelle de 1878; Le château Brown-Cantenac, eau-forte, 1879 ; La Magdelaine et décor de marionnettes, d'après de Beaulieu, 1880 ; La buttte des Clines, (Eure), peinture,1881; La brèche de Sahorre, peinture appartenant à M. de Lalande, 1882 ; Portrait de Pierre Corneille, d'après le portrait original de Lebrun, gravure, 1882, Travail et débauche, Fileuse et Tricoteuse, fac-similés de dessins d'après Millet; L'alcool d'après de Beaulieu ; Un apprenti, d'après  S. Durand, eaux-fortes; 1833 (sic); Le cap de Grouin, peinture, Samson terrassant les Philistins, d'après Decamp ; Paysages d'après Rousseau, Corot, etc. eaux-fortes, 1884; Portrait de Molière d'après une peinture du temps ; dessins de Leloir pour Jacques le fataliste, eaux-fortes, 1885; Deux filles de la mer, d'après Delobbe ; Portrait de l'abbé Michon et de Varinard, eaux-fortes, 1886 ; Rivière de Cady, fusain, et Marie Stuart, eau-forte, 1887; Rentrée à la ferme, d'après Vernier, et Le Duel, d'après de Beaulieu, eaux-fortes, 1888; Retour de pêche d'après Feyen-Perrin,1889. L'exposition universelle de 1889 contient de cet artiste : Travail et débauche, d'après Millet, L'alcool d'après de Beaulieu. On lui doit le joli portrait  d'après Lagrange-Chancel, placé en tête de ses Poésies inédites, publiées en 1878par M. J. Delpit.

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P. Teyssonnières a habité 3 rue Duffour-Dubergier à Bordeaux et 92 cours des fossés à Bordeaux, comme en font foi des cartes de visite gravées à l'eau-forte, de la collection Jacques Charon.

1. Une embarcation à voile et un débarcadère sur un fleuve bordé d'arbres, e-f ,57 x 83 mm aux limites du sujet sans t.c., avec adresse P. Teyssonnières Cours des fossés 92 Bordeaux

2. Un voilier à sec sur un banc de sable, devant un horizon marin et quatre barques, même adresse, e-f, 47 x 95 mm au t.c.

3. Un voilier amarré à un débarcadère terminé par une grue, devant un fleuve avec deux bouées, et deux peupliers à droite. E-f, 58 x 111 mm au t.c. avec l'adresse P. Teyssonnières 3 rue Duffour-Dubergier Bordeaux.

4. Un chemin de halage au bord d'un vignoble, avec un voilier, un bouquet d'arbres et une maison à droite. Même adresse que le précédent. E-f  59 x106 mm.

Il a publié chez Cadart.

 

TEYSSONNIÈRES (Mathilde)

Née à Toulouse, mais Bordelaise dès l’âge de deux ans. Toute son éducation artistique a été faite à Bx : sortie premier prix de dessin de l’école sup. et professionnelle de la rue de Cheverus à Bx. Arrivée à Paris, elle est sortie prem. Prix de l’école nat. de peinture et de dessin de la rue de Seine. Elève de son père, comme aquafortiste ; elle a obtenu une mention honorable à Paris en 1888, et une médaille de 3ème classe à l’exposition de Barcelone en 1889. A exposé au salon de Paris : Sentinelle, d’ap. le Titien, eau-forte, 1887 ; Un vanneur d’ap. Salvator Rosa, 1882 ; Espagnol, d’ap. Regnault, 1883; Le tombeau d’ap. Fortuny, 1844  ; Un reître d’ap. Meissonnier, 1885 ; Arabe, d’ap. Fortuny, 1886 ; Portrait de femme, d’ap. Jackson, 1887 ; Rêverie, d’ap. Feyen-Perrin, 1888 ; (gravé pour la maison Keppel de New-York, a obtenu mention hon.) ; Faneuse d’ap. Feyen-Perrin, 1889 ;  et Faneuse d’ap. Julien Duprès . La Faneuse d’ap. Feyen-Perrin figure à l’exposition universelle de 1889 pour l’Art. Rêverie a été reçu à l’exposition universelle de 1889.

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THENOT ( Léopold )

Peintre décorateur, né à Bx le 13 août 1838. Elève de M. A Carrière et de l’école mun. de peinture de Bx, peintre du Théâtre français de Bx de 1860 à 1870, et du Théâtre Louit (1870) en collab. avec M. J.Salesse ; a peint , en 1873 le plafond de figures du salon de M. Marc Maurel à Bx ; en 1876, les décors de la Biche au bois pour le Grand-Théâtre de Bx en collab. avec M. Betton ; en 1879, l’Alhambra en collab. id., en 1879 la salle du tribunal de commerce de Bx. Quitte le théâtre en 1879 et se spécialise ; son tableau : Matinée de septembre (pointe de l’Aiguillon) est acheté pour la ville de Pau ; il avait figuré au salon de Paris 1880. Il s’adonne aux peintures imitant les Gobelins. Ses principaux travaux dans ce genre se trouvent au château Beaucaillou à St Julien (Médoc), dans les salons de M. Nath. Johnston, de M. Sorbé à Bx, du prince de Wagram et du marquis de Lalande à Paris ; de M. Johnston au château de Mesne (Touraine) et, etc.

Fixé à Paris depuis 1882, il y a fait en 1885 les décorations du café de Madrid ; il est aussi l’auteur de celle des casinos de Blankenbergues et d’Ostende, il a peint au théâtre de Rotterdam le plafond de figures, les foyers et le rideau d’avant-scène, en collab. avec M. Marque, de Bruxelles.

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THIAC ( Pierre Jean Baptiste de )

Ingénieur, architecte, né à Bx le 29 juin 1769, mort à Bx le 18 mars 1815. elève de Louis, lauréat du prix de Rome au concours d’architecture institué en 1787 par les jurats de Bx ; auteur de divers mémoires relatifs à sa profession ; membre de l’Acad. de Bx en 1804. Il a construit à Bx les Bains orientaux, aujourd’hui détruits, et un grand nombre d’habitations qui subsistent encore, notamment la maison de J.J. Bosc et une maison de l’ancienne rue du Cahernan N ° 22 signalée par sa construction artistique et son habile agencement. M. de Thiac est mort dans cette maison où ses cinq enfants sont nés. M. Hervé, ancien député de la Gironde, et cons. à la cour de Cassation, a été l’un de ses gendres.

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THOMIRE

Peintre bordelais, membre de l’Acad. des arts à Bx en 1784. On a de lui au musée de Bx, (N° 627) Portrait de M. Douat, avocat gén.; chez M. de Sarrau, Portrait du peintre Battanchon.

V. Ch. Marionneau, Salons bordelais du XVIIIe s. 

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 TINOT

Peintre miniaturiste, élève d’Isabey, établi depuis de longues années à Bx, mort vers 1856 à un âge très avancé  dans une des communes suburbaines de Bx. Ce peintre n’exécutait que des portraits en miniature, genre dans lequel il excellait. Ses œuvres sont répandues chez tous les amateurs de miniature. M. Labat, (V. ce nom) possède de lui une collection de portraits de grands peintres qui permet de juger de son délicieux talent.

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TOUL (Jean)

Né à Trèves (Prusse Rhénane), en 1734, mort à Bx le 1 er février 1796. Fit partie de l’Acad. de peinture de Bx dès sa création (1768), en fut le recteur en 1773 ; exposa à tous les salons bordelais de nombreuses et importantes compositions ; fit avec succès la gravure à l’eau-forte. On a de lui au Musée de Bx (n° 628) Tête de vieillard, don de M.Lacour en 1854 . Décédé à Bx laissant un fils et une fille qui firent de la peinture avec un certain succès, dit Laboubée .

V.Marionneau, Salons bordelais,p. 183.

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TOURNÈS (Félix Léon Etienne)

Né à Seix (Ariège) le 11 avril 1857. Elève de l’Ecole mun. de peinture de Bx ; pensionnaire de la Ville de 1876 à 1880 à Paris, où il fut l’élève de M.Cabanel et de Harpignies. A exposé plusieurs portraits au salon de Bx depuis 1878 et au salon de Paris un portrait d’homme très remarqué, en 1879 ; un grand portrait de femme en 1878, deux portraits de femmes en 1881; Femme couchée en 1882, acquis par l’Etat, La Fête nationale devant le nouvel hôtel de ville de Paris, salon de 1883, acquis par la ville de Paris, Matinée de novembre à Paris ; Balayeurs sur les quais, effet de pluie ; La Cour des Comptes, effet de nuit ; acquis par l’Etat, 1884 ; deux portraits en 1885 ; La veillée, en 1886 ; Le matin en 1887, acquis par l’Etat, puis revendu à Lord Bicknel ; Femme faisant chauffer un fer à friser, mention hon. en 1888.

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TROCARD (Th.)

Peintre et lithographe, exposa à Bx en 1850 Rébecca à la fontaine. On a de lui le portrait de Marcel Trocard, docteur en médecine, décédé à Castillon le 10 février 1830 et celui de J.B. Lacombe, vicaire gén., supérieur du petit séminaire de Bx.

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TROUPEAU (Ferdinand)

Peintre, né à Bx, élève de MM. Pignot et Lambotte. A exposé au salon de Paris de 1878 à 1887 des fleurs et deux tableaux de genre.

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TURIER ou TURRIER (Alexis Antoine) peintre d’architecture et de décoration théâtrale, né à Bx en 1743, mort à l’hospice de Cadillac (Gir.) le 7 août 1806. Elève de Moretti et de Berinzago ; reçu à l’Acad des arts de Bx en 1774 ; fut aussi membre de l’Ecole royale académique  de Poitiers ; exposa au salon de Bx en 1774 : La perspective de l’intérieur de l’église de la maison professe (aujourd’hui St Paul) : est l’auteur des peintures d’une coupole d’une chapelle de l’église Ste Croix. Il ne faut pas confondre ce peintre avec son frère, qui pendant la Révolution  joua un rôle dans la section Franklin à Bx . Son nom a été aussi écrit : Terrier, ou Thurier.

Voir Marionneau, Les salons bordelais au XVIIIe s.

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U

ULYSSE-ROY (Jean)

Peintre, né à Bx le 6 janv. 1858. Elève de l’école mun. de Bx ; pensionnaire de la Ville ; élève de Cabanel à Paris ; a exposé aux salons de Paris : en 1879 , Portrait de M. D. ; en 1880 , Une bonne pipe ; en 1881, Supplice d’un meurtrier au XIIIe s. (acheté par l’Etat) ; en 1882, Amurat II, épisode de la guerre des Turcs contre les chrétiens (haut de 4 m sur 5 m) de large ) ; en 1883, Intérieur d’atelier ; en 1884, La crêpe ; en 1885, Pierrot ; en 1886, Résurrection de Lazare  (haut. De 4 m sur 3) ; en 1887, Une partie d’écarté en cinq (appartient à M. Périllot). On voit de lui à la mairie de Bx : Un mendiant arabe.

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V

VALLET (Jean Pierre Emile)

Né à Riom le 30 nov. 1834 . Nommé en 1877 conservateur du musée de peinture et de sculpture de la ville de Bx. Correspondant du comité des sociétés des beaux arts des départements, palmes académiques le 14 juillet 1884. Parmi ses principaux travaux, nous citerons : Etude sur le théâtre de Victor Hugo ; Catalogue des tableaux, sculptures, gravures et dessins du musée de Bx ; un grand nombre d’articles sur des sujets d’art parus dans différents journaux de Paris et de la province ; plusieurs tableaux exposés au salon de Paris en 1857 et de 1874 à 1886 ; ou à celui de Bx depuis 1873 ; un certain nombre de dessins parmi lesquels nous mentionnerons : Souvenir d’avril, Le ruisseau de la Hume, Plateau de la mare aux corneilles, Forêt de  Fontainebleau, qui ont paru dans l’Art, et qui sont des reproductions de ses tableaux envoyés au salon de Paris où il a exposé aussi quelques pastels. On lui doit la réorganisation du musée de la Ville et l’installation des œuvres d’art dans les galeries qu’elles occupent aujourd’hui.

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VERBECKT (Jacques)

Né à Anvers en 1704, mort à Paris le 10 décembre 1771. Sculpteur du roi, agréé de l’académie de peinture et de sculpture de Paris en 1733 ; fut le 12 août de la même année adjudicataire des ouvrages de sculpture en pierre à faire pour la place Royale de Bordeaux ; une partie de ces ouvrages, frontons et autres sculptures pour l’hôtel de la douane furent exécutés par Verbeckt et Vanderworth (1er prix de  Rome en 1728) et réglés par l’architecte Gabriel le 11 septembre 1743.

V. Ch. Marionneau, Documents inédits sur les travaux des sculpteurs Verbeckt et Francin  pour la place Royale de Bx, Paris, Plon, 1883, in-8°.

 

 

VERGEZ (Eugène)

Peintre paysagiste né à Bx le 1er juil. 1846, élève de E. Bernède ; a exposé au salon de Paris de 1879 à 1889. A figuré depuis 1866 à tous les salons de Bx et dans diverses expositions de province, où il a obtenu : Médaille d’argent à Montpellier, 1881 et 1885, diplôme d’honneur à Niort, 1882 ; médaille d’argent à Carcassonne, 1884 ; médaille d’argent à Nîmes, 1885. Parmi ses principales toiles, nous citerons : La lande à Tréboul (Finistère), salon de 1882 ; La mare aux fées, forêt de Fontainebleau, salon de 1880 ; L’étang de Guérande, (Loire inférieure) salon de 1881; La lande  de Lauriec, (Finistère), salon de 1882 ; Environs de Marseille, salon de 1883 ; Le port des pêcheurs de Saint Jacut, salon de 1888 ; Le village de Morsalines (Manche) 1889 ;  a fourni un grand nombre dessins à la Statistique de la Gironde, t. II & III, 2e partie. 

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VERNEILH-PUYRASEAU (Jean-Baptiste Joseph Jules, baron  de )

Né à Nontron  (Dordogne) le 6 févr. 1823, est devenu Bordelais par son mariage, en 1854 , avec Mlle de Marbotin-Sauviac. Archéologue, dessinateur, graveur, littérateur ; licencié en droit en 1842, s’occupa d’histoire et d’art, à l’exemple de son aïeul paternel qui fut préfet, député de la Dordogne à sept législatures, prés. de chambre à la Cour de Limoges et auteur d’une histoire de l’Aquitaine et de divers autres ouvrages  estimés. Son frère Félix de Verneilh, auteur de L’architecture byzantine en France, en l’associant à ses travaux archéologiques, décida de sa vocation.

J.B.-J-J. de Verneilh, memb. de la Société française d’archéologie dirigée par M. de Caumont, en devint inspecteur divisionnaire en 1863 ; à la même époque, mem. de l’Institut des Provinces ; corresp. du Ministère de l’Instruction publique pour les travaux historiques en 1874 ; vice-président de la Soc. Archéologique du Périgord depuis sa fondation, memb. de l’Acad. de Bx en 1876. A publié entre autres écrits une série de rapports archéologiques ou d’articles dans le Bull. monumental de M. de Caumont, dans le Chroniqueur du Périgord, dans le Bull. de la Soc. Archéologique du Périgord, dans la Revue des Soc.  Savantes, dans le Correspondant, dans les Actes de l’Acad. de Bx., etc.

Parmi ses principaux écrits, nous citerons  : Excursions archéologiques en Nontronnais ; Excursions en Périgord et en Quercy  ; Les anciennes forges du Périgord et du Limousin ; L’avènement des nouvelles couches sociales sous l’ancien  régime ;  La date de St Front de Périgueux ; Eloge de M. Guillaume Henry Brochon ; Causes de la décadence de la grande peinture à Bx ; Les anciens voyageurs à Bx ; Rapport à la chambre de commerce de Bx sur les peintures décoratives pour le grand escalier de la Bourse.

M. de Verneilh, comme dessinateur et graveur à l’eau-forte, a donné des planches pour le livre de son frère, L’architecture byzantine en France ; pour l’Histoire de l’église St Seurin de Bx , par Mgr Cirot de la Ville ; pour les Annales archéologiques de Didron ; pour la Revue Catholique de Bx, pour la réédition de l’ouvrage de Lopès, par M.l’abbé Callen ; pour le Bull. Monumental de M. de Caumont et pour celui de la Soc. Archéologique du Périgord. Il a publié en collaboration avec Gaucherel, L’Album du vieux Périgueux, 20 e-f in folio avec texte ; a exposé à Paris en 1868 deux gravures  (bas-reliefs de N.D de Paris ) et presque tous les ans à Bx depuis 1875  des aquarelles ou des dessins. Le Musée de Bx possède de lui deux grands dessins  à la plume.

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VERNET  Antoine Charles Horace, dit Carles 

Peintre lithographe caricaturiste, né à Bx le 14 août 1758, pendant que son père Claude -Joseph Vernet, peignait les deux vues de Bx que le roi lui avait commandées, mort à Paris le 28 novembre 1836. Carles commença ses études artistiques sous les yeux de son père et fut aussi élève de Lépicié ; après avoir obtenu en 1779 le 2e grand prix, et en 1782 le 1er grand prix peinture, il partit pour Rome en qualité de pensionnaire du roi. Il fut élu membre agrégé de  l’acad. de peinture le  24 août 1789 avec  son tableau Le triomphe de Paul Emile ; Légion d’honneur en 1808 ; membre de l’Institut le 26 mars 1816 ; il était aussi chev. de l’ordre de St Michel. Son œuvre peint et gravé est considérable. Carles a abordé, avec un égal succès, tous les genres et les sujets les plus divers ; il peignait admirablement les chevaux, les chiens et les chasses ; ses caricatures spirituelles qu’on a appelées les épigrammes du dessin, l’ont rendu presque aussi célèbre que ses tableaux d’histoire et sont aussi très recherchées ainsi que ses types, Cris de Paris, etc ; ce dernier recueil, petit in-fol. de pl. lithographiées en couleur, est des plus curieux à comparer aux Cris de Paris de Bouchardon, 1737-1746. Le portrait de Carles Vernet a été lithographié par Horace Vernet, son fils.

V. toutes les biographies générales, surtout une excellente notice dans la Biographie universelle de contemporains, Paris, 1836. t. V. (Supplément) et Dict. des peintres par La Chavignerie.

(F)  

 

VIEN (Rose, Céleste Bache, dame —)

Epouse du peintre Joseph Marie Vien, fils du célèbre peintre restaurateur de l’école française. Femme érudite  et lettrée, très versée dans la connaissance  des littératures anciennes et en particulier du grec à l’étude duquel elle avait été initiée par le savant Laporte de Theil. Nous ne mentionnons ici cette dame, née à Rouen, qu’à cause de son titre de membre correspondant de l’Acad. de Bx à laquelle elle a dédié une traduction en prose fidèle et élégante  des Odes d’Anacréon, Paris, H. Canel, 1825, in – 18, de 186 pp. joli frontispice gravé par Jean Vien époux de l’auteur.

B de F in (F)

 

 

VIGNAL  (Pierre)

Dessinateur aquarelliste, né à Bx le 7 juil. 1855 , élève de Maxime Lalanne et de Harpignies, lauréat de l’exposition du blanc et noir de Paris, 2e méd.

(F)

 

VIGNAL ( Mlle Berthe )

Dessinateur, née le 4 juil. 1847, élève de son frère Pierre Vignal. A exposé au salon de Paris, 1887 En Tunisie, étude.

(F)

 

VILLENEUVE (Maurice de )

Quitta Paris vers la fin du XVIIIe siècle pour se fixer à Bx. Nous avons de lui plusieurs gravures plus intéressantes et curieuses que remarquables ; nous citerons la Vue de l’ancien pont de Brienne, et la rarissime estampe de l’ Incendie de la cathédrale saint André, le 27 août 1787.

(F)

 

VILLIET (Joseph )

Peintre-verrier, né à Ebreuil (Allier) le 10 août 1823 . Reçu bachelier à seize ans avec unanimité de boules blanches, il fut poussé par ses aptitudes vers l’étude des beaux arts et entra, en 1840 , chez M. Bonneton, architecte de la ville de Gannat, où son père était secrétaire de la sous-préfecture et l’année suivante chez M. E. Thibaut, peintre-verrier en renom à Clermont-Ferrand. Deux ans après, M. Villiet pouvait conduire cette importante maison ; il le fit pendant près de douze ans. En 1852 il songea à utiliser pour lui son talent et son expérience et fonda une maison à Bx où il acquit vite la réputation d’un véritable artiste. Membre de l’Acad de Bx le 21 juillet 1859, il fut aussi memb. de la Comm. des mon. hist. de la Gir., de la Société française  d’archéologie et chev. de Saint Grégoire le Grand, 1870.

De 1852 à 1876, J. Villiet a orné de ses œuvres plus de 400 cathédrales, églises et chapelles, dont 172 de façon complète. Nous citerons les suivantes : à Bx, St Seurin, St Ferdinand, St Michel, Ste Eulalie et la chapelle du grand séminaire ; hors de Bx, le sanctuaire de La Réole, l’église de Libourne, celles de St Hilaire et de Bon Encontre à Agen, de Nérac, de Port Ste Marie, de Marmande, de Cognac, de Laroche-Chalais, celles de St Joseph à Albi, des maristes à Paris et à St Brieuc, de St Michel à Limoges et de St Boudile à Nîmes. M. Villiet  a expédié des vitraux importants en Angleterre, en Italie, en Amérique et en Océanie. On lui doit encore des peintures murales historiques remarquables exécutées à l’Institution nat. des Sourdes-muettes de Bx par ordre du Ministère, et dans plusieurs églises des diocèses de Bx et d’Agen. Il a restauré par ordre de la comm. des mon. hist. les peintures du XIIIe s. de l’église de La Sauve (Gironde).

Ni peines ni sacrifices n’ont jamais fait hésiter Villiet pour progresser dans son art. Il fit trois voyages en Italie avec un Bordelais, M. Jabouin, qui partageait tous ses goûts d’artiste et de savant et qui vient d’être enlevé à l’art le 10  avril 1889. Les triomphes de Villiet étaient surtout dans la restauration des anciennes verrières. Ces monuments précieux du Moyen Age revivaient sous ses mains habiles et lorsque son travail était terminé, on les eût pris pour d’un bout  à l’autre  pour être du même âge et de la même main.

Villiet était un causeur spirituel, charmant, judicieux, autant qu’un artiste de goût et un lettré érudit. Ses travaux lui ont valu : méd. de bronze à l’exposition de Clermont-Ferrand 1850, 1ère médaille d’argent à l’exposition de Bx 1854, et de Périgueux 1864 ; médaille de bronze  de la Soc. Franç. d’archéologie en 1855 ; médaille d’or de l’acad. de Bx en 1858.

Il a publié dans les actes de l’Acad. de Bx : Essai sur l’histoire de la peinture murale, 1859 ; Le prieuré de la Grange de Durance, 1860 ; Notre-Dame de la fin des Terres.

Décédé à Bx le 10 juil. 1877, laissant pour successeur M. H. Fleur (V. ce nom)
Son éloge a été prononcé par M. de Coëffart, sculpteur, membre de l’acad. de Bx.

(F)

 

VINCENT (René Louis – Gustave)

Peintre-décorateur, ornemaniste, né à Bx le 21 janvier 1824. A reçu ses premières leçons de dessin et de peinture de M.Dubourdieu, peintre d’histoire ; a décoré un grand nombre d’églises, chapelles, châteaux maisons particulières, parmi lesquelles on remarque : l’église de Talence, en entier, 1847 ; chapelle du collège de Bazas, 1856 ; l’église de Grignols, 1859 ; la cathédrale d’Aire, quatre chapelles, 1860-1863 ; sanctuaires et chapelles des églises de St Laurent du Médoc, 1864, et de Cussac, Médoc, 1869 ; chapelles de Mme la Vicomtesse de Curzay à Bx et à Curzay, 1869.

A peint depuis cette époque avec ses deux fils, Henri et Paul, les églises de St Savin de Blaye, de Langon, de Pessac, Preignac, N -D de Verdelais, les chapelles des Dames de la Doctrine Chrétienne à Bx, des Dames de N.-D, les sanctuaires et chapelles de l’église St Louis de Rochefort, des églises St Louis de Bx, 1875, St Martial de Bx (en entier) 1875 ; Ste Croix de Bx, chapelle St Mommolin, 1878 ; nouvelles sacristies de la cathédrale de Bx, 1879 avec M. Abadie, architecte ; à St Nicolas de Bx, sanctuaire et chapelles latérales, 1880 ; église de Sanguinet (Landes ), 1878 ; église d’Uza (Landes) à M. le marquis de Lur-Saluces, 1880 ; à St Ferdinand de Bx, chapelle du Sacré-Cœur, 1882 ; Ste-Marie de la Bastide, avec M. Paul Abadie, archit. 1884 ; églises de Cenon-La Bastide et de Gauriac, 1886, de St Julien de Médoc (en entier), 1887 ; chapelles particulières de Mlle de Bellot à Bx, de M. Bermond à Bx, à N.-D. d’Arcachon, quatre chapelles ; églises de Bommes, 1876 ; de Sauternes, 1877 ; de Camarsac, du Carbon-Blanc, de Fargues près Créon, de Jau (Médoc) ; de Néac, de Podensac ; de la Sauve-Majeure ; de Saint Aubin de Blaye ; de Saint Denis de Piles ; de Guîtres, de Ste Eulalie d’Ambarès ; de St Médard en Jalle ; de St Selve ; du Taillan ; de Vendays, de Valeyrac, de St Vivien ( Médoc), etc, etc.

A fait des peintures et décorations … Duchâtel, 1870-1882, au chat. Pérenne, près de Blaye, 1873 ; au chât. de M. Viaud, à Gauriac, 1872 ; au manoir de Goulens (Lot-et-Garonne), 1876 ; au chât. de Roquetaillade et dans sa chapelle, avec MM. Viollet-le-Duc et Duthaut, architectes du gouvernement, 1868-1880 ; au château de Grignols, 1883 ; dans plusieurs châteaux à Béziers, 1885-88 ; chez M. Maupas à Tonneins, 1885 ; au chât. Malleret, à Ludon (Médoc) et à Bx chez M. Verdelet rue St Genès, 1883, au chât. de La Brède ; chez M. Paul Hugla à Bx, 1882.

A fait aussi le genre tapisseries moyen âge et Gobelins au manoir de Goulens (tapisseries du XVe s.), chez M. Counord, Valleton, Albert Brandenburg, Chaumel, à Bx et de Crozals à Béziers et dans sa maison de Bx, rue St Genès, 42.

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10 juillet 2016

In memoriam

Nous avons le regret de vous faire part du décès  de

M. Philippe Labèque

né le 8 avril 1933 à Dax

† le 18 novembre 2015 

 

Professeur de gravure à l'école des Beaux Arts de Bordeaux, jusqu'à sa retraite, il a pris le 17 janvier 1985 la présidence de l'Estampe d'Aquitaine qu'il a conservée de 1985 à 1995. Passé du burin à la peinture d'icones selon les techniques et les rites traditionnels dans l'Église orthodoxe, il a décoré l'iconostase et les murs de l'église St Joseph de Bordeaux, rue Paul Louis Lande, mise à la disposition du culte orthodoxe roumain. Victime de diffcultés cardiaques, il a succombé à des hémorragies internes . Il repose au cimetière d'Audenge, village où il s'était retiré en compagnie de son épouse. Son fils tailleur de pierre lui a donné un continuateur , Pablo Labèque, illustrateur de livres, qui a repris la presse taille-douce de son grand père.

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18 juin 2016

Invitation à l'Assemblée générale de l'Estampe d'Aquitaine

 


 

 

Chers adhérents et sympathisants de l'Estampe d'Aquitaine

 

 

 Je vous prie de prendre part à la prochaine assemblée générale de l'association qui aura lieu 

 

Mardi 28 juin 2016 à 17 heures à la bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck,

dans la salle jaune, qui se trouve au rez-de-chaussée, à gauche de la porte à tambour. 

 Le président

Michel Wiedemann

Ordre du jour

Rapport moral du président sur l’exercice 2015

Rapport financier

Renouvellement du bureau 

Fixation des cotisations 2017

Projets de manifestations pour 2016-2017

Questions diverses 

______________________________________________________________

Procuration à renvoyer au siège social en cas d’empêchement

Je soussigné ……………………………… donne pouvoir à ……………………………… de me représenter à l’Assemblée générale de l’Estampe d’Aquitaine convoquée pour le mardi 28 juin 2016 à 17 heures dans la salle jaune au rez-de-chaussée de la bibliothèque de Bordeaux-Mériadeck  et   de prendre part aux votes en mon nom. 

Je joins ma cotisation pour l’année civile 2016 à l’ordre de l’Estampe d’Aquitaine 

— 15€ depuis l’AG de 2010 pour les personnes physiques,

— 50 € pour les personnes morales, associations, administrations, fondations

— 100 € pour les membres bienfaiteurs. 

 

A ……………………… le ……………Signature 

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10 avril 2016

Concours de gravure de Gravelines , délai le 31 mai 2016

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28 janvier 2016

Avis aux graveurs du Sud-Ouest

Simone JEAN

La Chaume 79800 LA COUARDE

0549328232

jean.s.h@wanadoo.fr

 

Amis graveurs

 

 Je me permets de m’adresser à vous afin de vous informer de l’opportunité de bénéficier à titre gratuit d’un atelier de tirage  avec deux grandes presses taille douce à NIORT 79000, Centre Duguesclin. 

 

Nous avons mené Henri et moi une aventure de création à quatre mains : « Simone et Henri JEAN »

J’ai voulu après le décès de mon époux Henri JEAN, que ces presses que nous avions utilisées pour nos éditions puissent continuer à produire

 

C’est une réalité aujourd’hui, elles sont installées dans un local qui leur est dédié par la volonté conjointe de la Communauté d’Agglomération du Niortais  (la CAN), celle de mes enfants et la mienne. 

 

Ce fut un « don sous conditions ». Tout artiste souhaitant faire une édition de grands formats peut en bénéficier, il y a cependant une limite d’utilisation dans le temps : pas plus d’un mois par an. Ci-joint un document résume les conditions d’utilisation. 

Outre des gravures de grands formats, de par la longueur du plateau, concevoir un livre d’artiste en accordéon est une possibilité que nous avons-nous même pratiquée. 

 

Présidente d’« Images Plurielles » c’est cette association que nous faisons revivre,  qui recevra les dossiers sans autres critères que de vérifier le désir, la volonté et la capacité de produire une édition.

 

Je reste à votre disposition pour répondre à  toutes questions pratiques ou de principe . Vous pouvez bien entendu faire circuler cette information. 

Amicalement 

 

Simone JEAN 

 

 

imagesplurielles@orange.fr

« Images Plurielles » Siège Social : 12 rue Brémodière  App 2     79000 NIORT

 

 Adresse courrier : La chaume 79800 LA COUARDE 

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22 septembre 2015

Seconde édition du catalogue raisonné des estampes de Marc Dautry

Bon de commande de la seconde  édition 

 

 

 

Dautry, Marc, Livre de Job,1961 (9)

 

Catalogue des estampes de Marc Dautry

(Nîmes 1930 – Montauban 2008)

Seconde édition revue et complétée 

par

Suzanne Dautry

Michel Wiedemann

 

Nul n’était mieux qualifié pour réunir les estampes laissées par l’artiste de Montauban que son épouse, associée à toute sa carrière, et  Michel Wiedemann, maître de conférences à l’université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, président de l’Estampe d’Aquitaine, qui œuvre depuis 1985 pour la défense et illustration de la gravure.

Les auteurs ont recherché les gravures sur bois, sur cuivre et sur acier, les zincographies et les lithographies, ils en ont mesuré les dimensions, recensé les états et les variantes de tirage, aussi bien des estampes parues en feuilles isolées, que des illustrations de livres et des œuvres inachevées. Sont mentionnés les bibliothèques et musées où les œuvres sont conservées. Les estampes sont réparties en deux sections, gravures et lithographies, et mises en ordre chronologique ; le tout est enrichi de notices bibliographiques exhaustives pour les livres et d’un curriculum vitæ de l’artiste.

Ouvrage de 259 pages, de format 21 x 29,7 cm, illustré en noir et blanc de 743 figures, reproduisant l’intégralité des estampes de Marc Dautry.

Imprimé avec soin sur les presses de l’imprimerie Messages à Toulouse, sur papier blanc cassé, sous une couverture en carton blanc vergé avec rabats rempliés, ornée d’un cul-de-lampe.

ISBN 978-2-918637-08-0

 

 

Prix  public : 30 €  

Frais de port en sus : 8 € par exemplaire pour la France, nous consulter pour les envois à l’étranger.

Renvoyer ce talon à l’adresse ci-dessous :

Mme Suzanne Dautry

1742 Chemin de Bourdens

82000 Montauban

Renseignements par tél. 05 63 63  00 11

par mail à estampedaquitaine@orange.fr

 

————————————————————————————————————————————————————————————————————

 

Veuillez envoyer ……exemplaires du Catalogue des estampes de Marc Dautry à l’adresse ci-dessous

 

…………………………………………………………………………………………………………

 

…………………………………………………………………………………………………………

 

…………………………………………………………………………

 

 

Tél/mail…………………

 

Ci-joint un chèque de ……… € à l’ordre de Mme S. Dautry ou le talon d’un virement au compte chèque postal  Bordeaux 1034544W037 clé 18 ;

pour les demandes venant de l’étranger : 

IBAN : FR38 2004 1010 1610 3454 4W03 718 ; BIC : PSSTFRPPTOU

Signature

 

DSCN1281

 


 

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10 juin 2015

Un livre sur les gravures de Jean David Saban

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Nous signalons à nos visiteurs la parution de ce livre édité par le graveur toulousain Jean-David Saban. Il  a recueilli là une anthologie de son œuvre imprimé :  310 gravures, son journal d'atelier "Une saison en gravure" écrit en 2008, des textes sur l'art regroupés par chapitres (portraits, éloge du quotidien, éloge de la nuit, paysages naturels, le goût des cabanes, Toulouse). L'ouvrage relié sous couverture illustrée est disponible chez l'auteur : jdsaban@yahoo.fr

 

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08 avril 2015

L'arbre, exposition de l'EDA à la médiathèque Josselmann de Rosheim 8-25 avril 2015

L’arbre

Exposition de l’Estampe d’Aquitaine à la

Médiathèque Josselmann de Rosheim  

8-25 avril 2015

 

P1290598

Notices biographiques des artistes

En ordre alphabétique

 

réunies par Michel Wiedemann 

 

BAUER (Johann Wilhelm )

(*Strasbourg 1600 - † 1640)

 

"Jean Guillaume Bauer, de l'école Allemande. Il étoit de Strasbourg, & sa naissance est placée en l'année 1610, quoique M. Descamps, peut-être avec raison, le fasse naître en 1600. Il fut élève d'un peintre à Gouazze, adopta ce genre de peinture, & vit bientôt ses travaux recherchés. La réputation dont il jouissoit lui inspira le désir de l'augmenter encore, en perfectionnant ses talens, & il fit le voyage d'Italie. Il s'arrêta à Rome, & fuyant l'exemple des jeunes artistes étrangers qui regardoient leur séjour en cette ville comme un temps consacré au plaisir, il résolut de ne voir personne, & de ne vivre qu'avec les artistes qui n'étoient plus. Il étudia les ruines antiques, il dessina et peignit les places de la Rome moderne. Il ne put cependant résister au plaisir de montrer un de ses tableaux qui représentoit un triomphe, & dès lors il perdit son heureuse obscurité; le prince Giustiniani le rechercha; le duc Bracciano lui fit accepter un logement dans son palais; tous les amateurs des arts lui demandèrent de ses ouvrages. Il représentoit des debris de l'ancienne Rome, des combats de terre et de mer, des marchés, des cavalcades; le désir de peindre des vues maritimes et des vaisseaux lui fit entreprendre le voyage de Naples; et dans ce royaume, les vues pittoresques de Tivoli et de Frescati lui fournirent de nouveaux trésors d'études: heureux s'il avoit pu donner plus de correction à ses figures un peu lourdes, mais pleines d'esprit et de feu.

Il peignoit le paysage & l'architecture avec une singulière finesse, & il a porté, dit M. Descamps, la peinture à Gouazze aussi loin qu'il paroît possible, lui donnant tout le piquant de la peinture à l'huile. Admirable par la finesse du trait, par celle de la touche, il montre un génie abondant dans ses compositions, & varie avec esprit ses petites figures, qu'on ne distingue souvent qu'à la loupe: mais il est au dessous du médiocre pour le dessin du nud: vrai dans ses couleurs locales, savant dans ses oppositions, il ne lui manquoit que d'être meilleur dessinateur.

Après avoir fait quelque séjour à Venise, il fut appellé à Vienne par l'empereur Ferdinand qui lui donna le titre de son peintre. Mais il jouit peu de temps des bienfaits de ce prince, & mourut en 1640 à l'âge de trente ans.

Il a gravé lui-même à l'eau-forte d'une pointe très fine. Telles sont les Métamorphoses d'Ovide qui forment un recueil, onze batailles pour l'histoire des guerres de Flandre par Strada, d'autres batailles, des vues de jardins, des comédies , &c. Le nombre de ses ouvrages, la réputation dont il jouissoit à Strasbourg avant de passer en Italie, son sejour à Rome, à Naples, à Venise, me persuadent que M. Descamps a eu raison de le faire naître en 1600, & que cet artiste a vécu quarante ans. Dix à douze ans de travail ne paroissent pas suffire pour tout ce qu'il a fait."

Article de M. Lévesque in Encyclopédie Méthodique, Paris, Panckoucke,

 

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BEAUVERIE  (Charles Joseph )

(Lyon 17-9-1839 – †Poncins 1923)

Elève de l’école des Beaux Arts de Lyon depuis 1855, il termina en 1859 la classe de gravure, alla ensuite à l’école des Beaux Arts de Paris, et travailla en 1863-64 dans l’atelier de Gleyre. En 1881 il obtint la première médaille au Salon. Actif à Paris, il s’installa en 1888 à Poncins (Loire) , sur les rives du Lignon, attiré par la beauté du paysage.

Iles tun maître du paysage moderne. Des dessins achevés, une composition harmonieuse, un coloris brillant, un effet naturel et une conception poétique sont les traits caractéristiques de son art. Ses œuvres les plus importantes sont  sa première toile au salon de Lyon « Etude à Optevoz », puis au même salon des portraits et des paysages de 1863 à 1868.  Il exposa au salon de Paris dès 1864 et y débuta avec ses paysages « Le moulin de Cernay » et « Temps gris ». De 1874 à 1879 il montra une série de paysages des bords de l’Oise, puis il exposa à Paris et à Lyon après 1890 nombre de paysages avec des motifs de la plaine du Forez.  En 1892 on vit Semeurs de pommes de terre, en 1893, Arrivée à la foire de Poncins, et L’Anniversaire, en 1894 Scènes de la foire de Poncins, et Ramiers sur le Lignon, en 1895 Porte de l’église de Poncins pendant la messe, en 1896 La Mare de Saint Martin, et L’étang de Goincel, en 1897, Le lac d’Aydat, en nov. 1902 une exposition rétrospective de ses œuvres à l’Hôtel de ville de St Etienne et en novembre 1906 à Lyon, en 1906 Les Courses de St Galmier, en 1907 Les  Bords du Lignon et Tanagra.  Les musées de Lyon, Avignon, Auxerre, Clermont, St Etienne et Tours possèdent des œuvres de Beauverie.

Comme graveur il fit une série d’eaux-fortes qui furent éditées à Paris chez Cadart. Ce sont des eaux-fortes d’après Corot, Millet, Chintreuil, Japy et d’après ses propres dessins. La série de 12 vues  L’Oise à Auvers. Le livre Forez pittoresque et monumental publié par Thiollier en deux volumes in-folio, 1888, contient nombre de ses dessins.

 

Bibliographie

Bellier-Auvray Dict. gén. Suppl. ; J. Martin, Nos peintres et sculpteurs, Paris , 1897 ;  Béraldi, Les Graveurs du XIX e siècle. Gazette des Beaux arts, IIe période, VIII, 58, ; X, 162 ; XIII 761 ; XIV 34 ; XVI 59 ; XVII, 345, 347 ; XXI 291 ; Flamb. Beauverie (Vie française du 25 février 1899, article « Le mémorial de la Loire » ; B. Merazzi, article dans la Revue Forezienne de nov. 1902.

 

Article d’A. Granger in Thieme –Becker, vol. 3, 1909, p. 126, trad. par M.W.

 

 

BELTRAND Jacques

( Paris 1874-1977)

Jacques Beltrand naît au 1, rue des Artistes, dans le quartier du Montparnasse à Paris. Auprès de son père, le graveur d'origine lyonnaise Tony Beltrand, il apprend à tailler le bois de fil et le bois debout ; il compose ses premières estampes et s'essaie à la peinture. Il perfectionne son art auprès de l'ami de la famille Auguste Lepère, dont il peut être considéré comme l'un des héritiers, en compagnie de Dete, Florian et Tina Yre.

À partir de 1892, il effectue de fréquents séjours chez Auguste Lepère à Saint-Jean-de-Monts où il produit de nombreuses gravures de la Vendée.

Il expose à 20 ans, en 1894, ses premiers bois à La Société nationale des beaux-arts. Il grave avec son père pour les revues L'Estampe originale, L'Image, et Le Monde illustré.

Jacques Beltrand installe son atelier en 1896 et le partage avec son père et ses trois frères Camille, Georges et Marcel, au 3 de l'impasse Camus2, dans le 14e arrondissement. Il grave, pour L'Image, Le Bois ou Suzanne Lepère cueillant des glycines.

En 1897, il dessine et édite L'Almanach entièrement gravé sur bois en couleurs texte et composition, et imprimé à l'eau. Il fait la connaissance de Maurice Denis et travaille avec lui.

En 1898, il édite son premier livre, Paysages de chez nous, avec texte, gravures sur bois en camaïeu. Vers cette époque, les Beltran font l'acquisition d'une maison de campagne à Villeneuve-sur-Bellot (Seine-et-Marne) où les rejoignent souvent les Lepère.

En 1899, avec son père et Dete, Jacques Beltrand grave deux livres des Minutes parisiennes illustrés par Lepère : Midi et 2 Heures.

En 1903, il commence à graver sur bois en camaïeu la série de portraits pour La Légende dorée des grands hommes ou la Tragédie humaine et, en 1904, illustre de gravures sur bois originales Les Petits Métiers des rues de Paris de Tristan Le Clere dit « Klingsor ». Il expose à l'exposition de « Certains peintres sculpteurs graveurs ». Il grave avec son père Tony et son frère Camille Gaspard de la nuit d'après Armand Séguin. Son père meurt cette année-là.

En 1905, Jacques Beltrand quitte la Villa Brune pour le 15e arrondissement de Paris où il restera jusqu'en 19303. Il obtient la bourse de voyage de l'École nationale supérieure des beaux-arts. Il est nommé sociétaire de la Société nationale des beaux-arts. Il fait un séjour à Belle-Île-en-Mer avec Camille, où Frélaut leur rend visite, ainsi qu'un séjour à Londres avec Georges et Marcel.

Membre de la Société des peintres-graveurs français à partir de 1906, il participera à toutes les expositions de la Société jusqu'en 1946.

À partir de 1907, Jacques Beltrand se lie d'amitié avec Maurice Denis dont il devient, secondé par ses frères Camille et Georges, l'interprète exclusif, gravant pour lui, jusqu'en 1944, un total de 23 livres. Ils commencent avec les bois en couleurs pour Vita Nova de Dante.

En 1911, il passe des vacances en Bretagne chez Denis à Silencio, près de Perros Guirec ; ensemble ils rendent visite à Anatole Le Braz à Port-Blanc (Côtes-du-Nord).

En 1914, avec Lepère, Jean Emile Laboureur, Gusman et Colin, Beltrand fait partie du comité de direction du Nouvel Imagier publié par la Société de la gravure sur bois originale. Mobilisé, il est blessé en octobre à Chappy par un obus et hospitalisé à Villefranche-sur-Saône, puis à Rodez dont il grave la cathédrale Notre-Dame.

En 1918, il fait un voyage précipité en Dordogne, à Domme, pour le décès d'Auguste Lepère.

En 1920, il expose au « Nouvel Essor » avec Laboureur, Colin, Bonfils et Maillol.

En 1921, il commence avec ses frères à graver, d'après les dessins de Botticelli, La Divine Comédie.

En 1922, la presse parisienne (Le Crapouillot) rend compte de l’exposition des artistes Constant Le Breton, Jean Lébédeff, Paul Hermann, Roger-Maurice Grillon, Jacques Beltrand,Robert Bonfils, Louis Bouquet, Paul-Émile Colin, Georges Gimel, Démétrios Galanis, Carlègle, André Deslignères et de leurs bois gravés à la galerie Le Nouvel Essor, qui précède leur accrochage commun, au début de l’année 1923, au Salon de la Société de la gravure sur bois originale, au pavillon de Marsan.

Membre du Comité des Tuileries en 1922, Beltrand y exposera jusqu'en 1944. Il est nommé professeur chef d'atelier à l’École nationale supérieure des beaux-arts, où il enseignera jusqu'en 1946.

En 1926, il se lie d'amitié avec Jean Émile Laboureur et André Dunoyer de Segonzac.

À 57 ans, en 1930, Jacques Beltrand épouse Jane Arger, cantatrice et musicienne. Ils quittent le 15e arrondissement pour le 3, rue Max-Blondat, à Boulogne-Billancourt.

En 1933, il fait un séjour à Quiberon et à Belle-Île, et grave Les Thoniers à Belle-Île. En août et septembre 1935, il voyage à Rome, Assise et Florence.

En 1941, Beltrand est nommé avec Maurice Denis, membre du Comité d'organisation professionnelle des arts graphiques et plastiques. Il est expert officiel de Goering en France pour les œuvres d'art pillées par les nazis4. En 1943, il est très affecté par le décès de son ami Maurice Denis.

En 1946, il fait un voyage à Florence.

Son épouse Jane meurt en 1960.

En 1963, Jacques Beltrand abandonne Boulogne-Billancourt pour se retirer en famille, dans l'Aisne où il meurt, en 1977, dans sa 104e année.

 

Prix, distinctions, responsabilités

Prix

1890, 1er prix de gravure et 2e prix de dessin de la Société de gravure Ier degré

1929 : Médaillé au concours du Musée Galliera (art religieux)

1939 : Prix d'honneur quinquennal de gravure

Distinctions

1914 : Chevalier de la Légion d'honneur

1926 : Officier de la Légion d'honneur

1957 : Officier de l'ordre des Arts et des Lettres

Responsabilités

1906 : Membre de la Société des peintres-graveurs français

1913 : Vice-président de la Société des amis des cathédrales

1922 :

Président de la Société de Beethoven

Assesseur à la Société de gravure sur bois originale

Membre du comité des Tuileries

1926 : Membre de la Société du Salon d'automne

1927 : Président de la Société des amis des cathédrales

1930 : Vice-président de la Société des peintres-graveurs français

1931 : Vice-président de l'Association des prix du Salon et boursiers du voyage

1933 : Président de la Société des peintres-graveurs français (jusqu'en 1946)

1937 :

Vice-président (avec Laboureur) de la section Arts et Techniques consacrée à l'estampe à l'Exposition internationale de 1937

Membre du Conseil supérieur des beaux-arts

1938 : Président de l'Association des prix du Salon et boursiers du voyage

1940 : Vice-président du Comité national de la gravure française

Œuvres gravées

1907 : Bois du Laboureur. Bois en couleurs Vita Nova de Dante illustré par Maurice Denis (avec Camille et Georges)

1911 : Bois de L'Arbre tordu, Le Saule, Le Faune

1912 : Deux bois en camaïeu Le Paysage aux lapins et Le Chercheur de champignons

1913 : Bois en camaïeu Cérès

1918 : Bois du Vieil Arbre

1919 : 73 bois en couleurs d'après Maurice Denis pour Les Petites Fleurs de Saint François d'Assise5 (avec Camille et Georges)

1920 : Bois du Petit Paysage à Belle De ou Le Coup de vent

1921 : La Divine Comédie, , d'après les dessins de Botticelli. Trois volumes : L'Enfer, Le Purgatoire et Le Paradis, achevés en 1923

1925 : Bois de Carnet de voyage en Italie d'après Maurice Denis (avec Camille et Georges)

1926 : Marine, fac similé de lavis

1927 : Bois en camaïeu pour Maîtres et amis de Paul Valéry

1930 : D'après Maurice Denis, bois en couleurs de La Mort à Venise. Bois originaux pour La Douce Enfance de Thierry Seneuse. Bois de Mer sauvage à Belle-Île et Gros Temps à Belle-Île.

1932 : Plusieurs camaïeux de la forêt de Fontainebleau dont Le Paysage aux fougères

1933 : Les Thoniers à Belle-Île. D'après Maurice Denis, bois du Crépuscule sur la mer d'André Suarès

1935 : Port du palais à Belle-Île, fac similé de dessin à la plume

1938 : Bois des Rochers de Belle-Île

1949 : Réalise des aquarelles qu'il grave sur bois pour Rosalinde sur l'eau d'André Suarès

1950 : Bois originaux pour L'Isola Bella ou Belle De en Mer d'Anatole Le Braz

1954 : Le Tombeau des poètes d'après André Dunoyer de Segonzac

1956 : Bois en couleurs pour Les Vacances forcées d'après Raoul Dufy

1958 : D'après Paul Jouve, bois du premier volume du Roman de Renart de Maurice Genevoix

1959 : Bois en couleurs du second volume du Roman de Renart

1962 : Grave sur bois les dessins d'André Dunoyer de Segonzac pour Le Sport de Jean Giraudoux

Expositions

1911 : Turin

1929 : Chicago, avec la Société de la gravure sur bois originale

1932 : Exposition du livre d'art, Suède

1935 : Foire internationale de Milan

1938 : Le Caire

1940 : Liège, Zagreb

1941 : Musée Galliera (Paris)

Publication

1938 : Quatre entretiens sur la gravure originale6,7, avec Jean Émile Laboureur, Claude Roger-Marx et Luc-Albert Moreau (1882-1948), Paris

Notes et références

Notice de notoriété personne du catalogue général de la BNF.

En 1900 l'impasse Camus prend le nom de Villa Brune qui regroupera de nombreux ateliers d'artistes.

Domicile au 69, boulevard Pasteur et atelier au 20, rue Dutot.

H. Feliciano, Le Musée disparu, Folio histoire, 2012.

Fioretti di S. Francesco, traduction de l'italien par André Pératé, Paris, À l'art catholique, 1919.

Publiés sous les auspices de la classe de la gravure et de l'estampe à l'exposition internationale 1937.

Notice bibliographique du catalogue général de la BNF.

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BICHEBOIS (Alphonse)

(Paris 1801-1850)

Elève de Rémond et de Regnault, Alphonse Bichebois expose des lithographies, des dessins et des pastels au salon de 1824 et 1849 et obtient en 1831 une seconde médaille.  Il apporte également sa contribution à un certain nombre de recueils lithographiques de voyage et de paysages parmi lesquels les Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Souvenirs pittoresque du Rhin, La Suisse saxonne,  L'Album de Wesserling, et Les Antiquités de l'Alsace. On lui doit des documents presque toujours utiles et souvent agréables. Alphonse Bichebois compte parmi les meilleurs artisans lithographes de sa génération et dirige pendant quelques années, de 1830 à 1834, une imprimerie spécialisée, d'abord seul, puis en association avec Bernard.

 Tiré de Bauer (A.) & Carpentier (J.), Répertoire des artistes d'Alsace des XIX e et XX e siècles. Strasbourg, Oberlin, 1984. 

 

BLERY (Eugène)

(Fontainebleau 3-5-1805-  †Paris 10-6-1887)

Fils d’un officier supérieur du génie, formé initialement en vue de l’enseignement, il dessinait en amateur mais vers 1830 il se tourna entièrement vers l’art et parcourut pour étude le Dauphiné, les Alpes occidentales, le Midi de la France et l’Auvergne. Il publia en 1830 un fruit de ce voyage, une suite de lithographies  de paysages de 12 feuilles. Là dessus il se tourna vers l’eau-forte à l’exemple de Boissieu et y arriva bientôt à une parfaite maîtrise. On peut faire valoir la perfection technique, la parfaite propreté de ses eaux-fortes de paysage et ses études d’arbres et de plantes, exécutées tantôt d’après ses propres dessins, tantôt d’après nature. Il a laissé toute son œuvre en épreuves d’artiste au Cabinet des Estampes de Paris avec un catalogue exact, que Béraldi reproduit. Mentionnons encore qu’il a eu pour disciple Charles Méryon, qui allait devenir un maître de l’eau-forte au XIXe siècle.

 

Article de G. Geffroy in Thieme-Becker, vol. 4, 1910, p. 113, trad. par M.W

 

 

Il n'est pas possible de quitter Bracquemond sans citer ses deux ouvrages, toujours fructueux à consulter: Du dessin et de la couleur (1885) et Etudes sur la gravure sur bois et la lithographie (1897).

 

In Janine Bailly-Herzberg (1985) Dictionnaire de l'Estampe en France 1830-1950.

 

P.R.N.P.

 

CALAME Alexandre

(1810-1864)

Fils du tailleur de pierre Samuel David et de Julie Borel, Alexandre Calame a été élevé dans des conditions modestes, d'abord à Cortaillod puis à Genève où la famille arrive en 1824. Il était de constitution délicate et chétive. Devenu très tôt orphelin de père, il eut la malchance de perdre un œil à la suite de coups reçus d'un camarade. Dès l'âge de 15 ans, il commence à gagner sa vie dans la banque de M. Diodati.

Tout enfant, il manifeste du goût pour la peinture et pour aider sa mère, il se met à peindre, à ses moments de loisir, des vues suisses que les touristes achètent à titre de souvenir. Faisant œuvres de mécènes, les patrons de la banque lui permirent de fréquenter dès 1829, l'atelier du peintre genevois François Diday. Peu après, il abandonne définitivement le bureau pour l'atelier et le succès vint rapidement.

En 1835, il ouvre une classe de dessin à Genève, en même temps qu'il expose dans cette ville et à Paris. Le premier tableau qu'il expose à Genève Cours du Griffe attire l'attention sur lui. Dès lors, il peut vivre sans compromis de sa peinture, caractérisée par une fidélité jamais démentie à un même sujet : la Nature et une prédilection pour le paysage alpestre suisse. Il devient le maître incontesté du paysage alpin.

À 27 ans, il réalise son premier grand tableau Orage sur la Handeck qui lui vaut la médaille d'or de l'Exposition des Beaux-Arts de la ville de Paris (1841). En 1842, il reçoit la croix de la Légion d'honneur, suite à l'exposition de ses œuvres, dont : le Mont Cervin, la Jungfrau, le Lac de Brienz, Mont Blanc et le Mont Rose. Ce dernier tableau est considéré comme son chef-d'œuvre et il marque l'apogée de sa carrière.

En 1853, Napoléon III lui achète 15 000 francs-or, sa toile Le Lac des Quatre-Cantons, primée à l'Exposition universelle[1]. Calame fait de nombreux voyages dans l'Oberland, en Italie, en Allemagne, en Belgique, à Londres et en Hollande mais sa santé devenant de plus en plus précaire, ses campagnes de peintre paysagiste ne lui étaient de moins en moins permises. En 1863, le peintre tombe malade et son médecin lui conseille d'aller sous un ciel plus clément. Il alla séjourner dans le Midi de la France, à Menton où il meurt le 17 mars 1864.

L'artiste ne s'est pas adonné qu'à la peinture mais également à l'art de la lithographie et à celui de l'eau-forte. Selon l'historienne d'art genevoise, Valentina Anker, il existerait plus de 400 grands tableaux, 250 aquarelles, 500 études, 670 dessins et croquis, plus de 100 sépias et une vingtaine de fusains.

Article de Wikipedia s.v.Calame

 

CHATTOCK Richard Samuel

(Solihull, Warwick  1825 -† 30-1-1906 Clifton )

Peintre et graveur paysagiste anglais, il étudia à Rugby, fut avocat de 1849 à 1873 à Birmingham et dans sa ville natale. Après avoir renoncé à son métier, il se voua à l’art. En 1869 il exposa à la Royal Academy  une aquarelle et il y fut présent souvent de 1871 à 1891. Ses premières eaux-fortes (9 planches) furent publiées en 1871 sous le titre Songs and Etchings illust. By R.S. Chattock. La même année il livra au Portfolio une planche, qu’il fit suivre de 7 autres entre 1871 et 1884. Il a aussi livré à The Etcher des eaux-fortes et des notices techniques (1879-1881) qui furent plus tard reprises sous forme de livre. L’Art Journal publia de lui en 1884 p. 292 On the Medway , Les livres qu’il illustra sont : Wensleydale (14 planches) ,1872 ; W.W.Wood, Sketches von Eton, 1874 ; The Black Country (16 planches) 1878 ; Wordsworth River Duddon, (10 planches) 1884. De 1881 à 1897 avec une seule interruption, il fut membre de  la Society of Painter Etchers , il envoya à ses expositions  de 1881 à 85 ,17 planches, puis 5 en 1892. Chattock est l’auteur de Practical Notes on Etching, illustré de 8 eaux-fortes, 1880, 3ème édition en 1886. Les eaux-fortes de Chattock ont été très prisées en leur temps, aujourdhui elles nous paraissent trop travaillées et inintéressantes.

Article de C.D. in Thieme –Becker, vol. 6, 1912, p. 433. Trad . par M.Wiedemann

 

 

COLIN ( Paul Emile)

(Lunéville 1867- Bourg la Reine 1949)

Paul-Émile Colin, né le 16 août 1867 à Lunéville en Lorraine et mort en octobre 1949, est un graveur et peintre français.

Attiré dès son plus jeune âge par le dessin, il consacre ses études à la médecine, sans abandonner sa passion naturelle.

Ami de Charles Filiger, il rejoint Gauguin à Pont-Aven en été 1890. A partir de 1893 il met au point la technique de la gravure au canif sur bois debout. Ses œuvres de 1890 à 1900 sont marquées par les innovations de l'école de Pont-Aven. Il s'installe à Lagny (Seine-et-Marne) en 1894 pour y pratiquer sa profession de médecin qu'il abandonnera définitivement en 1901.

Il se consacre à l'illustration de nombreux ouvrages d'éditeurs : Les Philippe de Jules Renard, La Terre et l'Homme d'Anatole France, La Colline inspirée de Maurice Barrès... Il reste très attaché à ses origines lorraines dont les paysages, les villages et leurs habitants continuent à inspirer son œuvre.

Il est membre fondateur de la « Société de la Gravure sur Bois Originale » (SGBO) en 1911 et en reste le vice-président de 1920 à 1935. Noël Clément-Janin établit le répertoire de ses gravures en 1912.

Après la Première Guerre mondiale, il poursuit son œuvre gravée d'illustrateur et se consacre davantage à la peinture. A partir de 1920, il voyage en Italie, en Sicile, en Espagne, au Portugal, au Maroc. Ces visites sont la source d'inspiration de sa nouvelle approche de la couleur.

Il a illustré de nombreux ouvrages de Zola, Barrès, Duhamel, France, Kipling, Taine, Yole, etc.

P.E. Colin meurt en sa maison de Bourg-la-Reine (24, chemin latéral, devenu 24 rue du Colonel – Candelot à Bourg la Reine) en octobre 1949.

Source :  Wikipédia

 

COLLAERT  Hans

(1531- Anvers 1581)

Le graveur anversois Hans Collaert a réalisé une série de Vues des environs de Bruxelles vers les années 1575-1580, éditée par Hans van Luyck . Elle était vendue dans les Pays Bas méridionaux, actuelle Belgique et dans les Pays Bas septentrionaux, actuelle Hollande.  Une deuxième édition numérotée par Claes Jansz. Visscher est parue après 1607. Le dessin est attribué par une signature sur quelques gravures à Hans Bol, mais on peut en douter .

 

CRANACH ( Lucas)

(Kronach 1472 - Weimar 1553)

 

Peintre et graveur allemand. Sa formation est mal connue, mais on suppose qu'il séjourna à Vienne vers 1500. Il produisit alors des portraits et des scènes religieuses dont la véhémence expressive, les tonalités intenses s'apparentent aux compositions de Huber et surtout d'Altdorfer (Crucifixion, 1502). En 1504 , il fut appelé à Wittenberg par l'électeur de Saxe Frédéric le Sage . Il travailla ensuite pour ses deux successeurs, dirigeant un atelier très actif, jouant aussi un rôle politique (mission aux Pays Bas en 1509). Il connut les gravures de Dürer, et, ami de Luther, devint par ses illustrations ( bois gravés) l'un des créateurs de l'iconographie protestante. Dans certains des retables apparaissent des tendances archaïsantes et éclectiques (Retable de sainte Catherine 1506); cette tendance apparaît aussi dans la série des Chasses princières, qui, par la fantaisie et la naïveté dans le détail, semblent renouer avec le gothique international, tandis que les esquisses sur parchemin de sa série de portraits témoignent d'un sens de la mise en page et d'une finesse de trait d'une grande virtuosité technique. Influencé par le répertoire thématique de la Renaissance italienne, il réalisa des scènes mythologiques, des figures isolées révélatrices de sa prédilection pour le nu féminin, dont le type aux formes allongées, aux attitudes maniérées et  à l'expression quelque peu perverse connut un succès considérable. (Vénus et l'Amour, Lucrèce, Diane ). Ces œuvres présentent des traits stylistiques typiquement germaniques : prédominance du caractère graphique, nature de la gamme chromatique, rôle des accessoires et dédain pour le rendu illusionniste de l'espace.

P.R.N.P.

 

 

DAUBIGNY (Charles François)

(Paris 1817 - 1878)

 

Peintre, aquafortiste et auteur de clichés sur verre, fils d'un paysagiste, il séjourna un an à Rome (1835), puis travailla dans l'atelier de Delaroche. Il exécuta pour vivre des gravures d'illustration ( les Mystères de Paris, d'Eugène Sue) et après quelques peintures d'histoire il se consacra au paysage. Observateur scrupuleux, il peignit les détails à la manière des peintres de l'école de Barbizon, mais avec une plus grande simplicité de facture. Sous l'influence de son ami Corot, il s'attacha à rendre les effets d'atmosphère. Il travailla sur le motif à Auvers-sur-Oise dans sa péniche transformée en atelier. Progressivement sa composition devint moins structurée, sa manière plus ample et aérée, avec une touche plus libre, sensible aux variations des valeurs lumineuses. Il marque la transition entre l'école de Barbizon et l'impressionnisme.   

 

DELLA BELLA (Stefano )

(*Florence 18-5-1610 - †12-5-1664)

Fils du sculpteur Francesco della Bella, filleul de Pietro Testa, il fut d'abord apprenti chez divers orfèvres, en dernier lieu chez Orazio Vanni, puis élève des peintres Gio. Batt. Vanni et Cesare Dandini. Il fut amené par Remigio Cantagallina et par les gravures de Callot à la taille-douce , à laquelle il se consacra presque entièrement. On n'a pas conservé de peintures de sa main, parmi lesquelles Baldinucci mentionne un portrait équestre de Cosme III. On a une quantité de dessins de tout genre qu'il a exécutés de façon spirituelle et légère dans les techniques les plus diverses et dont beaucoup , c'est la preuve de leur qualité , ont été et sont encore attribués à Callot. Le soutien de Lorenzo de' Medici lui permit un voyage d'étude à Rome en 1633. Il y resta jusqu'en 1639; Plus qu'aux études habituelles d'après l'antique, il s'attacha à l'observation de la vie, qu'il aimait à représenterdans les circonstances qui donnaient lieu à des déploiements de pompe et à des rassemblements de foules. La représentation de telles actualités , d'événements contemporains notables est demeurée l'un de ses points forts avec l'ornement et a donné à son art son caractère particulier. Il grava ainsi l'entrée de l'ambassadeur de Pologne à Rome (1633)  après avoir donné dans son pays, avec un saint Antoine et avec le banquet des Piacevoli, des preuves de son habileté comme dessinateur et comme graveur. En 1639 il se rendit à Paris dans la suite de l'ambassadeur extraordinaire de Toscane Alessandro del Nero. Il y resta actif jusqu'en 1650 et exécuta en particulier pour les éditeurs Israël Henriet et Langlois ses meilleurs travaux. Peu après son arrivée à Paris, il reçut du cardinal de Richelieu l'ordre de graver le siège d'Arras (1651); il avait déjà fait en 1638 le siège de Saint-Omer. … En 1647 il entreprit un voyage vers Amsterdam , où il connut peut-être Rembrandt. Il avait déjà acheté chez Langlois en 1642 quelques planches de l'illustre aquafortiste hollandais, dont on reconnaît l'influence dans maintes vues des lieux qu'il a visités durant ce voyage. Rentré en Italie, il s'établit à Florence, qu'il ne quitta plus , à part un voyage avec Livius Mehus à Rome et quelques petites excursions. Il y jouissait d'une réputation artistique fort élevée et fut chargé de l'enseignement du dessin au fils du grand duc de Toscane.  Della Bella semble avoir été très apprécié à Florence, ce qu'il devait à sa personne aimable comme à son art. Sa signification artistique repose moins sur l'autonomie de sa mise en place et sur la perfection des formes que sur son habileté à retenir les impressions variées de la vie et à les rendre dans de petites images charmantes. Toutes ses représentations reposent sur des observations personnelles, mais la vivacité de son tempérament et la légèreté de son faire l'empêchent d'approfondir chaque sujet en particulier et d'atteindre le grand. C'est pourquoi ne lui réussissent que des représentations avec des figures en assez petite échelle. Il aime à figurer de vastes espaces où se déplacent librement des masses de personnages et il cherche à leur donner un attrait particulier par des costumes pittoresques et des attitudes décoratives. Il gagne en profondeur spatiale en figurant les personnages du premier plan assez grands et en diminuant trop vite ceux de derrière. En cela, il part de la manière de Callot, mais il se fait vite un style personnel.  Son dessin est moins maniéré, mais a aussi moins de caractère, de diversité, d'énergie que celui de Callot, il est plus gracieux et plus coulant. Toute sa conception de la vie est plus sereine et plus aimable. Sa technique de gravure aussi se rendit indépendante de celle de Callot,  Il représente les formes par des traits légers et coulants, souvent un peu mous, allant dans le même sens et se renforçant dans les ombres. Cette conduite du trait  amusante et un peu capricieuse  se prêtait particulièrement aux compositions ornementales moins structurées, mais qui se signalent par la richesse et la grâce de l'invention et par la diversité et l'animation des formes. Dans ses derniers temps, Della Bella , peut-être incité par les planches de manière noire qui firent alors leur apparition, pourvut une série de ses gravures d'un ton à la manière du lavis, sans doute obtenu en appliquant le mordant sur la plaque avec un pinceau. […]

De Vesme, dans son catalogue exhaustif soigné du Peintre-graveur italien (1906), lui consacre 66 folios et ne recense pas moins de 1052 feuilles de sa main.

 

 

DEMARTEAU (Gilles)

(Liège 1729 - Paris 1776 )

 

Graveur né à Liège, établi à Paris . Excellent dans la gravure en manière de crayon ; c'est une variante du pointillé qui consiste à imiter le grain de la pierre noire ou de la sanguine sur papier vergé par l'emploi de burins spéciaux à deux ou trois pointes, de sortes de râpes (les matoirs), ou de roulettes dentées.  Son biographe cite de lui 729 pièces. Il rend à merveille les dessins de Boucher, Huet et autres; en 1771 il propose même à l'Académie royale de graver les dessins qui servent à l'éducation des élèves "afin de multiplier les secours propres à les former ."

 

Jean Laran, L'Estampe.

 

DROUYN (Léo)

(Izon 1816 - Bordeaux 1896)

 

Il pratique toutes les techniques de dessin: mine de plomb, pierre noire, fusain, plume, lavis,  grattage. Il a pour outil une "chambre claire". Cet instrument inventé par Wollaston en 1804 et fabriqué en France par Chevalier, opticien de Paris, n'a rien d'une chambre. C'est une sorte de bras télescopique réglable, à visser sur le bord de la planche à dessin . Au bout placé devant l'œil de l'artiste, il porte un prisme pentaédrique où les rayons lumineux venus du sujet se reflètent et sont projetés comme une image virtuelle sur celle de la planche à dessin. Il suffit donc de suivre les contours de cette image qu'on croit voir sur  le papier, on n'a pas à prendre des mesures sur le sujet et à les reporter sur le papier. Le travail en est accéléré, mais il reste entièrement manuel. 

Les dessins ont l'inconvénient d'être uniques . Drouyn  les copie au carreau sur un papier translucide pour les réduire au format des publications qui les reçoivent. Il pratique aussi le calque sans réduction pour garder les originaux des dessins qu'il livre à la Commission des monuments historiques de la Gironde. Il calque enfin les dessins qu'il veut graver, parce qu'il faut en inverser la gauche et la droite sur la plaque de cuivre, la pierre lithographique ou le bois pour que les monuments apparaissent dans le bon sens sur l'épreuve. On est intrigué par la variété de ses calques à la mine de plomb, mais aussi à l'encre rouge.

Mais la seule façon de multiplier commodément les exemplaires d'un dessin était l'estampe. Le burin, la lithographie et le bois debout étaient à l'époque les techniques usuelles d'illustration de la presse périodique et du livre. Le burin était long et cher. En 1843, année du retour de Drouyn en Gironde, commença la parution de l 'Illustration qui allait durer un siècle et répandre dans toutes les provinces ses gravures sur bois debout de plus en plus proches de la photographie.  Choisir l'eau-forte, c'était vouloir bien autre chose que le produit de ces vastes ateliers où des équipes de graveurs se relayaient en faisant les trois-huit, où pour aller plus vite une planche était divisée en douze blocs distribués à des graveurs différents et assemblés par un finisseur spécialiste des jointures. L'eau-forte n'était pas redessinée par une main mercenaire comme la lithographie. L'eau-forte, c'était autrefois le premier jet de l'artiste, l'esquisse tracée par le dessinateur et recouverte ensuite par les travaux méticuleux d'un buriniste de métier. Mais Drouyn arrive à l'âge de produire en même temps que se développe un mouvement international de renouveau de l'eau-forte, considérée pour elle-même et non plus comme préparation d'un burin. En 1838 se crée l'Old etching club de Londres, en 1863 la Société des Aqua-fortistes à Paris, en 1877 le New York etching club, en 1880 le Philadelphia etching club, en 1881 le Boston etching club, en 1885 la Société des Aquafortistes, en 1888 l'Etsclub d'Amsterdam, en 1890 le Brookling etching club, en 1910 la Chicago Society of etchers.  Le choix de l'eau-forte, c'était celui de l'individualisme de l'artiste moderne tel que l'exprimait Baudelaire dans un article du Boulevard du 14 septembre 1862 :

" Les jeunes artistes dont je parlais tout à l'heure, ceux-là et plusieurs autres, se sont groupés autour d'un éditeur actif, M. Cadart, et ont appelé à leur tour leurs confrères, pour fonder une publication régulière d'eaux-fortes originales, — dont une première livraison, d'ailleurs,  a déjà paru.  Il était naturel que ces artistes se tournassent surtout vers un genre et une méthode d'expression qui sont, dans leur pleine réussite, la traduction le plus nette possible du caractère de l'artiste.… Mais je ne voudrais pas affirmer toutefois que l'eau-forte soit destinée prochainement à une totale popularité … C'est vraiment un genre trop personnel, et conséquemment trop aristocratique, pour enchanter d'autres personnes que celles qui sont naturellement artistes, très amoureuses dès lors de toute personnalité vive.  Non seulement l'eau-forte sert à glorifier l'individualité de l'artiste, mais il serait même difficile à l'artiste de ne pas décrire sur la planche sa personnalité la plus intime. "

Le choix de l'eau-forte était donc celui de toute une époque post-romantique, mais aucune technique de gravure ne convenait mieux au genre du paysage, comme l'écrivait déjà M. Levesque, dans un article du Dictionnaire  des arts, de peinture , sculpture et gravure , Paris, 1792: 

"Tous les tableaux où dominent des objets que l'art exprime plutôt par une indication spirituelle que par une imitation précise de la nature, conviennent mieux au travail spirituel de l'eau-forte. Tel est le paysage: puisque tout le monde avouera qu'il est impossible à l'art de copier scrupuleusement le feuillé des arbres, les accidents de leurs écorces, les brins d'herbes, les mousses, le sable et toutes substances dont la terre est couverte ou composée."

Les techniques de Drouyn aquafortiste sont simples: il pratique l'eau-forte au trait, le vernis mou et la gravure sur acier. Il se fournit à Paris en plaques de cuivre ou d'acier, il y fait aussi tirer ses planches par des imprimeurs spécialisés en taille-douce.  Il dessine sur un carton qu'il emporte à la campagne avec sa chambre claire et son pliant. Il ne grave pas directement sur le cuivre comme le feront d'autres artistes, parce que ses sujets favoris, les monuments,  obligent à inverser le dessin. Ses eaux-fortes sont issues en atelier d'un calque et quelquefois d'une réduction du dessin premier . Il  transfère le dessin  sans doute en écrasant le calque enduit de mine de plomb ou de sanguine sur le vernis au moyen de la presse de taille-douce.  Il grave en une ou deux états successifs, c'est-à-dire qu'insatisfait de ses premiers travaux, il revernit et fait mordre sa plaque une seconde fois. Mais il ne va guère plus loin, il ne pousse pas comme Rembrandt jusqu'au quinzième état. Il renforce les ombres de ses eaux-fortes par quelques passages de la roulette sur les arbres ou les talus. On trouve par ci, par là des retouches au burin, mais fort rares. Quand Drouyn emploie le vernis mou, c'est pour des paysages  riches en arbres, en fourrés, en nuages, rendus par des frottis donnant des valeurs de gris. Il y a de grandes planches au vernis mou exécutées sur acier, ce qui est singulier, et des cuivres aciérés. L'avantage  qu'il tire de  ces deux procédés est d'augmenter le tirage en durcissant la plaque.

Dans ses ouvrages, Léo Drouyn insère des eaux-fortes montrant des plans, des coupes, des détails rapprochés, mais il ne fait pas d'élévations, il préfère les vues de monuments inscrits dans le paysage. S'il lui arrive de représenter un château à vol d'oiseau, il a recours aux dessins de son fils Léon, architecte de métier.

Drouyn se souvient de Rembrandt dans le ciel traversé de lignes obliques qui se trouve au dessus du château de Fargues, pl. 131 de La Guienne militaire. Mais d'ordinaire, il ne cherche pas à attirer le regard par des effets atmosphériques qui détourneraient du monument. Des vols d'oiseaux sont semés dans les nuées, mais de préférence au-dessus du centre de gravité de l'image, le monument ou sa tour principale, qui s'en trouvent comme prolongés dans le ciel .

L'effet lumineux est de la plus grande importance pour la gravure qui ne dispose pas de contrastes de couleur. Drouyn aime les contrejours, les lumières rasantes, et même se souvenant des ténèbres dans les gravures de Rembrandt, il n'hésite pas à montrer l'obscurité  de la crypte de La Libarde, du colombier de Crampet , du rez-de-chaussée de l'ancien hôtel de ville de La Réole. Dans les paysages, le monument est vu de loin, bien dégagé, lumineux , ou il est vu à travers des rideaux d'arbres, un premier plan sombre, au bout d'un chemin qui introduit le spectateur dans l'image.  Les compositions de Drouyn sont simples et classiques. Elles correspondent au coup d'œil du promeneur, qui approche du monument et sait en faire le tour, mais ce spectacle offert à tous est rythmé, ordonné, unifié dans ses inventions et son effet par la recherche d'un équilibre entre l'archéologue et l'artiste.

M. Wiedemann

 

 

EARLOM (Richard)

(*Londres 1742/43 - 9 oct. 1822)

 

Fils d'un secrétaire communal de la paroisse de Saint Sépulchre, il passa ses jeunes années près de Cow Lane et de l'atelier d'un charron où il éprouva ses premières incitations à l'art en contemplant souvent les peintures de G. B. Cipriani sur le carrosse d'apparat du lord-maire de Londres, que ledit charron avait à réparer. Le talent que le jeune Earlom manifesta dans les copies de ces décorations de carrosse incita son père à le mettre en apprentissage chez Cipriani. Après quoi il fut distingué dès 1757 par un prix  de la Société londonienne des arts et exposa en 1762 à la Free Society of Artists une composition Le faune dansant, ainsi qu'en 1767 une ébauche de burin d'après le tableau de Benj. West Pyrrhus apporté à Glaucias exposé simultanément à la Society of Artists. Aujourd'hui on ne connaît plus de dessin autographe d'Earlom que l'élégant portrait en pied, datant des mêmes années, de l'homme politique anglais John Wilkes à la National Portrait Gallery de Londres, N°284. En réalité notre artiste était passé dès 1765 de la peinture et du dessin à l'eau-forte et à la manière noire, à la demande et sous la conduite de J. Boydell, semble-t-il, aux presses duquel il devait livrer à partir de 1766 des eaux-fortes d'après des tableaux de Salvator Rosa à Chatsworth, d'après Jacob chez Laban de Sébastien Bourdon à Houghton Hall et à partir de 1767 des manières noires d'après des maîtres anciens et des artistes anglais vivants. Parmi ses planches de manière noire datées de 1767-1770, notons la Sainte Famille d'après le Guerchin, à Chatsworth, le Moulin à eau d'après Hobbema et le portrait de l'évêque Th. Newton d'après le portrait de Benj. West. Plus tard Earlom fit pour Boydell près de 24 des 170 planches de manière noire en format folio impérial de ses deux volumes publiés à Londres en 1775 sur les principaux tableaux de la collection de Robert Walpole à Houghton Hall (nouvelle édition en 1787-88 après la vente de cette collection à l'impératrice Catherine II de Russie). Outre maintes reproductions isolées, il faut noter les planches de cuivre gravées en partie à l'eau-forte, en partie en manière noire, en partie à la manière de crayon, pour reproduire le Liber veritatis de Claude le Lorrain, propriété du duc de Devonshire à Chatsworth. Publiées à Londres en 1777 en 2 volumes à 100 planches retravaillées par Earlom à chaque fois, rééditées à plusieurs reprises jusqu'en 1819 avec un portrait de R. Earlom à la manière noire gravé par Th. Lupton d'après un tableau de Gilbert Stuart peint entre 1775 et 1793. A cette édition de 1819 s'ajoutèrent un troisième volume de 100 planches de R. Earlom d'après des dessins de Claude le Lorrain dans d'autres collections privées anglaises, ainsi que 43 des 50 planches d'aquatinte de la Collection of Prints after the Sketches and Drawings of the late celebr. G. B. Cipriani publiée en 1789 à Londres (quelques-unes de ces 43 planches à l'eau-forte simple, quelques autres en manière de crayon). Outre Boydell, d'autres marchands d'estampes éditèrent des reproductions de la main d'Earlom, par exemple R. Sayer des manières noires comme Le roi George III avec sa famille (d'après J. Zoffany, 1770), Autoportrait de J. Mc Ardell en 1765  gravé en 1771 et les deux Portraits de groupe de la Royal Academy de 1772 et 1773, d'après Ch. Brandoin et J. Zoffany. Plus tard Earlom livra quelques contributions en manière noire à l'ouvrage de botanique de R. J. Thornton intitulé The Temple of Flora, rédigé en 1799, publié seulement en 1807 (on doit à Earlom trois des grandes planches en couleurs) et à Portraits of Characters illustr. in Brit. History de Woodburn publié à Londres de 1810 à 1815 avec 20 illustrations de R. Earlom. En 1811, Boydell édita encore une reproduction en manière noire du portrait par A. van Dyck de l'architecte anglais Inigo Jones. Earlom passa les derniers jours de sa vie longue et bien remplie dans le quartier central de Clerkenwell (Exmouth Street) et fut enterré au cimetière St Mary d'Islington. Il avait perdu en 1789 un fils fort doué pour les arts, âgé de 17 ans et prénommé William. Il était donc marié vers 1770. Sa femme et sa fille lui survécurent. L'admiration extraordinaire que la virtuosité des gravures d'Earlom obtint auprès de ses contemporains nous paraît aujourd'hui sans doute encore compréhensible, mais pourtant à peine justifiée. Il y a de neuf chez lui la finesse inhabituelle du fond de manière noire, qui ne devait que trop nuire à la richesse de nuances de ses planches et l'emploi, d'ailleurs déjà essayé par son prédécesseur Ch. Exshaw, d'une technique mixte combinant morsure du cuivre à l'eau-forte et manière noire. On la reconnaît nettement surtout dans le Liber veritatis de 1777, mais en fait elle est à la base de la plupart de ses planches de manière noire....

Traduit de l’allemand d’A. E. Popham in Thieme - Becker, Künstlerlexikon.

 

 

FRANÇAIS  Louis François

(Plombières 17-11-1814- † Paris 28-5-1897)

Peintre paysagiste, dessinateur, graveur sur cuivre et sur bois, lithogaphe.

A 15 ans il entra comme apprenti chez un libraire parisien et employa ses maigres gains à s’exercer au dessin de nu. Il trouva alors un emploi dans la Revue des Deux Mondes que Buloz venait de fonder (1831) Celui-ci chercha en vain à le détourne de l’art. A partir de 1834 il entra dans l’atelier de Jean Gigoux où il fut le condisciple de Henri Baron, qui devint un ami très proche. Il gagnait sa vie pendant ce temps en illustrant des revues comme le Magasin pittoresqueGil Blas, et Roland furieux. Bien qu’il n’étudiât chez Gigoux que la figure, il s’intéressait déjà principalement au paysage, il passait ses loisirs à dessiner et à peindre le long de la Seine. En 1837 il envoya au Salon un tableau à figures fait en collaboration avec Baron, Chansons sous les saules , en 1838 une scène de Macbeth. Il obtint son premier succès en 1841 au Salon, où son Jardin antique fut acheté pour le musée de sa ville natale. Bientôt le jeune François attira l’attention du public et aussi des artistes : une étude du parc de St Cloud charma tant Meissonier qu’il proposa à François d’y ajouter des figures (salon de 1846) . Corot le conseillait particulièrement et gagna de plus d’influence sur son travail, d’autant que Français lithographiait alors les œuvres de Corot ppour des collections des Artistes Contemporains  et des Artistes Anciens et modernes.

 

HOUTIN (François)

(1950 Craon en Mayenne - …)

François Houtin vit et travaille à Paris. Après avoir été jardinier-paysagiste chez Jacques Bédat et Franz Baechler au début des années 1970, François Houtin s'initie à la gravure à Paris auprès de Jean Delpech. Il montre ses premiers travaux lors d'expositions à partir de 1977. Dès cette période, ceux-ci ont pour sujet une nature rêvée — jardins fantastiques, topiaires, architectures végétales — où la parfaite connaissance des plantes est mise au service de l'imaginaire.
À côté de la gravure qui reste son mode d'expression privilégié, François Houtin réalise également des dessins sur carnets chinois (leporellos) et, depuis 2002, de très grands lavis à l'encre de chine sur papier ou sur toile.

Utilisant les mêmes sources d'inspiration, François Houtin a réalisé pour Hermès le décor de plusieurs carrés et, en 2010, un service de table en faïence, Les Maisons enchantées. Il a également peint des fresques murales, dont, toujours en 2010, le décor végétal monochrome du restaurant Artcurial au rond-point des Champs Elysées à Paris.

François Houtin intervient à l'occasion comme architecte paysagiste et, à ce titre, a participé au projet de rénovation des jardins des Tuileries en 1990.
Il réalise plusieurs jardins dont le jardin topiaire de Colette et Hubert Sainte-Beuve à Plant-Bessin (Castillon) en Normandie.
Certaines de ses réalisations, enfin, relèvent du land art, qu'il s'agisse de constructions de grands cairns dans la nature ou de commandes publiques ou privées.

Prix et distinctions

1981 : prix Lacourière

1986 : prix Florence Gould

2010 : grand prix de gravure de la fondation Taylor (grand prix Léon-Georges Baudry)

François Houtin fait partie depuis 1991 de la Société des peintres-graveurs français.

Expositions et publications

François Houtin est représenté dans plusieurs galeries françaises et étrangères, en particulier à Paris, à Londres, à Venise, à Sarrebruck et à Chicago.

Principales expositions personnelles

1978 : Galerie Condillac, Bordeaux

1980 : Librairie Nicaise, Paris

1981 : Galerie de l'Ours, Bourges

1982 : Galerie Michèle Broutta, Paris. Galerie Harmonie, Orléans. FIAC, Galerie Michèle Broutta, Paris

1984 : Fitch-Febvrel Gallery, New York. Galerie in Flottbek, Hambourg. Centre Culturel Français, Rome

1985 : Galerie Roubaud, Munich. Centre Culturel Français, Palerme. Galerie Michèle Broutta, Paris

1986 : Château de Sully sur Loire

1987 : Galerie L'Angle Aigu, Bruxelles. Galerie in Flottbek, Hambourg

1988 : Galerie Roubaud, Munich. Galerie Letu, Bruxelles

1989 : Galerie Eolia, Paris

1992 : Trianon de Bagatelle, Ville de Paris. Galerie Marlies Hanstein, Sarrebruck. Galerie Eolia, Paris. Artopia, Genève

1993 : Galerie Michèle Broutta, Paris; Galleria del Leone, Fichier (avec Gérard Trignac)

1994 : Galerie in Flottbek, Hambourg. Journée des Plantes, Courson

1996 : Galerie Marlies Hanstein, Sarrebruck. Exposition rétrospective, ville de Craon Mayenne. Francis Kyle Gallery, Londres

1997 : Cabanes de Jardinier, Galerie de l'Ours, Bourges. Prieuré Notre-Dame-d'Orsan, Maisonnais

1999 : Richard Reed Armstrong Fine Art, Chicago

2001 : Nature et gravure; Cabanes de jardinier, Jardin du Luxembourg, Paris. Galerie Marlies Hanstein, Sarrebruck

2002 : Nymphées, Librairie Nicaise (Paris), Gurari Antique Prints (Boston), Musée de l'Hospice Saint Roch, Issoudun

2003 : Galleria del Leone, Venise. Les floralies, Le Touquet

2004 : Maison Bleue, Ville de Craon Mayenne, Cabanes, Trianon de Bagatelle, Paris

2005 : Cabanes, Médiathèque de Vénissieux, Vénissieux.

2006 : L'arbre, Francis Kyle Gallery, Londres. Gravures et nature, Espace Jardins Montmorency

2007 : Arbres de Légendes, Prieuré d'Orsan, Orsan; Jardins, arbres et caetera, Plant-Bessin (Castillon)

2008 : L'arbre, Chateau de Vascoeuil , Vascoeuil

2009 : L'arbre, Centre artistique de Verderonne

2010 : François Houtin, paysagiste-jardinier,Galerie Collégiale, Lille. L'arbre, Orangerie du jardin du Luxembourg, Paris

Éditions de bibliophilie

1978 : Jardins, suite de 40 eaux-fortes, préface de Ramon Alejandro

1980 :

Topiaire, suite de 12 eaux-fortes, préface de François Deck.

La Fille de Rappaccini, nouvelle de Nathaniel Hawthorne illustrée de 14 eaux-fortes

1982 : Cinq jardins, cinq sens, poèmes de Federico Garcia Lorca illustrés de 5 eaux-fortes, éditions Michèle Broutta

1985 : Fantaisies romaines, suite de 10 eaux-fortes, texte de Gilbert Erouart, éditions Michèle Broutta.

1988 : Les Quatre Éléments ou la Fête à Versailles, suite de 4 planches précédées d'un frontispice et de 4 mascarons

1999 : Cabanes de jardiniers, suite de 15 eaux-fortes avec un texte de Gilbert Lascault

2002 : Nymphées, suite de 23 eaux-fortes avec un texte de Gilbert Lascault

Sources

Catalogue raisonné de l'œuvre gravé de 1973 à 2002, édité par les galeries Michèle Broutta (Paris) et Richard Reed Armstrong (Chicago), 2002 ; préface de Laure Beaumont-Maillet, conservateur général et directrice du département des estampes à la Bibliothèque nationale de France

Curiculum vitae de l'artiste mis à jour en 2010, avec son autorisation

Liens externes

Présentation de l'artiste sur le site art11.com

Présentation de l'artiste sur le site de la Galleria del Leone

Présentation de l'artiste

Artwork English Presentation

Artwork English Presentation

Artist and artwork presentation

Présentation des œuvres

 

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HUET  (Jean-Baptiste Marie)

(Paris 1745-1811)

 

On doit distinguer plusieurs membres de cette famille de peintres :

Christophe Huet (?, décédé à Paris le 2 mai 1759, peintre d'animaux, de fleurs, de singeries et de chinoiseries, et graveur , élève d'Oudry), frère aîné de Nicolas I Huet  (1718- attesté jusqu'en 1788), lequel est père de Jean Baptiste Marie Huet (né à Paris le 15 octobre 1745, mort le 27 janvier 1811). Ce dernier est peintre animalier  et graveur.

Il est père de Nicolas II Huet  (1770-expose jusqu'en 1827 au Salon, peintre du Museum d'histoire naturelle et de la ménagerie de S.M. l'impératrice Joséphine, auteur de peintures sur parchemin pour le Museum et de deux suites d'animaux gravées à l'eau-forte), de François Huet-Villiers (1772-1813 peintre miniaturiste et portraitiste qui a publié aussi en 1806 à Londres chez Ackermann des séries de gravures d'arbres et de bétail) , de Jean–Baptiste Huet (1772- ?, amputé du bras droit à la bataille de Jemappes, grava au burin de la main gauche des dessins d'animaux de son père ).

Les gravures en manière de crayon et à l'eau forte que nous présentons sont de Jean Baptiste Huet (1745-1811)

Il fut élève du peintre animalier Ch. Dagomer, puis de J.B. Leprince, et conseillé en même temps par Boucher et par Lépicié. Agréé à l'Académie le 30 juillet 1768, il en est membre titulaire le 29 juillet 1769. Son morceau de réception est entré au Louvre: Famille d'oies attaquée par un chien. En 1772 il est peintre du roy quand il fait baptiser ses deux derniers fils. Au salon de 1769 il n'expose pas moins de 13 grandes toiles:  Renard dans un poulailler, Laitière, Oiseaux exotiques, etc. La note fraîche, naturelle naïve de Huet dans ses représentations d'animaux, opposée au caractère frisé des animaux de l'école de Boucher charma le public. … Comme interprète de la nature, en particulier des chevaux, ânes, chèvres, bovins, et aussi des fauves, qu'il avait l'occcasion d'étudier au Museum d'histoire naturelle,  Huet a ue place éminente dans l'art de son temps.  Il évite de placer ses animaux dans une posture intéressante, il se satisfait de la simple représentation de leur existence de bêtes, comme il a pu les observer quotidiennement durant ses séjours d'été à son domaine de Villiers sur Orge. Mais il enrichit volontiers la composition par des figures décoratives des bergers et des bergères dans le costume idéalisé alors à la mode. Les traits distinctifs de son art apparaissent encore, mieux que dans ses tableaux, dans ses nombreux  dessins souvent exécutés sur papier teinté et dans ses eaux-fortes vigoureuses, bien qu'un peu sèches.  Huet a lui-même reproduit à l'eau-forte la plupart de ses tableaux et dessins et les a réunis dans une œuvre remarquablement conçue pour l'enseignement : Œuvres de J.B.Huet Gravé à l'eau-forte par lui, d'après ses dessins et tableaux. Il a aussi fourni des cartons pour des toiles imprimées, qu'Oberkampf fabriqua à Jouy et pour des Gobelins tissés à la manufacture nationale de Beauvais. 

H.Volmer in Thieme –Becker , Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler

 

" La plupart des œuvres de Huet ont été reproduites par le graveur Demarteau et par Huet lui-même, à qui l'on doit de charmantes eaux-fortes. Cet artiste a laissé en outre des dessins, des aquarelles et des gouaches du plus grand mérite" 

 

 

 

KÜSEL(L) (Melchior)

(*Augsbourg 1626 -† vers 1683)

 

Elève de Math. Merian l'ancien à Francfort sur le Main, il épousa sa fille en 1649. Il revint à une date indéterminée dans sa ville natale. Il travaillait au moins depuis 1655 pour la cour de Munich (payements en 1655, 59, 62). Il résidait à Augsbourg peut-être dès 1655, mais assurément à partir de 1662. Des passages à Vienne et à Munich sont attestés par une lettre de M. Küsell à la cour de Munich. En 1666, il demanda a posteriori le consentement de sa ville à son mariage, alors que sa femme était sans doute déjà morte depuis assez longtemps, afin de pouvoir recouvrer sa citoyenneté augsbourgeoise perdue. En 1667 et en 1673, il se maria une seconde et une troisième fois. Il apparaît de 1667 à 1681 dans les rôles d'imposition augsbourgeois. Sa part dans les gravures de Merian n'est pas encore établie. Dans ses propres éditions, les gravures d'après le peintre strasbourgeois Wilhelm Baur prennent la plus grande place, en particulier celles de l'Iconographia d'après les miniatures dites impériales. Nombreuses aussi furent ses illustrations de livres. Sa technique est si proche de celle de son frère que la séparation de leurs oeuvres n'est possible que pour les pièces signées. Parfois le travail de sa fille Johanna Sibilla se mêle au sien.

Traduit de l'allemand d'A. Hämmerle in Thieme - Becker , Künstlerlexikon.

 

 

 

 

 

LE MEILLEUR (Georges)

(Rouen 1861-1945)

Pointes sèches, eaux-fortes, environ six cents, bois gravés, plus de mille deux cents, lithographies. Sa première gravure est une pointe sèche (épreuve unique datée de 1882. Son œuvre constitue un véritable hymne à la gloire des arbres et a en général pour thème  la campagne de toutes les régions françaises et en particulier de la Normandie.  On trouve aussi cependant de nombreuses vues de Paris. En 1937 ce graveur au solide métier , qui pourtant ne cessera de s'inspirer très librement des maîtres du passé , reçoit le grand prix de la gravure originale en noir de la Société nationale des Beaux arts de Paris, avec La Poulinière, eau-forte 1924.

 Tiré de Janine Bailly-Herzberg.

 

 

LEPÈRE (Auguste)

(1849-1918)

Graveur sur bois français, né à Paris, mort à Domme (Dordogne). Elève de Smeeton, il entre en 1875 au Magasin Pittoresque et au Monde Illustré . Il assouplit sa manière et aère sa facture en interprétant Morin et Vierge, puis ses propres dessins de paysage et d’actualité. Dès 1896, puis dans ses illustrations de Huysmans, il remet en honneur le bois de fil, recherchant la force et la simplicité des vieilles xylographies.

 

 

 

MARVY Louis Gervais

(1815-1850)

Il débuta comme peintre sur textiles à la Manufacture de toiles de Jouy-en-Josas, puis travailla comme dessinateur dans une maison de commerce parisienne. Il se consacra entièrement à l'art à partir de 1838, et apprit la gravure auprès d'Eugène Nyon. Pratiquant les techniques de l'eau-forte puis celle, tombée en déshérence, du vernis mou (qu'il réhabilita), il devint un aquafortiste renommé, ayant la réputation d'être un fin graveur et un coloriste raffiné2.

Le contenu de sa production atteste sa nette prédilection pour les sujets paysagistes. Il exposa régulièrement ses eaux-fortes au Salon de peinture de Paris de 1842 à 1848. Il publia les albums de paysages dessinés durant ses voyages. Il fut l'illustrateur de nombreux livres (notamment les Contes de Perrault) et dessina également pour les journaux, principalement L'Artiste et Le Magasin pittoresque.

Outre sa production personnelle, Marvy grava les œuvres de nombreux autres artistes. Ne s'en tenant pas au répertoire de ses contemporains (notamment les paysagistes Jules Dupré, Théodore Rousseau, Charles Le Roux, Diaz, Louis-Nicolas Cabat et Alexandre-Gabriel Decamps), il fut également un des premiers graveurs à reproduire en planches les tableaux des grands maîtres anciens (en particulier l'intégrale des œuvres de Rembrandt) pour les diffuser auprès du public.

Contraint à se réfugier à Londres lors des troubles de 1848, Marvy y fut accueilli et aidé par le romancier britannique Thackeray, dont il avait été le camarade d'atelier lorsque ce dernier avait entamé des études artistiques à Paris en 18323. Thackeray lui trouva de l'ouvrage au célèbre journal satirique Vanity Fair et l'introduisit auprès de Sir Thomas Baring, dont Marvy put ainsi graver la prestigieuse collection d'œuvres des grands maîtres paysagistes anglais. Thackeray rédigea d'ailleurs les notices explicatives du recueil réunissant ces reproductions, publié sous le titre de Sketches after English Landscape Painters (Londres, 1850).

Louis Marvy était un ami personnel d'Eugène Delacroix et de Paul Gavarni. Il fut le maître de Léo Drouyn et du graveur Adolphe Riffault. Disparu prématurément, il fut enterré au cimetière Montmartre.

Sources

Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, Paris, Librairie Renouard, 1885, tome 2, p. 44.

François-Xavier de Feller & continuateurs, Biographie universelle des hommes qui se sont fait un nom, Lyon-Paris, édition de 1867, tome 5, p. 696.

Article de Wikipedia, s.v. Marvy .

 

MERIAN Matthaeus

(Bâle 1593- Bad Schwalbach 1650)

Matthäus Merian est né le 22 septembre 1593 à Bâle, fils de Walther Merian. Après ses études au lycée, il apprit le dessin, la gravure sur cuivre et la gravure à l’eau-forte à Zurich auprès du graveur sur cuivre Friedrich Meyer. De 1610 à 1615, il étudia et travailla à Strasbourg (chez Dietrich Brentel), à Nancy et à Paris (chez Jacques Callot). En 1615, il réalisa à Bâle son grand plan de la ville de Bâle.

Après des séjours à Augsbourg et Stuttgart (Allemagne) ainsi qu’aux Pays Bas, Merian s’installa à Francfort-sur-le-Main et à Oppenheim (Allemagne), où il travailla pour l’éditeur et le graveur sur cuivre Johann Theodor de Bry. De Bry possédait un atelier de gravure à Oppenheim et une maison d’édition à Francfort qui préparait alors de grands ouvrages de voyages en extrême-orient. En 1617, il épousa la fille de son employeur, Maria Magdalena de Bry, s’installa en 1616 à Bâle, où il acquit le droit de corporation qui lui permit de devenir indépendant. Après la mort de son beau-père en 1623, il reprit la direction de sa maison d’édition à Francfort. Il acquit le droit de citoyen de Francfort en 1626 et put dès lors travailler comme éditeur indépendant. En 1627, il accepta comme apprenti Wenceslas Hollar, qui allait également devenir un célèbre graveur.

Après le décès de son épouse en 1645, Merian épousa Johanna Sibylla Heim en 1646. Sa première épouse lui donna deux filles et trois fils dont Matthäus Merian le Jeune et Caspar Merian qui travaillèrent tous les deux dans son atelier. Son deuxième mariage lui apporta une fille, Anna Maria Sibylla Merian, qui devint peintre de fleurs et d’insectes. Matthäus Merian mourut des suites d’une longue maladie le 19 juin 1650 à Bad Schwalbach près de Wiesbaden. Il repose au Peterskirchhof près de Francfort.

Son grand intérêt pour les questions de religion et l’énergie qu’il puisait dans son rapport personnel à Dieu sont moins connus que son activité d’éditeur. L’expérience personnelle et émotionnelle à travers l’esprit de Dieu l’intéressait plus que l’église, la Bible et les sacrements. En 1637, il écrivit : « Le simple mortel ne peut comprendre l’esprit de Dieu, il le considère comme une folie et une grande hérésie, et fût-il le plus grand savant, eût-il enseigné dans toutes les écoles du monde, connût-il par cœur tous les livres y compris la Bible que cela ne suffirait et ne servirait pas à son bonheur, le Saint Esprit lui-même ne pouvant atteindre le plus profond de l’âme. » C’est dans cet esprit que Merian conçut son blason et son sceau d’éditeur, dans lequel il inscrit la devise « Pietas contenta lucratur » avec, comme animal héraldique, une cigogne.

L'œuvre de Merian fut une source d'inspiration directe pour le Suecia Antiqua et Hodierna de Erik Dahlberg et pour divers travaux de Rembrandt1. Le magazine allemand de voyages "Merian" lui doit son nom.

Œuvre

Parmi son œuvre artistique, il est important de mentionner en particulier les travaux suivants :

Merian reprit et compléta également les dernières parties et éditions des Grands et Petits Voyages ou Collectiones peregrinationum in Indiam orientalem et Indiam occîdenlalem, entamés en 1590 par de Théodore de Bry, père de Jean Théodore de Bry.

Avec son maître Friedrich Brentel : 58 planches gravées en 1611, sur des dessins de Claude la Ruelle et Jean de la Hière portant témoignage de la magnificence des funérailles du Duc Charles III de Lorraine, qui eurent lieu à Nancy de mai à juillet 1608. Voir l'exemplaire de la Pompe funèbre conservé à l'INHA

avec son beau-père Jean Théodore de Bry, divers ouvrages ésotériques, alchimiques, rosicruciens : les 200 gravures de Utriusque cosmi historia de Robert Fludd (1616-1627), les 50 planches de Atala fugiens de Michael Maier (1618)

les plus de 250 petits formats de paysages de la région de Bâle (1620-1625) ;

les illustrations pour la Bible allemande traduite par Martin Luther (de 1545) ; les gravures sur cuivre réalisées personnellement par Merian furent insérées de manière continue dans le texte biblique ; c’est pourquoi on appelle cette Bible également Bible de Merian (1625-1630), imprimée chez Lazare Zetzner à Strasbourg ;

une Bible illustrée de 159 pages, Ancien et Nouveau Testaments, avec 78 gravures sur cuivre et des textes courts (versets), en latin, allemand et partiellement en français, (Francfort 1627) ;

le grand plan à vue d’oiseau de Francfort sur le Main en 4 plaques (1628, plusieurs tirages retravaillés jusqu’en 1771) ;

la Historische Chronik (Chronique historique) avec les textes de Johann Ludwig Gottfried (1629-1632) ;

l’œuvre en plusieurs volume Theatrum Europaeum (1629-1650, poursuivie par ses héritiers) sur la topographie européenne et les événements politiques et militaires pendant la Guerre de Trente Ans ;

la description de tous les royaumes de la terre sous le titre de Archontologica cosmica avec les textes de J. L. Gotfried (1638) ;

la Topographia Germaniae, son œuvre maîtresse (à partir de 1642), dont les textes ont été écrits par Martin Zeiler (1589-1661), géographe allemand. La Topographia Germaniae parut initialement, de 1642 à 1654, en 16 volumes. Après sa mort, son fils Matthäus Merian le Jeune reprit son œuvre et ajouta d’autres volumes jusqu’en 1688 avec la description d’autres lieux en Europe, en particulier la France, l’Italie et la Crête. L’œuvre complète comptait finalement 92 cartes et 1486 gravures sur cuivre avec 2142 vues de villes, bourgs, localités, châteaux, et cloîtres répartis sur 30 volumes. Elle comprend également de nombreux plans de ville et cartes ainsi qu’une mappemonde. La Topographia constituait ainsi la plus grande œuvre de publication de son temps. Les vues reproduites de façon très juste par Merian sont exemplaires au niveau de la perspective et elles constituent souvent les documents fiables les plus anciens sous forme de gravure sur cuivre et eaux-fortes des lieux en question ;

la Totentanz von Basel (Danse de la mort de Bâle) (1644).

Article de Wikipedia, s.v. Merian Matthaeus.

 

PERELLE (Nicolas)

(Paris 1631 - 1695)

 

"Nicolas Perelle, l'aisné de ses enfants, étoit né à Paris, où son père s'étoit venu établir comme on l'a dit. Il apprit sous luy à dessiner et à graver le paysage, et il ne s'y rendit pas moins habile. Il imita mesme si parfaitement la manière de son père qu'il est bien difficile de distinguer les ouvrages qui appartiennent à l'un et à l'autre. Dans sa jeunesse, il avoit fréquenté l'école de Simon Vouet — Félibien le dit aussy, page 189, t. II— dans la veue d'embrasser la peinture, et l'on assure qu'il promettoit autant qu'aucun autre des célèbres élèves qui sont sortis de cette école. Vouet l'aimoit et le distinguoit, parce qu'il lui remarquoit d'excellentes dispositions, mais il ne put pas profiter entièrement de cette bonne volonté, Vouet étant mort peu de temps après. Outre des paysages de son invention, et des veues d'après les desseins de Sylvestre, il a encore gravé un tableau du Poussin qui représente Phaëton chez le soleil, quatre petits sujets de bachanales de son génie, dans le goût de Vouet, plusieurs profils de villes pour le chevalier Beaulieu, et plusieurs pièces pour le livre de l'Histoire de Charles Gustave, roy de Suède; ce sont, je pense, ses derniers ouvrages. Il se retira depuis à Orléans, d'où estoit sa femme, et il y est mort. Il a peint des tableaux d'histoire, des portraits et des paysages, mais en petit nombre; mais le travail lui coutoit; il s'y mettoit plustost par nécessité que par amour. Quoyque les petites figures qui se rencontrent dans ses compositions de paysages ne soient pas d'un grand goût, elles sont cependant touchées plus fermement que celles de son père et de son frère. Il dessinoit assez bien. C'est sur son dessein que Couvay a gravé le Miracle de saint Nicolas, dont le tableau de Vouet est dans l'église de Saint-Jacques de l'Hôpital, à Paris.

 Memoires pour la vie de Gabriel Pérelle de Vernon...de Nicolas Pérelle, de Paris, son fils aîsné..." in Abecedario de Pierre Jean Mariette, publié dans Archives de l'art français, vol 8, pp. 105 - 106.

 

 

PERELLE  (Adam)

(* Paris 1638 - † Paris 26 mars 1695)

 

"Adam Perelle étoit frère cadet du précédent; il nacquit la même année que le roy Louis XIV, c'est-à-dire en 1628 [sic]. Dès ses plus tendres années , il embrassa la même profession que son père; il étoit encore fort jeune. On prétend qu'il n'avoit guères pour lors que quatorze ans, qu'il étoit déjà occupé à graver pour le chevalier Beaulieu les profils en petit des villes conquises par les François sous le règne de Louis XIV. Il en recevoit un écu pour chaque planche, et l'on dit qu'il étoit si expéditif que, quoyqu'il ne négligeât rien pour les terminer, il en achevoit quelquefois une en un jour. Par là il est aisé de concevoir comment il a pu, quoyqu'occupé à montrer à dessiner, mettre au jour une aussi grande quantité de planches dont il n'y en a aucune qui ne soit fort terminée; et cependant, il donnoit encore une bonne partie de son temps au plaisir. Au lieu que son père se servoit du vernix dur, celuy-cy employoit le vernix mol et l'eau forte d'affineur; mais il n'etoit pas moins heureux à donner à propos l'eau-forte à ses planches, en sorte qu'il n'étoit presque jamais nécessaire d'y retoucher. A cela près, il suivoit exactement tout ce qu'il avoit veu pratiquer à son père, quoyque dans un moindre degré de perfection. Il étoit comme luy maniéré, et même encor davantage; tout ce qu'il gravoit, il le chargeoit également de travail; le ciel, les terrasses, les arbres, les fabriques, tout étoit ouvragé de même, et par là son paysage devenoit lourd, ses terrasses molles et indécises, ce qui étoit encore causé par la trop grande quantité de points qu'il y introduisoit. L'on peut aussy luy reprocher d'avoir presque toujours répété les mêmes dispositions de paysage, et de ne les avoir point variés. C'étoit faute d'étude et pour s'être trop abandonné à la pratique. Cela se remarque même jusque dans les veues qu'il a dessiné d'après nature; il ne pouvoit s'assujétir à les rendre fidèlement, témoin tout ce qu'il a fait en ce genre pour le sieur Langlois. Il en prenoit le plus souvent une légère idée, et de retour chez luy, il les finissoit de mémoire, et par malheur sa mémoire le servoit fort mal. La sorte d'habitude qu'il avoit contractée de jeunesse à travailler de pratique, ne luy pouvoit permettre de se captiver à imiter ce qu'il voyoit et jamais personne ne fut moins propre à rendre les ouvrages des autres. Remarque-t-on quelque étincelle du goût de Callot dans la suite de paysages qu'il a gravé sur ses desseins ? Il avoit plusieurs écoliers de distinction à qui il apprenoit à dessiner; le grand prince de Condé luy fit même l'honneur de le choisir pour maistre de dessein du duc de Bourbon, son fils, et ce fut pour l'usage de ce prince qu'il fit les trois livres de leçons de paysages qu'il a gravé. Il étoit pour lors extrêmement décheu. Plus il avançoit en âge, plus sa main s'appesantissoit, et son génie, devenant aussy plus lourd, à cause des excès qu'il faisoit dans le vin, et qui luy avoient presqu'entièrement ôté le sentiment. On s'en apperçoit aisément dans ses derniers ouvrages, qui ne sont presque pas supportables. Il n'avoit jamais sçu mettre une figure d'ensemble, et sur la fin de sa vie, il s'avisa d'en vouloir introduire d'assez grandes dans ses paysages, qui sont extrêmement mauvaises. Il mourut vers le commencement de ce siècle, ayant fait deux élèves : Moyse Jean Baptiste Fouard de Paris, né en 1653...C'est à luy que je dois tous les mémoires que j'ay rassemblés touchant la vie des Pérelles.

in Mémoires pour la vie de Gabriel Pérelle de Vernon...de Nicolas Pérelle, de Paris, son fils aîné,...et de Adam Pérelle, aussy de Paris, son fils puisné, né en 1638, mort à Paris le 26 mars 1695" in Abecedario de Pierre Jean Mariette, publié dans Archives de l'art français , vol. 8, pp. 106 - 107.

 

 

TEYSSONNIÈRES  (Pierre)

Albi  6 juin 1934-

Peintre et graveur , né à Albi (Tarn) le 6 juin 1834. Elève de son père et de MM. Maxime Lalanne et Léo Drouyn pendant le long séjour qu'il fit à Bordeaux ; a exposé au salon de Bx depuis 1866  et à celui de Paris depuis 1868, y a obtenu une 3e médaille, en 1878 ; a été aussi médaillé aux expositions internationales de Londres, Amsterdam, et Barcelone, 1ere médaille. Officier d'Académie le 13 juillet 1888 et décoré de plusieurs ordres étrangers. Ses œuvres sont très recherchées en Amérique surtout. Parmi ses très nombreuses productions, citons les œuvres ci-après qui ont figuré au salon de Paris : Le pont de Bx, eau-forte, 1868, Les bords de la Garonne à Lormont, Les oubliés de la Bastille, Forêt de l'île de Cuba, eaux-fortes, 1869 ; La rue Quintin à Bordeaux en 1865 peinture, 1869 ; Le donjon de Libourne (Gir.) et Les buveurs, peintures, 1870, N-D d'Arcachon, Dans les Landes (Gir.), peintures, 1870 ; La digue de la Garonne à Saint-Macaire et La plage d'Andernos, peintures, 1872. Vainqueur ou vaincu, eau-forte, 1873 ;La mort du duc d'Enghien, Le pape Formose et Saint Ambroise instruisant Honorius enfant d'après J. P. Laurens, 1874 ; Le chemin de Robin à St Macaire, peinture, et Le ravin de la Castillane, fusain, 1875 ; Le quai de la monnaie à Bx, aquarelle ; Les environs de St Pierre de Langon, peinture, 1876 ; Don Juan, Les Fourberies de Scapin et autres planches, d'après E. Bayard, pour le Molière de M. H. Bordes, 1877. Eliezer et Rebecca, d'après Tiepolo, mention hon. 1877 ; Chasse au faucon, d'après Fromentin, gravure reçue à l'exposition universelle de 1878; Le château Brown-Cantenac, eau-forte, 1879 ; La Magdelaine et décor de marionnettes, d'après de Beaulieu, 1880 ; La buttte des Clines, (Eure), peinture,1881; La brèche de Sahorre, peinture appartenant à M. de Lalande, 1882 ; Portrait de Pierre Corneille, d'après le portrait original de Lebrun, gravure, 1882, Travail et débauche, Fileuse et Tricoteuse, fac-similés de dessins d'après Millet; L'alcool d'après de Beaulieu ; Un apprenti, d'après  S. Durand, eaux-fortes; 1833 (sic); Le cap de Grouin, peinture, Samson terrassant les Philistins, d'après Decamp ; Paysages d'après Rousseau, Corot, etc. eaux-fortes, 1884; Portrait de Molière d'après une peinture du temps ; dessins de Leloir pour Jacques le fataliste, eaux-fortes, 1885; Deux filles de la mer, d'après Delobbe ; Portrait de l'abbé Michon et de Varinard, eaux-fortes, 1886 ; Rivière de Cady, fusain, et Marie Stuart, eau-forte, 1887; Rentrée à la ferme, d'après Vernier, et Le Duel, d'après de Beaulieu, eaux-fortes, 1888; Retour de pêche d'après Feyen-Perrin,1889. L'exposition universelle de 1889 contient de cet artiste : Travail et débauche, d'après Millet, L'alcool d'après de Beaulieu. On lui doit le joli portrait  d'après Lagrange-Chancel, placé en tête de ses Poésies inédites, publiées en 1878par M. J. Delpit.

 (Féret 1889).

 

P. Teyssonnières a habité 3 rue Duffour-Dubergier à Bordeaux et 92 cours des fossés à Bordeaux, comme en font foi des cartes de visite gravées à l'eau-forte, de la collection J. C.

1. Une embarcation à voile et un débarcadère sur un fleuve bordé d'arbres, e-f ,57 x 83 mm aux limites du sujet sans t.c., avec adresse P. Teyssonnières Cours des fossés 92 Bordeaux

2. Un voilier à sec sur un banc de sable, devant un horizon marin et quatre barques, même adresse, e-f, 47 x 95 mm au t.c.

3. Un voilier amarré à un débarcadère terminé par une grue, devant un fleuve avec deux bouées, et deux peupliers à droite. E-f, 58 x 111 mm au t.c. avec l'adresse P. Teyssonnières 3 rue Duffour-Dubergier Bordeaux.

4. Un chemin de halage au bord d'un vignoble, avec un voilier, un bouquet d'arbres et une maison à droite. Même adresse que le précédent. E-f  59 x106 mm.

Il a publié chez Cadart.

 

 

 

VILLENEUVE (Louis Jules Frédéric)

(Paris 1796-1842)

Peintre de paysage et lithographe, Frédéric Villeneuve est l'élève de Regnault. Il entre à l'école des Beaux Arts en 1817, poursuit ses études en Suisse et en Italie, et travaille quelque temps à Milan. Il peint d'abord des paysages historiques dans le style de Salvator Rosa et figure au Salon de 1821 à 1841 où il obtient un grand prix en 1821 et une médaille de 2e classe en 1824 et en 1833. En tant que lithographe, Villeneuve publie une suite de vues chez Lasteyrie en 1819  et compte parmi les principaux dessinateurs de l'ouvrage du baron Taylor  et de Charles Nodier . Il prend part également à l'illustration du livre de Golbéry et Schweighaeuser , Antiquités de l'Alsace,1828, ainsi qu'à plusieurs recueils de paysages suisses et italiens.

in Paul Ahnne et M. C. Hamm, Visages romantiques de l'Alsace. Strasbourg, 1984.

 

WATERLOO (Anthonie)

(* Lille 1609 - †Utrecht 23 oct. 1690)

Né à Lille alors espagnole, où il fut baptisé le 6 mai 1609, fils d'un tailleur, mais cousin germain par sa mère, Madeleine Vaillant, de toute une famille de graveurs à l'eau-forte et à la manière noire, il fut confirmé à l'église wallonne d'Amsterdam le 26 mars 1630. Sans doute sa famille avait-elle fui la guerre entre Flamands et Espagnols de 1621. Il se maria le 13 mai 1640 à Zevenbergen avec Catharina Stevens van der Dorp Hoomis, veuve avec deux enfants. Le contrat nous apprend qu'il apporte tous ses dessins et gravures et un avenant, que sa femme est marchande de tableaux. Ils eurent six enfants baptisés entre 1641 et 1651. Waterloo mourut après sa femme le 23 octobre 1690 à l'âge de 81 ans à l'hôpital St Job d'Utrecht. Un mythe veut qu'il soit mort pauvre. Au contraire Houbraken, son biographe, parle de sa prospérité. Son frère et sa soeur, qui lui ont survécu, étaient apparemment aisés et vivaient à des adresses prestigieuses à Amsterdam. Une lettre écrite d'Amsterdam le 17 septembre 1652 par J. C. Danneaux, apparemment courtier en tableaux, à un prince suédois suggère que Waterloo était marchand de tableaux autres que les siens. Michel de Marolles le cite avec éloge en tête des artistes hollandais dans une critique en vers de 1657, donc du vivant de Waterloo. Celui-ci a voyagé souvent entre Amsterdam et Utrecht, observant dans la campagne les arbres qu'il aimait, tout en gardant son domicile à Amsterdam. Mais il a été plus loin. Dans la Kunsthalle de Hambourg par exemple, il y a des dessins signés de sa main qui portent des noms de villages près de Hambourg. Ses paysages rocheux semblent pris, selon Straeter, aux bords de la Meuse entre Liège et Dinant. On a supposé qu'il a été jusqu'à Dantzig. Quelques-unes de ses gravures ont l'air italien, mais il n'est pas évident qu'il ait fait le voyage d' Italie: il a bien pu se servir de dessins rapportés par des artistes contemporains comme Jan Both ou Cornelis Saftleven. "Pour Waterloo, les figures humaines sont en réalité comme un accessoire servant à accentuer le sentiment du paysage et en général sans autre but que de respecter une convention. Il est purement et simplement graveur de paysages." (William Bradley) Il travaillait à l'eau-forte, ce qui permettait le travail original, à main levée. Les gravures de Waterloo furent spécialement appréciées durant la vogue du pittoresque chez les Anglais de la seconde partie du XVIIlème siècle. Elles étaient pour maint artiste anglais le modèle de ce qu'un vrai paysage se devait d'être.

Traduit de l'anglais de The Illustrated Bartsch.

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16 mars 2015

Assemblée générale portant sur l'exercice 2014

 

 

 

 

Invitation à l’Assemblée Générale

 

Portant sur l’exercice 2014

 

 

Le lundi 30  mars  2015 à 17 heures 30

A la bibliothèque de Bordeaux - Mériadeck

 Petite salle jaune du rez de chaussée, à gauche de l’entrée.

 

 

Ordre du jour

 

1. Rapport moral du président.

2. Rapport financier

3. Questions diverses : expositions 2015, conférences, édition. 

 

 

————————————————————————————————————————

Procuration à adresser en cas d’empêchement à l’Estampe d’Aquitaine,

A la Bibliothèque de Bordeaux 85 cours du Maréchal Juin 33075 Bordeaux cedex

 

Je soussigné…………………………………donne pouvoir à ………………………………………                       

…………………………………………………………………………………………………………

 

de me représenter et de voter en mon nom à l’AG du lundi 30  mars 2015 à 17 heures 30

 

Date                                                                                    Signature

 

 

Je joins ma cotisation pour l’année civile 2015 à l’ordre de l’Estampe d’Aquitaine 

— 15€ depuis l’AG de 2010 pour les personnes physiques,

— 50 € pour les personnes morales, associations, administrations, fondations

— 100 € pour les membres bienfaiteurs. 

 

Association déclarée à la Préfecture de Gironde N° 14862 le 21 février 1985, J.O du 13 mars 1985

Siège social à la Bibliothèque de Bordeaux, 85 cours du Maréchal Juin, 33075 Bordeaux Cedex

Tél. du président : 05.56.84.96.49                          e-mail : estampedaquitaine@orange.fr

Blog : www.estampeaquitaine.canalblog.com

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04 janvier 2015

Exposition 100 ans de bonheur, cartes de vœux gravées

 

L'Estampe d'Aquitaine a présenté du 25 novembre au 9 décembre 2014 une exposition de 100 cartes de vœux gravées dans le hall central du batiment administratif de l'université Bordeaux-Montaigne avec le concours du Service culturel de cette université.

 

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100 ans de bonheur, cartes de vœux gravées

 

 

Qu'est-ce qu'un vœu ? avant d'être une formule vide, de ces phrases à valeur phatique qui ne marquent que l'existence d'un lien social entre les interlocuteurs, le vœu est une offrande conditionnelle à un dieu, une promesse contractuelle à exécuter dans l'avenir en échange d'une faveur d'en haut.

Le vœu se dit euchè en grec, et vouer euchomai, mais ces mots avaient aussi le sens plus général respectivement de prière ou de prier. Il y a plusieurs exemples de vœu dans l’Iliade (VI, 240 sq) et dans l’Odyssée (XI, 29sq, XIII, 355 sq…). L’homme n’est lié par sa promesse que si la divinité lui accorde ce qu’il désire. Les Grecs se tenaient pour dégagés de leur promesse si la divinité ne leur accordait pas ce qu’ils demandaient. Il y avait  en Grèce des vœux faits par des particuliers et des vœux publics faits par le héraut au nom du peuple. On promettait au dieu un temple, un autel, une hécatombe, un sacrifice, une procession. Pour tenir la promesse trop coûteuse, des esprits subtils offraient un bas-relief de bronze représentant la procession ou le sacrifice.

Dans la Rome antique, le vœu se dit votum, dérivé du verbe voveo. Les particuliers faisaient des vœux, mais aussi les magistrats et l’Etat. Des généraux promettaient des sacrifices d'animaux, la construction d'un temple, l'offrande d'une statue ou d'une inscription commémorative, des jeux publics.

 

Le Romain qui avait fait un vœu était soumis  cette obligation, reus voti, jusqu’à ce que la divinité l’ait rendu compos voti, en possession de ce qu’il demandait. Condamné  s’acquitter de sa dette, damnatus voti, le romain est soumis à la loi De voto recueillie dans le Digeste , titre 12 du livre L , le vœu n’engage pas les enfants ou les esclaves de celui qui l’a fait, mais s’il a promis la dîme de ses biens, et qu’il meure avant d’avoir tenu sa promesse, l’héritier est tenu de s’acquitter du vœu contracté.

Il y avait à Rome des vœux exceptionnels et des vœux périodiques, vota annua. A partir de l’année 30 avant J.C., le Sénat romain émettait des vœux pour le salut de l'empereur, le 3ème jour avant les nones de janvier, jour où les magistrats et les collèges de prêtres, dans tout l’Empire, faisaient des vœux solennels pour l’empereur (votorum nuncupatio) comme l’atteste Martial :

Quantus, io, Latias mundi conuentus ad aras

Suscipit et soluit pro duce uota suo !

Non sunt hæc hominum, Germanice, gaudia tantum ,

Sed faciunt ipsi nunc, puto, sacra dei.

[Comme, ô joie, l’univers s’assemble au pied des autels latins pour y former  des vœux en faveur de son chef suprême ! Mais ce bonheur , ô Germanique, n’est pas uniquement réservé aux hommes : les dieux eux-mêmes, j’en suis bien sûr, offrent aussi en ce jour des sacrifices pour toi[i].]

On a conservé la formule de ces vœux pour l’empereur :

« Jupiter très bon et très grand, si l’empereur, l’impératrice et leur maison vivent et sont sains et saufs le troisième jour avant les prochaines nones de janvier, si tu les préserves des dangers qui peuvent les menacer jusqu’à cette date, si tu leur procures les succès que nous désirons, si tu les maintiens dans leur situation actuelle ou si tu améliores encore cette situation, alors, si tu fais tout cela, au nom du collège des frères arvales, je fais vœu de te sacrifier deux bœufs dorés[ii]. »

On a allongé à cinq ans puis à dix ans la durée du vœu pour la maison impériale. Les monnaies mentionnent les vota decennalia à partir d’Antonin le pieux. Les magistrats qui formulaient des vœux en faveur de l’Etat engageaient non leur personne, mais l’Etat, qui veillait à leur accomplissement. La cérémonie des vœux du 3 janvier donnait lieu à une distribution de monnaie, sparsio.

Cette cérémonie remonte donc aux débuts de l’empire, mais les vœux quinquennaux figurent sur les revers des monnaies romaines à partir d’Antonin. Il est clair que les vœux sont une occasion de frapper monnaie et de distribuer un supplément de rémunération à l’armée.

Les empereurs Constantin (307-337), Constans I (337-350) , Constantius II (337-361) ont émis des  monnaies (RIC 119, RIC VIII, 135, RIC VIII, 179 par exemple) où la Victoire écrit sur bouclier que lui tend un génie que le sénat a fait tant de fois des vœux pour eux. Après 397, le motif iconographique des vœux se limite à la monnaie d’argent de l’empire d’Orient. Les vœux, devenus un motif stylisé et figé, ne sont pas un outil de datation des pièces. Le motif reparaît encore un siècle plus tard dans des monnaies de Marcianus (RIC X, 514) sous une forme abrégée où il n'est plus compris : la Victoire écrit des chiffres sans signification. Les légendes figées avec des nombres de XXXV ou de XXX, reparaissent sous les empereurs Zénon, Théodose II, Justinien, Léon I ou Justin I sous des formes de plus en plus barbares[iii].

Les vœux de nouvel an sont évidemment sujets aux variations que connaît le nouvel an. L’année commençait avant Jules César au mois de mars, et le nom d’avril aprilis contient le radical du verbe ouvrir, aperire. César transfère au premier janvier le début de l’année. Par la suite, on a commencé l’année à Noël, à Pâques ou à l’Annonciation, ce qui complique la chronologie de l’époque médiévale.

 

Les vœux ont été officiellement abolis par la Révolution française en 1791 à  l’initiative d’Emmanuel de Pastoret (1755-1840), député de Paris, à l'Assemblée législative. Le 31 décembre, le département de Paris ayant demandé à être admis le lendemain à l'Assemblée pour lui présenter ses hommages, Pastoret s'éleva contre un cérémonial « indigne d'hommes vrais », et fit voter qu'on ne recevrait plus, à l'avenir, aucune félicitation au jour de l'an. Il demanda l'abolition de l'adresse à la couronne au renouvellement de l'année, la suppression des désignations purement honorifiques, vota pour la suppression de l'Université de Paris et fit un long discours pour proposer d'élever une « statue de la Liberté » sur les ruines de la Bastille[i]. Mais les usages ont la vie dure et survivent aux révolutions.



[i] In Wikipedia, s.v. Pastoret.

Les cérémonies de notre cinquième République laïque où les corps constitués, le Sénat, l’Assemblée, le Conseil d’Etat, le corps diplomatique viennent présenter leurs vœux au président sont l’héritage de ces dociles soumissions du Sénat romain aux potentats militaires du jour. Ce ne sont plus que paroles en l’air puisqu’il n’y a plus de sacrifices, ni de dieu dans le ciel à qui les adresser. Il reste de ces usages des formes vides que l’on a codifiées dans les Guides des Convenances tel celui de Liselotte, paru en 1931 à la Bibliothèque du Petit Echo de la Mode , on y lit p. 364 : «  Il est pour le premier janvier des visites faites en corps à un chef hiérarchique, celles-là sont obligatoires, il en est d’autres aussi, que nous tenons à rendre, sans y être forcés en aucune sorte, à ceux que nous aimons, à des parents âgés, des amis chers, pour leur dire dès l’aube de la nouvelle année, nos vœux très tendres. Les visites au premier janvier sont parfois remplacées par un dépôt de cartes cornées que le visiteur remet lui-même chez le concierge de la maison. Cet usage de la carte tend actuellement à remplacer celui de la visite traditionnelle. … Mais les visites ne sont pas les seuls devoirs auxquels nous convie la célébration de cette date importante. Elle donne lieu aussi à un échange de correspondance, de cartes-souvenirs. … »

La relation contractuelle aux puissances invisibles qu’est le vœu n'a pas cessé avec l’apparition du christianisme. Les sanctuaires chrétiens sont encore aujourd'hui tapissés d'ex-voto en marbre ou en d'autres matières qui remercient pour la faveur accordée et quelquefois représentent le membre guéri, l'accident évité, l'enfant obtenu, le salut dans la tempête…

Les vœux prononcés verbalement au nouvel an sont un usage qui remonte aux rites romains des Saturnales. Cette fête de Saturne qui durait du 17 au 23 décembre commençait par un sacrifice graeco ritu, l'officiant ayant la tête découverte. Puis la foule se répandait dans les rues en criant Io saturnalia, Bona Saturnalia, dont nos vœux de bonne année continuent la tradition. Durant ces jours de réjouissance, on échangeait des cadeaux, ce qui se poursuit actuellement à Noël, l'anniversaire de Jésus ayant remplacé celui du dieu des moissons.

La carte de vœux est issue de l’envie de transmettre au loin aux absents les vœux du nouvel an. Dans l’Antiquité romaine tardive, on les envoyait sous la forme de diptyques : « paire de panneaux reliés, généralement en ivoire, en bois ou en métal, ornés d'un riche décor sculpté, qui pouvaient faire office de tablette à écrire : il s'agissait, à Byzance, d'un objet commémoratif de luxe, commandé par le consul ordinaire et distribué pour marquer son entrée en charge et récompenser les notables qui avaient soutenu sa candidature[iv]. »

La première carte de vœux gravée et imprimée sur papier que l'on ait conservée (au cabinet des estampes du Herzog Anton-Ulrich-Museum de Braunschweig en Allemagne) est une gravure sur cuivre (Lehrs N° 50) du maître E.S., maître rhénan anonyme actif au milieu du XVe siècle. Elle présente, dans le cœur d'une fleur analogue à celle que l'on trouvait dans les jeux de cartes, l'enfant Jésus nu sous une cape entr'ouverte, debout devant la croix, bénissant de la main droite et tenant de la gauche un phylactère portant en allemand le souhait ein guot selig jor [une bonne et heureuse année]. Il existe une copie xylographique de cette gravure sur cuivre dans la collection Edmond de Rothschild conservée au Louvre, (inv 31 L.R.) ainsi qu'une copie en taille douce par Israhel van Meckenem (Hollstein, XXIV n° 155).

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Le caractère religieux de ces souhaits est encore plus visible dans une autre gravure (Lehrs 51) du même maître, d'une composition voisine, datée de 1467 et signée de son monogramme. L'enfant Jésus nu y est aussi debout sur le cœur d'une fleur, mais à l'intérieur d'un cœur humain entr'ouvert, il tient de sa main gauche un phylactère proclamant : wer ihs in sinem herzen tret, dem ist alle zit die ewig froed beraeit [à celui qui porte Jésus dans son cœur le bonheur éternel est assuré en tout temps]. La fleur du centre est entourée de quatre autres sur lesquelles des  anges-enfants nus tiennent les instruments de la passion : la colonne du palais de Pilate, les verges et le fouet, la couronne d'épines et les trois clous de la croix, la lance qui perça le côté de Jésus mort.

 

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La carte de vœux contemporaine succède aux cartes-souvenirs évoquées plus haut. Ses caractères sont :

—Le petit format : il s’agit d’entrer dans une enveloppe transportée par la poste.

 —La présence d’une image, au contraire de la carte de visite, purement typographique.

—La place  pour un texte manuscrit personnel.

Les formes de la carte de vœux sont soit la page simple, avec un recto et un verso, soit le diptyque qui s’ouvre comme les tablettes de cire des Romains antiques et succède aux diptyques consulaires en ivoire dont quelques exemplaires sont conservés dans les musées, soit le triptyque qui s’ouvre comme un rétable.

Le développement le plus récent avant l’avènement d’internet a été l’art postal, le mail art, représenté ici par les envois de Dominique Sosolic : la carte ne se cache plus, elle ne sépare plus l’image de son enveloppe, elle sert d’enveloppe à un message qui reste confidentiel à l’intérieur, mais elle affiche la partie iconique du message et joue sur les formes permises, mais rarement employées dans les messages courants : contour polygonal, pliage inattendu, sceau et cordons à l’ancienne.

Telles sont les formes lentement dérivées de la source antique. Vidées de tout sens religieux, elles gagnent d’autres fonctions, celle d’exemple du style et de la thématique d’un artiste. Espérons qu’elles survivront à l’apparition de la carte de vœux informatique et à la disparition de la correspondance privée dans un monde branché en permanence sur le flux instantané des nouvelles.

L'exposition comporte des cartes de vœux de George Ball, de Louis René Berge, de Jean François Balzen, de Camille Berg, de Jean-Marcel Bertrand, d'Anne Brasse, de Pierrette Burtin-Serraille, de Jean-Michel Charpentier, de Roger Cochard, de Josette Coras, de Jean-Pierre David, de Michel Desportes, de Dul, alias Daniel Beugniot, d'Erwin Heyn, de Francis Hungler, d'Osvaldo Jalil, de Simone et Henri Jean, de Rémy et Michèle Joffrion, de Philippe Labèque, de Valentina La Rocca, de Jean Lodge, de Jacques Muron, d'Hélène Nué, de Teizo Ogaki, de Claude Pitot, d'Eric Robert-Aymé, d'Anteo Scordamaglia, de Dominique Sosolic, de Joseph Strub, de Roland Seneca, de Gérard Trignac , de François Verdier, de Christiane Vielle. Ces 35 artistes ont donné par ces gravures rituellement envoyées à leurs pairs et à leurs amis un reflet de leurs productions les plus récentes et de l'évolution de leur art. L'amateur y trouvera des exemples de toutes les techniques actuelles de la gravure : bois de fil et bois debout, linogravure, estampage à sec, impressions monochromes et polychromes, burin sur cuivre et sur plexiglas, eau-forte, pointe-sèche, roulette, aquatinte, manière noire et photographie et l'on pourra y trouver l'inspiration pour les vœux de l'année à venir.

Michel Wiedemann

Président de l’Estampe d’Aquitaine

 

 



[i] Martial, Epigrammes, tome II , 1ère partie, livres VIII-XII) Texte établi et traduit par H. J. Izaac , Deuxième édition, Paris, Les Belles lettres, 1961 , p. 4, épigramme IV.

 

[ii]  Dictionnaire des antiquités grecques et romaines… , Ch. Daremberg et Edmond Saglio, Paris, Hachette , 1919, tome 5, s. v. votum.

 

[iii] J. P. C. Kent, The Roman imperial coinage, The divided Empire and the Fall of the Western Parts AD 395-491, vol. X. London, Spink and son Ltd, 1994, p. 58-59.

 

[iv] In Wikipedia, s.v. diptyque .

 

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Henri (†) et Simone Jean graveurs associés

Il y a bientôt vingt-cinq ans, Henri et Simone Jean sont venus le 21 mars 1989 présenter leurs travaux communs à l'Estampe d'Aquitaine. Henri, né en 1943,  est mort soudainement en novembre 2009. Simone habite toujours la Cheminée Bleue, à côté de l'atelier désormais silencieux.  Prolongeant l'hommage que leur a rendu le musée de Niort par la rétrospective de 2012, nous voudrions évoquer la carrière de ce couple singulier par le curriculum artistique ci-dessous , par  le dossier d'images que vous trouverez à gauche et les deux poèmes que vous lirez à la suite de cet article.

On peut joindre Simone Jean 

La Chaume 79800 La Couarde (PAYS MELLOIS) FRANCE

émail: jean.s.h@wanadoo.fr

site:http://perso.wanadoo.fr/shjean

 

 

GRAVURE - PEINTURE - PAPIER / MATIERE

Livres d'artistes.

Formation littéraire. Autodidacte en Arts Plastiques. Recherches sur de nouvelles techniques et supports appliqués à la gravure. Techniques multiples et techniques mixtes.

 

HENRI:». Vit  en Charente  jusqu’en 1963 et participe à un groupe qui réunit Peintres et Poètes autour de la revue « Promesse »  Peinture de facture abstraite, de matière lyrique pour dire l’eau, l’herbe, le feu de la terre d’Ouest. Gravures sur bois.

1967/68- Henri «  je voyage au Chili. Travail avec des plasticiens dans le sud du pays (Osorno). J’y rencontre Simone qui devient ma compagne. Elle m’apporte  les couleurs. Voyages dans  la petite cordillère le long du Pacifique et dans le désert du  Nord. .Contacts avec l’imagerie indienne et l’art populaire ».

1967- première exposition avec l'Unité d'Arts Plastiques de l'Université d'Osorno (CHILI) . Gravures sur bois.

De 1969 à 1979, Henri expose en région parisienne, où il réside.

HENRI et SIMONE: de 1979 à 1980, ils vivent dans le Sud-ouest, à Bordeaux puis dans les Deux-Sèvres où ils choisissent de s'installer définitivement, expositions dans des galeries, Musées, centres culturels etc... en France et à l'étranger.

1980 - Simone rentre pleinement dans l'aventure plastique. Ils travaillent  ensemble et signent conjointement quand l'oeuvre est commune.

1983/84 Construction et création de l'ATELIER .

1991 - création de - « La CHEMINEE BLEUE » Atelier Simone et Henri JEAN-, lieu de création, de diffusion, de formation.

Participation de la Cheminée Bleue  à des foires internationales : Fiac édition SAGA Paris, ART EXPO NEW YORK,    ESTAMPA Madrid.

Expositions  personnelles  de  1986-2010

 

2012         Retrospective Musée B D’Agesci ? C.G. et Médiathèque NIORT

2010               La Bergerie Mouthiers de Ahun

“ RV avec Henri ” peintures, lavis , pastels Cheminée Bleue

2009               Gravure à quatre mains Le moulin du Got St Leonard de Noblat

2008          Villages d’artistes RABLAY S/LE LAYON

                   Galerie ART IMAGES Angoulême

                   Galerie ART IMAGE Limoges

                   Galerie Espace KOBE JAPON

                   Fine Art Nantes

2007                    “ Lavis et gravures ” Cheminée Bleue

Galerie Bay Kobe /Japon

Galerie Fine ArtKunst Klubben Oslo Norvège
2006           Estampa 2006 Palacio de Cristal Madrid

Musée de Bressuire

Galerie Espace -Kobe/ Japon

Galerie Libéral Art ”- Hiroshima /Japon
2005           Estampa 2005 Palacio de Cristal Madrid /Espagne

Galerie Michèle Guerin Limetz

“ Chemins faisant ”Commanderie St Marc La Lande

Galerie Bay Kobe /Japon

 Galerie Espace KOBE /Japon

2004         ESTAMPA 2004 Palacio de Cristal Madrid/Espagne

“ 20 ans d'atelier ” La cheminée Bleue
2003            Galerie de l'Université Catholique   Santiago/Chili

ESTAMPA 2003 Madrid /Espagne

            “Graver à quatre mains ” La Maline- Ile de Ré
2002                  ESTAMPA 2002 Madrid /Espagne

*Galeria Vertice Guadalajara/Mexique

*Galerie Espace Kobe / Japon

*“Le jardin lunatique ”L'Orangerie La Mothe St Héray

*Galerie Chevrelleau -Pouzauges

*Galerie Squ'art, “ Domaine de l'oie rouge ” les Rosiers s/loire
2001                *ESTAMPA 2001 Madrid/Espagne

* Galerie Espace Kobe   Kobe/ Japon

*Galerie Etude Tokyo /Japon

*Galéria Jésus Gallardo Léon /Mexique

 *“ Archéologie Mentale ” Archives départementales/ Périgueux

 *“ l'Exception ” Poitiers

*Instituto Cul rural de Aguascalientes/Mexique

*Museo de la Ciudad de Torréon /Mexique

*Hyogo Préfecture Health Promotion

2000         *“Estam-page ” Paris

*Musée des Tumulus de Bougon “ Archéologie Mentale ”

*Museo de la Ciudad de LEON /Mexique

*Galerie Etude Tokyo/ Japon

1999         *Monsieur Collection, Hiroshima /Japon

*Casa de la Cultura de Irapuato /Mexique

*Casa de la Cultura de San Luis de la Paz/Mexique

*Galerie Squ'art Orléans

*Museo de la Ciudad de Léon /Mexique

*ESTAMPA 99 Madrid/ Espagne

*Musée Diego de Rivera Guanajuato /Mexique

*Galeria Vertice Guadalajara/ Mexique

*Galerie ETUDE Tokyo /Japon

*Galerie “ Espace Kobe Kitamachi ”Kobe/Japon

*Galerie Espace d'Art AOIKI FUJI/Japon

*Galerie Blanc Jour /Japon

*Monsieur Collection Granvia , Hiroshima/JAPON

*Kobe International Hall KOBE /JAPON 1998  

*Musée Diego de Rivera Guanajuato /Mexique

*Galerie Ducastel Avignon

*ESTAMPA 98 Madrid Espagne

*Galeria Vertice Guadalajara / Mexique

*“ Monsieur Collection ” Hiroshima / Japon

*Galerie “ Monsieur Staff ” Okayama / Japon

*Gallery Urban Hiroshima / Japon

Fiac Edition SAGA 98 Paris

* ”Atelier de Maria ” Cognac 1997        

*Singulier Pluriel Melle

*ESTAMPA 97 Madrid/Espagne

*Chateau de Bressuire

*Gallery Urban Hiroshima /Japon

*Galerie Etude Tokyo /Japon

*Oeuvres récentes   La cheminée Bleue

*Ruralies Poitou Charentes

*Gallery Urban Hiroshima Mars 97/Japon 1996       

 *Gallery Urban Hiroshima Dec 96/Japon

*Galerie Michèle GUERLN Limetz

*ESTAMPA 96 Madrid/Espagne

*Gallery Urban Hiroshima Juil 96 /Japon

*REG'ARTS/Les Océanes Pornichet

*Galerie Etude Tokyo /Japon

*ART VIVANT La Roche s/Yon

*SAGA 96 Fiac Edition (one man Show)

*Guilde Graphique Montréal /CANADA
1995            *Galerie Espace Ecureuil NIORT

*Galeria PRAXIS Santiago/CHILI

*Galerie ETUDE Tokyo/JAPON

*Guilde Graphique Montréal QUEBEC

*"Au Printemps" Tokyo / JAPON

*ARTEXPO New York USA

*SAGA 95 Fiac Edition (one man show)

*Galerie Squ'art Orléans

*Matsubaya NAGANO/ JAPON
1994                  *Galerie Etude TOKYO/JAPON

*SAGA 94 Fiac Edition (one man show   Paris

*Galerie Mochizuki OSAKA/JAPON

*Galerie Shynzyù OSAKA/JAPON

*Galerie REWDEX KYOTO /JAPON

*Temple de Pamproux
1993           *S AGA 93 Fiac Edition Grand Palais PARIS.

*"Hof ten Doeyer ", Graphie Art BELGIQUE
1992            *Caisse régionale Crédit Agricole 2 Sèvres Niort

*SAGA 92 Fiac Edition Grand Palais -Paris

*Chateau d 'Issigeac Dordogne
1991                  * S AGA 91 Fiac Edition Grand Palais- Paris

*"Art Espace Contemporain" -Bordeaux 1990 

                    *SAGA 90 Fiac Edition ,Grand Palais -Paris

*Temple de Pamproux

*"Bestiaire Magique"   Musées de Niort
1989            *Oeuvres récentes ATELIER

*"Du Bleu pour le Plaisir"- St Georges de Rex

*Galerie Graffiti - Montmorillon

* Couvent des Récollets -Cognac

*Espace Pierre Mendès France -Poitiers Unicef
1988            *"Hotel Chaurais" -Saint Maixent

*"Espace Galerie du Crédit Agricole "-Poitiers

*Galerie Espace 31 -Niort
1987            *Galerie Lubin- Angoulème

*Mairie de Parthenay

* Musée du Donjon Niort   (Nov.86 Fev87)
1986                  *MAISON "La Boëtie " Sarlat

*"Reliefs et Couleurs" Atelier

*Couvents des Récollets -Cognac

* Musée du Donjon -Niort

 

 

Expositions de groupe de  1986/2010

 

2013                  Biennale de Sarcelles

2010                   Biennale de Sarcelles au Canada Repentigny

2009                “ Eté 2009 ” La Cheminée Bleue

                   Biennale de Sarcelles Prix d’Honneur

2008             “ ETE 2008 ” La cheminée Bleue

2007                 Biennale de Sarcelles

“ Ile art et culture ” invités d'honneurs Ile de RE
2006                  Musée Mahmoud Moktar, Caire Egypte

“ Eté 2006 ” la Cheminée Bleue

Rencontres d'Artistes -Invités d'Honneurs-/ Montmorillon
2005                  ST-ART Strasbourg

“Eté 2005” la Cheminée Bleue

“Femmes déesses” Musée de Bougon

Libéral Art Japon , Hiroshima Japon

“Des couleurs pour la Ligue ” Temple de Chauray 2004

 Résurgences La Rochelle

ST-ART Strasbourg

Galerie Guerin   Limetz

“Marchons pour Eloïse ” Chauray
2003            St Petersbourg Artist's Union of Russia

Tricentenaire de St Petersbourg

Eté 2003 La Cheminée Bleue

Galeria Fondo de Arte St Cruz de Ténérife

Art Expo New York

2002       Galerie Graffiti Montmorillon
Eté 2002 La Cheminée Bleue

Art Expo New York USA
2001                Galerie Michèle Guerin mois de l'Estampe Paris

Eté 2001 La Cheminée Bleue

                    Galerie Peter Alter Andover USA

                    Art expo NY USA 2000        

                  “ Du bleu ” Temple de Chauray

ETE 2000 La Cheminée Bleue

la Templerie du Givre

"Faire savoir la création" CCI La Rochelle 2000

Art Expo NY/USA

Galerie “ Le Chien Rouge ” Morieux 1999       

 “ Images Plurielles ” Atelier de Maria /Chateaubernard

Festival Internacional de la grafica Original,

Galeria  Vertice Guadalaj ara/MX

ETE 99 La Cheminée Bleue

Galerie Michèle Guerin- Mois de l'Estampe

Galerie Guilde Graphique Montréal /Québec

Artexpo NY New York /Etats Unis

Kunstmarkt Dusseldorf, Dùsseldorf/Allemagne

LA FIAD-ART DECO , Beyrouth/Liban.

Maison de la Culture de Vaudreuil /Canada
1998                 ARTEXPO L.A. Los Angeles/USA

Art Multiple Dusseldorf/Allemagne

Art Nouveau Melle

Art'nimal -Romanes 98 Melle

“ Eté 98 ” La Cheminée Bleue

Mois de l'Estampa SEMA Paris

“ Coquetteries de livres ” Conseil Général des Deux Sèvres

Galerie Ducastel Avignon
1997           4ème Salon ART 86 Invités d'Honneur-Poitiers.

Festival de Brioux

Galerie Guilde Graphique Montréal /QUEBEC
1996                 Art Multiple Dusseldorf / Allemagne

ART EXPO New-York / USA.
1995           "LaTemplerie du Givre" Vendée.

"Le Roman de la Nature" été 95 Hôtel de Menoc MELLE

Gana-Graphic SEOUL/ COREE
1994           SALON D'ART de BRUGES/ BELGIQUE

GANA-GRAPHIC SEOUL/ COREE

"La Barque Bleue" Les Eysies/ Dordogne

Salon d'Arts Plastique de Marne la Vallée

Centre Culturel Français VIENTIANE/ LAOS
1993                 Galerie Etude TOKYO- JAPON

Galerie DUCASTEL Avignon

Salon d'Arts Plastiques De Marne La Vallée
1992           Biennale de Sarcelles

Galeries Mansart et Mazarine,Bibliothèque Nationale-Paris

Galerie Citra KUALA LUMPUR / MALAISIE

Galerie Sha Alam ,SHA ALAM/ MALAISIE

Graphie Art Promotion/BELGIQUE

Galerie ETUDE TOKYO/JAPON

Galerie Komtar -PULAU PINANG:/MALAISIE

Musée Ploudiv -PLOUDIV/BULGARIE

Galerie de la Ville de SOFIA/BULGARIE

Art Multiple Dusseldorf/ALLEMAGNE

ARTE NEW YORK/USA

LINEART GAND/BELGIQUE
1991                 Galerie KASS MERIDIAN Chicago/USA

L'Estampe Contemporaine " Musée -Lons le Saunier

Jeune Gravure Contemporaine -Paris
1990           Exposition "Images Plurielles" C.A. Niort

Salon Pointe et Burin ,Galerie C.Dubois -Paris"

"Images Plurielles " Couvent des Récollets -Cognac

Galerie Graffiti -Montmorillon

Guilde Graphique Montréal/QUEBEC CANADA
1989            13 + 13 C.A.C. -Niort

"Fête de la Gravure" 1er Salon Internationnal Musées de Niort

Salon de Ville d'Avray

"Fibres 1" Musée du Papier- Angoulème
1988            Galerie "Images plurielles" -Poitiers

"L'art au Féminin en Poitou Charentes

"Par delà l'horizon" -MUNICH/Allemagne

1986                    Biennale Internationale de Mérignac

 

Expositions antérieures à 1986

 

Expositions de 1969 à 1985

 

1985-Salon de l’Estampe –Périgueux

Galerie Lubin –Angoulême Exposition personnelle

Librairie Coopola –Périgueux Exposition personnelle

Galerie l’Endribel- Castres

Librairie Plurielle – Le Mans Exposition personnelle

Exposition collective à l’Atelier

1984-Galerie Condillac –Bordeaux Exposition personnelle

  Atelier du Logis –Arçais Marais Poitevin

  Première Exposition à l’atelier La couarde Exposition personnelle

  Couvent des Récollets- Cognac Exposition personnelle

1983-Exposition « Peintres Naïfs »Galerie Georges Page- Anglet

1982- Atelier du Logis –Arçais Marais Poitevin

Galerie de l’Atelier du Duodenaire Cognac

Galerie Munch dépôt permanent

1981-Galerie Condillac Exposition personnelle

          Exposition avec la Galerie Condillac- Arcachon

1980-Atelier du logis-Arçais-Marais Poitevin

1979-MJC Club de Créteil Exposition personnelle

Atelier du logis-Arçais-Marais Poitevin

1978- Exposition des lauréats du Salon 1977- Musée du Donjon-Niort

1977- C.E. SAT Paris Exposition personnelle

Centre Municipal de Santé –Gentilly Exposition personnelle

Salon des amis des Arts –Niort- Prix d’Honneur

Ecole d’Arts Plastiques –Vigneux Exposition personnelle

1975-FIAP Paris Exposition personnelle

Maison de la culture- Maison des Arts- Créteil

Galerie Mouffetard Paris

1974-Exposition de Groupe-Muriel Film, Groupe Asar Paris

M.J.C. Palaiseau Exposition personnelle

Creps De Paris Exposition personnelle

1973-Exposition –Romorantin Exposition personnelle

La grange à Camille- Coulon

1972 -Creps de Vincennes Exposition personnelle

Exposition –Mairie de Limeil Brévannes Exposition personnelle

Exposition- Mairie de Bonneuil Exposition personnelle

La Garette –Coulon Marais Poitevin

1971-Exposition et Réalisation d’une fresque à l’Ile bouchard

1970-Exposition –Orly Exposition personnelle

1969- U.A.P . –Ivry

 

 

 

 

Publications

Catalogue Cartes postales Modernes de Collections 4e année 1982

Simone et henri JEAN « La gravure dans tous ses états » Musée du Donjon Niort 1986

"Impressions"catalogue de l'exposition France/Malaisie 1992

Catalogue "COM'ART"1992

Catalogue "Biennale de Sarcelles" 1992

Catalogue "De Bonnard à Baselitz" Bibliothèque Nationale 1992

Catalogue "Salon d'Arts Plastiques de Marne La Vallée 1993

Catalogues d'Artothèques de :La Rochelle, Art en Chaine Poitiers ,Lons le Saunier

Catalogue Simone et Henri JEAN Crédit Agricole Poitiers 1988

Musée de Chambéry

Nouvelles de l'Estampe :n° 91 03/87 ,n° 103 03/89

Arts et Métiers du Livre:n°160 03/90,n°166 04/91,n°172 03/92 ,n°175  10/92,n°178

04/93,n° 182 11/93, n°    03/94, N° 190 03/95, N° 192 07/95(Portrait d'artiste),

N°196      03/96. N°201 01/97

Graveries « Images qui parlent » 1990 Cheminée Bleue/Collège R Thabault de Mazières

Artension:01/90

Muséart:n°95 03/93

Catalogue Guilde Graphique 1994 (Montréal,CANADA)

Catalogue "Salon Arts Plastiques De Marne la Vallée 1994.

Catalogues Fiac Edition SAGA 90 /91/92/93/94/95/96/98

Catalogue ART EXPO NEW YORK 1995

Catalogue ESTAMPA Madrid 1996

Catalogue "ART MULTIPLE " Dusseldorf  1996

Vivre à Niort 1996

“Gravure Plurielle , Simone et Henri JEAN et leurs amis ” Bressuire 97

Catalogues ESTAMPA Madrid 1996 /1997/1998/1999/2001/2002/2003/2004/2005/2006

“Guia del Ocio Madrid ”1998

Courrier des Métiers d'Art Mars Avril 1998

Art et Décoration. “ Talents ” Mai-Juin   2002

Programa Profesores visitantes Facultad de Artes Universidad Catolica de Chile 2003

“Des techniques au service du sens ” Nicole Morin et Ghislaine Bellocq 2004

Catalogue “ Chemins faisant “ Simone et Henri JEAN 2005

Des Contes comme je les dis Maryvonne Barillot, Livre ,Gestes Editions 2007

Catalogue “ 12ème Biennale Internationale  de la Gravure et des nouvelles Images de Sarcelles ”

Catalogue “ 14ème Biennale Internationale  de la Gravure et des nouvelles Images de Sarcelles ”

SARASWATI L’Expérience Poétique N° 10 DEC 2009

De tous ceux qui sont morts E. Hiriart  Editinter 2010

Biennale Internationale de la Gravure Sarcelles /Repentigny  Déc. 2010

Métiers d'artN°226 mars-avril 2006

Diffusions   télévisuelles;

FR3 Poitou-Charentes : ”La Gravure dans tous ses états ”;Anne Marie Baillargé 3mm

FR3 Poitou-Charentes :Reportage Agnès Longueville “ Du Bleu ” 5mm

Canal Plus: Reportage “ Demain en Poitou-Charentes ” Patricia Gaborit/Alain Druot 20mm

FR3 Poitou Charentes reportage exposition Moulin du GOT

 

 

 

Sites:

Simone et Henri Jean

Spiral-Art. Art47 diffusion.

Guilde Graphique.

Site Maison des Artistes

 

 

Réalisations  particulières:

Création de l’association « Images Plurielles »

Organisation de la Fête de la Gravure, Salon international, avec le Musée de NIORT

1988/1989

Affiche, logo et dépliant "Théâtre de la Chaloupe"

Carte pour l'Unicef

Carte de vœux pour IDPC , gravure originale.

Gravures, affiches invitations Festival du Chabichou MELLE

Gravure"Fenêtre de pierres", affiches ,cartes postales Conseil Général 2 Sèvres

pour le Musée de Bougon 1993

Projet de mur pour la Ville de PARIS 1993

Lestra Design Impressions d'Artistes collection 94/95

Dépliant "Marcia Pig Lagos ,Conteuse"

Logo "Route du Fromage de Chèvre" Deux -Sèvres

Lestra Design collection 95/96 "Les Peintres"

Lestra Design collection 96/97

Carte de Vœux IMA 96

Gravure Plurielle Château de Bressuire

 Illustrations pour des livres et des revues

Réalisation de maquettes d’affiches, de planches pour l’Université .

Edition de cartes postales.

Encadrement de stages de gravure et de Sérigraphie avec le ministère de la Jeunesse et des Sports 1972

En 1975 achat de gravures par la BN

 

ACTIVITES PEDAGOGIQUES

Classe ARC EN CIEL Ecole Pasteur NIORT / DRAC/CAC/Ville de NIORT

Collège de Mazières : Initiation à la gravure

"Artiste Résidant " Collège de Mazières. Installation d'un atelier de gravure dans le

collège pendant un an, réalisation d'un livre d'artiste avec les enfants.

"GRAVERIES".Education Nationale /DRAC Ministère de la Culture.

Accueil de classes dans l'Atelier.

Réalisation d'expositions   pédagogiques sur la gravure .

Organisation de Stages

Conférences Université Inter Age.

Initiation à la Gravure et accueil d'artistes dans l'Atelier.

Exposition à l'Ecole Maternelle de l'IUFM Niort.

Animation d'un atelier burin ESTAMPA 97 Madrid/Espagne

Initiation à la Gravure Elèves Collège Jean ZAY

Initiation à la Gravure , Galerie Espace   Kobe /Japon

Initiation à la Gravure Instituteurs Académie des Deux Sèvres

Interventions élèves de l'Ecole des beaux-arts Université Catholique Santiago Chili

Accueil d'élèves dans le cadre scolaire , « découverte d'une entreprise. »

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Poèmes de jeunesse du graveur Henri Jean (1943-2009) , retrouvés et publiés par Simone Jean

Messieurs les clowns on vous attend

Pressez le pas les sourires on vous attend

 

Amenez votre deuil blanc et

Les cris de douleur de votre femme

Vous avez dans le cœur ce soir

Vos tout petits enfants

Messieurs les clowns on vous attend

 

Dans vos yeux tous les oiseaux demandent la liberté

Comme toute la forêt en cage

Messieurs les clowns on vous attend

Messieurs les clowns on vous attend

 

Dans vos yeux tous les oiseaux demandent la liberté

Comme toute la forêt en cage.

 

 

Henri JEAN

in Le sexe du soleil, poèmes 1961-62

Editions La Cheminée bleue, Les amis de Simone et Henri Jean.

 

 

J’ai rencontré la grande ourse

Dans mon chemin du matin

Elle s’était perdue dans les pentes douces

Des escaliers longs et sereins

Elle faisait pleurer de ses griffes de mousse

Mon sang noir et carmin

J’ai rencontré la grande ourse

Et je l’ai prise par la main

Elle m’a donné la jolie rousse

Une paire d’escarpins

Pour que je la conduise dans ses chemins

Dans ses chemins du matin.

 

Henri 13 février 60, ibidem

 

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20 juillet 2014

Avis de concours pour la triennale 2015 de gravure en taille douce de Lisle sur Tarn

 TRIENNALE DE GRAVURE EN TAILLE-DOUCE

DE LISLE-SUR-TARN

 

REGLEMENT

 

La Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE- SUR-TARN  se déroulera

du 14 mars au 31 mai 2015 au Musée Raymond LAFAGE de LISLE-SUR-TARN

 

  • Adresse de l’exposition : Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE- SUR-TARN

Musée Raymond LAFAGE

10, rue Victor Maziès

81310 LISLE-SUR-TARN

 

  • accès : autoroute A 68, sortie 8

            Nationale N88, entre Albi et Toulouse

 

  1. 1.          Chaque participant devra présenter trois estampes originales dans les techniques de la taille-douce : burin, pointe sèche, manière noire, eau-forte, aquatinte, vernis mou…

Les œuvres seront encadrées par nos soins dans des cadres en alu de formats : 24x30cm - 30x40cm - 40x40cm - 40x50cm - 50x50cm - 50x60cm - 50x70cm

 

  1. 2.          Les œuvres présentées devront avoir été  réalisées au cours des cinq dernières années.

 

  1. 3.          La sélection

 

a) Sélection des artistes :

Une présélection se fera par voie dématérialisée, les participants enverront une version  numérique de leurs gravures, + curriculum vitae, + le bulletin de participation avec mentions obligatoires avant le 30 septembre 2014 à l’adresse internet suivante : musee.lislesurtarn@wanadoo.fr

Si le participant est sélectionné, il recevra une notification sur son adresse internet personnelle fin octobre 2014.

Réunion du jury qui sélectionne les participants à l’exposition

 

b) Sélection du premier prix :

Chaque participant sélectionné enverra les 3 œuvres originales (présentées auparavant en version numérique) + curriculum vitae + le bulletin de participation dans un carton à dessin ou un tube avant le 15 décembre 2014.

Réunion du Jury qui sélectionne le 1er prix et qui désignera la gravure qui constituera le premier prix (exposition personnelle lors de la prochaine triennale).

 

  1. 4.         La gravure primée entrera dans les collections du musée Raymond Lafage»

 

  1. 5.        Toute œuvre déposée ou expédiée ne correspondant pas aux articles 1, 2, et 3 ne pourra pas être retenue.

 

 

  1. 6.       Les envois dématérialisés, ainsi que les envois physiques seront sélectionnés par les membres organisateurs et un jury de professionnels

 

  1. 7.       Présentation des dossiers :

 

Ils devront être expédiés soit dans un carton à dessin, soit dans un tube en bon état (sans passe-partout, ni cadre, ni sous-verre).

Au dos de chaque œuvre devra figurer, au crayon et en caractère d’imprimerie : le nom de l’artiste, son pseudonyme (s’il y a lieu), le titre, la technique, le nombre de tirages, l’année d’exécution et le prix de vente public en euros (le musée ne retient aucun pourcentage sur les ventes).

 

 

Sur chaque colis, une étiquette mentionnera toutes les informations concernant l’œuvre        plus :

- date de naissance

- nationalité

- adresse

- n° de téléphone

- e-mail de l’auteur

 

  1. 8.        Envoi des œuvres :

 

Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE- SUR-TARN

Musée Raymond LAFAGE

Mairie

21, Place Paul Saissac

81310 LISLE-SUR-TARN

 

- le 15 décembre 2014 au plus tard

- aucune œuvre ne sera acceptée en dehors de ces dates

- toute œuvre détériorée durant le transport sera refusée

- les œuvres expédiées devront l’être à l’initiative et aux frais du participant (aller et retour), tous frais de port et taxes comprises.

Les emballages d’envoi devront servir pour le retour.

-les œuvres pourront être déposées au musée sur rendez-vous au 05 63 40 45 45

 

  1. 9.       Communication

-autorisation de publication de photos et éléments biographiques, signée par l’artiste.

 

  1. 10.    Les salles d’exposition seront ouvertes au public pendant la durée de la Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE-SUR-TARN :

Horaires d’ouverture du Musée au public : de 10h à 12h et 15h à 18h tous les jours (sauf le mardi ; le 1er mai et le lundi de Pâques) aux tarifs : normal 3€  et  réduit 1.50€

 

Devorah BOXER lauréate de la Triennale de Gravure 2012 sera notre invitée d’honneur, une exposition personnelle lui sera dédiée lors de cette triennale.

 

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17 juin 2014

Musée Raymond LAFAGE

10 rue Victor MAZIES

81310 LISLE-SUR-TARN

Tel. : 05 63 40 45 45

Lisle-sur-Tarn le 1er juin 2014

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

La Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE-SUR-TARN 3ème édition aura lieu du 14 mars au 31 mai 2015 au Musée Raymond LAFAGE de LISLE-SUR-TARN.

Seules les techniques de gravure en taille-douce seront acceptées.

 

L’envoi du dossier se fera avant le 30 septembre 2014, aux conditions indiquées dans le règlement à savoir :

« Une présélection se fera par voie dématérialisée, les participants enverront une version  numérique de leurs gravures, + curriculum vitae, + le bulletin de participation avec mentions obligatoires avant le 30 septembre 2014 à l’adresse internet suivante : musee.lislesurtarn@wanadoo.fr

Si le participant est sélectionné, il recevra une notification sur son adresse internet personnelle fin octobre 2014. »

 

Le lauréat bénéficiera d’une exposition personnelle, lors de la prochaine Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE-SUR-TARN.

 

Pour tous renseignements et règlement complet :

Triennale de Gravure en taille-douce de LISLE-SUR-TARN

Musée Raymond LAFAGE

Mme Anne-Marie CARRASSUS

Mairie

21, Place Paul Saissac

81310 LISLE-SUR-TARN

musee.lislesurtarn@wanadoo.fr

 

contact : Mme Anne-Marie CARRASSUS

              Tel : 05.63.40.45.45. MUSEE

               email : musee.lislesurtarn@wanadoo.fr

 

 

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